| | ere DRme ann me rar er à pee pe Les . nn À % À eme NOUVELLE SERIE \ ST NES PRE a 70 PT SA A dl LS cs ne one eerennengenepenane ess —————— L’'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E., MARDI 27 JUIN 1orr 19 ANNÉE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA UM Eh éd rsostoc cc D108 Six MOIS. .....sssrsese sous «+ 50 rour LES Erars-UNIs Un an........00.000.°:$1.50 LE MO. cccccccocococose 75 Pour L'EUROPE MR Mi oorssessvscoue ec. 81.50 din ossi ocdcos 100 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nai, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcanement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bier que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTIAI. En rene Tignish, Mardi, 27 juin 1911 Mois de juin est dédie au Sacré Coeur de Jésus. LA JEUNESSE EN VACANCES Voici venir juin ! Encore deux mois, eucore un mois, plus que quinze jours ! C’est ainsi que les élèves de nos collèges saluent long- temps d'avance l’aurore des vacan- ces qui, croient-ils, vont leur don- ner le grand air et la liberté. Le grand air ils l’auront plus au’an collège où il leur a faliu pendant dix lougs mois apprendre des leçons et faire des devoirs dans des études assez mal ventilées peut-être. La liberté, ils l’auront plus qu’au col- lège aussi car pendant ces deux mois ils ne seront plus soumis aux caprices de professeurs, plus ou moins exigeants, maussades et grincheux. Nous, les vieux, nous souhaitons à ces jeunes des vacan- ces heureuses, une jouissances a- bondante de grand air et de liberté, mais d’une liberté qui ne dégénère pas en licence. Ou peut abuser de tout, même et surtout peut-être de la liberté des vacances. Hélas ! c'est un fait d'expérience que les collégiens en abuseut quelquefois et ainsi les va- cances sont sonvent un danger pour eux. Tel jeune homme qui au coliège donnait de belles espéran- ces n’est-il pas tombé bien bas par- ce que pendant les vacances il a fait la rencontre de camarades dan- gereux dont la fréquentation assi- due Ini a été funeste? Tel autre, fort de la priète et des sacrements pendant son séjour au collège et absorbé d’ailleurs par des occupa. tions de tous les moments dans sa vie d'étude, n’a-t-il pas succombé aux entrainements mauvais, grâce à un ralentissement d’assiduité aux exercices religieux ; grâce aussi aux désoeuvrements de la vie des vacances ? Voudrait-on conserver excellents pendant les vacanc-s nos jeunes collégiens, il faudrait leur supprimer les fréquentations dan- gereuses de l’oisiveté ; il faudrait aussi s'assurer qu’ils sont fidèles au grand devoir de la prière et qu’ils s'approchent souvent des sacre. ments. À ce prix, mais à ce prix seulement, les jeunes gens de nos collèges n'auront rien à craindre des vacances. Ji y a des parents, trop nom- breux maiheureusement, qui sont d'une faiblesse extrême pour les enfants, Pour eux ces enfants ont | acquis pendant leur année on leurs deux ou trois ou quatre années de collège une sagesse qui leur fera évi. ter toute occasion dangereuse, une force qui les mettra au-dessus de tout péril pour leur vertu. Ain- si, le jeune homme, l'enfant même a toute liberté d‘aller où il veut, de s'associer à qui il veutet il ne sont pas rares malheureusement les jeu- nes collégiens qui, en vacances, pas- sent les jours et mêmes une partie des nuits en dehors de la maison paternelle. Il est inutile n’ajouter que ces parents n’exigent aucun travail de ces ‘‘enfants choyés’”’ et ces pauvres élèves passeront ainsi deux grands mois dans l'oisiveté et l'inaction la plus complète. Quel- le faiblesse, quel crime que de con- damner un enfant ou un jeune homme à un repos absolu pendant toutes ses vacances ! ‘‘Si l’oisiveté est la mêre de tous les vices’ à tous les âges de la vie, elle l’est encore | davantage à quinze et seize ans ” lors que le sang bouillonne dans les veines, que la vie est d’une exubé- rance excessive et que toutes les fa cultés de l'esprit et du corps ne de- mandent qu’à s'exercer. Il serait pourtant facile aux pa- rents de donner à ces enfants un! travail de tous les jours en rapport avec leurs forces. Nos collégiens, beaucoup d’entre eux au moins, appartiennent à des familles de cul- tivateurs. Les mois de vacances sont la belle saison de travail pour le fermier. C’est alors qu’il mois- sonne ses récoltes ou »qu’1l les soi gne. Pourquoi ne se ferait-il pas aider par son jeune garçon qui ar- rive du collège ! Quelle occupa- tion plus saine pour le corps, quel | délassement plus agréable pour l'esprit que la fenaison, par exem ple, voir même la cueillette de,ta mouche à patate de temps en temps et le sarclage du jardin potager ? De cette façon, le jeune homme trouverait une issue à la trop gran- de abondanceïde vie qu'est en lui, et le soir venu il serait heureux d’aller prendre un repos bien mé- rité après les fatigues du jour au lieu d’aller faire la veillée jusqu’à des heures indues dans toutes les maisons de la paroisse. Le travail, condition requise pour soustraire l’enfant aux occasions dangereuses, et l'empêcher de se air continuellement replié sur lui même; voilà sans doute qui est excellent, nécessaire même : mais! après tout ce n’est là qu’un moyen naturel. Il y a aussi et encore mieux les moyens surnaturels et en par- ticulier la prière et la réceptions des sacrements. C’est un devoir strict pour les pa- reuts de s'assurer si les enfants s’acquittent bien de l'obligation de la prière et surtout s'ils se confes- sent et communient souvent. Il y a lieu de croire que dans nos collè- ges acadiens, on a suivi la direction imprimée par le Souverain Pontife il y a déjà quelques années, Le désir du Saint Père, formulé par un décret de la Sacrée Congrégation du Concile, se lit ainsi : ‘‘La com- munion fréquente et quotidienne doit être encouragée d’une manière toute spéciale—dans tous les collè- ges chrétiens”. Aussi, ilest à pré- sumer que bon nombre d'élèves font la communion fréquente et même quotidienne au collège. Hé- las ! ces pauvres enfants et jeunes gens s’imaginent trop facilement que, les vacances venues, leurs communions doivent cesser comme leurs études. Ils ne veulert guére comprendre que c'est pendant les vacances surtout qu’ils ont besoin de force morale et cette force mora- le où la trouveront-ils sinon dans l’union fréquente, très fréquente, à Jésns Eucharistie, Mais la com munion fréquente, en vacances, di ta-t on, est-ce possible ? Nous vi vous bien loin de l’église, diront les uns ; nous avons de nombreuses oc cupations qui nous empêchent d’aller recevoir la communion répé- teront les autres. Prétextes que tout cela. Ces jeunes gens trou- vent bien le temps de s'amuser, de dormir tard mais très tard le matin, ‘‘A ce moment l’oreiller est si doux |trône de Pierre était de nouveau LA PAROLE DU PAPE DE L'ACTION SOCIALE Pierre a parlé, et le monde en tier a prêté une oreille attentive. ‘C’est une loi de spoliation !’’a dit Pie X de l’odieuse loi votée à Lisbonne par les ordres de la franc- maçonnerie. Quelle est donc la puissance de ce Souverain saus Etats, -sans ma- rine et sans armée, de ce souverain que des politiciens sans vergogne cherchent à couvrir du mépris de l'oubli en cette année 1911, pour qu'une seule de ses paroles suffse à émouvoir tous les peuples de la terre? N'est-ce pas Napoléon Ier qui, le jour même où il était mat- tre de l'Europe, recommandait à l’un de ses généraux de traiter le Pape ‘‘comme s’il avait une armée de deux cent mille hommes’ '? La Papauté est un miracle cox- tinuel. Les yeux de l'incrédule lui-même ont beau chercher par toute la terre : nulle part il peut trouver une influence morale com- parable à celle-là. En butte aux haines les plus atroces depuis qu'el- le existe, la Papauté a gravi bien des fois, dans sa glorieuse histoire, le calvaire de la persécution. Près de quarante papes sont morts mar- tyrs ; et à peine la tête d’un de ces héros de la foi était elle tombée sous la hache au bourreau, que ie occupé par un autre Vicaire de Jé- tie. Etla Papauté a répondu à Calvin: ‘‘Jésus Christ a institué sept sacrements: il y aura sept sa- crements dans l'Eglise Catholique Romaine jusqu'à la fin des temps !”’ En 1535, un roi puissant s'est levé contre la Papauté. Il portait un titre glorieux entre tous, celui de Détenseur de la Foi, qu’il avait mérité de l'Eglise en défendant couragesement un point attaqué de sa doctrine. Esclave, mainte- nant, de ses honteuses passions, Henri VIII d'Angleterre ose de- nander 4 la Papauté de prononcer l'invalidité d'une union, qu'il a lé- gitimement contractée selon toutes les lois qui régissent le mariage ca- tholique. A côté de ce roi ingrat et révolté, la Papauté a la douleur de voir des prélats iudignes se lever pour le défendre. Les menares sont terribles. C'est peut-être toute un royaume qui va apostasier, si la Papauté ne fléchit pas sur la doc- trine. Kt la Papauté a répondu à Henri VIII : ‘‘Votre union, légiti- mement contractée devant l’Eglise, est indissoluble : rien ne peut bri- ser les liens qui vous unissent à Catherine d'Aragon !’’ Et aujourd'hui, que voit-on ? Ceux que l'histoire oblige à recon- naître Henri VIII comme le fonda- teur de l’Eglise Réformée d’Angle- sus-Christ. Pierre ne meurt ras. Quant même tous les démons de l'enfer se précipiteraient un jour à l'assaut du trône pontifical, la pa- role de Jésus-Christ est toujours là, et la parole de Dieu ne passe pas: ‘‘Pierre, tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église, et les portes de l'enfer ne prévau- dront point contre elle.’ La Papauté a toujours été et se- ra toujours la gardienne infaillible et incorruptible de la vérité. Ni les menaces, ni les révoltes, ni la force des armes n’onr jamais pu réussir à lui faire changer un iota de la doctrine catholique. Au XVIe siècle, Luther, soute- nu par les princes d'Allemagne et par une masse de révoités, a de- mandé à la Papauté ‘‘de suppri. mer le dogme de l'autorité ensei- gnaute.”” Et la Papauté a répon- du à Luther: ‘‘Anathème à quicon- que niera ‘le magistère infaillible de l’Eglise Catholique Romaine !'’ Calvin est venu, à son tour, de- mander à la Papauté d'éliminer du trésor sacré de l'Eglise les sacre- ments de Pénitence et d’Eucharis- terre osent, en toute injustice, re | procher à l'Eglise catholique d’a- Loue déclaré invalide une union, frauduleusement contractée en op- position avec les lois instituées pour sauvegarder l’indissalubilité du lien matrimonial ! Les ennemis de l'Eglise auront beau l'injurier, jamais la Papauté ne flechira sur uu iota de la doctri- ne dont elle a reçu de Jésus-Christ lui-même le dépôt sacré, et elles resteront éternellement vraies, ces paroles sublimes de Pie IX à Louis Veuillot : ‘Si un sowyerain très puissants venait dire au Pape : Payez-moi plusieurs millions ! le Pape, pour éviter de plus grands malheurs, se laisserait dépouiller, demandant à Dieu de n’exiger pas plus tard du | spoliateur un compte trop sévère. Mais quand on dit au Pape : Li- vrez moi une âme ! toute la force au monde ue saurait obtenir son consentement, et il n’y a point de | péril qui le fasse céder, parce que ‘le Vicaire de Jésus-Christ n’a rien _de plus précieux que les Âmes qui ‘appartiennent à Jésus-Christ”? ievant vient caresser de ses tendres rayons les paupières mi-closes de ce paresseux dormeur’’. N'est ce pas là une des raisons qui privent tant queute en vacances. Il ya aussi d’autres prétextes quefl'on met en avant pour excu- ser sa paresse à faire la communion. de collégiens de la communion fré-| l ; soleil si agréable lors jue le soleil | licatement dans la vie de ces jeunes. À l’occasion de ces visites le prêtre s’enquerra des progrès de ces élèves au collège, il apprendra ainsi à connaître leurs capacités in tellectueiles, leurs ambitions. ce à quoi ils se Aestinent. Souvent, il rencontrera des âmes timides sur- tout au point de vue de la vocation au sacerdoce, et un mot habilement Nous avons tous enteudu l'un ou faudrait demander à Monsieur !e curé de me confesser et j'ai peur | de Monsieur le curé; je me deman- de comment il va me recevoir et puis quand même il me recevrait bien c’est toujours pour lui un «é- rangement”? s’il en fut jamais. Il est bien évi dent que Messieurs les curés de ces élèves ne demandent qu'à s’occu- per d'eux pendant leurs vacances | et cela se comprend facilement. Les| enfants de 20s collèges doivent être l'avenir du pays. C'est une élite ou plutôt une classe d'hommes, qui devra plus tard avoir une influence bonne ou mauvaise, suivant leur formation, auprés de leurs conci- toyens, Il se peut que pendant ces dix mois de collège. De là, la nécessité pour le prêtre de s’occu- Mauvais prétexte | glissé dans la couversation remet ? l’autre de ces jeunes gens dire: ‘Il! mettra un peu d'assurance au coeur (de ces enfants. Qui seit: peut ê tre ce petit mot produirait-il l'éveil d'une vocation jusqu'ue-là endor- mie et fixera t-il dans la volonté d’un enfant le désir de devenir prêtre. Ainsi ce prêtre zélé, en s’occupant de ses jeunes paroissiens en vacances, aura-t-il servi deux belles et graedes causes ;celle de la pestris et celle de la religion. À. H. dit G. — L'Assomption de Fitchburg. LA LIGUE ANTI-VACCINATOIRE La ligue anti-vaccinatoire qui vient de se former à Moutréal a te- nu sa première réunion au Fraser Institute, lundi. Une cinquantaine de personnes étaient présentes Les ora‘eurs de la réunion se sont élevés avec énergie contre le per de ces jeunes gens. Le prêtre le comprend; aussi ne demandera- | t-il pas mieux que de voir ces co. | légiens le plus souvent possible pen- dant les vacances. Ce sera un bon et les 1êves sj enchanteurs : le demi bon moyen d'entrer un peu et dé- projet du conseil municipal de dé. créter la vaccination obligatoire et la ligue a 4 idé de désobéir à la loi, dut on pnnir de la prison les! délinquants. Uue icsolution a été passée à cet effet, Du balcon du Vatican le Saint-Pere benit l'aviateur À. Beaumont Ce fut une apothéose. Jamais le maire de Rome exalte la grande encore aviateur, u'avait été fêté comme le fut André Beaumont— enseigne de vaisseau Conneau— lorsqu'il plaua sur la Ville Eternel- le, et Rome, depuis bien longtemps, n'avait connu d'aussi grand jour. Sitôt que se répandit la nouvelle que le brave officier venait de quit- ter Pise et qu’il accourait à merveil- leuse allure, la foule romaine, d’un élan formidable, se précipita vers l'aérodrome de Parioli, situé à 5 kilomètres des portes de la ville, le long de la voie Flaminia. Mais les enceintes d'un champ d’aviation ne peuvent contenir une multitude, et tout à coup des silhouettes appa- raissaient sur la terrasse du Pincio, sur les hauteurs de Monte-Marlo, dans les clochers, sur tous les toits des maisons. Le monument Gari- baldi soutient des grappes humai-: nes. ; À quatre heures un point noir, très petit, pique le ciel bien au-delà de Saint-Pierre: il grossit tellement vite qu’en un clin d’oeil, il atteint la ville. Il passe très haut, sur la coupole de Michel-Ange, et, à 4 h. 6, il se pose au centre de l’aéro- drome. ? Un peu d'angoisse étouffsit en- core l'enthousiasme tout à l'heure. Dès que les ailes blanches du grand oiseau demeurent immobiles, une clameur énorme jaillit de mille et mille poitrines: ‘Vive la France’’!, ‘Vive l'Italie” ! Et d’un irrésis- tible élan, la foule rompt les barra- ges de troupes, se précipite vers le lieu de l’atterissage, entoure l’ap- pareil, se saisit de Beaumont et le porte en triomphe, Les commis- saires se voient contraints de le re- prendre d'assault pour l'emmener eu automobile, jusqu au pavillon de l’aérodrome. Les clameurs redou- blent. Beaumont doît paraître dans la tribune royal. Les femmes lui jettent des fleurs. Le général Goiron, frère de notre ministre de la guerre, embrasse l’héroïque offi- cier. Le ministre de la guerre ita- lien, le ministre des affaires étran- gères, l'ambassadeur de France, le maire de Rome, le préfet de police trois sécrétaire d’Etat qni réprésen- tent le roi, lui serrent les mains et le télicitent. Le maire de Rome veut parler. À grand peine il obtient de la foule qu'elle taise un instant son enthou- siasme Le silence se fait enfin et victoire de l’aviateur, de l'officier français. Il y voit un nouveau motif d'union étroite entre la Fran- ce et l’Italie. Et la fonle approve en s’écriant de olus belle:‘‘Vive la France’ !El- le serait heureuse que Beaumont lui parlât. Beaumont ne peut à peine; il prononce quelques mots, balbutant son émotion, sa joie, sa reconnaissance pour la marine et l’armée italiennes qui lui ont prêté leur concours. Il souhsite que sa venue devienne un gage d’amitié entre son pays et celui qui l'accueil- le si glorieusement. Des acclamations toujours plus frénétiques lui répondent. Alen- tour de la tribune, la foule s'écrase elle voudrait monter, se saisir enco- re une fois de son héros. Alcrs, pleure. Ja- iwais il n’a rencontré tant d'amour pour l’ideal qu’il incarue, au nom duquel il combat au mépris des pi- res fatigues, au risques joyeux de sa vie. Jamais il n’a senti dans son coeur si haute fierté d'être le fils de cette France pour laquelle il mois- sonne de la gloire, et son âme d’of- ficier tressaille jusqu’au fibres les plus profondes. Beaumont pleure, lui, l’oflicier de marine qu’une ex- istence a cuirassé contre toutes les surprises, lui, cet enseigne de vais- Beaumont seau Conneau dont le non, pour ses camarades, est synonyime de bravoure superbe et d’indoinptable sang-froid. Et tandis qu'il pleure, une consè- cration plus belle que les autres en- cote descend sur lui, La-bas, au Vatican, S. S.' Pie X a suivi son prodigieux envol. Renseigné par de fréquentes dépêches, il a connn sor passage au-dessus de la campa- gue romaine Ila demandé qu’on le prévienne sitôt que le visiteur de France apparaîtrait à l'horizou. Et lorsqu'on commença de l'apercevoir il s’est mis au balcon, Il a vu l’oi- seau merveilleux planer au-dessus de la Coupole et prendre terre aux portes de la ville. Et se tournant vers Ceux qui l'entouraient, il leur a déclaré qu'il remerciait Dieu d’a- voir pu assister à l'une dés plus | grandes actions de ce siècle. Puis, | cependant, que l'espace résonnait | des vivats du peuple romain, S. S. | Pie X, étendant la main, a béni le héros de son peuple. MORT D'UNE RELIWHEUSE Le 7 juin, le gias funèbre de la cloche du Couvent de l’Immacrlée Conception de Bouctouche, annon: çait que la Supérieure de cet éta- blissements venait de succomber à la maladie qui la minait depuis deux semaines. Sa mort, comme sa vie, a été bien paisible et tres édifiante. Les soeurs qui l’assistaient à ses der- uiers moments l’ont entendu s'’é- crier : ‘‘Encore un court chemin à parcouïir et je serai arrivée au terme’” et souveut elle répétait - ‘Qu'il fait bon de mourir quand on est religieuse !’’ Soeur M. Julienne avant son en- trée dans la communauté des soeurs de la Charité de St-Jean, N. Bi, était connue dans le monde sous le nom de Marguerite Maillet.— Bien des personnes déjà assez avaucées en âge, dans les différentes parois ses du Cap-Pelé, Barracñois, Shé- diac, Bouctouche, etc., anc fréquen- té l'école tenue par la regretté soeur, €t tous s'accordent à dire qu’elle a rempli son devoir avec un dévouement vraiment admirable. Soeur M. Julienne était entrée eu Religion en 1880 et comptait vingt nenf ans de profession reli gieuse. EKEile fit nommé première supérieure du Couvent de Shédiac. —-Quelques années plus tard elle dut remplacer la regrettée Mère M. Francis, à la direction au Couvent de Bouctouche, où elle finit ses Jours. Les fun‘railles qui ont eu lieu à Bouctouche, ont été des plus im posantes. Le service fut chanté par Monsignor J. Hébert V. Gs assisté des Révérends D, J. Le- Blanc, curé de Shédiac et H. D. Cormier, curé de l’'Aboujagane, Le Rév. A. L'Arch:vêque, curé de Cocagne, remplis: it les fouctions de maître de cérémonie. . Etaient présent dans le sanctuui- re les R:vérends J. Ouellet, curé de Ste-Marie, Hudson, curé de Scoudonc et P Hébert, vicaire à Bouctouche. La spacieuse chapel- le du Couvent n’a pu contenir tous les assistants. Après le service, le cortège finèbre se dirigea vers le chuetière, au son des cloches de l'église de la paroisse et de celles du Couvent. Neuf soeurs de la Charité avec leurs pensionnaires, et deux soeurs de la Providence faisaient partie du œ i pleurs ve la db À se, il y eut bien des coeurs étreints par la douleur, car tous arro:èrent de larmes abondantes Ja tombe de la regrettés religieuse. Dimanche, 1: 12 courant, le Ré- vérend D. J. LeBlanc invita les | Paroissiens de Shédiac d’assister à un service solennel, qui serait chanté, lundi, pour la défunte, dans l'église de la paroisse, Trois “02urs et deux frères lui survivent: —Vve Germain Comeau St Louis, — D) im Oficier Richard. Acadieviile Centre, —-Dame Char- lemain Robichaud, McLeod’s Mills, M. Sylvain Mailiet, Lowell Mass, — M. Laurent Maillet, Guimond Off- c, K'vt Du Movileur Acçadien, EE RECU MIT dd Sn ET | a À M PE RRR nE ME LL Re nes —…chtéanmth me È + à