TE TRE mire En 7 È= APE ; M . EXT Union jait la Forces © er LA 2 ë Lcd (32 Û 2 = 7 TE Pate LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. ND BTE REP OCT ITR DEN Lee EE AT cmt | tee F. J. BUOTE, GÉRANT pme VOE. L NO. 399 TIGNISH, ILE du PRINCE E La Jeune Fille Pauvre 00000001XX0000000 —Je la gronderai, ma chérie. Laisse-toi habille ; tu vas t'en. rhûmer. —Tant pis! ce s2ra Nicette qui en sera cause. Je ne veux pas qu'elle m'habille: — Je vais t'envoyer Françoise. —Non, toi ! — Mais, mignonue ? ...……. — Toi, je veux que ce soit toi répéta avec irritation Ja capri- cieuse enfant. —1] ne faut pas dire, je veux, à sa mère. —Ne le dis-tu pas ? —C'est différent, ma fille. Al- lons, sois sage, ou mademoiselle Fernande aura une triste opi pion de toi — Cela m'est bien égal, mur murait-»lle entre ies dents. — Vous faites de la peine à madame votre mère, insinua Fernande. —Oh ! que non! Elle sait qu’on ne doit pas me contrarier —Quand vous étiez toute pet: te fille, c'est possible présent... —AÀ présent, on deit m'obéir. —Qn vous obéira si vus obéis sez. Mademoiselle Hermine, éton née, regarda son institutrice pour savoir si elle parlait sérieuse- ment. C'était la ‘première fois qu'on jui répliquait de ia sorte. Après une seconde de réflexion elle reprit vivement. —Qeux que l'on paie n’ont pas le droit de commandeor à ceux qui les paient. N'est-ce pas vrai, maman ? Madame Lobean, nn peu hon touse, peut-être, balbutia une ré- ponse que nui ne prit entendre. Fernande eut un inexprimable serrement de cœur en pressen- tant les difficultés et les périis de sa mission. L'impréroyante mère procédait rapidement à Ja toilette de sa fille. Elle se sen tait gênée devant Fernande. Aussi lui dit-elle avec embarras. — Vous. devez porter sur Her- Mais à mine ‘un sévère Jugement, mademoiselle. Elle est bieu jeune, c’est ce qui me fait l'ex cuser.. Fernande n'osa répondre. Quoi qu’elle eût dit, elle aurait heurté, bien sûr, cet amour pro. pre maternel. Mademoiselie Hermine riait déjà à travers ses larmes mal effacées. Eile re gardait fartivement son insti trice pour deviner l'impression produite. L'enfant qu'elle restait la maitresse. XX111 INSTITUTRICE conciut PREGETTEUR ET Le château de Fineste est si- tué sur les vords de la Vienne, entre Loches et Chinon, à quel- ques kilomètres du bris des temps passés sur lequel la révolution a posé sa massue: de l'ancien manoir donjon fièrement Il ne reste qu'un vieux debout sur lequel s vec une certaine une construction mod pect séigneurial D nes de l’ordre dorique en déco Nr aan appule, a coquetterie, rue à l'as 1 nze colion- rent la un dci village | de**%*.C'est un respectable dé | pères eussent envié. Les ou- vortures, dans le style ogival, sont belles, les prèces snacienses, les couloirs bien pércés. Deux terrasses arrondissent leurs flaucs, chargés de fleurs, de cha que côté dun bâtiment formant saillie, et aboutissent, par des degrés, a vn jardin soigneuse- ment entretenu. Celui-ci se perd dans nu parc ombragé d'ar- bres de haute futaie qu'un pe- tit bois entocre d’une eeinture de feuillage. Ce séjourest réei lement charmant ; on doit y vi vre heureux et calme, et pour tant, Ffernande, seule enfin un nioment, se promène tristement songeuse. Aurait-elle trop présumé de ses forces et la scène de 1nade- moiseile Hermine lui faii-elle appréhender des jours oragcux ? Qui sait ! Voici monsieur Ana- tole. Q:el aimable soarire guel bienveillant bonjours ! —Je suis bien aise de vous voir, mademoiselle, d'til à Fer- nande. Madame Lobeau m'a chargé de vous mettre an cou- irant des habitudes de nos élè- ves. Peut-être tronverez-vous que les récréations sont longues ea égard au temps employé au [travail : il taut savoir se con- tenter de ce que l'on peut ob- tenir. Et l'antorité du maitre, mon- et sieur ! —N'est-elle pas souvent un mythe, mademoiselle ? | — Cela ne doit pas être, mon- | L'enfant doit obésr, ou sinon... —Sinon ? —Vous savez mieux que moi | sieur. ce qui en résulte. Qu'a fait jusqu'ici mademoiselle Her. mine ? —Pas grand'chose. Elle est intelligente, elle réparera vite ie temps perdu. —1] ya donc du temps de perdu ? —1l yen aura bien d'autre, Qu'im- porte ! elle est riche, alle sera lolie, aura de l'esprit à en ven. dre, que faut-il de plus à uve femme ? —Ce qu'il faut, monsieur ! exclama Fernande stupéfaite, une instruction solide et variée A quoi bon! pour eauser chiffons, fuatilités, c’esr bien la | peine, vraiment, de captiver ces chères miguonnes pendant des soyez en persuadée. | |années. | — Vous voulez rire, monsieur; vous sentez aussi bien que moi li'utilité de l’iastruction pour la | femme. 1l y en a beauvoup, il |y en a trop de celles dont vous Que fait on de ces pou- ? Onest bientôt las d'ad- une jolie statne. La femme doit dire autant à l'es. prit qu'au cœur de l'homme; elle doit être sa compagne de parlez. pées mirer toutes les heures ; elle ue la sera | ré lement, complètement, que si son intelligeïce peut se met- tre en contact avec cette intelli eence ment. —Je ne ie crois pas, monsienr; je crois an contraire et la société aussi —Que de grands mots, made- moiseila ! _—1ls sont vrais, monsieur. Donnez nous de l'instruction et vous vous pliindrez moius de uotre légèreté, da notre coquet- terie de nos travers. — Soit, mademoiselle ! et uous vous ouùuvrais à denx tants les portes dos academies. Le monde marchera t il mieux ? —Vous d‘pla:z la question. | monsieur. Divn me garde de rêver pour la femme nn avenir hors de la famille! Non! que je veux, c'est la f mue sé- rieusement instruite. ile est riche! cecile est jolie! cile jeune ! la richesse s'en vont, | justruc tion reste ; elle soutivut dans l'épreuve, et, bat er ce si La jeunesse, la beauté, appuyée sur la religion, eïle ‘communique une force que nous ne coanaissions pas. Voi:à ia véritabie égide. Mais tout cela ne m’appr.ndi pas ce que sait mademoiselle Hermine, ni ce que l’on veut que je fasse d'elle. Pas une iguo raute, à coup eûr. Encore moins un bas bien, mademoiselle, ajouta en riani. moitié sérieuseinent, M. Anatole. Je tâcherai d'en faire ne fem moe comme je l'entends aussi, sans doate, car je vois bien que eeci n’est qu'uue plaisanterie. Parfait, mademoisalle ! Jem'a perçois qu2> 9 18 n013 Co npre nons à merveille. J'aila b:sowne la plus rude. Un garçon doitter miner ses étades,el les exami nateurs ne plaisaatent pas. Mai, vous ! La fillette en saura tou- jours assez, surtout si elle suit vos conseils, conclut il en quit tant Fernande avec le plus gra- cieux des sourires. — Je ]a sarveillerai, nensait:il. 1l ne faut pas deux maïitreë jle1 ….. Bah ! la petite iui donnera ascez de besogne ! XX1V FERNANDE DEVANT SES JUGES Fernande eut bientôt pris les habitudes de Ja maison. Ma- dame Lobeau d> Fineste était avec elle d'une convenance par- faite ; les eufants la redoutaient quelque peu ; M. Anatele ac. cordait son ton à celui de la mai- tresse du logis ; l'abbé Saturnin nt l'‘appelaii que sa jeune amie ; madame de Bianch-min ne lui éargnait pas ses consel!s, et la baronne de Lacante daignait parfois la consulter sur un article de mo:les ; seul M. Philipp: de Fineste la laissait à l'écart. On eut dit qu’eile ne vivait pas pour jui, tant il semblait n'avoir pas De. conscience de sa présence. DOUARD, J pouveir; affirmer que la famille y gsgnera| D7. G. BUOTE, RÉDACTEUR. DRE" ere [CARTES D'AFFAIRES] | Murphy PHYSICIAN AND SURGEON Prize Gradnate New York Uriversity TIGNISH, .... à n P. E. É Le EF 1'st EUDI LE 81 OCT et nd mme mt er anenemnn teen 9 ANNEE. 1201. ASTHMA CURE FREE Asthmalene Brings Icstant Rel'ef and Permanent Cure in all Cases. SENT ABSOLUTELY FREE ON RECFIPT OF POSTAL WRITE YOUR NAME AND ADDRESS PLAINLY. J. DOIRON,M.D. GKADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. RE ” À. À fficiean, K, QC. Attorney at Law HDEMNIAN, +: BROWN’ S BLOCK, C11 TOWN Money to loan at low rates. J. E VWYATT, S UQCESSEUR DE Hopasox & Wvart AVOCA'FT,NOTAIRE, erc Solliciteur pour Nova ls Seotia et Summerside Banks 7 ARGENT À PRETER. Bureant : Au dessous de Clifton House, SUMMERSIDE P. LE. I CARD DR, Fi. EL DICKEY, Late Clnic:!l Assistant a Royal London Cpbtlemie tiospitaul, Moorfields, 204 Cestrai Lordon Taroat & Eur t:ospiral SPECIALIST-EYE, EAR, NOSEAND TanOAT Oflise— Cam:ron Blcck. te ideuce- Hichmond St. West Office Hioure—9 30 a. in. to 1 p. m., to 4 p.m . Eveuiugs by eppulatment, Ey:s test:d and fitted with G'asses Arsenauft & McKsnzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russcil et Cie., Londres) BUREAUX : Suinmerside et Charlottetown Aubir E. Aïrseninlt, S’Side, H. Rï-Mackenzie, Ch'l'own. ARGENT A PRETER QUEEN HOTEL FORMERLY PERRY HOTEL Queeu Street, Ieal of Queens Whar This new and commodious hotel is now open for business. Thorughly fitted up witn all the modern improvements, this hotel offers to the publics accom- meodation, which cannot be ex- celled 1n any other on the 1s- land. Good tables, large airy bedrooms, bath rooms, sample rooms. Terins moderate. Free coach to ail trains and steamers. Special accommodation fur com- mercial travellors. FRANK PERRY c’Side, Oct. 19th. 1y. Prop. puis plusieurs mois qu'elle était installée an château, 1! ne lui a! vait jamais parlé. On se demau- dait même s'il l'avait regardée —Sait.li comment clie est! minaudait la baronne. —J'en serais surprise ! nait medame de Bilanchemin. | - er LA à Æ; Hzmorroidzs Gueries Euviron une personne sur quatre | souffrent des Hémorroides déman- geantes, saignantes ou saillantes. On ne pourrait rapporter un seul cas, ou —1l abhorre Îles femmes,!, l’onguent du Dr Chase n'a donné un | prompt soulagement et ou il n’a opé- | | Infor- | Cet On-! tous cou [a fait usage regulièrement. | mez-vons en à vos voisins. ent est recommandé par There is nothing like Asthma- lene, It brings instant relief, êven in the worst cases. It cures when all else fails. The Rev C F WELLS, of Villa Ridge 111, says ‘ Your trial botile ot AStkama- Le reccived in good condition. { cannet te ‘you how thankful I frel for the go xd crived from it. 1 was a slave, chained with putrid sore throat and Asthma for ten Years. l despaired of ever being Cured. 1saw your advertisement for the cure of this dreadful and tormerting disense, Astl ma, and thought yon had overspoken vourselves, but resolved to give La trial. “To my astonishment, the tri.l acted Jike a charm, Seud me a full-size bottle.” Rev Dr Morris Wechsler Fabb: of the Cong. Kuai Terael. NEW YORK, Jun. 3, 19CE. DRS TAFT L'ROS". MEDICINE Co., Gent!emet Your Acthmalene is an EVERY exccilent remedy for Aëéthma and L : Fever, and its composition alleviates all RELIEF. troubles which combine with Asthmna. ts suce ?s8 is as’ouishiog and wo 1derful, After having it carefully analyzed, we can state that Asth:nalene contains ho opium, morphine, ckloroform or ether. Very truly yours, REV. D*. MORRIS WECHSLER. AVON SPRINGS, N. v. Feb. 1, 1901. Dr. TAFT BROS, MEDICINE CO. Gentlemen : 1 wiite this testimoaial from a sense of duty, having tested the wonderful cff-et of your Asthnialene, for the cure of Asthma, My wife has been afietea with spasmodie asthma for the past 12 years. Having exhausted my own skill as well as many others, I chanced to see your signe upon your wiudows on i30th street, New York, I'at onee obtained a bottie of Asthmalene. My wife commenced takiog it about thé first of November ! very soon noticed a radiesl improvement. Aïter using ore bottle her Asthma has disappeared and sheis en tirely free from ail sysmptome, 1 feel that 1 can consistently recommend the medicine to ali who are aftlicted with this distressing disease. Your respectfuliy ©. D. PHELPS, M. D. DR. TALF BROS. MEDICENE Co. . Feb, 6, 1901: Gerntlement : [ was troubled with Asthma for 22 years. 1 have tried numer- ous reimedies, but they bave all failed. 1 ran acrozs your advertissement and started with x trial bottle TI found relief at once Ï have since purchased your fall-seiz: boitle, and I am ever grateful 1 have family of four children, ard, for six yeurs was unable to wcrk 1 am now in the best of health and doing busi- n ss every day This testimony you can make such use of as you see fit. Some address, 235 Rivington street, S RAPHAEL, 67 East 129th st., New York City. TRiAL BOTTLE SENT ABSOLUTELY FREE ON RECEIPT OF POSTAL Do not delay. Write at once, addressing DR. TAFT BROS.‘ MEDICINE CO., 79 East 13oth. St., N. Y., City. Sold by all Druggists. _ TIGNISH DRUG STORE. You havre heard about Joseph McKevitt, the Blind newsman who runs, the newstands under the “L” station at 66th and Col. ambus avenue, New York—McKevitt may be able to sell news- papers and wagazines, but McKavitt could not sell Drugs. À man to sell Drugs must have his eyes oponed. Prescriptions filled night and day. Dispensiug clerks must be wide awake and see and now what they are doing’ Fresh Importations every week. Drugs obtained at (he Tignish Drug Store are reliable. Pat up by experts and prices just right. CEHAS. DALTON, PROP. Notice After the 1th december 1901, a l apconnts remainirg unpaid in my boeks, OF1 |ré uue guérison parfaite, quand on en | wili be handed to an attorney for eo lection. 1t will save expenses the above and trouble to those indebt -d to me to come befsra L : : mentioned time and make p