» 1 nues NOTRE LANGUE rx L'usage de la langue francaise en ce pays ne cesse de tomber sur les nerfs des niveleurs, de ceux qui veulent faire du Canada un grand tout, c’est-à-dire une nation ne par- lant que la langue anglaise. Le ‘*World’’ de Toronto discutant la question, l’autre jour, du dualisme des langues dans la confédération canadienne, exprimait l'opinion suvante : ‘Il est absolument certain que le dualisme des langues à retardé le développement et entravé l’harmo- nie de notre pays. Le Canada se- rait aujourd'hui un pays beaucoup plus prospère et uni si, lors du traité qui a fixé les relations fu- tures entre les habitants français et les habitants anglais de ce pays, on n'avait reconnu l'usage que d'une seule langue. La faute de 1760 en Amérique ue doit pas se répéter en 1902 en Afrique.’” Un correspondant de la ‘Patrie’ de Montréal, qui signe ‘‘Canadien’” fait une excellente réponse à cet excès de francophobie : ‘Voilà qui est clair, dit-il, et ce mangeur de Français a au moins le mérite de la franchise. Mais nous aimerions fort a savoir quand, com-| ment, pour quels motifs, en vertu de quelles résistances, le français a fait obstacle au commerce, à l'in- dustrie et à la prospérité générale du Canada ? ‘Tout au contraire, pourrions- nous répondre. Les maisons de commerce que nos compatriotes ont fondées à Montréal et à Québec, les défrichements de nos pionniers dans les régions jusqu'alors inex- plorées de la province de Québec et de l'Ontario, les travaux ag.icoles | des nôtres dans l'Ouest canadien, les efforts robustes de tant d’'hom- mes de chantiers’” sans lesquels le commerce de bois canadien serait impossible, sans compter l’intelli- gence et l'habileté de nos ouvriers qui les font rechercher pour les grandes constructions, n'est-ce pas là autant de témoignages de la part très large qui revient aux Canadiens-français dans la colo- nisation et dans les progès de notre pays ? : Une Protestation RE EE L'IMPARTIAL JEUDI ET NOS DROITS sion du Canada à l'Angleterre, il eut impitoyablement aboli l'usage du français comme langue officielle en ce pays. Mais alors, monsieur du ‘‘World’’—faut-il vous l’apprendre? il serait arrivé un terrible accident à votre rêve sublime. Quelques an- nées après, en 1774 Ou 1775, lors- qu'éclata la révolution américaine, nos pères, qui étaient au nombre respectable de 70,000 seraient pas- sés tranquillement sous le drapeau des révoltés. Et, entendez bien, monsieur, le Canada, dès 1774 eût fait partie de la République. Et cela est tellement vrai que le gou- vernement du temps, beaucoup plus perspicace que ne l’est M. Mc- Lean, nous octroya l’Acte de Qué- bec, précisément afin de prévenir un aussi grave malheur pour les intérêts britanniques. Non seule- ment, on reconnut aux Canadiens- français l’usage officiel de leur langue, mais encore on rétablit leurs.lois et leurs coutumes et l’on se plut à entourer d’une protection spéciale leur foi religieuse. Aussi bien, depuis, tous les hom- mes l'État et les historiens anglais ont rendu hommage à la sagesse et à la clairvoyance d’une politique qui avait eu pour résultat de con- server à la fois à la Grande-Bre- tagne tout un peuple et tout un pays. Et M. Preston que nous fé- licitions, l’autre jour, pour sa con- férence, a déclaré aussi que ce sont les Canadiens-français qui furent les sauveurs de la colonie à cette heure si critique pour l'Angleterre. Durant le guerre de 1812 et 1813, les Canadiens français firent de nou- veau si admirablement leur devoir et combattirent avec une telle vail- lance, que le duc de Kent, après la victoire de Salaberry à Château- gauy, déclara publiquement ‘‘que les Voltigeurs Canadiens-français avaient été les sauveurs de l’Angle- terre.”” Nous rappelerons encore, pour l'instruction du ‘‘World'', que le rétablissement de l’usage officiel de la langue française, en 1848, mit “Et puis l'augmentation cons- tante, la population canadienne-française n’est pas, croyons-nous, pour nuire au développement de ce pays. sont autant de consommateurs, d’a- | cheteurs et de clients qui favorisent : et grossissent le commerce et l’in-, dustrie nationales. “Comment prétendre, après cela, que l'usage officiel de la langue française a brisé l'élan national du | Canada et arrêté sa marche en a- | vant vers l'avenir ? | ‘“[1 faut que le ‘‘World’”’ ait, en | vérité, le cerveau bien étroit, l’es-! prit bien fermé et le cœur très petit | pour lancer ainsi contre nous, une, pareille accusation. ‘““La langue française évidem- | ment, est la bête noire du ‘‘Toron- | to World’’. teur eut vécu à l'époque de la ces- Et si son brave rédac- | en de belles proportions, de | fin à la crise politique et nationale | produite par l’Union de 1841 et rendit possible plus tard la fonda- tion de la Confédération actuelle. Ce! Voilà, messieurs les francophobes et les fanatiques, quel a été le rôle fécond, prépondérant, immense de la langue française en Canada. Ce sont les Canadiens-français, ce sont nos pères qui ont conservé, deux fois, ce pays à la Grande-Bre- tagne parce que la Grande-Bre- tagne a respecté chez nous ce qui tient le plus à un peuple, ce qui est son âme même : sa langue, c’est-à- dire sa nationalité. Les Canadiens-français, appuyés sur leurs droits et conscients de leur force, peuvent mépriser les in- |jures et dire à l’insulteur du ‘‘To- ronto World’”’ comme Frédéric-le- Grand à ses ennemis : ‘‘Laissez faire cet individu ; il mord sur le granit. /’—ZLe Journal des Cam- gnes. METEGHAN RIVER, N. | (De Notre Correspendant Sépcial) | Il fait assez beau temps depuis. quelques jours. Au commencement de la semaine | nous avons eu une pluie chaude et abondante qui a fait un bien consi-| dérable à la récolte. | Quoique les semences aient été. faites de bonne heure au printemps la récolte est un peu en retard pour | la saison. | La gelée a causé, on craint, beau- coup de dommages aux vergers. La pêche du homard a été satis- faisante ; la morue est en assez grande abondance ; un bon pêcheur | prend depuis cinquante à cent pois-| sons par jour. Le peinturage au dedans de l’é- glise de Meteghan est achevé. Ce magnifique ouvrage a coûté près de 2,500 piastres. M. Siffroi M. Comeau est très | onze à treize cents livres. puis hier semble prendre un peu de mieux. Le Docteur A. Gallant est beau- coup employé. Le Dr. est très po- polaire et a une nombreuse pra- tique. Les chevaux sont un peu en de- demande, surtout les chevaux de Il en a déjà été acheté un bon nombre de l'Ile Prince Edouard. 20 juin, 1902. X. CHRONIQUE DE LA MODE —— Deux modes nous arrivent d'An- gleterre. Vous allez me dire ce que vous en pensez !....La première consiste À priser—oui, comme au- trefois. Cette folle idée doit être venue à un marchand de tabatières. Je ne cache pas ma réprobation à l'égard d’une pratique que toutes les prétentions du monde n’arrive- dangereusement malade, mais de-|ront pas à poétiser, Qu'on me | "FT (pardonne ma sévérité... .Je ne puis qualifier que de ‘‘manie’’ une telle | habitude. On aura beau nous rap- peler que nos pères À talons rouges et à jabot de dentelle avaient d'in-: comparables façons pour dire : ‘‘En' usez-vous ?’” et se bourrer les nari- nes ensuite, je ne m'accoutumerai jamais à ce genre....—‘'genre.”’ | L'autre mode, plus raiscn rable, mais quand même exagér e, est ‘e retour aux chaussures à bouts lar- | ges et carrés. Ici nous revenons | vers la logique, et je ne proteste | pas ; seulement, je constate cu’au | lieu de ramener à des proportions sages les pointes excessives des bot- | tines et souliers, on choque l'œil par une trop brusque transition. | On dirait que d'un coup de hache | on a abattu l'extrémité du | | Je dois ajouter que les hommes et les garçonnets sont les seuls pour, l'instant qui acceptent ce brutal | changement. Les femmes auront de la peine à renoncer aux fines | chaussures effilées qui leur faisaient | le pied si long, mince, si élégant ! A signaler encore un certain gott | pour le ‘‘cachemire.”’ Ily a des! applications de palmes découpées | dans de vieux châles, que l’on uti-| lise en revers, en ornements de peignoirs..]Je ne conseille pas de couper une belle pièce intacte pour| | mais si | la gâcher ainsi, mais dans le cas où | l’on aurait des restes, ou encore un | châle en partie attaqué par les rhi- tes, ce serait le moment de s’en | servir. | Les gilets d'homme se font très | haut. Ils cachent presque entière- | ment la chemise. Le col est aussi | très montant, avec une toute petite cravate nouée ; les boutons de fan-| taisie se voient beaucoup. Pour. l'instant, le gilet de couieur est la. grande coquetterie de la toilette | masculine. | Toutes les dentelles et broderies. sur filet sont à la mode. La brode- rie anglaise est aussi revenue très. en faveur. | On fait pour la campagne des | ombrelles de silésienne qui ont l’a-| vantage de supporter parfaitement | une averse, Elles existent en tou-| tes nuances et, montées sur bois na- turel, reviennent à un prix très ac- cessible. La frivolité, ce charmant travail, est repris ainsi que le filet, avec une certaine faveur. On l'emploie pour orner le linge de table. Sans être en deuil, on peut por- ter des cols, des mouchoirs, du lin- ge brodés de noir, et même garnis de Chantilly noir. MASS. CHÉLSEA (De Notre Cortespondant Spécial) Le 7 juin, est né à Madame Da- vid Goguen, un fils. Le 15 juin, M. Alexandre Robi- chaud, conduisait à l'autel Mlle Denise Gaudet, autrefois de Mis- couche, I. P. EF. Madame Abraham Doucet «de et 315,400 dans les autres Tignish, I. P. E. est actuellement | en visite ici chez sa fille, Mme. Fi- dèle Cormier. | Madame J. J. Buote de Tignish, | I. P. Ji. est en promenade chez ses | filles Madames Phil. Bernard et| Rufin Richard. Mme. J. J. Bu- ote est accompagnée de sa fille, Mile. Philomène Buote. Un jeune homme de Chelsea qui était mal portant depuis quelque temps à pris le bateau, ïl y a quel- ques jours, pour retourner dans sa famille, à Halifax, et pendant le trajet, a sauté par dessus le bord et s’est noyé. Juin 20 1902 AMIE. LA PESTE DANS L'INDE Une déclaration du gouverne- ment, au sujet de la situation dans l'Inde, en ce qui concerne la peste, depuis sôn apparition à Bombay, au mois de septembre 1896 jusqu’-! au mois de mars 1902, indique que, ! pendant cette période de temps, il est mort 536,600 hommes de la peste dans la présidence de Bombay parties de l’Inde. Le chiffre total des dé- cès, pour toute l'Inde anglaise, a | LE M, LOUIS IMBEAU Pointe au Bouleau, Co. Saguenay, P.Q. Guéri de Dyspepsie et du Mal de Rognons par les PILULES MORO | f M. Louis Imbeau est un homme qui travaille fort. En hiver, ii tra- vaille aux chantiers et passe cette saison rigoureuse de l’année à bü- cher fort et à manger de la nourri- ture pesante et difficile à digérer. L'été, il gagne sa vie par la pêche qui est un ouvrage très dur ei pour lequel il faut avoir une santé ro- buste, un bon appétit et surtout une bonne digestion, car nous savous tous, qu'il est d’une impor- tance première pour l’homme qui a à travailler fort pour gagner sa vie au bout de ses bras, de bien manger et surtout de bien digérer les vivres qu’il prend, afin d’en retirer tout le profit possible, pour soutenir ses forces. Vu la vie qu’il menait, M. Imbeau était devenu sans appétit et dyspeptique et il souffrait aussi de ses rognons. Il mangeait à peine et les vivres qu'il prenait, digéraient mal. Son esto- mac était en très mauvais ordre et conséquemment il était devenu faible et sans ambition. Voyant lui aussi les nombreuses guérisons obtenues par les Pilules Moro peur les hommes, il résolut d'en prendre et à sa grande surprise, elles le guérirent des maux dont il souf. frait. Il demande aujourd’hui que son témoignage soit publié, afin de faire connaître aux hommes souf- frant de leur estomac et de leurs rognons, le moyeu à prendre pour se guérir. | | | 9 COMPAGNIE MÉDICALE Moro, 1724 rue Ste-Catherine, Montréal, Canada. Chers Docteurs, ‘{ Je vous demande d'insérer dans les ‘* journaux le témoignage de ma guéri- ‘son et puisse-t-il être de quelque ‘“ secours aux hommes souffrant comme ‘“ moi et désirant se guérir. Comme ‘ vous le savez, j'étais malade depuis ‘* plusieurs mois et je souffrais beaucoup ‘* de mon estomac. J'avais toujours la ‘ langue chargée et la bouche mauvaise. ‘ Je me levais le matin aussi fatigué que ‘“ je m'étais couché la veille. Je man- ‘‘ geais peu et après mes repas, j'étais ‘toujours étourdi et je sentais comme ‘une boule au creux de l'estomac. ‘! J'avais mal aux rognons et mon urine ‘{ était chargée. ‘ Les premières boites de Pilules que ‘‘je pris me soulagèrent beaucoup de ‘‘ues maux et aujourd'hui, après en ‘avoir pris pendant quelques semaines, ‘je suis heureux de pouvoir certifier ‘‘ qu'elles m'ont guéri et ont fait de moi ‘‘ un homme nouveau. Je suis fort et ‘“ robuste ; j'ai bon appétit et je mange ‘* ce que je veux, sans ine fatiguer. Je ‘‘ travaille toute la journée sans éprou- ‘‘ ver de lassitude et je suis aussi bien ‘* que je n'ai jamais été Gans ma vie, ‘# Votre bien dévoué,’ LOUIS IMBEAU. Les Pilules Moro en aiguisant l'appétit et aidant la digestion, | dourent la force aux hommes fai- | bles et tiennent l’homme fort, : robuste. Les médecins de la Compagnie Méaicale Moro, peuvent être vus à leur bureau, au No. 1724 rue Ste-Catherine, tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, jus- qu'à huit heures du soir. Aux hommes qui demeurent à la cam- pigne et qui ne peuvent venir facilement à Montréal, un blanc | ie traitement leur sera envoyé sur lemande, ainsi qu'un petit livret rempli de conseils et d'avis. Les : consultations par lettres sont aussi | gratuites et absolument confi- dentielles. Les Pilules Moro se vendent soc. la boîte ou six boîtes pour 52.50. Si votre marchand ne les tient pas, elles vous seront expé- diées sur réception du prix. Adressez vos lettres comme suit : Compagnie Medicale Moro, 724 rue Ste-Catherine, - - Montréal, Î l } été de 852,000. Si l’on met en ligne de compte que beaucoup de décès n'ont pas été déclarés, on es- time qu'un million de personnes sont inortes de cette maladie dans la période indiquée ci-dessus. Pendant les trois premiers mois de l’année 1902, les décès déclarés dan: la présidence de Bombay s’éle- vaient au chiffre de 62,667 tandis que daris la période correspondante de l’année 1901 il était de 17,806. D’autres parties de l’Inde iudiquent une augmentation analogue. Ilvyl| avait eu 515 décès, en 1901, 13,- 245, tandis que dans les preiniers mois de 1902 les chiffres out aug- uenté considérablement, J1es dé- cès, au mois de mars, se sont éle- | eo vés au chiffre de 8 JUILLET, 1902 Noïre.Nver one half of these sbip- meuts eame from Le Roi No. 1 and ROSSLAND OGE SHIPMENTS : , 5 ,133 Te , ——. it 83 sr y Le Roi No. 2, both of which mines are Grañd T à de 045 ‘Cons direetly east of the Big Four proper- ran Di. ,0: ù Value $15,901,73 TA dE ce Mines 1 mile west of Rossiand, B.C. Direetly west ofthe Le Roi No 1 The BIG FOUR and Le Roi No. 2, two of the Largeat GONSCLIDATEZ GOLD KIMING C8. Copper Mines in the World, both Limited, Non-personal Liability. of which have paid large dividends. CAPITAL, $250,000 WE HAVE FOUR PROPERTIES, Our properties are now proved (both above aud below ground) to have the same continuons ore veins as the Le Roi companies, and have the same identical ore. 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