NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 10 MAI 1910 r7 ANNÉE ——— UX JOURNAL CATHOLIQUE DANS | net, jugeait à propos de dire devant ]|me catholique, et de les aider, par , e Ù UNE PAROISSE C’EST UNE MIS-|ses électeurs—qu'il craignait—que | notre confiance et nos recours op- Le Bill de [A Marine [a \tatue Le lebvre SION PERPETUELLE. LÉON XIT)|la Représentation proportionnelle | portuns, à faire bonne garde, à é- “ FONDÉ EN 1803 PuBLif LE MA Di DE CHAQUE SXMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA Un au... :$1.00 Six mois. ..…...ssooseceee ee 50 Pour LEs EraArs-UNIS Un @n......s0000000 0° 81.50 Six pr ER 75 Pour L'EUROPK Un Alesosomsonsossesss PI. 50 EUR... soc duéès ......1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bennement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caavgent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- £: bien que la nouvelle. Adsstez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTIAIT., Tignish, Mardi, 10 Mai 1910 ” FETE DE LA BIENHEURE JEANNE D’ARC ee Le Saint Père a fixé au dimau- che dans l’octave de l’Ascension la fête de la Bienheureuse Jean- ne d'Arc pour tous les diocèses de France, clergé séculier et régu- lier. Or, en 1910, coïncidence re- marquable, la première fête de la “ouvelle Bierheureuse sera célé- brée ls dimanche 8 mai, etce di- manche 8 mai, dans l’octave de Ascension, sera de tous points l'anniversaire de la délivrance d'Orléans, qui eut lieu précisément le dimanche dans l’octave de l’As- cension, 8 mai 1429.—‘‘Le Messa- ger de Marie Reine des Coeurs”. | jules Lemaitre et la Royaute RÉFLEXION Dernièrement M. Lemaître pro- fita de l'apparition de l'Action Fran çaise à Lille pour y prononcer un discours royaliste, franchement ro- yaliste. Il avait été un républicain sincè- reet, comme il le dit lui-même, il croyait que la mauvaise administra- tion était due aux hommes et uon au Système de gouvernement. Il est maintenant convaincu de l’im- prissance absolue de ia république. Bien que je ne veuille pas résu- mer ici le discours de M. Lemaître, permettez-moi d'en citer quelques lignes, je tenais à rapporter l'argu- ment qui fait, de nos jours, en France, un bruit sans cesse gran- dissant : ‘Nous ne prétendons point que la royauté serait, par un coup de magie, l’âge d’or et le parfait bon- heur, Mais enfin, un pouvoir cenu- tral qui représente et défende les intérèts permanents de la nation ; un chef dont l’intérêt personnel se confonde nécessairement avec celui du pays : ua chef hériditaire, afin que le pouvoir, étant continu, soit assez fort pour supporter les liber- tés provinciales et corporatives et pour suivre les longs desseins ex- térieurs....vous avouerez bien que cela est plus raisonnable et plus ras- surant qu'un régime qui place en bas et dans li: nombre la source de l'autorité et qui, du suffrage aveu- gle, ne peut faire surgir que de pe- tits souverains irresponsables et incompétanis, lesquels se moquent bien des intérêts généraux, n'ayant d'autre souci que de se conserver eux-mêmes, ni d'autre moyen pour cela que de se former en bande et d'exercer la plus odieuse des tyran- nies””. Ce qu’il dit de l’opportunisme 4es atrivistes est malheureusement trop vral etilen a eu un nouvel exemple durant la dernière compa- gne électorale. Pendant que M. Briand se déclarait opposé à la Re- présentation proportionnelle, M. Millerand, ministre daus son cabi- Î s’'imposait. M. Lemaître respecte les idées avant les étroits cadres des faits politiques. Il n’y a pas longtemps Lord Rosebery a fait de même en Angleterre. Au Canada, de tels revivements sont mal vus....quand ilyeu a. Saus doute nous ne de- vous pas prendre les girouettes pour des héros mais il nous faut aussi voir au delà des limites des partis autrement nous risquons de vivre et de mourir en esclaves dans un pays libre. A. V. La presse Catholique OPINION DES PERES DU CONCILE PLENIER DK QUEBEC (Extraits de la Pastorale collective de teusles évêques du Canada.) ‘Parmi les auxiliaires efficaces qui aident l'Eglise à faire connat- tre, à défendre ses droits er à assu- rer le régne de Jésus-Christ sur la société, il convient de mentionner les écrivains, et plus particulière- ment les journalistes catholiques. ‘‘Aussi, sommes-nous convain- cus que la création, la diffusion, le soutien constant de journeux véri- tablement catholiques est une oeu- vre souverainement utile, et nous ne craignons pas de dire qu’elle est de nos jours une absolue nécessité. ‘Nous signalons, cependant, ce qni nous parait être le trait carac- téristique de l'écrivain catholique : la souraission filiale et respectueuse À l’autorité ecclésiaslique. Le Pa- pe et les évêques sont chargés d’ins- truire et de gouverner l'Eglise de Dieu. Leur pouvoir ne se renfer- me pas dans les strictes limites de la foi, il s'étend à tout ce qui re- ple chrétien. fidèles doit se montrer partout où gitime des pasteurs. Ils manquent tholiques qui sans résister de front à leurs chefs spirituels, entravent sourdes oppositions et combattent leur autorité en cherchant, par des détours habiles, à la diminuer ou à s’y soustraire. ‘‘Eufin qne les journalistes catho- liques sachent s'élever au-dessus des intérêts de parti, chaque fois que les intérêts de la religion sont en cause. ‘“‘Dirigés par des catholiques sin- cères, dans un esprit de foiet de respectueuse soumission à tous les enseignements de l'Eglise, les jour- naux sont de puissants maitres de la vérité et de vertu. Par la varié- té et l'étendue de leur apostolat, ils atteignent tous les milieux, pour- toutes leurs voies tortueuses et jus qu’au fond des obscures retraites où ils cherchent à se dissimuler. Aux attaques de l’ennemi ils don- nent tout de suite la réponse qu’on attend et qui déjoue les sophismes, dissipe les insinuations malveillan- tes et met en leur vraie postures les calomniateurs ; sur toutes les ques- tions qui préoccupent le public et où la passion et l’intérêt font glis- ser tant de ténèbres, ils projettent la sereine lumière qui éclaire l'opi- nion et qui lui permet de bien s’'o- rienter ; ils réveillent les énergies, groupent les volontés et remontent les courages en jetant le cri d’alar- me et en montrant le drapeau qu'il faut suivre, Belle et glorieuse mis- dévouement de ceux qui ont reçu de Dieu quelque talent et qui veu- lent le faire fructifier ; bien digne aussi de recevoir de tout le peuple chrétien les encouragements et l'ap- pui pratique dont elle a besoin pour réussir. “Qu'ils croissent donc et se mul- tiplient les journaux vraiment ca- tholiques. Que partout, dans no- tre pays, et dans toutes les 1angues, ils exercent leur fécond apostolat et portent la bonne nouvelle du Christ. ‘C'est noire ardent désir que les fidèles s’y abonnent et les soutien nent de toute façon, que le clergé les encourage et travaille à leur dif- fusion. Il n’y a peut être pas à l'heure actuelle de moyen plus eff- cace de désendre la cité du bien- que de poser solidement, sur les remparts dressés par notre foi, les Vaillantes sentineurs du jourualis- pier attentivement les mouvements, de l’ennemni et à repousser tontes les attaques parties de la cité 1u mal.” = Le devoir des Catholiques RELATIVEMENT AUX SOCIETES SECRETES ‘Il est très opportun de signaler à tous les chrétiens intelligents, pratiques, indépendants, patriotes, une étude vraiment magistrale, pu- bliée récemment par ‘‘l'Action So- ciale’’, sur le devoir contre la Ma- compatriote, l’hon. Pascal Poirier. de Montréal, à ce sujet : “Il y a bien aussi un autre séna- teur, de langue française, opposi- tionniste, celui-là qui n’est pas sa- Itisfait. C'est le sénateur Poirier, un Acadien : il ne veut pas, mais pas du tout, de la flotte canadienne. ‘““La construire serai! un crime de lèse-nation, un quasi-sacrilège’’, çonnerie. Cette étude d’un éminent théolo- gien, est intitulée : LA FRANC- MACONNERIE ET LA CONS: CIENCE CATHOLIQUE. Tout y est clair, net, ferme et prudent à la fois. Chose bonne à dire, les catholi jues y trouveront beaucoup de choses à apprendre, à méditer, à pratiquer surtout. Ils y trouve- ront, tracé avec une rare précision, uu programme d'action, d'attaque et de défense en même temps. Il serait bon que cette étude, qui n’est pas l’oeuvre du premier venu, fût vulgarisée, sous forme de tract po- pulaire, et répandue dans toutes ies classes, y compris la classe populai- re ouvrière, surtout parmi la jeu- uesse canadienne, afin de contribuer à réaliser le voeu, l’ordre de Léon XIII : ‘‘Arrachez à la Maçonnerie le masque dont elle se couvre. Montrez la telle qu’elle est.’’ et ce- lui de Pie X : ‘'Luttez, luttez sans cesse contre cette secte infâme.’’ LUMEN. | De la Vérité. Nous sommes hereux de faire connaître à nos lecteurs que les sug- gestions de notre distingué confrère LUMEN ont été suivies. Les ar- ticles et pratiques du R. P. Couët O. P. dans l’ Action Sociale, sur la ‘‘Franc-maçonnerie et le devoir qui garde la discipline morale du peu- | Or l’obéissance ed qu’on peut se procurer à l'Action s'affirme et s'exerce l'autorité lé-| | i suivent le vice et les erreurs dans! s'impose aux catholiques d'en dé- noncer les adeptes,” ont été réunis en une jolie plaquette de 32 pages, Sociale Catholique, ro1 rue Ste. Anne, Québec, aux prix suivants : - Es ! 5 sous l’unité ; 50 sous la douzaine : donc à leur devoir les écrivains ca- | ° 5 . | | cependant leurs desseins par de] | | $3.50 le cent. Cet opuscule, fort instructif, est en même temps très précieux et u- tile. Tout fidèle défenseur de la foi, clerc ou laic, serait bien inpiré de le tenir sous sa main. (Communiqué du Seerétariat des Oouvres de l'A. S. C.) me mines MADE-AT-HOME RHEUMATIC TREATMENT weme Simple Precautions Which Will Prevent s Recurrence ef Attacke D mme À Æ prominent citicen, who had fer Jears suffered from rheumaiism and rhoumatic gout, has been giving his friends the benefit of his experience, and incidentally a copy of the pre- soription which was of material as- sistanes in effecting = cure. In the first place, he found that every time he partook freely of acid fruits his old trouble returneä; and, secondly, he learned that it was abso- lately essential to keop the kidneys sotive. To de this it was necessary to drink plenty ef water. Oecasion- ally ho would &issolve a lithia tablet {n the water to assist its action on the kidneys. à The treatment is as follows: Pro- eure from your druggist: Fluid Ex- tract Caseara, 4 o07.: Cempound Syrup Rhubarb, 1 os.; Fluid Extract Carrians Compound, 1 0z.; Compound Syrup Sarsaparilla, 5 oz. Take one teaspoonful after each meal and at bedtime. This is valuable information. This san be mixed at home. Save the prescription. UN NAUFRAGE Un ceblegramme de Sewaré, A- laska, donne les détails du naufra- sion capable de teuter le zèle et le [8° de la barque Stanley, faisant la pêche à la morue, le 28 mars, alors qu’elle frappa les récifs de l'ile San- nak. Quand les secours arrivè- rent sur le lieu du naufrage, ils trouvèrent les cadavres du capitai- ne Koehler et des matelois Baures et Williams gelés ferme dans les a- grès. Le cuisinier, enlevé par une vague, s'est noyé. Cinq hommes de l'équipage survivent. Ils ont été par dessus bord le lendemain du jour où la barque eut frappé le ré- cif et se sont sauvés grâce à des ca- nots de secours venus du rivage. On essaya en vain de sauver trois hommes qui étaient enlacés par les cordages. Le capitaine Koehler est mort avant que les secours aient pu l’atteindre. Les personnes atteintes de con- somption devraient essayer l’Allen’s Lung Balsam ; on peut se le procu- rer chez tous les pharmaciens. d jé ___— k is PE RUE - _——— » asc ge Sénior he vs 5 17 dit-il. Ce qu’il veut, au juste ? Il votera en faveur de l'appel au peuple, mais ça ne le satisfait pas pleinement. ‘‘J,a résolution Bor- den m'eñût davantage convenu que tout cela'’, s'est-il écrié à a fin de. so 1 discours, que M. Cloran, avec emphase, a qualifié de ‘‘sublime’’. C'est un gros mot, pour la circons- tance. Et si vous demandez à M. Poi- trier : ‘Vous vouliez donner des dreadnoughts à l’ Angleterre ? Pour- quoi?” ïilvous répondra par ce raisonnement tout-à fait original : ‘Vous autres, de Québec, vous prenez une singulière attitude, dans ce débat-ci. Peut-être est-ce parce que vous avez maintes fois prouvé votre loyalisme à l'Angleterre que vous vous sentez aujourd’hui tant à l'aise pour refuser de venir au secours de la métropole. Nous, les Acadiens, on ne nous a jamais don- né l’occasion d’affirmer tangible- ment notre loyalisme envers la Grande-Bretagne. Il nous faut le lui pronver, et pour «tout de bon, à l'heure présente. Nous n'avons, nous, les Acadiens, rien à gagner, et nous avons tout à perdre, si nous chaugeons de status politique. Il nous faut rester sous le drapeau anglais. Or, l'Allemagne menace l’ Angleterre, la guerre est inélucta- cordent pas avec celles de notre disti rier. et ils ont dit : idée. tagne en nous saignant à blanc ? pour avoir permis la confiscation des paix. subi nos ancêtres en 1755. oO Au Sénat, le 20 avril, l’on a discuté le bill de la marine et au nombre de ceux qui ont pris part à la discussion, se trouvait notre distingué Dans le compte rendu des discours voici ce que rapporte le “Devoir’’) Nous regrettons vivement que nos idées, sur cette question, ne s’ac- ‘‘Avant de parler’, dit le sénateur, ‘‘j’ai consulté Zes geus de l’ Acadie ‘‘Sénateur, vous avez raison.’ Ceux des gens consultés, l'opinion est certainement ce que dit le séna- teur, mais l'opinion du peuple de l’ Acadie, ne s'accorde pas avec l’ho- uorable Sénateur Poirier sur cette question. La grande majorité des électeurs acadiens ne sont pas en faveur de don- uer des ‘‘dreadnoughts’'’ à l’ Angleterre : La grande majorité des électeurs acadieus appuient le programme du gouvernement canadien sur cette question. D'abord pourquoi vouloir montrer notre loyalisme à la Grande-Bie- Nous avous toujours montré notre loyalisme à la Grande-Bretagne et au lieu de nous sacrifier ; nous accabler pour lui présenter un cadeau dé trois ‘‘dreaduoughts”" ce serait plutôt elle qui devrait nous rembourser Nous respectons le drapeau britanique. lois anglaises, mais cela nous empêche pas de dire que la Grande Breta- gne nous doit, à nous acadiens, u1e somme assez élevée pour coustruire trois, dix, vingt dreadnoughts, pour nous rembourser des pertes qu’ ont Pas un acadien d'aujourd'hui sans qu'il veuille demeurer sujet bri tanique ; peu d’acadiens trouve-on, sommes d’argents dans l'amirauté anglaise pour construire des instru- ments de guerre et laisser notre Canada (une naticu) sans sa marine. ble ; elle peut éclater demain. Il nous faut secourir l'empire. Com. ment? Ne parlons point de flotte canadieun2, elle serait inutil: : si la métropole est victorieuse, elle écra- sera l’Allemagne et nous n’aurons alors nul besoin de croiseurs, puis- que la suprêmatie des mers sera pour un long temps acquise à la Grande-Bretagne. Par contre, l'Allemagne victorieuse, que ferons- nous de notre flotte coûteuse ? Elle serait un prétexte à l'Allemagne pour venir bombarder les Provinces Maritimes. Ceci ne nous avancerait guère ! “Donc, le meilleur, le seul moyen d'assister l’Empire, c'est de mettre à sa disposition deux ou trois dread- noughts du type le plus récent. Ils feront, à la bataille décisive, pencher la balance de la victoire vers la métropole. De la sorte, nous lui aurons aidé sans nous em- bourber dans l’ornière du milita- risme. Pas de flotte prevocatrice, avec de petits officiers chamarrés, toujours prêts à se battre pour rien ! Nous avons double intérêt à se- courir la métropole : elle est alliée de la France, et, daus un conflit eu- ropéen, l'Allemagne tombera sur celle-ci. Donc, gate !”’ Si vous n'avez pas, l’air convain- cu M. Poirier vous dira : ‘Vous savez, avant de parler comme ça, j'ai consulté les gens de l'Acadie, etils ont dit: ‘‘Sénateur, vous avez raison.” Ceci ne vous con- vaincra pas davantage, mais, Jui, il est sûr de son affaire’’, ugué comaatriote, le sénateur Poi- Neuni ! Loin d'eux cette biens de nos ancêtres en temps de Nous sommes sonmis aux qui veux jeter à pleine main des MORT HORRIBLE Un accident horrible s’est pro- duit samedi après-midi dans l’édi- fice Métropole à Sherbrook, P. Q. et un jeune homme du uom de Jo- seph Vézina en a été la victime. Vézina était dans l'ascenseur qui venait de se mettre en mouvement et il vouluen sortir en sautant, mais il atirait mal calculé la distan- ce et sa tête heurta le muret se trouva prise comme dans un étau entre ‘e mur et l'ascenseur’ Mal- gré tous ses efforts, il fut impossi- ble au conducteur de l'ascenseur d'empêcher set accident. La mort fut instantanée. Lorsque vous allez en campagne emportez avec vous une boîte de Davis’ Menthol Salve. Ilest sans égal pour guérir et soulager les maux d’oreils, foulures, brûlures, coupures 2t contusions. Faites en l'essai. 25 sous la boîte, ———— PIE X ET LA FRANCE Rome, 29.—Ce matin, dans la salle du Consistoire, a eu lieu la ré- ception de deux cents pèlerins français, conduits par Mgr Henry- Louis Odelin, vicaire général de Paris. Presque tous les prélats français résidant à Reme assistaient à cette réception. À onze heures précises le pape est arrivéet a fait lentement le [corps et donne la santé. tour de la salle, donnant sa main à baiser aux pèlerins. Mgr Odelin a lu une courte adresse de protesta- tion des pèlerins au Saint-Père. Après cette allocutiorr, le pape a pris la parol:. Il a exprimé Ja sa- tatisfaction que lui causait l'union qui règne parmi les catholiques, a jontant que cette bonne entente des fidèles entre eux est plus nécessai- re que toute autre chose à l'heure présente, cür l’union engendre la paix pour le plus graud bien du Seigueur. Le Saint-Père, en continuant à développer cette pensée a dit que de cette nnion il attendaient des fruits merveilleux non seulement dans l'oeuvre religieuse et dans l'oeuvre de l'éducation Sociale, mais aussi dans la défense de la foi et de la cause catholiques. Le Saint-Père à ensuite donné des couseils pour l’action des catho- liques. ‘Ne portez pas’’, a-t-il dit, ‘‘le pied dans le camp des adversaires car ceux-ci jugeraient cette démar- che comme une faiblesse et cette faiblesse comme une concession !”’ Après avoir béni ies pèlerins, le pap® a quitté la salle. ——————— La débilité générale et l’épuise- ment général demandent un toni- que général pour l'organisme. L’'Emulsion D. & L. constitne un tel remède. Kile reconstruit le 0 QUELQUES NOTES EXPLICATIVES —— 0 ——— Au printemps de 1895, quelques mois après la mo:t du Révérend Père Lefebie, les anciens élèves du collège Saint- Joseph se, concertèrent pour élever à la mémoire de cet édu- cateur dévoué le beau monument que le public admire au- jourd’hui, à quelques pas au nord de l’université, C'était uu témoignage de reconnaissance, {abernaculum tleslimonti, destiné à rappeler les services immenses rendus par le Père Lefebre, au prix d'épreuves et de sacrifices sans nombres, à l'oeuvre de la haute éducation, dans notre pays. vaut les travaux du monument furent commencés, au printemps 1896, le Moniteur Acadien, à la date du 8 mai, publia un bel article relatif à cette entreprise et reproduisit, dans ce même numéro, le plan du Monument Lefebre qui était en voie d’érection, Cette gravure faisait voir le frontispice et le côté-sud du Monument et représentait l'édifice surmonté de la statue du Père Lefebre. À cause des dépenses et du temps requis pour préparer us objet d'art tel qu’une belle statue de bronze, le Comité résolut de temettre à plus tard la commande de la statue qui complèterait le Monument Lefebre. C'est ce projet qu'il s’agit maintenant de faire revivre et de conduire à bonne fin. : Si le Pére Lefebre, disait le Comité de 1896, n’est pas le père de l'institution de Memramcook, ii l’a du moins recueil- lie orpheline à son berceau, et dans les langes. Il l’a nour- rie avec grande sollicitude, au cours de ses premiers déve- loppements. Au fur et à mesure qu’elle grandissait, il n’a pas laissé de la protéger avec soin ; à la fin de sa vie, il s'y était attaché comme la mère à sa famille, comme le père à son domaine agrandi par ses sueurs’ ’. Telle a été chez les membres du Comité de 1896, et aussi dans l’esprit public de l’époque, la pensée maîtresse qui a fait surgir le Monument Lefebre et qui aujourd'hui—uous n'eu doutons pas— contribuera à le compléter en y ajou- tant la statue désirée. Le 8 juillet 1896, jour de la bénédiction de la pierre an- gulaire du Monument Lefebre, un des orateurs de la cir- constance disait ; ‘Messieurs, l'idée qui a fait construire ce superbe édifice est une pensée généreuse, née de la piété filiale et d’un sentiment de vive gratitude exprimé nou seulement par une association Ou par une paroisse, mais qui émane du coeur d’un peuple tout entier....Les élèves du collège, de con- cert avec nos populations reconnaissantes, ont voulu rendre, non par un fol enthousiasme mais par une décision aussi honorable que réfléchie, un témoigagne éclataut de leur attachement à l'oeuvre que le Père Lefebre a implantée vaillamment et qu’ila fait fructifer si mzrveilleusement. Nous venons donc présenter notre témoignage d’admira- tion, de profonde reconnaissance à cet insigne bienfaiteur en considération du succés dont ila couronnéses oeuvres d'éducation et de régénération sociale’’. Ainsi, an mois de septembre dernier, un certain nombre d'anciens élèves se rassemblaient à Shédiac sous la prési- dence de Son Honneur le Juge Landry: il s'agissait de sonder l'opinion sur l'opportunité d'élever une statue au Pére Lefebre. Plusieurs des assistants prirentla parole. Et, après délibération, le projet de statue fut voté pour ainsi dire à l'unanimité. Puis, séance tenante, le comité exécutif fut nommé. Il se compose des principaux hom- mes du pays—pris dans les raugs du clergé et de la socié- té. Au delà d’un cent furent nommés membres de ce co- mité. Une lettrecirculaire leur fut adressée, portant à connaissance ce qui venait de se faire, Pas une voix dis- sidente, tuus acceptèrent le projet d’ériger unestatue au Père Lefebre. Les amis de l’éducation qui désirent aujourd'hui ajouter uue statue au Monument Lefebre veulent que cet objet d'art soit préparé pour les noces d'or au collège Saint-Jo- seph, lesquelles auront lieu en octobre 1914. Une oeuvre artistique de ce genre exige deux à trois ans de travail aux ateliers. Il est donc temps de s'organiser pour percevoir des revenus, afin que tout soit prêt pour ces fêtes du col- lège en 1914. Voici, dans les grandes lignes, le programme qui a été arrêté dernièrement à ce sujet. Durant cette présente année, les recettes provenaut de la célébration de ia fête nationale, le 16 août, à Memramcook, seront consacrées au projet de la Statue-Lefebre. Les re- venus d’un pélérinage à Siainte-Aune irout dans le même but. Les succursales de la Société Mutuelle de l'Assomap- tiou ont déjà contribué généreusement, pour un certain nombre, au projet de ia Statue-Lefebre : cette contribu- tion des succursales sera close au rer juin 1910, c'est-à-dire dans un mois. Par contre, le Comité actuel d'organisa- tion recevra toutes les contributions personnelles privées que les citoyeus reconnaissants du pays—àÀ quelq ue rang, à quelque.race ou à quelque classe qu'ils appartien- nent—voudront bien désormais faire parvenir au secrétai- re trésorier sousigcé. Plusieurs dons généreux nous ont déjà été envoyés dans ce but. Les listes de contributions seront publiées en temns et lieu. Enfin, les recettes des fêtes de 1914 seront destinées aux mêmes fins. De ces diverses sourues, le Comité d'organi- sation espère qu’il aura des fouis suffisants non seulement pour l’acquisition d'une belle statue d: bronze, mais aussi pour les portraits peints à l'huile des deux insignes bien- faiteurs du collège de Memramcook—les abbés F. X. La- france et F. X Cormier—et que, ces oeuvres d'art payées, il restera en caisse un montant suffisant peur que le Comité ait le plaisir d'offrir au collège Saint-Joseph un joli cadeau, à l’occbsion Je ses nocss d’or. Quant à ce qui a trait/au prix de la statue, il y a déjà eu des pourparlers entre un des membres soussignés et M. Phi- lippe Hébert, le sculpteur bien cornu de Montréal. M. Hébert est Acadien d'origine et n'entend pas l'oublier. Aussi ce patriotique artiste, aux fins de payer, lui aussi, son tribut d’admiration et d'hemmage au Père Lefebvre, a promie sérieusemen: de préparer une statue de haut prix à des conditions exceptionnellement réduites. Nous aurons une statue de ‘a valeur de celle que la ville de Saint-Jean fait ériger cet automne à son ‘‘King Square’’, en l'honreur de Sir Leonard Tilley, et, vû la générosité de l'artiste, nous l’aurons à des conditions beaucoup pius avantageuses. Nous voulons espérer que ces explications feront 201 - prendre parfaitement notre but et décideront aussi tout le public à favoriser notre projet, À la Nouvelle-Ecosse, la statue de Joseph Howe. je réfor- mateur Zzélé et sans trève qui travailla Énergiquement à l'introduction du gouvernement responsable—es du peuple qu’il a tant aimé. A Saint-Jean, dans notre province, la statue de Sir Leo- suite à la 3ème page, t sous l'oeil #. x? LE tn ©