> La Cie de Publication de l’ImPaR- ‘+ L'IMPARTIAL, JEUDI LE 19 MARS 1903 > ue. L'IMPARTIAL FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un an...ssscsccceso e$1.00 Six MOÏS.....000000000 0 °° 50 Trois MOIS... 0.28 Les abonnements sont payables d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. L'IMPFPARTIAL Tignish, Jeudi 19 Mars Sir Wilirid On a beaucoup remarqué que sir Wilfrid Laurier s’est fait un devoir de parler français cette année, en présentant à la Chambre les députés de langue française nouvellement élus. A SON POSTE Sir Wilfrid était à son siège, mais il était visible qu’il avait fait un effort considérable pour s’y ren- dre. Le premier ministre n’est plus que l'ombre de lui-même ; il a maigri dans une mesure inquié- tante pour quelqu'un qui l’a vu avant son dernier voyage d’Eu- rope. On assure cependant qu'il s’est bien remis depuis quelques se- maines et que son séjour en Floride a beaucoup contribué à améliorer sa santé. Quoi qu'ilen soit, il par- le ientemeut d’une voix éteinte et changée sans timbre, comme un homme qui aimerait mieux se taire et qui aurait besoin de repos.—Le Journal. M De Plus en Plus Populaire Jamais l’on ne pouvait croire que l'hon M. Foster qui a été pendant 18 aps ministre des Finances sous les gouvernements conservateurs, se serait fait battre à Ontario-Nord, une fortresse conservatrice qui a- vait élu le 7 novembre 1900, M. Angus McLeod par une majorité de 518 voix. Et celui qui lui a été préféré est un tout jeune avocat, M. Grant, ne résidant pas même dans le com- té. Peut-on désirer plus libre et fran- che expression du sentiment popu- laire ? La défaite de l'honorable M. Foster, à Ontario-Nord, a produit le même effet sur les conservateurs d'Ottawa que les défaites écrasan- tes des deux dernières élections gé- nérales. Comme les politiciens conserva- teurs ont perdu tout espoir, il est probable maintenant que la session sera beaucoup plus courte. —Ze Courier de Montmagny ne me Nous Avons Besoin De trois hommes capables de remplir la noble position de repré- senter notre Journal dans le Nou- veau-Brunswick, la Nouvelle- Ecos- se et l'Ile du Prince Edouard. 1M. Mellish, à l'appui de sa thèse La Boisson Pendant le célèbre débat sur Ja question de la tempérance entre M. Mellish et le nègre Hector, à Charlottetown, la semaine dernière, dit : —‘‘Nommez-moi une ville dans cette province où il n’y a pas de boissons enivrantes ?’'’ Un prédicant répondit :‘‘Alber- ton.”’ Pas Encore Le gouvernement fédéral vient de nommer un successeur à M. Primrose. Pour le certain, c’est un Acadien, direz-vous ? Bien non. Les droits des Acadiens ont encore été foulés aux pieds. C’est un M. Rufus Curry de Windsor, qui re- cueille la succession. était sincère dans sa réponse. parlait tel qu’il croyait ; mais la différence c'est qu’il ne connait pas encore toute l'hypocrisie de ceux qui ont la face de se faire passer comme amis de la tempérance et qui sont les premiers à en violer les principes. Nous ne nous donnerions pas la peine de relater cet incident insi- gnifiant si ce ne fut que ces jours derniers, trois personnes d’Alber- ton étaient amenées devant le ma- gistrat stipendiaire pour violation du Scott Act. Tignish est souvent montré au doigt comme étant la Sodome de læ province sous le rapport des bois- sons enivrantes qui y sont consom- mées. C'est malheureusement trop vrai qu’il se dépense beaucoup trop de boisson à Tignish, mais, pour être juste, il faut dire que la plus grande partie de la boisson qui y est ingurgitée, l’est par des gens qui n’appartiennent pas à cette pa- roisse, au nombre desquels sont des Albertoniens, dont quelques uns encore dernièrement titubaient dans nos, rues, sous l'empire du vin. Les Steamers Libres dans les glaces durant soixante- quatre jours—du 12 janvier au 16 mars—est enfin libre. —Mardi ma- tin, le 17,ilest parti pour Pictou, prenant le Minto, en passant, et le touant à Pictou. À une heure a- près midi les deux vapeurs étaient dans le havre. en mnt Pour les Cultivateurs Fair, qui doit avoir lieu à Charlot- tetown le 3 avril, et qui paraît dans nos colonnes aujourd’hui. I1 faut se rappeler que ce marché n’a pas seulement apport aux expositions. Son but principal est d’avoir un jour de marché pour les grains, etest établi pour le bénéfice des fermiers qui désirent vendre, échanger ou acheter des grains de semence, des patates, graine de trèfle, etc. Les prix sont offerts par l'asso- ciation en vue d'encourager les cul- tivateurs à faire un bon choix et à bien nettoyer les grains qu’ils offri- ront à vendre. nn La St. Patrice La fête patronale des ;rlandais à été dûment chômée, mardi le 17, dans tous les centres irlandais de la province. A Tignish, grand’messe à 9 heures, et sermon de circonstan- ce par M. l'abbé Monaghan de Charlottetown. A Alberton le Rév. P. C. Gauthier a prononcé le ser- mon d'occasion ; le Rév. Dr. Doyle a prêchée à l’église de Summerside ; le Rév. Dr. Sinott du collège St. Duns‘'an, a prêché à la cathédrale, Charlottetown ; Le Rév. Père le sermon à l’église de Souris. Terre-Neuve Ces personnes devront voyager et solliciter des abonnements et an- nonces pour Î'IMPARTIAL, et de uous rendre comnte de leur mission chaque semaine, en nous donnant un compte rendu de leur travail et des nouvelles du lieu où ils se trou- veront. Elles devront, en outre, nous re- présenter à toutes les grandes réu- nions telles que conventions, expo- sitions, etc. qui seront tenues dans les provinces maritimes ; nous en L'assemblée législative a renou- velé à l'unanimité le ‘‘modus vi- vendi’’ relatif à la côte française de Terre-Neuve pour l’année cou- rante, après un discours de M. Bond, premier ministre, qui a dé- claré qu'il était convaincu que le) gouvernement impérial avait l’in- tention de satisfaire les griefs de la Il a, déclaré, en outre, qu'il espérait que les négociations relatives à la côte. colonie aussitôt que possible. française de Terre-Neuve, qui ont transmettre un compte rendu, et se tenir toujours à la hauteur du jour- nal-—en nous donnent des nouvelles saines, morales et dignes de foi. été retardées par la guerre boer, les négociations de paix qui l’ont sui- vie, les cérémonies du couronne- ment, la conférence coloniale et le Nous offrons des avantages spé- ciaux à de tels hommes. Ecrivez- nous. TIAL- Tignisb, IL. P. E. voyage de M. Chamberlain dans l'Afrique du sud, seraient bientôt reprises. bonnez-vous a L'IMPARTIAL 11! Le Stanley après avoir été pris Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur l'avis ; Spring Seed Murphy, de Charlottetown, a fait! SOUMISSIONS DEMANDEES Il n’y a aucun doute, ce Rév. | Des soumissions pour le halage du lait à la fromagerie de Tignish et Palmer Road sont demandées par les directeur. Ces soumissions doivent être envoyées au bureau du secrétaire le ou avant le 31 mars, à midi. | —————————— Fredericton, N. B, ee La Chambre locale du Nouveau- Brunswick se réunira en session le 2 avril à Frédéricton. Le gouver- nement reste comme il était une ad- ministration de coalition. LES MALLES ee Jeudi passé, il y avait à Pictou 12,000 livres de malles appartenant à l’île, mais qui sont retardées là à défaut de moyens de communica- tlon entre Pictou et Georgetown. Si les stexmers ne réussissent pas à s’arracher des glaces sous peu, il deviendra nécessaire de rapporter toutes ces malles à Sackwille et les faire transporter à l’île par la voie des caps. Notre Beurre en Angleterre Un article du 7imes, de Londres, intitulé: ‘‘Colonial Dairy Pro- duce,’’ disait récemment que, l’an- née dernière, l’ Angleterre a impor- té 153,378 quintaux de beurre de l’ Australie, 146,137 quintaux de la Nouvelie-Zélande et selement 130,879 quintaux du Canada. Le beurre de l’Australie s’est vendu 1095. 6d. le quintal, tandis que le beurre canadien diminue en valeur parce qu’il est mal empaqueté et transporté sur des steamers dont la température est trop élevée. L'Australie a détourné les obsta- cles qu’il y a à transporter le beurre sur une longue distance, tandis que le Canada, bien qu'il ait fait de grands progrès, sous Ce rapport, n’a pas encore atteint la méthode perfectionnée des habitants des An- tipodes. Cette statistique, nous n’en dou- tons pas, engagea le ministère fé- déral d'agriculture à redoubler d'efforts, pour amener nos produc- teurs et expéditeurs à améliorer le mode d'empaquetage et de trans- port d’un produit canadien, qui, c:mme mérite, est égal, sinon meil- leur, que le produit similaire é- tranger. Aux Jeunes Demoiselles Vous chères petites, vous élevées pour le mariage !.... Allons donc ! pas plus qu’une pauvre poulette pour conduire quatorze poulets. Chères filles, que savez-vous de la cuisine ? vous qui savez tant pour le salon. Où prenez-vous de l’ex- ercice, vous qui usez tant de sofa ? croyez-moi, apprenez moins de pia- no et sachez au moins faire un pud- ding ; ayez plus de franchise et moins de fausse modestie. Déjeû- uez bien et serrez-vous moins. filles enjouées et bruyantes, à l'œil brillant, aux joues roses, au large corsage, qui peuvent repriser leurs bas, tailler leurs robes, raccommo- der leurs habits, faire manœuvrer un régiment de marmites et de as traire les vaches, en- graisser les oies, fendre du bois et abattre un canard sauvage comme de Malborough....ou autres, et qui n’en savent pas moins tenir leur place dans les salons. Mais vous, avec votre air de Mater Delorosa, mine de prude, avec votre taille de guêpe, votre teint plombé, vous | lectrices insatiables de romans et de contes bleus, esclaves de la mode et enfants de la paresse, croyez-vous que vos semelles de papier, vos bas de soie et vos jupes de mousseline vous tiennent lieu de mérite ? Non, non, ce n’est point parmi vous que je vois des futures épouses et des mères de familles....non, non. GRACIEUSE. | fait craindre, un moment, Ah ! cor:bien j'aime ces bonnes votre moue dédaigneuse et votre! LE PARLEMENT FEDERAL * L'ouverture de la troisième ses- sion du parlement fédéral aeu lieu jeudi le 12 mars avec le. cérémonial ordinaire. Le gouv:rneur pe] a lu en anglais et en français le dis- cours du trône qui suit :— DISCOURS DU TRONE Honorables Messieurs du Sénat, Messieurs æ la dur ace des ‘Conitunes, Je suis content de pouvoir vous féliciter de la prospérité qui conti-| nue de régner dans tout le Domi- nion. Durant Pannée dernière une faits qui sollicitent l'expression de notre profonde reconnaissance en- vers elle. - LE COURONNEMENT ET LA MALA- DIE DU Ror L'été dernier, j'ai eu le plaisir de visiter Londres, par anticipation du couronnement de Sa Majesté et de rencontrer à cette occasion des représentants de toutes les parties de l'empire qui venaient protester de la fidélité et du contentement régnant dans toute l'étendue des vastes possessions de Sa Majesté, et bien que la maladie du Roi ait que la cérémonie ne fut encore remise à plus tard, le rétablissement de la santé de Sa Majesté fut si prompt et si complet que ses sujets en ont} éprouvé une joie et un bonhebr tout particuliers. . LA CONFERENCE COLONIALE Des représentants de ce gouver- nement ont pris part à l’importante Conférence. Coloniale convoquée par le gouvernement de Sa Majesté à l’occasion du couronnement. : Le! gouvernement de:Sa Majesté, à Londres, a déjà: ‘6ommumiqué au pub.ic le compte rendu des: délibé- rations de la cofñférenice, y: bompris. les docurients soumis par {es : repré- sentants du Canada: ;: Je ‘#His. cer- tain qu’il. résultera: beaucoup. de! bien de,ce que les principaux poli- tiques des grandes colonies autono- mes ont été mis directement.en-con- tact les uns avec les autres et avec les hommes d’Etat; de la mère-pa- trie. à LE TRANSPOR® DU GRAIN La grande afflènce de peuple dans nos territoires du Nord-Ouest Providence généreuse a répandu | sut le Canada de nombreux bien- *y OUVERTURE DE LA 3me. SESSION DU gmx. PARLEMENT x * simon Discours DU TRONE—ANGLAIS ET FRANCAIS Que ‘et très grandes étendues de terre fertile nous prêchent la nécessité d'augmenter les moyens de favoriser le transport, par les voies cana- diennes de notre grain et de nos autres produits, aux différents mar- chés de l'univers. Toute cette [question de transport et d’installa- tidti' de têtes de ligne continuant de beaucoup occtiper l'attention, Mon gouvernement va instituer immé- diatement une commission d’ex- perts qui devra faire rapport à ce sujet. LE TRIBUNAL D’ ARBITRAGE Il a été conclu entre Sa Majesté et le gouvernement des Etats-Unis, un traité d’après lequel la ligne de démarcation, qui doit séparer le Canada de l'Alaska, sera détermi- née judiciairement par un tribunal composé de six juristes renommés pour leur droiture et leur science. REPRESENTATION"ET DIVERS AUTRES PROJETS DE LOI Par suite du nouveau recense- ment décennai il va falloir rajuster la représentation des différentes provinces, comme l’exige 1’ Acte de l’ Amérique Britannique du Nord, et il sera présenté un bill à cette fin. Des bills concernant l’institu- tion d’une commission des chemins de fer, la modification de la loi des | brevets, la loi de la milice, l’immi- gration chinoise, la réorganisation du ministère de la marine et des | pêcheries, le règlement des diffé- rends entre patrons et employés de ‘chemins de fer, et divers autres su- ‘| jets vous seront soumis. ‘ Messieurs de la Chambre des Communes : les estimations budgétaires pour l'an prochain, qu'on à préparés a- vous. ‘/ Honorables messieurs ue MM. de la Chambre des Communes, se rattachant à l'étude de’ ces ma- travaux dont vous allez être char- gés, tendent à ajouter encore, Dieu aidant, à la prospérité et au bon- et la mise en culture de nouvelles heur de notre peuple. ; ‘00 De tous les mauvais types qui nous entourent, l’un dés plus aga- çants et des plus hdïssables est sans contredit le jaloux: Consacrons-lui voye coups de plume. L'homme dévoré par l'envie. par la jalousie, se dessèche et dépérit. Le poète latin 1 a parfaitement dé- peint quand il dit :—- Pailor in ore sedet : mactes iu re re loto. La pâleur envahit'son visage et la maigreur couvre son corps. L'ambitieux, l’orgueilleux, ne jouit généralement pas non plus de la santé et bien souvént'il succombe à la foiie. PR L’envie engendre la calomnie, qui est l’arme des lâches, parce qu’elle ne frappe que par derrière et dans l'obscurité ; elle est mère de l’hy- pocrisie malpropre, de celle qui per- met toutes les turpitudes cachées. Les envieux sont de la famille de: Tartufe. Pour eux le scandale du monde est ce qui fait l’offense. Et ce u’est pas pécher que de pécher en silence. Ils connaissent les ‘accommode- ments avec le ciel et avec la terre. Faux dévots au temple, faux cito- yens en société, ils ne touchent à rien de beau qu’ils ne;le salissent des doigts ; ils ne parlent de rien de bon qu'ils ne le polluent de la langue. Ils sont tristes du bon- heur de leur prochain ; ils sont jo- yeux de son malheur. Voici le portrait de l'envie d’a- près le poète Ovide :— _.“‘La pâleur est e sur son vi- sage, tout son corps est amaïigri, ja- mais elle ne e en face ; ses dents sont noires : son corps est distilis Je |. Le Jaloux 0X0—00 du spectacle de la douleur. Tour- | mentée par des soucis incessants, ‘elle ne dort pas: Elle voit avec : douleur les succès des hommes, et cette vue la fait sécher d’ennui. | Elle est torturée en même temps qu’elle torture ; bourreau. Règle générale, le vice de l’envie est l’apanage des médiocrités. Un homme de véritable valeur est à l'abri de cette basse et vile pas- sion. Un écrivain fantaisiste a décrit les pêchés capitaux défilant chacun dans un char spécial. Voici sous quels traits il montre le char de l’envie :— ‘Ce char était un hideux foie, hypertrophié, suppurant et bla- fard. marchait à même le sol, visqueuse- mént, grâce aux vers dont il four- millait et- aux nœuds de vipères, qui, sous lui se roulaient et se dé- roulaient, dans une glu de sanie vivañite. Comme dans utie baignoire, dans le fiel de ce foie infect, l'envie se tordait de coliques. Sa peau avait le brûlant de l'ortie -et le froid de la ciguë ; ses yeux, ‘portés au bout de deux longues cornes mobiles, inquiètes, semblables à celles des escargots, distillaient des larmes de chassie vénéneuse ; ses dents vert- de-grisées mordaient et rongeaient ses lèvres minces, sèches, feudil- lées, hérissées d'ulcérations qu’a- vait séchées le noir baiser de la pierre infernale. Elle soufflait une haleine de poison dont mouraient les scalopendres quilui servaient de chevelure. Sa chair n'était qu'un ; elle est so propre | Voilà pour l’envieux : et le ja- rempli de fa ; a langue. van jamais si ce n'est Lee de" oux. :|d’'immigrants cette année, we 01e: es | tion 18 à comptes publics, ainsi que tion pour le gouvernement du Ma !cent à deux cent cinquante mille Jimmigrants .au Manitoba. et vec tout le soir qu’exigent |’ écono- gra à au inie ét le prompt développëment du n $ dev: üt |” Domi io strant déposés $ : t vers notre pays va attirer l’atten- | tion non seulement au Canada et Je souhaite que vos délibérations | tières et à l'exécution de tous les| Dans le sermon qu'il prononcera dimanche prochain, à Jersey City, Missouri, le Rév. Addison Moore de la Bergen Baptist Church de Em te ville tentera de prouver que le saint patron de l'Irlande était un baptiste- ‘C'est un fait historique, dit M. Moore, que St. Patrice baptisait ses convertis par immersion, tout com- me font les Baptistes d'aujourd'hui. St. Patrice n’était pas un mission- naire envoyée par l'Eglise de Rome en Irlande. . Cons dérant ces faits, les Baptistes ont plus de droits de réclamer St. Patrice pour un des leurs que l’Eglise catholique romai- ne. Ila été simplement canonisé par l’Eglise de Rome.” Note de la R.—Ce révérend peut St, Patrice Etait: Cr il un Baptiste ? à son aise réclamer St. Patrice com- me un des siens, ét nos coreligion- naires irlandais n’en sauraient rece- voir un préjudice appréciable. Seu- |lement il y a ure toute petite objec- tion à la prétention du Rév. mi- nistre : Au temps de St. Patrice la secte baptiste n’était pas encorc in- ventée et l'Eglise de Rome était dé- jà assise sur ses bases depuis plusi- eurs siècles que le Christ était re- monté au ciel.—L’ Avenir National Non St. Patrice n'était pas Bap- (tiste, pas plus qu'il n’était Irlan- dais. St Patrice était catholique romain et il était Français. Il é- tait l’apôtre de l'Irlande tout com- me l'Espagnol St. François Xavier était l’apôtre des Indes. Un train spécial de 600 immi- grants anglais venus par le steam- er ‘‘Tunisian’’, de la ligne Allan, a quitté la gare Windsor, mercre- di passé en route pour Winnipeg. Tous munis d’amples moyens, ils sont venus au Canada dans le but de placer leurs fonds sur des terres. Ils ont à ce point confiance dans le Dominion que bien peu d’entre eux ont une idée précise du lieu où ils vont se fixer. Ils se rendent d’abord à Winnipeg et de là ils se: choisiront des terres. ‘Le nom Canada est dans la bou- che de tout le monde, en Angle-; terre; a dit un de ces nouveaux co- | lons. Il y a quelque temps à peine, chacun parlait des Etats-Unis, mais | Ha nouvelle des moissons fabuleuses | du Nord-Ouest s’est répandue par- :|tout là-bas et vous pouvez vous at- tendre à voir arriver des. milliers M. Hartney, agent d’immigra-| nitoba, compte sur l’arrivée de Nord:Quest cette année... Je mouvement de l'immigration en Angleterre, mais aussi aux E- * L'alcool est-il un aliment ? Cette questicn, très controversée, très é- tudiée par des microbiologistes é- minents, tels MM. KE. Duclaux, | Atwater, Ruübners, Chaüveau, etc., , semble être résolue dans la néga- tive. Qu'est-ce d’abord qu’un aliment ? | Tout ce qui, iñgéré"dans le sys- tème;’est susceptible de réparer l’u- sure et la déperdition des organes ‘et de fournir le combustible néces- saire à la machine animale. : Ces matières se divisent donc en Il n'avait point de roues et | deux classes selon leurs fonctions : ‘les matières azotées et les matières hydrocarbonées. Ces deux groupes sont nécessai- res à la vie et l’homme les a instinc- tivement adoptés ensemble ou sépa- rément. , _ Dans laquelle de ces deux classes entre l'alcool ? Peut-il remplacer l'ensemble dés matières azotées et hydrocarbonées ? Peut-il se sub- ,Stituer par exemple au lait, qui est un aliment complet ? Non, et il ne peut y avoir de discussion à ce su- jet. Peut-on le substituer à r une où à l’autre de ces deux classes de ma- | ‘4 teront pas en arrière. |gie. L'Immigration au Canada Let) (tats-Unis, en Allemagne et dans d’autres pays étrangers. Ta flotte de la ligne Dominion c#mptera cet été des navires qui ne sont encore jamais venus dans notre port ; ce sont le Kensington et le Southwark. D'autre part les paquebots de la ligne Allan seront plus beaux et mieux aménagés. Les steamers de la ligne Kilder-Jempster qui de- viennent la propriété du Pacifique à compter du premier mai, ne res- Mais rien de définitif ne sera annoncé avant le retour de Sir Thomas Shaughnessy actuellement en Angleterre. Les steamers de ces trois lignes pourront facilement transporter le double du nombre des passagers de |troisième classe qu’ils ont amenés en 1603, soit 120,000 contre soi- xante et quelques mille, l’année | dernière. Le premier paquebot qui quitte- ra le port de Montréal cette année sera le Lake Erié du Pacifique, dont le départ est fixé pour le vendredi 1er mai. Partira ensuite ie Corin- thian de la ligue Allau, qui. quitte: ra le port à meuf heures du matin le 2 mai. Le Canada de la ligne Dominion partira le 9 mai pour Liverpool. © L'Alcool, Sa Valeur Alimentaire Ær— 00 X ces aliments en quantités propor- tionnelles, M. Chauveau a rem- placé dans la ration du chien, 84 grammes de sucre par 48 grammes d’alcool, quantité capable, théori- quement, de fournir la même éner- Il est arrivé que le chien a perdu du poids, qu’il a fourni moins de travail et avec plus de peine. M. Atwater a expérimenté sur l’homme, Ila donné environ 80 grammes d'alcool en remplacement de 37 grammes de graisse et de 45 grammes de féculents. Le résul- tat a été bon d’ailleurs. Mais ces deux expériences n’ayant duré que 4 jours au plus, ne prouvent rien. De plus les substitutions étaient peu importantes. La seule conciu- sion qu’on peut en tirer, c’est qne l'alcool, comme aliment ‘‘vaut d'autant plus qu’on en prénd moins. ”? Etudions maintenant les autres caractères des hydrocarhonnés. Ils fournissent d’abord du glyco- gène ou de la graisse et sont brû- lés sons cette forme pour produire de l'énergie. Or personne n’a dé- montré que l’alcool peut se trans- former en graisse. tières alimentaires ? L£ encore nous répondons. Non. D'abord il ne contient pas d’azote, donc il ne peut se transformer en matières azotées. Restent les substances hydrocar- bonées, celles qui sont les sources de l’ énergie, les combustibles. L'al- ' cool peut- -il les remplacer ? Non éncore. Un des caractères des aliments é- nergétiques avérés est précisément ; de pouvoir se remplacer mutuelle- | ment ; on peut remplacer le sucre | par la graisse ou par l’amidon et ré- ciproquement, à condition de leur donner à chacun la proportion indi- quée par sa valeur calorifique. C’est là que porte l'expérience. M. Chauveau (Académie des sciences, janvier 1901) a nourri son chien pendant des mois avec un peu de viande et de sucre, rien autre chose. Les résultats ont été admirables. Si l’alcaol est un ali- ment il doit pouvoir se substituer à | réserves. Autre chose ; l'alcool ne forme pas de réserves de graisse comme le font le sucre, la graisse, les fé- culents, l’albumine même, L'homme vit sans cesse sur ces réserves. Il brûle les aliments d’hier tandis que se forment ceux d'aujourd'hui. Nous asphyxions au bout d’une minute que nous ne respirons plus, nous travaillons à jeûn après 48 heures d’inanition, nous vivons au bout de 28 jou:s Sans manger. Nous vivons sur nos Il'en est de même pour les animaux. Or l’alcooï ne forme pas traces de réserves, Donc... Tout au plus peut:il zider à en- graisser, quand on l’ajoute à une ration d’azotés et d’hydrocarbon- nés suffisante, Conseillera-t-on de faire des réserves alimentaires à ce prix ? ri Conclusion ; l'alcool n’est pas un aliment. X