D TS re a à Ke + care: FU pe Re SE COR € a RTE RE A 9 à PR Rs ms D La meche D'or. (suite de la 1re pa ge) nement ronlés avec ta lettre ? Claude le regarda, tout stu- péfait : — Comment ? avec ma lettre ? — Sans doute! Cette lettre que tu m'as envoyée et dont on parle dans les journaux ! — Pardon, pardon ! fit Claude, expliquons-nous. Car moi je n’y comprends plus rien. Tu dis que je t'ai envoyé une lettre, moi? Une lettre fabriquée avec des mots imprimés ? -— Parfaitement ! cachée dans 'ourlet du foulard! Cette let- tre dent on donne aujonrd'huf la copie, et que tu avais arrangée de façon à la faire pincer par la police, ce qui forcément lui don- nait le change, puisqu'on s’ima- ginait que je m'échafperais d’un côté, tandis que tu avais tout préparé de l’autre : c'est très fort ! --Et qu'en as-tu fait, de cette lettre ? demanda Claude, tout anxicux. Je l'ai détruite, parbleu ! —-C'est bien fâcheux, ear j'au- rais été curieux de faire connais- sance avec eile...…. —Que veux tu dire ? —Que je ne t'ai enveyé au cune lettre... — Est ce possible ? — Depuis deux jours, j'avais tout préparé pour ton évasion. Zéphirin et moi, rous nous é- tions introduits dans l’apparte. ment ; et, cashés dans un pla- card, nous attendions tout du hasard..…....Nous devions simple- ment profiter du premier instant où on te laisserait seul... Mais Jamais je ne t'ai écrit de lettre. Jamais ! — Alors, qui cette lettre ? lissant. —Ah! Tornerre! Je vou- drais bien le savoir ; car, si je savais qui l'a éerite, je saurais qui a tué ton père ! 111 BRIGARB EN YAMPAGNE l'aurait écrite, fit Serge en pà- C'est vraiment une chose cu- rieuse, quand un crime a été commis, que le lien formé par la presse entre tons ies person- nages qui gravitent autour de ce crime. À l’heure même, où Sergu et Claude, dans lour mai- sonnette abandonnée, lisaient le régit de l'évasion de la veille et découvraient qu’une main étrau- gère se mêlait à leur intrigue, Augélina, seule, dans son bou doir, lisait avec une poignante émotion, les journaux qu'elle avait envoyé chercher par Mar- tine. Elle avait passé une nuit épouvantable 4 attendre Brigard qui ne venait pas, se demaudant si leur plan avait rénssi. Toute la nuit, elle avait at- tendu ainsi, vainement. Elle évontait les bruits de la rue, ics fiacres qui s’arrêtaient près de la maison, pensant toujours que son associé allait paraître. Le matin, elle était encore étendue sur son divan. Elle avait en- voyé Martine chercher Brigard quin'avait pas rentré de la nuit. Elle se fit apporter les journaux. Angélina avait alors renvoyé sa servante ; et elle s'était enfer- mée dans sa chambre, après avoir posé les journaux sur une table. Et, iorsqu'enfin, elle vit ces nots : L'évasion de Serge Morain, elle fut si bouleversée qu'elle demeura plusieurs mi- nutes sans lire sutre ehose. Elle domina pourtant son émotion et Parcourut ce réeit, qui allait faire la joie des Parisiens. Quand elle ent terminé cette lecture, Angélina poussa un cri de bonheur : — Libre ! Serge est libra !… Pais, à voix basse, tandis L'IMPARTIAI, JEUDI LE 20 JUIN 1901. qu'un flot de sang lui montait à | la tête. | —0 mon Dien ! Brigardan | raitil raison ? Aïnerais j*| Serge an lien de le hair. | Et elle entrevit sondain un | Paisque Serge avait réassi à &'échappr, il réussirait encore plus sûre avnt! à gagner l'étranger | —Ou lejugera par vcontu— mace ! Oa le condamnera ! On me donnera sa fortune... #t j:| la lui renudrai eu lui disant que | je PAU. es. Uns expression de joie infinie se répandit srrson visage Mais soudain, toutes ces visions de borhour s: yinonirent Lui ne m'aime pas ! Et pourra- | til jainais m'atmer? Cest eue core ee Oiaude (rarancier qui l’a fair évader!...Et, en ce mo ment, il est auprès de sa Thé- rèse..…. Ah! si j> ia tenais, elle! Si je pouvais l'écraser ! nouvel avenir. Î Elle serrait les poings, comme sieile s'était trouvée en face de Thérèse Garancier. Un sourire méchant passa sur ses lèvres : Bah! Est-ce qu'il peut aimer Thérèse ? Est-ce que Thérèse n'est pas accusée d'avoir assas siné son pè e ©? Et elle se réjouissait encore plus vivemeut de cette bonne vengeance : Pendant toute la matinée, elle fut ainsi partagée entre sa haie pour Thérèse et son amour pour Serge, qui, tour à tour s'empa- raient d'elle avec une égale vio- lence. Cette femme, qui s'était cru si forte, si maitresse d'elle- même,ne pouvait plus lutter. Et si, tout à coup, elle avait vu Serge Morain, elle se serait pré- cipitée à ses genoux en balbu- tiant des mots d'amour. I'bredoniila quelques mot: incotapréhersibles et finit par dire : — Elle se ‘“onchait qrand ;. tsnis rentr* Mais ce soir ! D'ail- leurs j dineiai avec elle. ll'sen alla quelques instants sprès, ay n° lonsjonrs peur de toir éulatur Augé ina et tré: surpris qu'elle ne lut eût adres- sé aucun reproch……. La jonrnée s'évançait. Et Brigaird nu envoyait anvane nocv- veille. Augéiina était reprise par ses alternatives de haine et d'amour, À quatre heures, elle fit acheter des journaux, et fut h'ureuse parce qu'on annon- çgait que les recherches de ia police avaient te infructneuses. Vers le soir, on lui porta une ettre Une 6ernture de femme ? mvr mura t-elle, Qui done m'écrit! Tout lui faisait peur, mainte- nant. Mais, dès les premiers mots qu'elle iut, elle retrouvs son énergie et s'écris : — Les imprudents ! me braver La lettre ctait de Julienne Fourmont ; mais Angélina re- connut bien vite qu'elle avait été dictée par Clsude Garancier. Elle était ainsi conçue : ‘Mademoiselle, “Depuis plusieurs années, vous avez réussi, grâce aux rn- ses d’un mauvais drôle, à vous implanter dans notre maison, où vous arez porté le trouble et la désanion. Vous avez simulé un amour que vous n’éprouvez 1}5 osent : pas, et trompé mon pauvre père. Et, en ce moment, vous essuy:Z de profiter d'événements épou- vantables pour mettre à exécu- tion le projet abominable que vous avez formé, t auquel je —Ah ! passion maudite ? s’écriatelle, passion que je croyais morte, pourquoi renais la fièvre ? Ah!je suis lâche ! Eils ne maïitrisa complète- ment sou émotion que lorsque Martine vint luidire que son déjeuner était prêt. Elle man- gea à peine, et remonta ch?z elle pour faire sa toilette. Sans doute, elle recevrait la visite de Brigard et celle de M.Four- mont. Elle ue voulait pas leur iaisser sonpçonner Ce qui se passait en elle. M Fourmont, seul, vint l'après midi ; et, un homme égoiste qui ne remarque rien chez les autres, il ne vit pas que Jl'aventurière était plus troublée que la veille, qu'elle tremblait en parlant. Le dign* officier rminisériel était, d'ail. lurs, encore plus troublé qu'elle. 1llniraconta ce qui s'était passé dans Ja nuit. 1] voulait dénoncer Serge immé- diatement elle lui fit renvoyer ce projet au lendemain, elle pensait : —Demain Serge aura quitté la France. Le danger sera passé. Avec un sourire aimable, elle reprit : —Maintenaut, mon ami, dites. moi où nous en sommes avec mademoiselle Julienne. Ah! roilà !..fit le notaire, tout pecaud. —Toujours au même point ? continua Angélina, dont le sou | tu ? Pourquoi me donnuestu. me suis toujours formeliment Lopposée. Je ne veux pas de | vous daus ma famiile! Je rar. rai bie: vous empêcher d'y entrer.” “Grâce à un héritage récent, | vous êtes riche. Si votre for- tune re vous suffit pas, je la donbierai, pour que vous soyez imiilionnaire. C'est sans doute ivotre rêve le plus «her. Con |seuttz à vous éloiguer de vous! Je vous le demarde simplement et franchement, parce qu'il me répugne d'avoir recours à la dénonciation. Si vous refusez. jJ2 vous annonce solennellement, que, dans huit jours, mon pere apprendra qui vous êtes ; il apprendra aussi qu'il existe des relations de la plus grande in- timité entre vous et un homme que je ne veux pas désigner autrement.” “N'essayer point de lutter. Aujourd hui je suis certaice de vous briser. } “JULIENNE FOURMONT” Angélina sourit méchamment. — Pauvres enfants! ditelle, 1ls ne savent pas que toutes les dénonciations n'ont jamais servi qu'à doubler la passion des vieillards amoureux ? Elle cacha la lettre dans son secrétaire et haussa les épaules. —Oser me menacer ! Me menacer de révéler qui je suis ! Est ce qu'ils le savent ? Est-ce que quelqu'un le sait ? Elle ajouta d’une voix sourde: — Est ce que je le sais moi- rire devint moqueur. Pauvre homme! Vous tremblez devant une petite fille. 11 se leva en faisant de grands! gestes. | — Non, non ! je vous jure que Je lui imposerai ma volonté !| Seulement, je ne suis pas fait. pour les violences! je suis un homme calme ! je veux conci-! lier ma passion pour vous avec! mes devoirs de père...Julienne | m'aime aussi! Et je suis bien certain que je n'aurai qu'à faire appel à sa tendresse... — Pourquoi ne l'avez vous! pas fait hier ? | même ? Eile entendit alors des pas dans l'escalier, et se retourua : Biigard arrivait, pâle, les yeux défaits. Angélina Jui cria : —Ah! Mon Dieu! Qu'arez vous ? ll la dévisagea ; puis, éten- Boite. 416, Spring Valley, Bureau Co, All, Guéri du Mal de Rognons par les PILULES MORO. 7 Un grand nombre d'hommes | auraient une santé parfaite s'ils pe souffraient de leurs rognonset de douleurs dans le dos. Les reins chez l’homme qui tra- vaille sont la partie vitale qui de- mande le plus de forces. 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Cinq ‘“ médecins m'ont soigné sans beancoup ‘4 de résultats. ‘“ Les Pilules Moro que j’ai prises ‘ m'ont donné du soulagement dés les ‘‘ premières boites et à la septième ‘m'ont apporté la guérison complète. ‘“ Je les ai conseillées à un grand ‘“ nombre de mes amis qui les ont prises ‘® et beaucoup d’entr’eux ont été soula- ‘s gés. Je crois que pour les maladies de ‘“ rognons et des voies urinaires, elles ‘““ sont sans égal.” EMERY HARROTTE, Spring Valley, IL Les Pilules Moro guérissent aussi la dyspepsie, l’indigestion, les douleurs rhumatismales, le mal de tête et le manque d’appétit. Les médecins de la Compagnie Médicale Moro, peuvent être vus à leur bureau, au No. 1724 rte Ste-Catherine, tous les jours de la semaine, excepté le dimanche, jus- qu'à huit heures du soir. Aux hommes qui demeurent à la cam- pagne et qui ne peuvent venir faci- ment à Montréal, un blanc de trai- tement leur sera envoyé sur de- mande, ainsi qu’un petit livret rempli de conseils et d'avis. 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MecPherson of Hamilton Road, Lot8, in said County farmer and Sadie J. McPherson his wife of 1he one part and the undersigned s0 tno7ït- yagee of the other part. All that certain parcel or tract of laad and premises situate Iying and being in Township eight in Pince County Prince Edward Island bound. ed and described as follows : commen. cing at a point on the north side of the Hamilton Road at the south west angle of land formerly owz«ed by An- drew McDougall and now cer lately heretofore in the possession of John A. MePherson and runniug thence north along the west boundary of the lands in the vossession of John A. McPherson as above said, a distance of one hundred chains a little more or less or to the southerly boundary of lands in the possession of John James England ; thence west and parallel with the reur line of farm fronting on the south side of the O’Leary Road, a distance of six chains or to the east- erly boundary of Jlands owned by George C. McPherson ; thence south a- long the said east boundary last men- tione 1 to the Hamilton Roaë aforesaid ; thence east along the said Hamilton Road six chains a little more or le:s or to the placeof beginning contain- ing by estimation sixty acres by the same moreor less and being the lancs (or a portion thereof) devised by Donald Neil MePherson to the mert- gagor—default having been made jn the payment of the principal and in- terest secured 5y the said mortgage. For further partieulars apply 10 Bell & Johnston, Barristers, Summer. side. Dated this 12th., June A. D. 1901. JOHN H. BELE, Mortyagee. ln Mortgage Sale. O be sold by Public Auection. on Monday th+ 24th day ot Jane next A D. 1961 at the hour of tuelve o’clock noon in front of the Court Iouse in Summerside in Prince County all and regul:.r those certain parcels or tracts | of land and premises sitnite lyiog and | belug on Los er Town ship number se- | venteen in Prince Cousty. Priice Ed- werd Island pvounded as follows: com mencing at a stake fixed on t'e north side «fthe Western Ron leading from St. Eleanors to Miscouche in x“ certain | Brook or (Creek and running thonce 28 long the Western Ron Not Lity-six degrees and fitv-jive minutes West | fifteen chains #14 twenty eight links to a four aere lot lat-ly owned by the Rey. |R. B. McDonald tience #t riiht angles | aoïth easterly rie ebaius and eigity | links thence at risht angles south east. Lerly eight chains and seventy lisks to | the brook thence :cuta Wwestarde along | said broekte the piuce «f cimmence- ment containing eleven aud three quar - |ter acres of land a little more er less. | Also ali that other tract of land on the said lot cunmenciug züt a square stake ‘fixed on the souih side of Sijur KEleanors ioad and in the north east augle formed by the Junction ot the Liakltter with the St Eleanors Road und runpi.g therce South twenty nine degrees thirty minutes West for the distance of seven chains to the Miscoucle parish farm thence South sixty deyrees thirty mi- nutes East tweuty chaius and twenty liuks to F. Connors’ laid thence north twenty degrees thirty minutes east seven Chains to the Saint Eleanors Road thence along said Road north -ixty de- grees thirty minutes west twenty chains aud twenty links to the stake at tm [place of commesceiment coutaiuing | fourteen acres a little more or less. | The above sale i« made pursuaut to a | power of sale contained in a ecrtain [n- | denture of Mortxige date 1 the tweu- |tieth day of May A D. 1900 and made | between Lawre: ce O Brien of the one part and the uncersigued Thomas Han drahauun üf the other part defauit bai g been made by the said Lawreuce OBrien in the payment of (he principal and ins terest secured by the said mortgage. For further particulars apply at the ofice of Arsenault & Macke:zie, Solici tors, Summerside, THOMAS HANDRAHAN, May 25th 1901—4 wk. Mortgagee. Faites usage du véritab'e | KENDRICK, GREAT NEED of Town and Country i s more paint. To get best results use Ramsey’s Exterior White Lead. 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