AAA ENTER PET A: FR ? Le is TL ÉD 12% Ts rt 5 Re M pe re + | PORC RE TRE RE A5 ERA LS RD SARA PRESS À ne NME EE + ! nee RAR CSP omega eue D pouatishsr sé Hu GRR : sms - ares nd Hd à Abe. a Go L’IMPARTIAT, JEUDI LE 29 DECEMBRE, 1898. ge mnigerpn ée ves r é à . us. L RC PRET Pere am mr am ue lasse psonirnumnencien han tmacereosco igétienntndeime taie à ; 4 = _ ue gt nn ti itinengentinsentiti ter ns pren PEER _ nés pente ane dires Une Terrible Lotterie En 1849, le navire de com- merce, la “Pintada” se rendait aux Etats-Unis avec plusieurs Passagers et sa cargaison, lors- qu'en havts mer tout à-coup uu incendie éclata à bord. Après des efforts désespérés le sani- laine jugeant ie navire perdu fit mettre à la mer les embarca- tions, qui ne se comoosaient maheureusement que d’une yole et d'un canot bien étroit pour l'équipage et les passagers. Quand tous y furent descendus, il parut évident que le canot comme la yole étaient surchar- gés et qu'on aurait grand'peine à gagner l: côte, bien qu'au dire du capitaine elle ne fut guère qu'à une vingtaine de lieues. Le canot, eucombré au point de ne pouvoir manœuvrer, se laissa aller à ia dérive pour s'éloigner du bâtiment en flammes, pen- dant qu3 la yole, où l’on ramait encore, tant biea que mal pre- nait l’avance. Une assez grande distance séparait déja les deux embarcations, quand tout-à-coup des cris de détresse retentirent du côté du canotet on le vit sombrer en même temps que disparaissait le vaisseau embra- sé qui, en s’abimant, avait causé la catastrophe du canot, celui-ci n'ayant pu s'éloigner assez vite pour échapper au remous. —Mes amis, s’écria Réné, un jeune matelot de Ualais passé a- vec son père sur la yole, laisse- rons-nous donc les camarades, Périr ainsi ? Vons entendez qu'ils crient au secours ? — Que voulez-vous ? répondit Lanrbert, un vieux maielot ha: bitué aux catastrophes et quel que peu égoïste, on u'y peut rien ; c'est un malheur, mais sur la yole, on est trop déjà. He! aux écopes, aux écopes, l’eau nous gagne. En effet, bien que la mer iut calrae la yole, dans s'entassaient douze robustes ma- telots, s'enfoncait presque au ras de l'eau et la moiudre cousse inoudait la petite barque La moitié des matelots s’épui sait de fatigue pour rejeter l'eau dehors pend nt que les autres ramaient. Une légère orise s+ leva. —,. eau nons s’écria Lambert ; décidément, La barque «st surchargée, on e:t trop de denx au mcius. 1l faut prendre qn parti. —Et lequel ? répondit Le- moine. uv des matelots. 1l n’y a plus rien à jeter à la mer, si c: n’est des hommes, et à moins que deux d'entre nous ne se dé vonent de bonne voionte … D'a- bord ce n'est pas moi, j ai femme el enfants. —Ni moi, dit Lambert, je suis swul, mais je tiens à faire le p'ougeun le plus taid possible. — Eh bien !alors ? —Qu'on s’en raprorte au sort et qu'il décide. Au petit bon- heur. Deux chances valent mieux qu'uve. La proposition mise aux voix fut adoptée à l'unanimité de vaut l'évidence du péril. Pen- dant que l’on continuait à ramer et à écoper, Réné écrivit a cra- yon, sur de petits morceaux de papier, les noms des douze nau: fragés ; puis ls papiers, contrô lés et rouiés, furent mis dans un chapeau qu'il donna à tenir à Lambert comme le plus âgé, et Iuni-méme comme le plus jeune, tut chargé du tirage. 1] prit un billet, et, en pâlissant, car il songr ait à son pèie, il l'ouvrit et car laqu+-: e se- gague encorr., respira. —François Lemoine, dit-il d’uné voix tremblante. —Ma pauvre femme, mes pauvres enfants, murmura Je matelot en entendant l'appel de son nom. Réné mit de nouveau la main dans le chapeau et tira le second billet au milieu d'un terrible si- {lence. —Lovis Hubert, dit-il avec une larme dau» les yeux. —Mon père ! ma mère ! ma ‘mère ! Oh mon Dieu, qui leur donnera du pain, s'écria un jeune homme de vingt-deux à vingt-trois ans, en laissant tom- ber l'écope qu'il tenait à la main. —Dame ! c'est le sort dit Lambert, chez lequel l'instinct égoïste de la conservatiou étonf- fait la pitié. Enfin, nous avons tous couru la chance, ce n'est vas notre faute —On nous laissera bien le temps d2 faire notre prière, ré. pondit Lemoine en s'agenouil- lant, ainsi qu'Hubert, l’autre victime désignée par le sort. La plupart des matelots pleu- raient, quoique soulagés sans deute au fond du cœur de ne plus sentir peser sur eux la me- nace de Ja mort. Mais le plus af- fligé de tous, c'etait Réné, qui: la figure haignée de larmes, contemplait avec désolation cette triste scène. L'impression qu'elle faisait sur iui était telle que son père, vieux matelot, un peu moins tendre de cœur quoi- que aussi généreux, se voyait par instant forcé de soutenir son fils prêt à défaillir. Au moment où les deux con- damnés du sort se relevèrent, Réné, se penchant vers son père, lui dit tout bas avec uu é- trange sourire, quelques mots dovt celui-ci parut vivement é- mu, mais ému d’un sentiment qui ressemblait à l'admiration, —Certainement, mon enfant, répondit-il, ce serait bien, et si c'est ton idée, je ne demande pas mieux —— Merci, père, dit l'adoiescent qui s'avança au milieu du groupe, en arrêtant les deux ia- fortunés matelots grimpés sur le banc et prêts à rouler dans Ja rT : Un :nstant, csmarades. dit-il, able et a la satisfaction de tous. Heiu ! comment ! fit Lambert avec des ‘;estes d’impaiience. —Toi, Lemoine. reprit René, toi Hubert, de vieux parents, et tous deux “ous f-ri-z faute a une famiile d-soire. Mon père -l Mol, au «uuträaire nous som- om ssenis! Persoune la-bas ne ma mère étaut morte. Ainsi, m-s amis permettez que nous preuious votre place. Un muarmare à ia fois de stu beur et d admiration se fit en- tendre. Tous les yeux se mouil- lèrent de larmes ; mois, par uu noble combat de générosité Le- woiue et Hubert se refmsaient d'accepter le sacrifice. Non ! non ! disaient-ils ; c’est nous que la Providence a dési- gnes puisque nos noms sont sor- tis ! À la volonté du bon Jieu ! il aura pitié des nôtres. —Camarades ! reprit le ricux matelot de Calais, c'est le bon Dieu au contraire qui a inspiré l'enfant ! Laissez, si ce n’est pas pour vous que ce soit pour ceux que vous aimez. Merci, disait Lemoine, merci ; mais il y aurait censcience.…… ce serait une lâcheté à nous de permettre... —A!lons donc ! ——Enfin qu'on se décide, dit Lambert avec humeur ; la brise augmente et l’eau monte. — Personne alors, persoune ! s'écria une voix généreuse qui ne trouva que peu d'échos. À la grace de Dieu ! - La belle avance, murmura Lambert d'un air sombre, nous serons tous noyés eu compagnie. Voilà ! _—L'eau nous gagne ! Voyez, voyez ! crièrent soudain piu- sieurs avec l'accent de l’épou- vaute. La yole va sombrer. soudainement. En effet, par suite de l’émo- ‘a chose va s'arranger à lami. \pense leur fut tion de cette scène, on avait laissé reposer les écopes, et, l'eau continuant d'entrer, la barque baissait de plus en plus. À peine le btordage s'’élevait-il de quelques lignes au-dessus de la mer. Réné s'était rapproché de son père, à la vue du péril, ils 6- changèrent ensemble un su- blime regard, firent à la tois le signe de la croix, ct s> donnant la main, enlacés à demi, se glis- sèrent dans la mer. La vague ce referma sur eux. Âu même ins- )taut, la barque se releva et l’eau baissa de deux ou trois pouces du bord. —Sauvés ! nous sommes sau- vés ! ne put s'empêcher de mur- murer Lambert d’un air de sa- tisfaction. —À haut prix ! répondit Le moine en essuyant ses yeux du revers de sa main. —Sans doute ! sans doute ! Mais le bon Dieu les récompin- sera ! ——Oh ! dit un matelot, bien sûr qu'à l'heure qu'il est, ils sont en paradis et entrés par la grande porte. Mais, en attendant la récom- donnée aussi sar ceite terre, en les ramenant au-dessus de l’eau. lis s’attachèrent à une épave qui leur permit d'atteindre une île, où un navire leur permit de regagner leur patrie, was troubled with BILIOUS Sick Headache and Biliousness, and could not sleep at night. I tried several doctors but to no effect, and got com- pletely discouraged. At last 1 saw an advertisement telling about Burdock Blood Bitters. My hus- band induced me to try it, and to- day I am using the third bottle, and can SPELLS truly say it has done me a wonderful tt Last summer I i Î | | tu as une femme et des enfants, : | | no satiend et ne nous r:grettera _Elle sembre, dit Lambert | | than I have for years, and am con- amount of good. I feel better fident I owe my restored health to B. B. B.” MRS. EDWARD BECK, Riverside, N.B. 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Il ne faut pas soigner trop fort aa commence- ment de l'hivernement, cett:2 remarque ne s'applique pas seu- lement pour les moutons, mais pour tous les autres animaux de la ferme. Les moutons doivent être nourris au moyen d’un râ- telier ui doit être pourva d’un auge. Chaque jour, enlevez les déchets, s’il y en a, ainsi que le grain que les moutous ont Jlais- sé dans l'’auge ; car ne pensez pas quo les moutons y touche- | ront de nouveau. Tenez cons- tamment du sel à la portée de vos moutons. Ces détails peu- vent paraitre insignifiants pour plusieurs ; l’on se trompe gran- dement, ils sont plus impor- tants qu'on le pense générale- ment. avantage | principaux _—% CS 5 ne RÉ EN ORNE. ROBT. T. HOLMAN'S Fall Goods Are arriving Daily from the Best Makers in United Kingdom, United States, Canada. VARIETY NEVER SO LARGE, PRICES NEVER 0 LOW FARM PRODUCE BOUGHT FOR CASH. ROBT. I. 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