DOTE LE À is À. 2 gt ape Lis EME à EU GP EE IPIMPARTIAL, JEUDI LE LA MBRE JOB (Suite de la lére page) tenticn des spectateurs. Tous suivirent le tambeur et ses cempagnons à l'intérieur de l'Aigle d'or. Tandis que l'heure fixée pour le tir solemnel s'’èpprochait, et que, tireurs et eurieux, se ras- semblaient de plus en plus à l'auberge, toute une famille s'a- vançait lentement à l'autre bout du village, pour venir as- sister à la tête. En avant, l'arbalète dans la main gauehe, marehait le bras- seur baes Job tent oearbé sons de grares où tristes pensées ; ear tout en marchant, il regar- dait le sable du ehemin et fai sait de la main droite des gestes brusques et dépités. Ses traits étaient passablement rébarba- tifs, ses yeux petits et ses là- vres minees. 11 avait tout à fait l'extérieur d’un homme dur ou en colère; mais, 6» qu'il y avait en lui de plus remarquable, e’est que, bien qu'il fât brasseur, il était néanmoins maigre et sec. À deux ou trois pas derrière Ini. s'avançait la mère Job, 6a femme, des joues de laquelle la cinquantaine à laquelle elle touchait n'avait pas encore effa- oé la fraicheur de la santé. Une douce bienveillance et la een- fiance dans Ia vie, brillaient dans ses yeux ; un sourire affa- ble plissait continuellement ses lèvres ; bien qu'elle fût d’ane taille remarquablement haute, elle marchait la tête dreite et bien plantée sur les épaules. Ses gestes étaient rares ; il y a- vait dans toute sa persenne, je ne sais quoi d'impesaut qui an- nonçait la femme ferte, à la fois courageuse et bonne. De la main droite, elle tenait un gros garçon flerissant de san- té, Agé d'environ dix ans, qui sautillait en dansant à son côté et s'efferçait de l'enirainer en avant, afin de rejoindre plus têt le tambeur dont les beaux reule- ments résonnaient encore à tra- vers le feuillage. De l'autre oôté de la mère marehait I[ugo, sen fils aîné, le tavoni et l'orgueil de son cœur. 11 pourait aveir atteint sa vingt. septième année ; ear le calme et la gravité le l’êga mèr planait déjà sur sa physionomie qui a vait encore toute la {raieheur de la jeunesse. 11 n'habitair plus le village paternel ; depuis quel- que années, il était aller se fixer en ville peur y ehercheï fortune dans le négoce. Ses parents a. vaient chargé de rentes quel- ques-une de leurs biens, peur lui progurer un capital ; il s'é- tait associé avec un Cemmis né- gociant expérimenté, et ils a- vaient élevé à eux deux une petite maison de cenmerce, dent les relations s'étaient éten- dues peu à peu et se trouvaient maintenant sur un bon pied. Son associé, monsieur Walter, le suivait à quelques pas de dis- tance ; il avait l'air d'un exeel- lent homme, était mis avec soin et sen allure, aucsi bien que ses manières, attestaient, une par- faite convenance et une urbaui- té exqaise. Rosine, belle et gra: ciense sœur de Hugo, marchait à côté de lui. La jeune fille é- contait avidement et aveo une sorte de joie, le besu iangage ci- tadin de monsieur Walter, qui eavait dire teut, si bien, que e'é- tait merveille à enteadre. Peut- être le seurire stéréetypé sur les lèvres de Rosine et l'attention qu'exprimaient ses grands yeux bleus n'étaient-i:s qu’'ame af. faire de eonvenanee ; ear, mon- sieur Walter, n'était-il pas l'as- soeié de son frère et ne devait- elle pas avoir peur lui égards et affabilité, pour lui, dent son frère ne pronençait le mem ‘qu'a- vee élege et reconnaissance | tenant entre elles, tonte ces per sonnes, à l'exception du bras seur, semblaient fort ecoupées de l'enfant. Aussi était-ce un jeli et gentil petit garoen, et ja de tentes qu'on disait de la beauté de l'enfant et de sa douce physionemie ! 11 était facile de voir qu’elle l'avait ha billé avee sollieitude et avait boneie soigneusement se8 cha veux blouds. Tandis qu'elle reprenait dou- cement l'enfant de son trop grand empressement à rejoindre le tambour, Hugs, tout songeur, avait fixé les yeux sur sen père et remarqué ses mouvements d'impatience. 11 interrempit le sermen de sa mére, et dit : —N'ayez done pas l'air si fà ché, mou père. Q'est bien triste que, pour uu jour que Je puis venir passer de temps à la mai son, ily ait toujours quelque ehose qui eheche ! —0Oe sont des boutades, Ku- go ; tu le sais bien, dit la mère en souriant. Ne t'en inquiète pas ; ton père est peut-être plus content que moi que tu seis ve- au nous voir ; mais c'ést dans son caractère d'avoir teujours quelque chose en tète peur a- voir le dreit de gommeler. Ce n’est rien ; tout à l'heure, sil réussit au tir, il sera jeyenux et ‘blanc ! Sorti du blanc | @ela ne m'est pas arrivé depuis six meis. Bu reste, je savais cela depuis le matin ; en sautant du lit j'ai jeté la iampe à bas de la table mère Jeb paraissait si heureuse {de nuit, j'ai mis mos souliers à un pied pour l'autre, et en ou- vrant la porte j'ai marché sur le ehat, si bien, qu'il a erié cemme un diable. Tous présages de malheur ! —Je comprends que ces signes Yous aient inquiété, mon père ; mais ce n’est pas la faute de vos amis, et quand. par hasard, ils tirent hors du blanc, me riez- voue donc pas comme les au- tres frères de la gilde ? —Oui, oui, mais la tabatière eu argent ! murmura baes Job en poussant un profend seupir. Je suis ensorcelé ! C'est tou- jours la même chese: tout tombe contre moi! Y a-t-il au monde un homme plus malheu- reux ? —Mon père, mon père, vous ue croyez pas à ce que vous dites, n'est-ce pas ! dit le. jeune homme d'un ton de doux re- proche. Nous sommes tous en benne santé ; votre brasserie garde aux alentours sa vieille renvmmée ; mon cemmeree Va mieux de jour en jeur ; Kosine va faire un bon mariage ; ma mère est la joie et la bonte en personne. Les gens du village de benne humeur ! miu, si bien que ses genoux s'enveleppèrent d’un nuage, et g'éoris aveo une irritatien mal contenue : — Ah ea, viendrez vous, vous autres ? Ges femmes ça traine en chemin comme des lima- gons ! Dépéchez vous un peu, pour l'amour de Dieu, eu j'rrri- verai trep tard pour tirer à mon teur. Sur ma parole, on ne 8e- rait vraiment que vous vouliez prêtor aide comtre moi à mes ennemis ; mais je leur appren- drai, à ces envieux.......…. | — Monsieur Walter, ne le pre- nez pas en mal, dit la mère Jeb. en tournant la tête, si nous marchons un peu plus vite. Et elle-même pressa le pas pour complaire à sen époux groudeur. Hugo, dent le mot enne- mis avait étrangement frappé ) l’ereille, avait eearu à som ue. et lui disait en lui premant le bras : —Mou père, y a#il dono au village quelqu'un qui vous cha- grine ? Vous n'avez jamais eu d'ennemis, que je sache, du meins. —J'en ai maintenant ! grem- mela le brasseur d’un ton bour- ru. S'ils pouvaient briser cet are dans ma main, ils n'y mau- queraient pas. Malheureuse- ment je ne suis pas dans mon jour ; sans éela je leur montre- rais comment baes Job se venge de seux qui sont jaioux de lui ! — Mais de qui parlez veus donc? —D'aberd du notaire. —Bu père de Gabriel ! — Ouai, de cet hvpoerite ! KEn- suite du père Wyns, puis dn se- erétaire, puis du père Daems et | de bien d'autres encore. —Mais, mon père, es sont vos plus vienx amis que vous nom mez là, et, sijeme me trompe, les meilleurs tirears du village. —O'est moi qui suis le meil leur tireur, s'écria le brasseur, et tout le monde le sait. — En effet, il y en a peu qui puissent se mesurer aveo vous ; mais cela ne me prouve pas du tout, me semble-t-il, que les amis de la gilde de Saint Sébas- tien soient devenus vos enne- | mis. Vous ont-ils vraiment fait | quelque tort ? | —1ls se sont mequés de moi ce matin. Voistu, Hugo, après la grand'messe, je suis allé au tir pour m'exereer la main. fur } - - dix coups je n'ai fait qu'une pous appellent les gens heu Baes Job se reteurna, frappa reax ; et, peur eemble de héné- da pied dans le sable du che-|diction, tout le monde nous aime ; personne me nous porte ni haine ni envie. Ne devons- nous aucune revonnaissance à Dieu pour tout cela ? En pronounçant eette dernière apostrophe, la veix de Huge é- tait devenue si pénétrante et si tendre que le père. se scutit ému. —Tu as raison, Hugo; nous devons être reconnaissants en rait assez content là-bas. On di- vers Dieu ! réponditil. Mais la tabatière ! la tabatière ! Elle me revient, et je la verrais gagner per un autre ; il y a de quoi en tomber malade de dépit ! — Qu'est-ce donc qu’une taba biere en argent ? En souhaitez. vous une vraiment ? Je vous l’enverrai avec joie. —Oh !ee n'est pas pour la tabatière ; je puis en acheter une si eela me plait. Mais son hon- meur d’arbalétrier ! Ma réputa- tion ! Passer pendant toute une année pour une mazette et être la risée de la gilde ! Si je ne me retenais, je briserais en milie pièces mon arbalète eontre eet arbre ; du moins je ne serais pas vaincu. — Vous ne pouvez savoir ce qui arrivera, mon père ; peut- être virerez vous mieux que veus ne le creyez. Et s'il arri- vait que la tabatière fût gagnée par un autre, eh bien, @emain cela irait mieux. — Oai, oui, ta as appris ce beau dicton-là deta mère : a- près le chagrin vient Ja joie, après la pluie vient le beau temps, tant qu'il ya vie,ily a espoir,.… et ainsi de suite ; tou- jours les mêmes ehansons. Ta mère ne s'inquiète de rien; je crois que si le ciocher de l'é- glise lui tombait sur le corps, ele crierait eneore ; eela jira mieux demain ! Mais tiens! la voiture de monsieur le baron est devant la porte de l’Aigle d'or ; le conseil de la gilde doit le recevoir. Oh ! je serai le seul absent. Femme, femme, e’est ta faute ! Et tendant avec celère le poing vers la mère Jeb, il cou- rut vers l'endroit, où de loin il voyait les paysans agiter en l'air leurs casquettes et leurs bonnets pour souhaiter la bicn- venue au nouvesu chef de la gilde de Saint-Sébastien. Baes Joh trop tard ; car à son approëhe la foule disparat dans l'auberge en poussant toujours des aocla- mations, et la veiture bu baron) Tout ea marehant et s'entre- | rose, et suis deux fois serti du | fut retournée vers do château, | Un des dangers les plus sérieux durs €? 1°: est l’usage immense qui est fait de l’alcoo!, rior- phine, opium et autres poisons mortels em, loyés . dans les médecines liquides qui sont vendues aux iii saire pour empêcher les médecines de sûrir. Ja | morphine et l’opium sont donnés pour cndormir | le mal, mais le malade est bien souvent plus mal après qu'avant le; effets de ces narcotiques. Un usage habituel de ces méd5cines liquides est la cause que des milliers de femmes ont contracté l'habitude de boire ou de faire usage de la mor- phine ou de l’opium. ‘Tou- tes les femmes et les jeunes filles devraient être sur leur garde. IL n’y a aucune nécessité pour elles de prendre de ces médecines dangereuses au prix exorbitant de $1.00 la bouteille. 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Je souffrais d'étourdissements, de violents maux de tête et bourdonnements dans les oreilles. Cinq loîtes de Pilules Rouges du Dr. Coderre m'ont ramenée À une santé robuste.” à payer. Il arrive souvent que lorsque les femmes Faute} prennent les Pilules Rouges du Dr, Coderre elles ne constatent pas beaucoup de mieux dans leur état : la raison est que ces femmes ne les prennent pas de la manière appropriée À leur maladie. C’est pour cela que nous avons femmes. L'alcool, le whiskey ou l'acideest néces- | mis à leur disposition des médecins spécialistes qui traitent exclusivement les maladies qui sont sulter absolument pour rien, à leurs salons Ce Dr. Coderre, l'effet de ces deux remèdes combi- nés est merveilleux, | Gare aux imitations et refusez toutes pilules cent ou à 2$c la boîte, ven dues ainsi à bon marché sont de dangereuses 1n11- tations des véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre pour les Femmes Pâles et Faibles. 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Jan ist 1900. ne de p—. - ” ? ns 4 1 ' . par le eocher en livrée... d'elle, comme sielle eùt cher Peu d'instants après, la mèrelché quelqu'un ; cepndant on Job était assise arec sa famille pourait s’aperceroir qu'elle é- daus j'arrière cour de j'Aigle tait cunfas » de ces distiations d'or ; son petit garçon était à let s'eflorçcait da les dissimuler eôté d'elle, et elle s’entretenait à Passoci® de on frère. avec sen fils du commerce de! celui-ei à la ville. Monsieur) __ Walter s'élait assis auprès de Rosine et ne eessait de lui a- dresser des paroles à Ja fois bienveillantes et polies, tantot| lui demandant des renseigne: ments sur la fête de la gilde, ï. à tantôt, lui racontant damu | ‘#7 F4) TRADE MARKS, d'arbalétriers 3 sy érn monsieur quiciis (à continuer) ET < = ST 0 Phase, 59 YEARS’ .714-%9 EXPERIENCE, et de chasseurs ; ear Walter était deué d'une eemplaisante mémoire. Il ei rie h , in = bien vrai que par moments RO bem: latOR et 1x njears sine devenait irès inattentive, ct autour! RE Û 2 252 È WW Lette, promenait ïies yeux SEX bowels are constipated and À your system clogged with poisonous material. There should be a natural move. 14} ment every day, and the best 13) way to secure it is to take Laxa-Liver Pills. The most æ obstinate cases yielci to their 9 action. They neithcr gripe, sicken nor weaken, are easy to take and prompt to act. à # ; : ‘@ You can’t be healthy if your \$} @ 4 APFPPPIPPPFPEP Heals and Dr. Wood’s | soothes the Norway Pine Lungs and | cures Coughs | Syrup and Colds of | the worst kind after other remedies [es Pleasant to take. Price 25c. z en DE sg 9 0 Ve eme “ £ _ ae à au CREME cz 1.4 % "4 à é ir pr Led Fe ka 2 DR 4 ‘a sd Li Fe Lu TR re À D PR