| | nt nr tt 68 Re cm MES NE CARTE * CARS AE LE | are L'ERET We ” mb ee |: AL née gens NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E, MARDI 4 JUILLET tort 19 ANNÉE UNE VOCATION LITTERAIRE SOUVENIRS D'UN VIEUX JOURNALISTE Mon ami Pierre, ayant terminé son apprentissage comme YPOgr£" phe son stage cotme journaliste, s'appliqua à lui-même cette paiole de la Sagesse : ‘l’homme ne doit pas vivre seul.” Et il se maria. Il avait alors vingt deux ans et sa compagne était plus jeune de quelques mois. Comme on le voit, ils s'étaient parfaitement rencontrés sous le rap- port de l'âge. Ilen fut de même pour le caractère de la fortune. Bâti en Hercule, vif comme la poudre, doué d’une constitution sur laquelle la fatigue et les mala- dies paraissaient me pas avoir de prise, Pierre était un de ces privilé- giés auxquels les bonnes gens ne craignent pas de prédire nne exis- tence pour le moins séculaire. Ce- ci pour le physique. Quant au moral, c'était bien la meilleure pâ- tefd’homme que j'aie jamais con- nue. Pour lui comme pour tout hu: main il serait difficile de dire s’il jeunes frè res et soeurs ce que j'a fait pour toi, et les bénéfices de mon commerce diminuent d’année en année au lieu d'augmenter. La concurrence nors tue. À défaut d’une fortune, je te donnerai un couseil qui vaut son pesant d’or. Travaille ; les deux bras d’un ou- vrier honnête et vaillant sont un capital qui en vaut beaucoup d'au- tres. Dépensefchaque semaine un peu moins que £ton établissement. Mais, pour deux raisons sérieuses, je te prie, jette conjure même de ne pas te lancer dans le journa- lisme...Ceci te surprend ? Eh bien? je vais m'expliquer clairement ; c'est, peut-être la dernière fois de ma vie que j’en aurai l’occasion. Je prévois le moment où le journalis- me honnête, désintéressé, chrétien, conduira rapidement, non à la for tune ou même à l'aisance, mais à l'indigence, à l'hôpital ou a l’asiie. Dans vingt-cinq ans d'ici, il y aura peut-être moins de vrais savants qu'aujourd'hui, mais les écrivains avec ou sans talents, avec on sans eut beaucoup d'amis ; mais, ce qui est certain, c'est que lui-même sa- vait être un ami dans le sens le plus large et le plus admirable du mot. Il était surtout charitable. Il don- nait sans compter, se privant de bien des choses quand il avait dé- couvert une infortune à soulager allant même jusqu’à s’endetter pour sauver une famille dans le be- soin. Sa digne compague avait été ri- chement dotée par la nature et par Dieu. Elle était belle et bonne. Jenela décrirai pas autrement, bien persuadé que mes lecteurs me sauront gré de ne pas parler de che- veux bouclant naturellement de trente-deux perles se montrant en- tre deux lèvres de corail, d’un cou de cygne!(pourquoi pas d’autruche ou de giraffe : }d'une taille de guë- pe, de pieds invisibles et de tant d’autres soi disant perfections qu’- on ne trouve que dans les ro mans à la mode. Quaut à la fortune, comme je l’ai déjà dit, elle était bien égale des deux côtés, car tous deux avaient encore leurs parents et ils étaient loin d’escompter leur héritage. Mais ils n'étaient riches d’affection d'amour, de courage et de confian- ce en l’avenir. Le père de Pierre lui avait dit : ‘Mon garçon, tu veux te marier etje ne t'en empêcherai point, bien qu’à mon avis tu sois encore trop jeune. Je me suis imposé de grands sacrifices, d’abord Épour te procurer les bienfaits d’une éduca- tion solide et surtout chrétienne, et ensuite pour te permettre d'appren- dre un métier lucratif. Tu dois être maintenant capable de pout- voir à tes besoins et à ceux de ta jeune femme, surtout si celle-ci est bonne ménagère et ennemie du luxe et des folles dépenses. Ton patron m'a dit quetues un typo- graphe habile et qu'avec l’étude et l'expérience, tu peux devenir, si tu restes toujours bon chrétien, un écrivain utile à la religion et à la patrie. ‘Tu sais que je ne puis pas te donner beaucoup d'argent en ce moment, car je dois faire pour tes convictions, seront tellement nom- breux, qu’à peine un sur cent aura la chance de se caser à peu près convenablement. ‘Tu aimes a écrire ; écris, mais seulement dans tes moments nerdus. Que la littérature soit pour toi l’acessoire et le travail le principal. Un bon ouvrier se tire presque tou jours d'affaires, ‘pendant qu’un é- crivain a toutes les peines du mon: de à trouver le placement des pro- duits de sa plume. ‘Ne vas pas maintenant me prendre pourfun ennemi de l’ins- truction. J'ai de bon coeur payé les frais de ton éducation et j'en ferai autant pour mes autres en- fants. Mais puisque tu n'as pas embrassé l’état religieux et que tu u’as voulu être ni médecin, ni avo çat, ni notaire, travaille je le répè te, et tu pourras te créer un bril- lant evenir. Ton instruction te se- ra utile. Nul n’a le droit aujour- d’hui d’être ignorant. Tu aimes l'étude; étudie encore, deviens un savant ; ton père n’e t'en aimera jue davantage. Mais ne demande à la science qu’un utile et salutaire délassements, et consacre ton exis- tence au travail qui, en retour, te donnera l’indépendence.”? — Père, répondit Pierre, je dési- re sincèrement suivre vos conseils, bien qu’au métier de typographe e préfère la vocation de journalis. te. Vous parlez de l'utilité, de la nécessité de l'instruction .....Le journaliste n'est-il pas pour ses lecteurs un professeur dévoué, un conseiller précieux ? — À condition qu’il soit chréjien honnête, désintéressé. —Je serais tout cela, père, si j'embrassais la carrière, et jamais je n’écrirais unesseule ligne sans penser que, penché sur mon épaule, vous lisez chaque mot qui tombe de ma plume. Papa Legal embrassa son fils et....Pierre fut journaliste. Jamais il n'’oublia sa promesse; aussi ne fut il ni a vendre ni à lou- er sa devise fut toujours: Dieu et Patrie ! Remede contre L'Ivrognerie Dans certaines villes, principale- ment à Copenhague et à Amster- dam on a trouvé un moyen prati- que de diminuer de beaucoup les cas d’ivrognerie pub:ique. La-bas, nous dit un confrère de France, la police est plaine de man- suétude pour les ivrognes, et très sévére à l'égard des débitants de boisson. Lorsqu'un agent rencontre un homme ivre, il hèle un fiacre,y fait monter le pochard pui est conduit miué par un docteur, on lui fait dé- clarer chez quel buvetier il a pris son dernier coup puis on le recon- duit en voiture à son domicile. Le lendemain la note du docteur LT et du cocher est adressée à l’hote. aicoo!l à uotre ivrogne. Il paraît que ce moyen de traiter l’ivroguerie a produit de très heu reux résultats. Il faudra essayer ça chez nous pour donner plus de force au règle ment de fermeture à bonne heure. P.C MNORPET, 2.0, Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DUP. E. au commissariat mL? Il ot exa | lier qui a vendu le dernier verre d’-! Un remede contre la tuberculose Uue nouvelle venant de France nous apprend que tout dernièrement devant la Société internationale de la tuberculose et la Société de thé- rapeutique’ le docteur Bernheim, résident da l'Œuvre de la tuber- dans un grand nombre de cas tuberculose pulmonaire et autre au moyen d’une préparation de meu- thol iodineradioactive, spécifique dû aux recherches et à l'expérience thérapeutique du docteur Szendef- fy, de Budapest, Voici la composition de la prépa- ration: Iodine peptonisée, 75 centigram- mes. Menthol, 06 centigrammes. Radium, Baryum chloridé, le dixième d'une goutte dans une so- lution d’éther. Les docteurs Bernheim et Louis Dieupart, ce dernier médecin en chef eu dispensaire antituberculeux de Saint-Denis, attestent que le GRANDES PRIX TRES REDUITS. << SEALED TENDERS, address- edtothe Postmaster Genezral, will be received at Ottawa until Noon, on Friday, the 21st. july 1911 for the conveyance of His Majesty’s5 culose humaine à Paris, a donné|, D à À | four years, Mails, o1 a proposed Contract for three times per week 4 + « . lecture des résultats obtenus, sous | each way, between Kast Point and forme de cures ou d’améliorations | Souris East from the 1st. October de next. Printed notices containing fur- ther informations of proposed Con- tract may be seen and blank ;forms of Tender may be obtained at the Post Offices of East Point, Souris East and route offices and at the office of the Post Office Inspector, Charlottetown. Jonn F. WHEAR Post Office Inspector. Post Office Inspector’s Office, Ch’town 6th. jnne 1911. LE COCHON VOLE docteur Szendeffy a fait une très | importante déconverte pour la cu-| re de la tuberculose et que son re: uède est réellement le remède com- | plet dont il parle dans ses recher- | ches. Ils ajoutent que ce remède, est inoffensif, qu’il agit toujours et” qu'il guérit daus un grand nombre de cas, Î Un paysan, brave homme et bon enfant, avait malheureusement une épouse constamment de mavvaise humeur. Elle se levair et se cou: chait toujours grincheuse elle cri- tiquait tout ce que son mari faisait ce qu'il achetait ne valait rien où était trop pavé, tention d'acheter un porc. Quand lil partit, sa rébarbative moitié lui dit. J'espère que tu achètera quelque chose de convenable une | fois et tâche donc pas te laisser | flouer. Le soir il rentra au logis rame- nant uu joli porc bien gras. La femme après examen, lui en demande le prix. —Oh ! je ne l'ai pas payé. — Oui! comme d'habitude un prix fou ? Non......Je l'ai volé ! Alors elle leva les bras et lui dit en le saisissant par la blouse; Mon ami, tu es toujours le mê- me imbêcile ! Ne pouvais-tu pas le voler plus gros? !! POUR CHOISIR UN BON CHEVAL Levez successivement les quatre pieds. Le cheval doit les donner sans impatience ni brusquerie. Faites reculer le cheval : recu- le aisé, signe d'équilibre, Voyez-le se retourne seul dans la stalle : la tête à queue agile coufir- me l'équilibre. Voyez harnacher et mettre le cheval à la voiture. Conduisez le cheval vous-même, lentement au départ : allongez pro gressivement les allures jusqu’à leur maximun ; ralentissez-les de même jusqu'à Jeur minimum, Montez et descendez une forte pente. Montez le cheval ; qu’à la voiture, même essai Un jour le paysan partitipour la Après le maximum de vitesse, dans les mois de LLET, AOÛT, ET SEPTEMBER EXCURSIONS DE BOSTON ET PORTLAN A Summerside, L P. Pour plus d'informations adressez-vous a ,4 F. JL BUOTE, TIGNISH, P.E. I. arrêtez. Observez et écoutez la respiration, flancs et naseaux, é. coutez les battements du coeur der- rière l’épaule gauche. Rencontrez unjtrain en marche des vélocipèdes, des voitures à bras cvonduisez dans une file de voitures au pas, voyez s'il tient bien le pavé, faites subir au cheval un essai assez sévère et voyez s’il mange gaie- ment en entrant. Pour plus de sureté—ou n'est pas infaillibre—montrez l’animsal à un bon vétérinaire et faites le errer devant vous pour constater la santé du pied. Si cela vous amuse, faites peser le cheval. De deux animaux d'apparence égale le plus lourd est le meilleur. Conclusion :—Vous ne paierez jamais trop cher un cheval qui rem- plira tous les termes du progiamme ci dessus. Fumez et Chiquez le Tabac LABOR KING En Torquettes Manufacturé par la Rock City Tobacco Co. QUÉBEC on ei AQU: VOUS à l'Ampartial, ee,” à #4 ‘+ & ins | “ordres js Épht es 2 cf Vs Dr Li 17 ROMANE CNT PET D Een se Sn: ER da a PTE TN 47% à p