LRO RTE 7e 4 277 , V'lvista H SÉRI ä à à he UN JOGRNAL CATHOLIQUE DANS entre les gouvernements des pro- UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- vices et le parlement fédéral. La question de pourvoir à l’éta- blissement d'écoles séparées dans le nouveau territoire est aussi remise à plus tard. Les détails relatifs à cette question seront un des pro- blèmes les plus difficiles qu'aura à résoudre le prochain parlement. L'extension des frontières est donc aussi remise à l'an prochain ; mais la résolution de Sir Wilfrid Laurier trace très bien les nouvelles limites qui seront données aux dif- férentes provinces. ne me ess Le Canada FONDÉ EN 1893 » PUBIAË LÉ MARDI DE CHAQUE SEMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA = —— ah A om dd he mu Nat L'IMPA RTS TS CE TT SEE . Piès de la piscine se trouvaient seulement deux ecclésiastiques, un vicaire de Vincennes et un prêtre de Seine-et-Oise—j'ignore encore leur nom à tous deux—et deux jeu- nes gens atteints d'affection ner- veuse, Ces deux derniers atten- daient leur tour de se plonger dans l'eau. — Nous allons nous retirer, pour vous permettre de vous baigner, Monsieur l'abbé, me dit l’un des assistants. —JIuutile, répondis-je, je ne souf: fre que des jambes ; il me suffira de me tremper seulement jusqu'aux genoux. EE! eu même temps, je retirai mes bâs, et ils purent voir mes plaies et mes ulcères qui saig- PE sisrtee: et du $r.00 | LS : sect Le in ns so! LeStar disait, il y a quelques aient et me faisaient cruellement | jours. souffrir, Je descendis alors dans la | “De tous les poirts du Dominion |Piscine. Je fis quelques pas, lente- Pour LES Erars-UNIS |arrivent les mêmes réconfortantes | nouvelles de brillantes prespectives Rs drsssisimetes D | et de succès abondant qui couron- SIX IMOÏS.....+.....++.....75 | nent les efforts des travailleurs oc- | cupés à édifier la grandeur matériel- a —— — — POUR L'EUROPE le de notre pays. Du, Nous avons en vue une récolte ÜUR M... osocosscseee $1.50 | de GARE considérable = de haute PEER 1.00 dualité. Cette prespective a inspi- 12 AUS ss... ss... } ré la confiance et l'activité dans ab! l'industrie et le commerce. Nous a Las choumeMENÉs JON. DRYARE | allcns avoir une autre bonne année. het Toutes les compagnies de transports sont activement occupées à faire Pour cesser de recevoir le jour-\ des préparatifs pour le transport du nal, il faut donner avis au moins un | grain d'exportation aux ports de mois avant l'expiration de son a- mer. Manufactures et magasins se bonnement et p yer tous les arré- | préparent à faire face aux comman- rages. des accrues qui leur viendront de la Ceux qui changent d'adresse | population rurale enrichie et de l'af- doivent nous donner l'ancienne aus- | fluence de nouvelle population que si bien que la nouvelle. notre prospérité a attirer. Adressez toutes lettres, corres | En dépit des mauvais effets pro- pondances, etc.; à duits par une spéculation fallacieu- L'IMPARTIAL ses, les vastes ressources minérales Tignish, Ile du Prince Edouard au Canada deviennent rapidement | une source féconde de richesse. De L'IMPARTIAL nouvelles étendues de terres ferti- ” Tignish, Mardi, 21 Juillet 1908 |les et nouvelles mines de grande valeur sont ouvertes et offrent < teilps ine | d'amples profits à l’entreprise et à Les Immo! (els Destinces de Pense some nes” | Église | mins de fer et les autres travaux de SLR développement sout poussé avec ac- is. dns { |tivité ’; ils otfrent du travail aux nv PR PU © louvriers et attirent un bienfaisant pre age _ ue Eee courant de capital dans les champs abattit dans l'âme des fidèles la du pate dr T'oletiins ‘ oe =] ‘à =! ’1ls | pleine et eutière coufance qu’ils! IL es pe © j est bou pour le Canada que ses doivent avoir dans l'assistance di P et q —……. » ment, vers le fond de la grotte, et je revins vers mou point de départ. Je m'éprouvais d'abord que l'im- pression glacée de l'eau. Mais, au moment où je sortais du bain, je ressentis subitement comme une commotion. Il me sembla qu’une pince me tordait les o5, en mê ne temps qu'un aflux de sang brûlant me parcourait les vienes. Très ému, je jetais un regard sur mes jambes. Quelle ne fut pas ma stu- péfaction de voir que mes plaies saignantes quelques instavts aupa- ravant avaient complètement dis- paru et que leur place n'était mar- quée que par quelques cicatrices qui semblaient fermées depuis six mois. L Mais je suis guéri ! m'écriai-ie. Et, dans ma joie, je pliais à plu- sicurs reprises mes deux jambes, où je ue ressentais plus aucune dou- leur. Je me rehabillai ensuite rapi- dement et, encore tout étourdi de l'évènement, et pouvant à peine y cioire, je regagnais mon hôtel, avec l'intention d'attendre quelques jours pour constater si ma guérison était bien complète, avant de pro- clamer le fait, lorsque je rencon- trais chemin faisant un de mes con- frères du clergé de Paris, M. l'abbé Blain des Cormiers, second vicaire de Saint-François-Xavier. Ilavait été guéri, lui aussi, il y a quelques auuées, d’un cancer de l'estomac. Je lui racontais l'évènement. — Il faut bien au contraire, s'é cria-t-ii, prévenir de suite Mgr A- ++ mage RTIAL, TIGN E vine : ca Dieu assurera à son heure | et par ses voies mystérieuses le tri- | omphe définitit. Quand à nous] quelque grande que soit la tristesse | qui remplit notre coeur, nous ne tremblons pas néanmoins pour les immortelles destinées de l'Eglise. Comme nous l’avons dit au com mencememt, la persécution est son partage, parce qu’en éprouvant et en purifiaat ses enfants par elle, Dieu en retire des bieus plus hauts | pris combien il est nécessaire d'agir tous de notre commun héritage. chances de développement lui arri- vent après qu'il a eu la précieuse leçon de choses de l’espérience si- milaire des autres pays. On a com- avec vigilance pour se garder des dé- sastres et des périls que de telles con- ditions impliquent. L'avenir devra beaucoup à la législation sage par laqueile les gouvernements progres- sifs cherchent à guider et à tirer le meilleur parti possible pour nous et plus précieux. Mais en aban-| donnant l'Eglise à ces luttes, il ma | nifeste sa divine assistance sur elle, | LE : : | responsabilités. Nous tomberons car il lui ménage des moyens nou | , : si nous permettons à des intérêts é- veaux et imprévus, qui assurent le | pe t | | goistes de dominer ou de manipuler maintien et le développement de . — Tout eu nous réjouissant et en uous félicitant n'oublions pas nos mett: ! Il partit le prévenir, et revint queiques instants après, en sa coin- pagnie. Notre archevêque m'enu- gagea, lui aussi, à proclamer de suite et bien haut, une guérison qui allalt contribuer à accroître la gloire de la Vierge. I! me condui- sit au bureau des constatations. Le Dr Buisserie était absent. Mais il s’y trouvait un docteur d: Paiis, qui déclara franchement au prélat qu'il n'avait pas la foiet qu'il ne croyait pas aux miracles, mais qu'il s’engageait à faire connaître loyale- ment son opinion. Après m'avoir examiné, il recounut, en effet, que | son oeuvre, sans que les forces conu- jurées contre elle parvienuent à la ère d'expansion et de croissance. : . en . | Le mal sera aussi grand s’il résutte ruiusr. Dix-reuf siècles d'ure vie! ‘ & écoulée dans le flux et reflux des vicisssitudes humaines nous ap- prennent que lcs tempêtes passent, atteint les grands * si nous l’avions] délibérément vou- lu. Le moment est vecu pour tout | Canadien de se déclarer et de lut- ter pour les grands principes du de- voir, de la justice et de l’harmonic sur lesquels doit se baser notre grandeur nationale.’’ sans avoir fonds.’ LEox XIII (Lettre Enucyclique Z//fima l'erba. 1902) L'Agrandissement des Un Arace a Lourdes Provinces . IGUERISSON SUBITE DE M. Sir Wilfrid Laurier a donné avis | L'ABBE FIAMMA es de la résolution promise relative-| ment a l'extension des frontières | provinciales. Un miracle vient de s'ajouter à Cette proposition de- | la longue série de ceux qui ont fait muande d’ajonter au Manitoba le à Lourdes sa parure de ‘‘terre des territoire situé au nord de cette miracles”. Voici le récit qu'en a province, et s'étendant jusqu’au fait à M. Léo Archer, du ‘‘Gau- les affaires publiques durant cette! mes cicatrises paraissaient fermées | depuis plusieurs s:maines. Et j'ai :1à plusieurs témoins qui sont prêts de notre négligence qu’il le serait à attester devant la Commission diocésaine que, quelques instants auparavant, mes jambes étaient couvertes de plaies ouvertes et sau- guinolentes et à prouver par même la matérialité du miracle ! Je suis heureux, me dit en me reconduisant M. l'anbé Fiamma, malgré les petits incouvénients de la célébrité, d'avoir été choisi pour fournir une preuve monvelle de la puissance de Notre-Dame de Lour- des, et aussi de pouvoir en£n me livrer complètement, sans les dou- loureuses entraves de la maladie, au ministère paroissial ! Un inspecteur acadien M. Louis A. D’Éntremont nomme ins- soixantième parallèle, ainsi que le lois’”’, le mirarulé lui-même, M.: territoire situé à l’est, entre l’inter- l'abbé Fiamma, second vicaire de! section du soixantième parallèle et |l Immaculée-Conception, à Paris : la Baie d'Hudson et la ligne cou-| ‘‘Le vendredi matin, dernier jour: rant du nord est, depuis l’augle ac- | du pèlerinage, me dit-il, je n'avais | tuel de la province jusqu’à l'inter- | pas encore songé à me baigner dans | section du Sge méridien et de la |la piscine, car je ne croyais pas, je! Baie d'Hudsou à un poiat situé à 8o | dois vous l'avouer, à ma guérison. milles à l’est de la bouche des Sept Non pas que j'aie doute un seul | Rivières. linstant de l'intervention civine !| Les frontières d’Ontario s'éten-| J'ai toujours eu, au contraire, la | dront vers nord. On y com-|plus vive dévotion pour la Vierge, preudra tout le territoire situé au | patronne de Lourdes, mais je ne lui ! nord de la province entre les fron-| avais même pas demandé à être] tières agrandies du Manitoba et les gnéri. Je croyais qu'il fallait pour eaux des baies James et J'Hudson. | cela des grâces spéciales qne je ne La province de Québec entrera | possède pas, ajoute M. l'abbé Fiam- en possession du district d'Ungava, ma avec une trop grande humilité. au lieu d’un subside additionnel tel Bref, je ne croyais pas la mériter. le que demandé par le Manitoba. | Ce ne fut donc que sur les instances ! ses études pédagogiques à l'Ecole | Normale de Truro. Les termes de ces différentes aune-| d'un brancardier, M. de Fallois, xions aux provinces seront discutés | que je me dirigeais vers la grotte, | ! . ; pecteur des Ecoles Françaises Les amis de l'éducation appren- dront sans doute avec plaisir la no- mination de M. Louis A. D'Enutre- mont, de Pubuico. comme inspec- teur des Hcoles Faançaises pour la Nouvelle Ecosse. M. D'Eneremont remplace à cette importante position M. l'abbé J. J. Sullivan, qui a dé- missionné l'automne dernier. Natif de Pubnico-Ouest, dans le comté de Varmouth, le nouvel ins- & là suce ne + hic maguens ce mon de Sn NT RG as ed à Comme au collège Ste-Aune, M. D'Entremont se fit remarqgter par ses talents, son assiduité au travail, Son amour- de l'étude et les autres belles qualités qui font de lui le type du parfait gentilhomme. Aus- si ses succès furent-ils marquants, et à la fin de l’année scolaire il y décrochait d'emblée le diplôme de première classe. ISII 1 P. ft, MARD: td yet nn d ve me mm ee nn com mme 2t JUILLET 1918 L'incendie Devastateur Des Feax de Forets dans la Province de Quebec ————. —X Dommages Incalculables Quoique tout jeune homme enco- re, notre inspecteur acadien a plu- sieurs aunées d'expérience dans l’enseignement. Ila été pendant deux ans principal de l’école gra- duée vice principal de l'acacémie de Springhill. Il y a trois ans, sur la recomman- dation de M. Soloan, principal de l'Ecole Normale ‘Truro, le futur inspecteur acadien était choisi par le Dr Mr Mackay, surintendant de l'Instruction publique pour aller faire un cours spécial d'une année au McDonald Institute, de Guelph Oatario, institution afhiliée au collè- ge d'agriculture, Là comme ail- leurs, du reste, M. D'Entremont ne tarda pas à gagner l'estime de ses professeurs aussi bien que le respect et l'amitié de ses confrères. Aujoutons que sur une classe de cinquante élèves qui suivaient les cours de l'Institut cette année-là, notre compatriote était le seu! fran- çois et catholique. Depuis l'automne dernier, M. D'Entremont occupait la position vice-priucipal de l'Ecole centrale de Varmouth, et cela à la satisfac- tion de tout le monde. Le gouvernement a rendu justice aux acadiens de la Nouvelle Ecos- se qui voient d'un très bon oeil la nomination de notre jeune ami au poste d’Inspecteur des Ecoles Fran çaises, et M. D'Entremornt mérite des félicitations pour le poste d'honteur que le bureau d’Educa- tion vient de lui confier. CoMMUNIQUE, \ Aventure perilleuse On rapporte de Rimouski une terrible aventure qui a failli coûter la vie à une quinzaine de religieux, des frères de la Croix de Jésus. De bonne heure, mardi, une quinzaine de Frères partaient en! chaland, pour aller faire uu tour! de plaisir à l’île S t-Bernabé, située, en face de la ville, à trois mill s! de la rive sud. ‘Tout alla bien jus- | qu’à quelques arpents de l’île. Les frères, qui ne connaissaient pas les caprices du fleuve, crurent pouvoir gagner l'île en di- rigeant leur embarcation eu droite ligue, tandis que la force du co't- raut exigeait que l’embarcation fut dirigée beaucoup vers l’ouest, pour permettre à ses occupants de met- tre pied à terre, à l'extrémité Est de l’île, but de leur voyage. Voy- aut que le courant étai} plus fort qu'eux et que les vagues entrai |naient l’embarcation vers le large, les frères redoublèrent d'énergie et de coursge pour reprendre le ter- rain perdu, Ce fut peine inutile : le courant les entraivait toujours {vers l'Est et bientôt, malgré leurs efforts, l'embarcation avait dépassé l'île et était charroyée par les va- gues, pressée par le vent. Elle fi- lait vers le nord. C’est alors que les Frères de la Croix eurent la bonne idée de diriger leur embar. cation vers un gros voilier ancté à quelq'es milles de l'île St-Bernabé. Cette fois, le courant leur étant fa- vorable, la tâche deveuait plus fa- cile. Mais, en arrivant près du voilier, le chaland en détresse chan |gea subitement de direction. C'est alors que les matelots eu reut la présence d'esprit de lancer une corde, que les voyageurs saisi- rent, pour être: ur-le-champ remor- qués près du navire. Les quinze frères de la Croix peurent s'esti mer heureux d'avoir rencontré ce dernier sur leur passage ; car on conçoit facilement que quinze hom- es dans un chaland à la dérive, poussé par uue brise comme celle qui soufllait, ce jour là devraient être voués à une mort certaine, EE —— Moi, je ne pehce pas Mon cher ami, disait un Mou- pecteur des éco'es françaises n’est âgé que de 26 ans. Après avoir! fréquenté l’école 4e son village, M. | d’Entremont suivit pendant quatre années le cours académique du col- | lège de Ste-Anne et alla terminer | | ! Dans cette dernière institution | 4 sieur haut placé, je ne me confesse pas, pour la raison toute simple que je ne fait pas de pêchés. —— Peut être ! répliqua l’ami, et j'en suis fâché pour toi, car, en fait de gens qui ne pêchent pas, je n’en connais que deux sortes : Ceux qui n'ont pas encore la raisog ,.. et ceux ‘qui l'on perdue. pais nuages de fumée. ; Le chiffre des dommages atteiu- dra celui de plusieurs certaines d2 mille de piastres. La perte de l’In- tercolonial est de plus de $25,000. Ceci n'est qu'une faible partie des dégâts, puisque en maints villages plusieurs moulins en cours à bois de !’Intercolonial dont une partie |ont passé au feu. A Carmel, il ya de la voie ferrée passe à travers la quatre maisons de sauvé:, seule- tégion inceidiée, a été interrompu ment,le reste du village est en cen- pendant plus de trente-six heures, dres, avec les moulins à scie. Ily les convois ont dû prendre la voie ‘avait quelques temps, ils avaient du Grand-Tronc pour parvenir à été allumés par des cultivateurs qui destination et d'autres trains ont dû faisaient de la terre. Le vent de D'immenses feux de forêts ont causé'de très forts dommages de- puis une couple de jours dans la privince de Québec ,où ils ont dé- truit des groupes d'habitations, des gares de chemins de fer, et consu:; mé des milles de limites à bois. Le service des convois réguliers —_t— a Es attendie pendant des heures une loccasion propice pour traverser la région en feu. L'incendie avait trente milles de dimension, et s'étendait de Carmel dans le comté de Drummond, à Belle ville, dans toutes les direc- tions. Pour le moment, il est im- possible d'évaluer approximative- ment le montant des dommages, puisque les poteaux télégraphiques sont brûiés, et les fils, détruits par la chaleur . enfin la suspension du service de chemins de fer empêche qu'ou ait des nouvelles définitives de cette conflagration. Seulement, on sait q'e le village de Carmel, soit une vingtaine de maisons, un gros moulin à scie, des cours à bois, la gare de l’Intercolo- nial, et un train de vingt fourgons à fret sont devenus la proie des flammes. Il est survenu la même chose à Dareluy-ville, à 70 milles à l'ouest de Lévis . 26 maisons, la gare de l’Intercolonial, et trente fourgons à fret sout brûlés. A Mauseau, le village a probablement eu le même sort, qui a dû aussi é. tre celui de maints hameaux et de plusieurs gares disséminées dans l'aire de terrain couvert pas l'in- cendie : mais on n’a pas encore d'informations exactes et précis:s. Daus le comté de Lotbinière, le feu a pris dans les limites et fait d’é- normes dommages, Il y fait encore rage en dépit de tous les efforts: pour l'éteindre, et on craint ne pouvoir y réussir tant que la pluie ue torubera pas. Dans les alevtours de Carmel, le feu est maintenant presque sous contrôle, et l'on croit pouvoir en venir à bout aisément, maintenant, si de foits vents ne viennent encore l'alimenter. Quoique les flammes flambent encore le lony d2 la voie de l'Intercolonial, elles'en sont maiute nant suffisamments sous contrôle et les convois de fret ou de passagers ont fait la traversés sans souffrir d’autres inconvénients que ceux qui | samedi les a augmentés, ils ont pris le chemin des forêts, qui étaient, depuis un mois, dépourvues de pluie. Le premier feu a pris à la gare Lemieux . on en télé graphia la nouvelle aux bureaux de l’Inter- colonial à Lévis, où, quelques mi- uutes plus tard, on apprit que d’au- tres iucendies analogues avaient é- claté à Carmel, à Manseau, à D: veluy-Ville, et ailleurs, et qu'on a- vait vivement besoin d'aide pour sauvegarder la propriété du chemin de fer. Le surintendaat Dubé eu- voya tout de suite une locomotive pour ramener les chars à fret de Carmel, et elle atteignit l'endroit vingt minutes plus tard. Seule- ment, le vent poussait les flrmmes si vite que, penlant que l'équipe cherchait à sauver les fourgons, les flammes envahirent le viliage et le lo:omotive dût démarrer à toute vi- tesse pour éviter d'être elle même détruite. Samedi soir, uni convoi spécial de l'Interco'onial quitta la gare de Lévis avec soixante quinze hom- mes, pour le district de Carmel prit en route tous les sectionnaires, soit eu tout 150 hommes, et fut rejoint plus tard par les pompes à incendie de Lévis, expédiées par convoi spé cial, avec les pompiers de Lévis, Une foule d'hommes du district se joignit à eux, et, tout le dimanche, il y eût plusieurs centaine d'hom- mes qui travaillèrenit à faire échec aux flammes. A dix heires, di- mauchè soir, les incendies étaient presqne sous contrôle. On réou- vrit les communications par voie ferrée, l'express Maritime, qui de- vait arriver à Montréal samedi soir n'est entré en gare que dimanche matin, à six heures, après avoir pris la voie du Grand-Tronc. Le feu est l'un des pires qu’il y ait eu dan; cette région, depuis nombre d'années, au dir: de M. Dubé, le Surintendant actuel de l'Intercolo- nial, pour cette division. On espère que cet incendie es! mäâintenant ter- résultent du passage à travers d’'é- me refuse un cadea Convaincu que ses piroissiens ont besoin d'argent beaucoup plus que lui, M. l’abbé Frédéric Bonneville, curé de la paroisse de l’Assomption, à Chicopee, Mass., vieñit de refuser de leur part un cadeau de $r.500 en pièces d'or. L'abbé Bonneville arrive d'Eu- rope. Pour lui donner une preuve taugible de leur affection et de leur respect, ses paroïissiens souscrivi- jrent généreusement pour lui offrir ! un cadeau. Quand les contributions se chif- | frèrent à $1.500, les membres d'un comité représeutant les paroissiens s'en furent au presbytère faire la présentation. Après un discours approprié, le chef de la délégation s'avança et offrit la bourse de $r.500 à l'abbé! Bonueville, en le priant de l'accep- ter dans le même esprit qu'elle lui était présentée, Le bou cité était très ému, et on aperçut de grosses larmes qui con laient sur ses joues. Eofin, quand ïl put maîtriser suffisamment son émetion pour | Il'etonne ses paroissiens M. l'abbe Bonneville, cure de Chicopee, pieces d’or [traordisaires, pouvoir parler, voici les paroles ex-}ses mérites, LD mine. u de $1.590 en inouies qu'il pro- nonça : ‘Mes bien-aimés paroissiens, je vous remercie Cu plus profond de mOn Coerr pour ce témoignage d'affection ; mais je ne puis pas ac- cepter votre cadeau’. Puis il se détourna pour essuyer quelques larmes, ‘Déjà, continua-t-il, un trop grand nombre de mes paroissiens Sont sans ouvrage et dans Je besoin. Un trop grand nombre ont peine à gagner Jeur pain quotidien, Un trop grand rombre se demandent où se procurer leur prochain repas. Pour plusieurs, le sacrifice, quoique si noble et si digne de vous est trop grand. Cet argent ne pourrait Pas me causer tout le bonheur que vous souhaiteriez, et je ne puis le prendre.”* La noble conduite du curé de Bonneville fait Je suj:t de toutes les conversations en cette ville, Tous les citoyens, quelles que soient la religion et la race à la- quelle ils appartiennent, proclament Le Sunlight Savon est supérieur aux au‘r* savons, mais c'est lorsqu'il est empl:v: suivant la méthode Sunlight qu'il démo: #r sa plus grande supériorité, Achetez Sur Hgbé Syvop et suivez les directions, | Un douloureux Accident dés dsttrnsiltuiti 16 ANNÉE Dé. 4 Q., maïdi après-midi, Mlle Marie- Louise Berpeion a été tuée sous une faucheuse qu’ell: conduisait, Les chevaux prirent peur, le con- trecoup la fit tomber en bas de son siège et ure roue lui écrassa la tête. L'accident s'est passé à la ferme de son père. J. 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