mt — . #w Maostler AA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. 4, NO. 28 TIGNISH, G. BUOTE, RÉDACTEUR. LE ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI 5 SEPT. 1904. Bavarde [CONTE POPULAIRE EUSSE] La Il était une fois un vieux et une vieille. La vieille n’était pas mé- chante femme, mais elle avait un grand défaut : elle ne savait pas retenir sa langue. Son mari lui racontait-il quelque chose à la mai- son, tout le village en était aussi- tôt informé. Elle embelissait, elle exagérait, elle inventant même au besoin. Et plus d’une fois le bon- homme avait dû payer avec sou dos les méfaits de la langue de sa fem- me. Un jour, le vieux était allé cher- cher des fagots à la forêt. En des- ceudant de sa charrette à la lisière du bois, il sentit la terre céder sous son pied. —Qu'est-ce que cela ? se dit-il, si je creusais un peu en cet endreit, je déterrerais peut-être quelque chose en valant la peine. I1 donna un coup de pioche, puis ua second, et mit au jour un petit chaudron rempli d'or et d'argent. —Eh ! eh ! j'ai de la chance au- jourd'hui ! Mais comment m'y prendre pour cacher cette aubaine a ma femme ? Si elle en a vent, tout le monde la saura. J'ai bien peur qu’il m'en arrive des désagré- ments. Longtemps, le moujik resia as- sis près de sa trouvaille à chercher un expédiant. Enfin uné idée lui vint. Il replaça le trésor daus son trou, le couvrit de broussailles et se rendit à la ville voisine. Il acheta au marché un brochet et un lièvre vivant, et retourna au bois. Le brochet, il le deposa sur les bran- ches d’un arbre, tout à la cime ; p 1is il porta le lièvre à la rivière et l’installa dans une nasse. [1 revient ensuite à la maison. Dans sa joie, il presse son petit che- val. _Ah ! ah ! femme, crie-t-il en entrant dans l'izba, j'ai fait une jo- jie trouvaille....Mais, chut ! je n'en puis parler. —Qu'est-ce ? qu'est-ce ? sher petit homme ! Pourquoi ne mon pas me le dire ? —C'est que tu raconterais la chose à tout le monde.... —Ma parole ! je n'en souffler ai mot à personne. fasse le sermen:, les saintes images ? _S'il en est ainsi, peu, ma vieille. Il se penche à son orsille te mur- mure à mi-VOix : —J'ai trouvé dans le bois une pleine marmite d'or et d'argent. _— Pourquoi ne l’as-tu pas appor- tée à la maison & _Nous irous la chercher ensem- ble. __Allons-y donc tout de suite. pt ils retournèrent au bois. Chemin faissant, le moujik cause avec sa femimne : —J'ai oui dire, que maintenent les poissons viennent nicher dazs la forêt et qu’on pêche des bêtes des bois dans la rivière. _Oue veux-tu, mon petit hom 1 maintenant ne Sa écoute un mwa bonne, me ? Les gens re : are conter u€es Imensoi]- vent plus ge ‘0 ( ges. —Çrois-tu ? Vois donc un peu. Et il lui moutre l’arbre où se ba- lance l: brochet. — Quel pro lige ! le. Comtnettl LE brochcet se trou ve-t-il là ? Ji faut croire qu'on ue s'écrie la vieil- L'a dit que ia vérité. Le moujik reste à regarder, les poings sur les hanches, les épaules et branlant la tête, comme s’il n’en croyait pas ses yeux. — Que fais-tu là, dit la femme. Grimpe à l'arbre et attrape ce bro- chet, il nous servira ce soir à sou- per Le moujik grimpe à l'arbre et y cueille le brochet, puis ils repren- uent leur chemiu. En passant au- près de la rivière, le bonhomme ar- rête de nouveau son cheval. — Que regardes-tu encore ? s’é- crie la femme ; avançons donc ! —J'aperçÇois là-bas dans ma nasse quelque chose qui remue. Je des- cends voir ce que c'est. Ii court, examine la nasse et ap- pelle sa femme : —Vois donc, femme, un lèvre s’est pris dans la nasse. — Evidemment, on ne t'a dit que la vérité. Apporte-le ; il nous ser- vira poui la fête de demain. Leÿyieux emporta le lièvre et se dirigea vers le trésor. Ils enlevè- rent les broussailles et la terre, chargèrent le chaudran sur la voi- ture et reviurent à la maison. Le vieux etla vieiille se trou- vaient riches tout d’un coup ; ils vécurent dans l'abondance, Mais dla vieille ne tarda pas à fairs des sottises : elle invitait chaque jour quelques voisins et leur servait des festins à trente-six services. Le bonhomme se désespérait et prê- chait la modération...Va te prome- ner, l’autre faisait la sourde oreille. —Aurais-tu la prétention de me tyranniser ? dit-elle. Ce trésor, nous l’avons trouvé ensemble, toi et moi ; nous avons autant le droit l'un que l'autre à le dépenser à à notre guise. Le vieux patienta, patienta, mais un beau jour il déclara tout net : — Fais comme tu voudrais, mais je nete donnerai plus d'argent à jeter par la fenêtre. La vieille se précipipita sur lui comme pour lui arracher les yeux : — Ah ! c’est comme cela ! cria-t- elle furieuse. Tu veux le garder pour toi ! Nou, non, nou, fripon, voleur ! jette donnerai du fil à re. forde. Tu n'en jouiras pas, de ton argent ! Le vieux essaya encore de la cal- mer, mais l’autre ne voulut pas l'é- ? couter et courut tout droit chez le Veux tu que j'en | gouverneur porter plainte contre que je le jure Sur son mari. — Permets-moi, seigneur, d’avoir recours à ta bonté : je viens te de- mander de me tirer de peine. Mon vieux bonhomme a perdu la tête depuis qu'il a trouvé un trésor On ne peut plus plus vivre avec lui : il ne travaille plus et ne fait plus que boire et s'amuser. Re- prend-lui son or, je t'en prie ; j’ai- me mieux cela que de le voir se rui- ner corps et âme. Le gouveneur se laissa persuader par le vieille ; il manda son son se- crétaire et l’envoy arranger l'affai- re. L: secrétaire réunit les an- cicns, et avec eux, alla trouver le moujik. —Le governeur, qui m'evoie ici, lui dit-il t'ordonne de remettre ton trésor entre mes mains. Le bonhomme haussa les “pau- les : —Qeul trésor ? Ai-je jamais vu ou connu uu trésor ? —À quoi faire l'ignorant ? Ta vieille femme est venue se plain- dre de toi au gouverneur. Ne cherche pas de faux-fuyant mon ami, ela ne te réussirait pas. Si tune veux pas le déposer aux bon mains du gouverneur, tu me diras haussant/au moins pourquoi, ayant décou- DERANGEMENTS De l'Estomac et des intestins. Dgrunet du Folie, llaux de Tête, rapides et _ ues Bilieuses > par PILULES DE NOIX LONGUES -McGALE Elles sont mptes et efficaces dans leur effet, ne contiennent pas de Ca/omel, ou tout autres préparations mercurielles et "peuvent être prises en tous temps et en tous climats. Elles sont préparées avec un extrait concentré fait de la Noix Longue et combiné scientifique- ment avec d’autres principes végétaux, uiles Re sans aucun doute aujourd’hui, deva=s e public, les meilleures piules, pour le Foie, tomac et les Intestins. : . VENTZÆ PARTOUT. PRIX 250. LA BOÎTE, OU EXPÉDIÉES FRANC DE PORT, SUR RÉCEPTION DU PRIX. STANTON'S PAIN Tr Remède n° ne, ur usa RNE e t 2 FRNE. 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Assurément, ma femme l’aura vu en rêve...Elle vous a conté quelque folie et vous l'aurez crue sur parole ! —Quelque folie ! répliqua la vieille, Il n’y a Jà ni rêve ni folie ; le chaudron était tout plein d’or et d'argent. — Es-tu hien dans ton bon sens, ma petite femme chérie ? Je vous en prie, messieurs, interrogez-là d’abord, demandez-lui comment la chose s’est passée, et si elle vous prouve son dire, je consens à perdre tout ce que je possède. —Tu t'imagines donc que je ne saurai pas prouver la chose ? Tu te trompes, je vais donner mes preuves. Voici comment cela s’est passé, monsieur le secrétaire, je n'ai pas oublié le moindre détail. Nous sommes allés au bois et nous avons trouvé un brochet gîté sur hn atbee. — Comment, arbre ! s’écria le secrétaire. dis-tu là, bonne femme ? tu te moquer de moi ? —Non, je ne me moque pes de! toi, ruonsieur le secrétaire, ce que je dis est la vérité vraie... —Vous voyez, messieurs, reprit le vieux. Comment pourriez vous la croire, quand elle radote ainsi ? —Non, non, mon petit homme, je ne radote pas ; je dis la vérité. As-tu oublié aussi le lièvre que nous avons trouvé pris dans la nasse sur le bord de la rivière ?.... Les anciens partirent d’un grand éclat de rire, le secrétaire lui-même sourit et se mit à caresser sa longue barbe. — Fais attention, ma vieille ! re:; prit le moujik. Tu vois que tout le monde se rit de toi. Et vous, messieurs, considérez, je vous prie, quelle foi on peut ajouter aux his- toires de ma femme. En effet, s’écrièrent les ancins tout d’une voix, depuis que nous vivons eu ce monde, nous n'avons jamais vu les lièvres hauter les ri- vières ni les poissons nicher sur les arbres de la forêt. Le seretaire reconnut que |’ affaire | un brochet sur un Que Veux- n: pourrait jamais clair ; il fit un s'eti La vieille ,our tout le moude ; elle s'en mor- icouta Imieux sn mari. vint s'établir à la ville, beaucoup de marchandi-es, 1£s re- vendit à profit, acquit de giauus biens et vécut daus ! aboud: n €. (Traduit du 1usse par P. ue Ai. être tirée au | sigue de a main et| setourua chez le gouverneur. | devint 1u objet ce risce | à souvent la langueet par la suite, Ceiui-ci | aheta | Gallant's Drug Store I take vnleasure in announcing to the public that I have purcha- sed Dr. Wickham’s Drug Store, where I will in the future. conduct a dispensing and generai drug bu- siness. My stock consists of the BEST and PUREST Drugs. I willsen- deavor, as I have for the last ten years, to give entire satisfaction to the public. Besides my drug stock, I have a fine assortment of Patent medicines. Toilet articles, Fancy goods etc. When in want of any thing in, my lise, don’tforget J. 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