és son modes us, — AR | < A De = TE SLA — CeË >» #4" Moslilr CE LA CE. DE mm ———— PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. 7?" | Fondé en 1893 par Gübert Buote et son fils François Joseph | 14 F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. ]. BUOTAÆ, Assistante VOL. 4. NO. 45 tm ie TIGNISH, ILE du PRINCE EDQUARD, JEUDI LE 19 JAN. t 3 À ”) À © I 1,528 BRACONNIERS. Fridolin était un jeune garçon charmant, au coeur excellent et à ‘humeur naturellement gaie. Un jour il se rendit de bonne heure dans la forêt pour y ramasser du bois sec. C'était lui qui. malgré son Âge si tendre, avait, l'été pré- cédent, apporté sur sa tête presque toute la rrovision de bois qui de- vait servir à chauffer la cabane pen- dant l'hiver. Heureux de pouvoir soulager ses pauvres parents dans leurs rudes travaux, il se dirigea encore cette année vers la forêt voisine, et se mit à la besogne. Ii montra une ardeur infatigable à rassembler toutes les branches mortes qu'ii put trouver, et ne S€ reposa qu'après avoir réuni un bon fagot, aussi gros que ses forces lui permettaient de la porter. Chargé de ce pesant fardeau, il s’acheminx vers la maison pater- nelle. Quittant ja sombre forêt, il entra dans une vallée charmante, que le soleil éclairait £t chauffait de ses rayons. A travers le gazon fleuri coulaitun petit ruisseau, bor- dé de «plantes diverses et de buis- sons épineux. Fridolin remonta jusqu'à la source, qui, limpide et pure comme le cristal, jaillissait d'un rocher ombragé d'un hêtre magnifique. À quelques distance de là il aperçut les premières fraises de l'année : il en eueillit en abon:- dance, puis s'assit sur la mousse ied du hêtre, pour y prendre te repas, qui consistait en u de pain noir ; la sour- et fraîche, lui fournit la - Jes fraises pourprées fu- au morce: ce, claire boisson, et rent son <lessert. ce. Mais avant de mang casquette, joigoit les Ë Jevant son âme à Die fit sa prière avec cette caudeur enfantine qu'on trouve si raremeït chez les riches, qui s'asse yent À des tables couver- tes d’u1e précieuse vaisselle et chargées de vingt mets différents, la peine de bénir l'auteur le dois. Quant à Fridolin, le contentemeñt et l'ap- ur ent son frugal te- sansse donner ces pétit assaisonna pas. ‘‘Oh ! que je suis heureux, dit-il, de pouvoir manger 1HOn, Patn ici, à l'ombre de ce bel arbre ! Que le pain semble bon quand on d par son travail ! C'est l'a gagu: vous. Ô mon Dieu, j nourriture, la san- qui me donnez 1 JuTrs 14 tous les ] te té et le bon appétit ; recevez-en nÉ TAN 1a orÂâces | Oue cet mes actions GK En * ge ombrage est frais el agréable : le ne saurait faire un roi lui-m me as. Ma table, il plus délicieux Te « + vrai, n'est pas AUSSI somptueuse est vrai, 11 ESL } ela sienne : tes riches ont des il lanches ; la mienne est RUES DT Le. mav’'linque parsemee ae d'emyer: ab" . ; p F fleurs champètres Si jolies, que &al- œuille de la plus habile brodeuse ne SH : : l'auisi par-| saurait en pro luire d'au:si par faites. Mon dessert, ajouta-t-il en souriant et cn jetant Un coup d'oeil sir ses fiaises, 4 été préparé par Le n dont la science mn bien plus a mirable quecelie du Pre- mier counfiseur de bon Dieu ja ville : par le lui même. Je s ne MECHANT | ce qui venait de ce passer. | des braconniers, se dit-il, gens as- (RIRPRRRSSAIR PE PIE PASSAIT) RE. >% BON FRIDOLIN °+- LT' LE EL RE RIRIRI RE RIERIRIRIRS RIRE RS RIRISRI RS point environné de gardes ; mais les arbres m’entourent de leurs frais ombrages, et vous, chers pe- tits oiseaux, perchés sur ces brau- ches, vous me régalez gratis d’une musique qui en vaut bien une au- tre. ”” Pendant que Fridolin se parlait ainsi à lui-même, il vit sortir d’un épais fourré, situé au sommet de la colline, une chevrette suivie de son faon, Elle resta un instant immobile, regarda timidement au- tour d’elle eu dressant les oreilles, puis descendit dans le vallon, le- vant ses pieds légers avec prudence ponr sauter par-dessus les haies et les troncs d'arbres : le petit che- vreuil bondissait autour de sa mère, Après avoir été boire à la source, elle se mit à brouter l'herbe, tandis que son, petit sautil- lait gaiement aux environs. A cette vue, encore toute nou- velle pour lui, le jeune Fridolin de- meura immobile, à peine osait-il respirer. Son coeur tressaillait de plaisir. sait-1l ; quelles formes gracieuses et quelle vivacité ! Que je suis coutent d'être venu ce matin dans la forêt ! on y admire chaque jdur quelque chose de nouveau. Au même instant il entendit une forte détouation, que l'écho de la forët fit retentir comme un coup de tonnerre. Fridolin fut saisi d’une telle frayeur, que peut s'en fallut qu’il ne roulât aubas du hertre sur lequel il était assis ; le pauvre en- faut tremblait de tous ses membres. Le bruit provenait d'un coup de fusil. La chevrette, étendue par terre, se débattait dans les convul-| sions de la mort en poussant de plaintifs soupirs ; et son petit, triste à côté d’elle, semblait parta- ger sa douleur. Peu d’instants après, un jeune garçon d’une figure pâle, en veste dégueuillée, sortit des broussailles ; il avait un fusil à la main, et, s’é- tant élancé sur l'animal qu’il ve- nait d’abattre, il acheva de le tuer à coups de crosse. ‘‘Ah ! ah! cette fois enfin je net’ai pas man- qué. ‘Te voilà abattu et tombé en mon pouvoir.’? Un autre individu de mauvaise mine, dont la chevelure était sale et flottante, et la barbe épaisse, ac- courut aussi, les vêtements presque en lambeaux, et portant sous le lbras un fusil tout rouillé. Cet homme prit la chevrette que le jeune homme avait tuée, la char- zea sur ses épaules, et, apercevart Fridolin, s'enfuit à toutes jambes. Le petit garçon, plus hardi, s’arrê- ta ur moment, regarda fixement le bon Fridolin, et prit également la fuite. Fridolin, qui n’était pas encore tout à tait remis desa première frayeur, avait vu avec stupéfaction Ce sont sez barbares pour abattre ce pauvre anima! sous les yeux mêmes de son | petit, qu'ils exposent ainsi à mou- rir de faim. On voit bien qu'ils n'ont pas la conscience tranquiile, cuis | puisque l'aspect d’un faible enfant | ras d’être heureux.’ THIERRY * 1 sénie ‘ , | . Quels jolis animaux ! pen-|un buisson ct caressant un che- Ten | Fr S À ) cowme moi les fait trembler et les force à s'enfuir, Ah! cette im.- chante action ne leur portera nas bonheur. En ce moment le petit chevrenil &! LA EP NET 12 HER ST F RS ao we : 7 à Es - l k? NE MAL Per di ROLE Sidnet.s Lu 4 . $ Kl “le mcts la main à la plume pour vous faire savoir que je À}, savoa Île plus pur, le plus agré- cble, le meilleur pour la peau, b c’est le Sevon 1 x ’ 45 c SRE TETE Baby’s Own sortit des broussailles derrière les- quelles il s'était blotti à l'appari- tion des braconniers. Le pauvre petit animal errait çà et là, cher- chat sa mère et poussant des cris piaintifs. Fridolin s’approcha doucement du chevreuil, qui s’en- fonça dans le buisson au pied d’un chène ; l’aimable enfant le cares-!: sait en disant : ‘‘Ah ! pauvre pe- tit animal, que tu es à plaindre ! Aucun eutre savon légale. & | c3s K ALDERT TOILET SOAP C9, » + MONTREAL LTD DETIEE CRM NN TEE ER EE F Al A ANA EX ; A U/AU AUS E KA < En tous climats et en À toute saison, 4 et tu vas mourir de faim ; car, à ce l ! ! dents pour brouter l'herbe. Pau- vre petit, que je te plains !”’ tier Maurice, qui faisait alors sa, tournée dans la forêt, était accouru vers l’endroit d’où il avait entendu partir le coup de fusil. fe loin 1l aperçut Fridolin à genoux derrière | vreuil ; il ent !a curiosité de se ca-, cher derrière un arbre pour écouter. Let observer cet enfant. : | Fridolin continuait toujours à ca-! | resser le charmant animal et à l’ex- ‘aminer avec un plaiser extrèime. “Que tu es gentil ! disait il ; que tu parais doux ! Comme il me re- girde avec ses grands yeux noirs !| Lomme la couleur brune de ton poil contraste agréablement avec la blancheur de ton poitrail ! et ce petit nez tout noir ! comme il te va bien ! Que j'aurais envie de t’em- porter à la maison, de t: soigner, de t’élever ! Mais je n’oserais ; tu ne m'appattiens pas, tu appartiens au garde-chasse. Je vais te porter chez lui ; pourvu qu'il nete fasse pas mourir ! Non, il ne le fera pas; je vais si bien l’en prier, qu'il te laisrera en vie ; bien plus, il trou- vera peut-être moyeu de t’élever.”’ Maurice, qui s'était glissé d’ar- bre en arbre jusque derrière le gros chêne sans être aperçu, Maurice a- vait tout entendu ; il souriait de | plaisir, en se caressant le menton selon sa coutume. Lorsque Frido- | lin se leva pour s’en aller, portant le petit chevreuil sur ses bras, il | vit le garde-chasse devant lui, et fut bien effrayé ; mais l'honnête| | Maurice lui dit d’un air bienveil- |lant : ‘*N’aie pas peur, mon petit l'ami, je ne te ferai point de mal.| J'ai entendu tout ce que tu as dit à ce pauvre animal, et je suis que tu as l’intantion de me l'apporter. | Eh bien, si tu veux, je te le donne : | emporte-le chez toi ; | l'élever facilement avec un peu de! | lait de vache mèlé d’un tiers d’eau. Quand il sera plus grand et qu'il! |auxa des dents, il mangera de l’her-| |be et se nourrira lui-mêmei Le bon Fridolir, transporté de joie, | remercia le bon Maurice ; puis, le | fagot sur la tête et le chevrillard sous son bars, il partit pour retour- ner à la maisan. ‘‘Adieu, mon pe- tit ami, lui dit le chasseur, conser- ve bien ta probbité, reste toujours hontête homme, et tu ne manque- » ge : =". à maintenant "tu n’as plus de mère, que je vois, tu n’as pas encore de: À | M | | Cependant le vieux garde fores-: } | recommend Doan’s Kidney Pills to |. PILULES! DE NOiX LONGUE de MeGALE. d Elles stimulent le Foie et les Rognons, À guérissent les Maux de tête, les déran- gements d’Estomac, la Constipation É£ chronique ; elles nettoient et purifient le‘sañg, et rendent Ia peau claire et É* fraiche.Ellessont purement végétales. PA 53 EN VENTE PARTOUT, 25C. LA BOITE, OU po EXPÉDIÉES FRANC DE PORT SUB i RÉCEPTION DU PRIX. 1 STANTON’'S PAIN RELIEF, Le Roi de tous les Remèdes. 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