L’IMPARTIAL, JEUDI LE 11 AOUT, 1898. ere more émane _— tt Une Aventure chez les Sauvages La ville de St-Louis est le centre du commerce de fourru- res. C’est là que les Indiens vien- rent échanger 1e produit de leur chasse contre des armes, des verroteries et surtout des spiritueux. Alléchés par les énormes bénéfices que rapportent ces fourrures, on voit de temps à autre des chasseurs blancs bra- ver les dangers de ces contrées pour y chasser les fauves. Ces dangers sont nombreux. Outre la chasse aux bêtes féro- ces, telles que les loups, les tigres, les panthères, etc., qui est dangereuse par elle-même, les chasseurs ont encore à faire aux crocodiles et surtout aux requins qui pullulent dans les eaux de ces contrées. Une compagnie de chasseurs | au nombre de huit descendait une rivière du Kansas, par un temps très orageux' Surchargé par le nombre le canot chavira. Aussitôt ils réunisent tous leurs efforts pour redresser leur canot quand six énormes requins se jetèrent parmi eux. En un clin d'oeil, six chas- | nos lois en venant chasser sur nôtre territoire. “Mais attendu que tu as suivi les ordres de mes hommes en te rendant à eux, je veux te laisser un monyen de te sauver.” “Je te remercie, lui-répondit simplement Davidson, le GrPnd Esprit te récompensera our cette bonne action.” Le chef coupa les lieus qui le garottaient. “Lève-toi,” lui dit-il. Davidson obéit. Après lui avoir tâté tous les lui dit: “Tu dois être vif à la course.” Davidson, qui devina sou in- |tention, jui répondit qu'il était au contraire un très mauvais coureur. ‘Alors, nons te donuerons une avance”, lui répartit le chef. “Nous allons te faire la chasse, le premier qui t'atteindra aura le droit de te tuer. et si tu parviens à nous échapper, tant mieux pour toi.” On laissa Davidson s’advancer de 500 pas, puis les Indiens làächèrezt leurs chiens et la chasse commença. Davidson, qui était aussi l'alerte à la course qu’un cerf, se | mit à courir de toutes ses forces. | 1l volait plutôt qu’il ne cou- rait: | l'avait environ une heure à membres le chef des sauvages, / VIP TD TD TP PT PPTA Pyny-Pectoral GUERISON RAPIDE DE LA À Toux et des Rhumes Un Remède inestimable dans toutes les affections de la ° GORGE OU DESPOUMONS. 25 cts la grande bouteille, DAVIS & LAWRENCE CO, Ltd, Prop.du Perry Davis Pain Killer. eee seceecececec ces” FT SL PPPPF A Les Ecoles au Manitoba D'après un rapport que vient de publier M. l’abbé A. À. Cher- rier, surintendant des écoles ca- tholiques au Manitoba, il résulte que durant les derniers six mois de la présente année, il a été dépensé $5,000 pour le maintien des écoles séparées dans cette province. | L'an dernier, ila été dépensé $10.000 pour les mêmes fins. Ces fonds ont été réalisés au moyen de souscriptiois privées. A part ces sacrifices que les catholiques s'imposent pour donner à leurs enfants une ins. truction conforme à leur foi, ils sont obligés de payer la taxe scolaire au profit de l’enseigne- ment sans Dieu étab.i par Mai- tre Greenway & Cie. Seul, les catholiques de la seurs disparurent et les deux |courir de la sorte pour atteindre | ville de Winnipeg contribuent autres. Daniel et Davidson, par-|le Missouri qu’il voulait traver- ainsi de $4,000 à 5,000 au sou- vinrent à échapper au sort de leur camarades. |ser à la nage. Croyant avoir une certaine tien des écoles publiques, tout en étant obligés d: se saigner u { . à . | 4 à 22 Revenus de leur frayeur, iis avance, il s'arrêta un instant de nouveau pour assurer l'ins- . « EN ss ® | + : : continuèrent à descendre larr-| pour regarder derrière lui et truction de leurs enfants. vière pour aller relever les filets n’apeçut que le chef des sau-| qu'ils avaient tendus quelques jours auparavant, lorsque Da- niel cessa tout-à-coup de ramer se penchant sur ses avirons et écoutant avec attention. —Qu'y at-il? demanda Da- vidson. | vages qui le Suivait à une cen- |taine de pas. | rage, continua sa course | Se retournant une seconde fois, il vit le chef à une cin- | quantaine de-pas, s’apprêtant à Le chasseur reprenant cou- Et dire qu’on nous chante, en certains quartiers, que la ques- | tion des écoles est réglée ! | “Donnez nous le pouvoir et, ‘dans six mois, nous rendrons justice pleine et entière aux ca- thoïiques du Manitoba”, telle fut la promesse solennellement —Là, répondit-il en montrant jui tirer une flèche, mais à ce faite au peupk lors äes élections les bords de la rivière, j'ai en- moment il fit un faux pas et du 23 juin 1896. tendu des pas et j'ai vu les hautes herbes se mouvoir. —Ce sont de Indiens, s’écria Davidson, et au même moment uos deux chasseurs entendirent des cris épouvantables et une quarantaine d’indigènes apparu- rent à leur regards. —Que faire? dit Daniel. — À border, répondit Davidson, car si nous 2e je faisons, ils nous tueront à coup de flèches. —Et si nous abordons, ils pous tuerout d’une autre mani- ère, riposta D aniel, autant vant mourir ici. 1l voulut reprendre les avirons. Au même instant une flèche bien ajustée, l’atteint en pleine poitrine et l'envoya au fond de la rivière. Davidson s’empressa de ramer vers l’endroit où se trouvaient les sauvages qui l'attendirent sans tirer davantage, | tomba. | Davidson profita de cet inci- | L'état de choses qui règne en ce moment sur les bords de la L'Hon. M. Laurier n’a pas ré- glé la question scolaire, malgré les efforts que l’on tente pour tromper l'opinion publique à ce sujet. Depuis deux ans qu'ile t au pouvoir, il n’a pas encore rache- té les promesses faites aux élec- teurs français el catholiques de cette province. . À t-il voulu et cherché à la règler, cette question ? Nous ai- mons à le croire. Plutôt que de classer un hom- me de son taient et de sa haute distinction parmi les traitres et les violateurs de la foi jurée, uous préférons croire à son im- puissance. Nous préférons ad- mettre qu'il a dû baisser pavil- lon devant les éléments fana- tiques de son entourage. 11 n’y a pas à le nier: l’école de George Brown fvt loin de s’étemdre avec ce farouche en- nemi de notre race et de nos croyances. Cette école n’a cessé d’avoir ses organes dans toutes les par- ties de la Confédération et, il faut bien l'avouer, ses adeptes se recrutent plus ou moins dans les deux partis politiques. Si le cabinet conservateur n’a pas rendu justice à la minorité manitobaine, avant 1896, c’est en partie parceque ses efforts furent contrecarrés par certains de ses partisans qui mirent leurs préjugés au-dessus des dictées de l’honneur et de la conscience. Notre grand tort, à nous habi- tants de la vieilie et généreuse province de Québec, c'est de trop nous identifier avec les par- tis qui se disputent le pouvoir. Pendant que nous luttons a- vec acharne ment poar faire tri- ompher un drapeau, et pendant que nous érigeons à la hauteur d’un principe de simples diver- gences d'opinion, d’autres se montrent opportunistes avant tout. Avec toute l’ardeur de notre race, nons nons Jançons dans des combats qui, trop souvent, | : | . ‘. . | . . . |dent pour courir vers son en- rivière rouge, prouve malheu-|nous rapportent ni gloire, ni nemi avant que celui-ci n'ait le reusement que cette promesse profit. |temps de se relever, lui enleva sa lance et le clona au sol. | Puis il reprit sa course, at- teignit la rivière qu'il traversa à la nage et se cacha dans une \ile. Cependant les Indiens s'étant tapprochés de leur chef qu'ils trouvèrent mourant, se mirent à crier et plusieuis se jetèrent également à la rivière pour poursuivre leur prisonnier, mais celui-ci s'était si bien caché. qu'ils ne purent le trouver. Quand Ja nuit survint, les ‘sauvages cessèrent leurs recher- ches et retournèrent vers leur | camp, en emportant le coprs de leur chef. | Alors Davidson put continuer |sa fuite et farriva sain et sauf à n’a pas été remplie. | La persécution anti française | pour nous de commencer à imi-: | et anti-catholhique se poursuit aujourd'hui comme autrefois. | On a fait certaines concessions de détails, on a fait semblant d'accorder à la minorité quel- |qnes adoucissements à son sort ; mais, dans je fond, le régime i- nauguré en 1890 subsiste encore dans toute son iniquité. ont droit à un système d’écoles entièrement séparé. D’après le texte et l'esprit des lois orga- niques, ils doivent jouir des raêmes privilèges que ceux ac- cordés aux protestants de la prevince de Québec. Tant que nos frères du Mani- toba seront forcés de payer l’im- Les indiens s'emparèrent du | sa demeure où 1l raconta son | pot pour le sontien des écoles 1 « | k chasseur, :e garrotèrent et l'em- aventure tel que Je viens de le menèrent avec eux malgré les, protestations d'amitié qu'il leur! prodiguait dans leur langage | qu’il parlait assez bien. | Arrivés dans leur camp les sauvages conduisirent leur pri-| faire. CE QU'ELLES PESENT —— Voici le poids des souverain?s . } » T a sonnier vers leur chef auquel | Europe ils racontèrent lieu. ce qui avait eu Le chef regarda longuement le prisonnier qui lui réitéra ses protest:tions d'amitié sans dé- noncer la moindre crainte. Le chef l'inspecta de nou- veau, puis il entra dans son Wigwan suivi d'une dizaine de guerriers de sa suite. Les autres sauvages se cou-|! chérent par terre formant un D Ré : cercle infranchissable autour de! La tsarine, 118 livres seule | Davidson, dont les bras étaient toujours liés. | La reine d’italie est bonne première avec 160 livres. La reine Victoria la sait de prèe avec 156 livres. | Puis vient la reine d'Espagne, 134 livres. | La Reine des Belges, 130 li- | vres. | à “ i # | L'impératrice d'Allemagne | reste stationaire à 12{ livres. La reine du Portugai ne pèse que 120 livres. ment. Mais l’impératrice d'Autriche communes, ils resteront sous le coup d'une tyrannie que pas un homme de cœui ne devrait ex- | cuser. | Si nous appelons l'attention de nos lecteurs sur cetfe triste ‘affaire des écoles du Manitoba, ce n’est pas tant pour inviter nos compatriotes à refléchir sé- rieusement sur la situation avec laquelle nous sommes actuelle- ment confiontés. Ce qui se passe au Manitoba depuis 1890, nous prouve jus- qu’à quel point nos droits les plus sacrés sont sauvegardés | SOUS la constitution qui nous ré- |git. ._ De toutes les phases du drame qui s’est Joué autour de la ques- | rouagve fédéral est impuissant à “ . £ »3 à 21 F JS 7 ’ £ | x “ Après un quart d'heure de atteint à peine 88 livres. C'est la |}, justice. délibération, le chef des sau- vages quitta Son wigwan tou- jours suivi des dix guerriers et fit amener le prisonnier devant lui. “J'ai, lui dit il, le droit de ie punir, parce que tu as enfreint plus légère des souveraines. | Don't neglect that cough. Dr. Wood's : Pine Syrup can cure it. \ .cough remedy made. 25c., dealers. | | | Ce qui est arrivé aux nôtres éspare time. The work we send ours là Manitoba, peut se répéter |£workers is quickly and easily denea nasty | pour nos co religionnaires d'On- Norway |tario. Et qui peut prévoir ce qui | &Fer particulars ready to commence Best arrivera, à un moment donné, all | dans notre propre province de! | Québec ? Les catholiques du Manitoba, tion scolaire, il résulte que notre. faire respecter les principes de #HOME WORK for Families < | 1lest peut-être grand temps ter l'esprit de calcul des autres nationalités. Un peu de réflexion sur la question des écoles du Manito- | ba, nous rendrait un immense service. Il est facile d'arriver À la triste conclusion que nous a- l'en cette circonstance. La politique a laissé et laisse |encere subsister un déni de jus- tice qui rappelle les jours les plus sombres de l’histoire. La politique s'est montrée et se montre incapable de protéger le faible contre le fort, la vic- time contre l’oppresseur. La poiitique nous a fourni et nous donne encore le spectacle de gouvernants qui, comme Pi- late, sont prêts à sacrifier la cause la plus sacrée pour sauver un peu de popularité. En faisant ces remarques, qu'à condamner le système constitutionnel qui nous régit, ni conseiller à nos compatriotes de se désintéresser des affaires publiques ; seulement, nous pen- sons que le régime parlemen- dangers pour nous. Les divisions qu'i: engendre sembient parfois nous entrainer en dehors des voies de la pru- dence et nous faire oublier nos intérêts les plus chers.—Le Pi- | onnier. |vons été victimes de la politique nous ne voulons pas aller jus-| taire est loin d’être exempt de) ATIENISH RRUG STUREE* | Pure Drugs ana Uhemicals | We alwars buy the best, we always sell the best. fthe mo56 |. Having recently procured the services of one o ka 2 s / LL d ù Lys » of al popular and efficient young druggist from the City ê Jottetown, we are prepared at all hours, to make every effort. | . | to please our customers. 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