ll Souvenirs d’un centenaire v- Roch Gaude‘t “l’me- 100 acadien!" par père .Â/Éin .Âmenauâ Il y a quelques semaines déjà, un membre de notre Société historique acadienne m'a demandé d'interviewer M. Roch Gaudet, puis de rédiger un article pour &a Petite Souvenance. Comme vous 1e savez, M. Gaudet, en août dernier, fut notre président d'honneur pour les Fêtes du centenaire du drapeau acadien car lui et le drapeau sont du même âge. En effet, il a célébré son 100e anniversaire de naissance le 4 décembre dernier. Notre ami centenaire porte bien son nom — Roch — il est solide comme le roc. Malgré son âge avancé, il jouit d'une assez bonne santé, fait des petits travaux autour de la maison et de la ferme de son fils, oü il habite. M. Gaudet se déplace encore: il participe régulièrement à la messe du dimanche et il fréquente assez souvent les parties de cartes au Club Tina. Homme qui vit dans l'actualité, il garde également une bonne souvenance du passé. Il s'entretient avec nous en nous présentant une page de sa petite histoire, de quelques souvenirs de sa jeunesse. Il nous parle d'agriculture, d'éducation, de religion et de divertissements. r L‘agriculture Elevé sur la ferme, je me rappelle surtout de la faux et de la faucille pour couper le grain. On le battait avec un flot (fléau). Ensuite le grain était vanné au vent. Les brises de vent nettoyaient le grain. En ce temps—là, il y avait des moulins à farine. Jack Harper, le grand—père de Louis, écrasait le grain. J'en ai beaucoup vu des sacs de farine et des sacs de gru. Ma mère marchait 10 chaînes de long pour faire son lavage au ruisseau. Elle lavait avec une planche, un batoué. Bien sûr, elle faisait sécher les hardes dehors. Il n'y avait pas de machines, de sécheuses électriques dans le temps passé. L'éducation r1 J'avais z ans quand j'ai commencé l'école. ‘Je me suis rendu jusqu'au 4e livre français et jusqu'au 5e