nage paerpnt teur gi ne 6 CORRE SE HE à te mes rides AR mer LE 7 NS 204 PR MR à SUP, Es 1h % L'IMPARTIAL ma na SERA SRE RER UNE LETTRE A LA SAINTE | prit son courage à deux mains ‘“Bouin, sois hônnêté homme et {courage sur l'échafaud- ‘mais, VIERGE let dit it : C’est à la Sainte Vierge que je veux envoyer une lettre. Jean avait six ans, nn panta lou blessé au genoux; des che-| Papa Bouin ne rit pas. 11 dé- veux blonds. bouclés, épais et}POSa Sa plume et ôta sa pipe si riches qu'on en eut coiflé |de sa bouche. A6 deux têtes de belles dames, une Moucheron, dit-il sévèrement paire de grands yeux bleus, qui |je Présuppose que tu n'a er essayaient parfois encore de | l'attention de te moquer d'un sourire, quoiqu'ils eussent déjà Haies. Tu est trop petit ; PORE tant pleuré! une petite veste é- qu’on te tape. Pars, fille à D . Iégamment coupée, une bot- che, va voir dehors si j'y suis tine de fillette au pied droit, Le petit Jean obéit et tourna un soulier de collégien au pied | les taïons ; je disceux de ses gauche, tous les deux trop long. E pieds...…..puisque ses souliers trop larges, hélas! et trop per-) où en avaient plus. cés, qui se relevaient en pe Mais en le voyant si doux, laine par-devant et qui man-}Papa Bouin se ravisa une Se- bon chrétien.” La Vierge pen- dait dans la ruelle du lit, une image de deux sous qui souri- ait. que j'aimais et qui vient de me rentrer dans le cœur. ” Car j'ai été honnête homme, c’est vrai; mais pour bon chré- tien, dame. 1lse eva, tenant toujours l'enfant dans ses bras, et le pressa contre sa poitrine, en a- *joutant, comme s’il eùt parlé à quelqu'un qu'on ne voyait pas : —Voilà, vieille mère, voilà ! sois contente. Les amis se mo- queront de moi s’il veulent. Où ta es, je veux aller, et je t’amè- tement jusqu'à lui une fois assis sur le blanc fa- tal, il s'est trouvé que le touar- niquet n’a pu jouer; la pièce maîtresse ne pouvait entrer dans l'écrou; il a fallu la rabo- ter. L'opération a duré vingt trois minutes, pendant lesquelles le malheureux était là, assistant aux lents apprêts de sa mort, recèvant sur le nez les copeaux quise détachaient en trisons de la pièce de bois, entendant les propos goguenards &es va- lets du bourreau et les réflex- ions féroces ou douloureuses de la foule qui montaient distinc- . Une fois, quaient de iàlons par-derrière. Là dedans, faim, car c'était un soir d'hiver, et il jeûnait depuis la veille au! il : midi quand la pensée lui vint d'écrire une lettre à la bonne, ment t'appelles-tu, Bibi? Vierge. Dates à vous de comment | le petit Jean, qui ne savait pas plus écrire que lire, écrivit une | lettre. La-bas dans le quartier du Gros-Caillon, au coin d'une 1- | venue et non loin de l’esplanade | Sainte Vierge? = 6 il y avait une échoppe de ‘“ré- daction.” Le rédacteur était un vieux soldat de fort manvaise humeur, brave homme, pas bi- got, ah! non! pas riche, et qui avait assez écloppé pour obte- pir son admission à l'hotel des ! se serra, car il avait peur de Invalides. Ce n’est pas plus malin que |tant encore: cela. Jean le vit à travers les carreaux de son échoppe, fu- mant sa pipe en attendant la pratique. 1! entra et dit: —Bonjour, Mousieur: je viens |s’exdormir pour écrire une lettre. —C'est dix sous, répondit le père Bouin. Car ce brave, qui était peut- être la cent millième partie de la gloire d’un maréchal de France, s’appelait le père Bouin. Jean qui n'avait pas de cas- quette ne put l'ôter, mais il dit bien poliment: — Alors, excusez. Et il rouvrit la porte pour s'en aller; mais papa Bouin le trouva gentil et lui demanda: —Es-tu fils de militaire, mou- cheron? —Non, répondit le petit Jean! je suis fils de maman qui est toute seule. Bon! fit le rédacteur: Et tu n’as pas dix sous? —Oh! son je n‘ai pas de sous du tovt. —Ta mère non plus? Ca se voit. C’est une lettre pour 2- voir de quei faire la soupe, eh! pétiot? — Oui, répondit Jean, ment. Avance, pour dix lignes et une demi feuille on n’en sera pas plus pauvre. Jean obéit, Bouin arrangea son papier, trempa sa plume counu juste- dans l'encre et traça d’une belle écriture de fourrier qu'il avail: “Paris, le 17 janvier 1887.” Puis au-dessous, à la ligne ‘A Monsieur...” —Comment bibi ? —Qui ça,, demanda Jean,, s’appelle-t-il, —Eh bien, le Monsieur par-| bleu ! —Quel Monsieur ? —Le particulier à la soupe. Jean comprit cette fois et ré- pondit: à —Ce n'est pas un monsieur —Ah ! bah !.....une dame a- lors ? Oui... DOR..… costà- dire... —AÀ ça, drôle, s'écria papas Bouin tu ne sais pas même à quitu vas écrire? Oh ! s1! fit l'enfant. —Dis-le done, ct dépêche- toi! Le petit Jean était tout rou- ge. Le fait est que ce n'est pas commode de s'adresser aux é- crivains publics pour de pareii- il avait froid et mieux. Fe fois et le regarda —Mille canons ! grommela-t- il y a tout de même de la misère dans Paris !......Com- —Jean. —Jean qui ? —Rien que Jéaa. Papa Bouin sentit ses yeux qui le piquaient, mais il haus- sa les épaules. —£Et que veux-tu dire à Ja | —Je veux lui dire que ma man dort depuis hier soir, qua- tre heures, et qu’elle l’éveille, ei c’est un effet de sa bonté; moi je ne peux pas. : La poitrine du- vieux soldat comprendre. 1] demanda pour- —Que parlais-tu de soupe, tout à l'heure? —Eh bien ! répondit l'enfant, c'est qu'ilen faut; avant de maman m'avait donné le dernier morceau de pain. —Et elle, qu’avait-elle man- gé? —1li y avait deja deux jours qu'elle disait: “Je n'ai pas faim.” | —Comment as-tu fait quand tu as voulu l’éveiller? : | —Eh bien ! comme toujours, |je l'ai embrassée. - Resnirai‘-elle? | Jean sourit et le sourire le faisait bien beau. —Je ne sais pas, répondit-il, est-ce qu'on ne respire pas tou- | jours? Papa Bouin iris la tête, | parce que deux grosses larmes lut coulaient sur les joues. 1] ne répliqua point à la question de l'enfant, mais il dit, d’une voix qui tremblait un peu: —Quand tu l'as embrassé, n'’as-tu rien remarqué? —Mais si : Elle était tivide. 11 fait si froid chez nous! —Et elle grelottait, n’est ce | pas? — Oh ! non......Eile étail bel- le ! belle ! ses deux mains qui ne bougeaient pas étaien:crois- sées sur sa poitrine et, si blan- ches! Sa tête était tout à la renverse, derrière le traversin | presque, de sorte que, par la fente de ses yeux fermés, elle |avait l'air de regarder le ciel. | Papa Bouin pensait: | —J'ai envié les riches, moi [qui mange bien, moi qui bois | bien... En voilà une qui est |morte ‘de faim! de faim! Il appela l'enfant qui vint, il le mit sur ses genoux et lui dit bien doucement: —Petiot, ta lettre est écrite, et envoyé, et reçue. Mène-moi chez ta mère, —Je le veux bien, mais pour quoi pleurex-yvous? demanda Jean étonné. répoudit le vieux soldat qui l’embras- sait à l’étoufler en l’inondant de larmes ; est-ce que les hom- |mes pleurent!..……..C'’est toi qui vas pleurer, petit Jean. pauvre chéri... Tu sais que je t'ai- me comme mon fils! c’est bête .à moins que..Tiens! j'avais une mère aussi..il y a longtemps, c'est sur ! mais voilà que je ia | revois, à travers toi sur son lit, nerai le petiot, tant fait coup double : elle un cœur. C’est tout. La pauvre femm tyre de sa vie? Je ne sais pa pelons-le Jean tout comme autrefois. Papa Bouin est maintenan un vieillard heureux toujour commencement ni fin: ses dans le ciel. CUT1ION Les journaux donnent d’émouvants sur une exécution par Ja ga José Roïg, condamné à pour crime d’assinat sonne de l’un de ses enfants. Roig a passé en chapelle toute la journée et la nuit qui ont précédé l’exécution. Le matir, de très m'a amené au point où je suis! Qu'il se retire! Je ne veux pas le voir!” Pouriant José si b'en prendre possession de son fils. blé. José Roig a donné des con- seils-à son ds et l'a-exhorté : à se bien conduire dans la vie nerveuse. exécutions. Une foule immense l’entourait. cortège se mettait en marche. chariot tendu de noir. portait de temps en temps à Roig embrassait dévotement. vaient, un tierge alinmée au funèbres. les correspondances Mais il où elle me dit en partant; José Roig est sonté. avec pauvre ange, qui jamais ne me quittera par-|avait essayé d'ajuster l'instru- ce que sa coquine de lettre, qui| ment. Mais n’a pas même été écrite, a pour {té et il fallait raboter encore. donné à lui un pèreet à moi|Un instant, l’un des prêtes qui morte de malheur, ne fut point |chon de la hopa sur les yeux ressuscitée. Qui était elle? Je pour l'empêcher de voir, l'ignore. Quel avait été le mar-| Roig avait protesté. Des cris de Mais ilya quelque part dans |que,la police avait peine à con- Paris, un h6nme jeune encore |tenir. Un grand nombre de fem quiest “rédacteur” non point |mes ont eu des syncopes. en échoppe conrme-papa Bouin 1l rédige d’éloquentes choses et |ne à vous savez tousson nom. ÂAp-|une dernière fois son confesseur court |On lui passe la cravate fatale. hotmête‘homme, et de plusbon|bre, violette, noire. chrétien. 11 jouit de la gloire du “petiot”, comme il appelle | Cctte fois, tout est fini. parfois son illustre fils d'adop- tion, et il dit, car e’est lui qui m'a raconté cette histoire sans| ET GRAINES DE SEMENCE —Je ne sais pas quel est Île |Chaqne cultivateur devrait, le facteur qui porie ces lettres-là, mais elle arrivent à leur adres- | avec soin un champ dans lequel PAUL FEVAL | d'excellente qualité pour la re- UNE EMOUVANTE EXE- espagnols détails rotte qui vient d’avoir lieu à Valence. 11 s’agit d'un nommé mort par la cour d’assises de Valence sr la per- bonne heure, le fils du condanné était allé trouver son père à la pri- son Celui ci a refusé de le re- cevoir: “C’est ce petit mirérable s'est-il écrié avec colère, qui est cause de tout! C’est lui qu’ Roig ne s'est pas refusé a entendre na confesseur, et celui-ci a su son âme que le condamné a. consenti à communier et à a- voir enfin une entrevue avec Le père et l'enfant ont con- versé quelques instants cnsem- En sortant de la chapelle, l'en” faut a eu une violence crise | À huit heures du matin, le Le patient était assis dans un Deux prêtes l'assistaient. L’un deux trouve toujours un assortiment ses lèvres un petit cruzifix que Des pénitents en cagoule sui-|jours en mains. ponig. Des soldats fermaient la marche. Les cloches des églises de la ville sonnaisnt les glas/. |malle pour nos prix. deux tois, trois fois, le bourreau ‘écrou avait résis- a| Roig a souffert mille morts. le soutenait de leurs exhorta- e | tions lui avait rabatitu le capu- mais S |‘‘Grâce!” s'élevaient de la foule Eufin, le tourniquet fonction- souhait. Roig embrasse Le bourreau appuie sur le tour- t\niquet. La face du condamné s|se congestionne, devient pour- Sa tête tombe en ayant sur la poitrine. rt CHAMPS POUR GRAINES done mes printemps prochain, préparer il pourrait récolter des grains produetion. Le qui grain sera confié à ce champ devra être sélectionné. Pour améliorer une semence, il faut commencer par amélic- rer ie so]. 11 faut une terre ni trop forte ni trop légère, ne contenant pas trop d'humdiité et, surtout ne maquant d'aacun des prinpeipes fertilisants qui doivent y être associés dans de justes proportions et qui sont: la chaux, l'azote, l'acide ph"s- phorique et. la potasse. Dans ce champ destiné an grain de se- mence, il sera bon d’incorporer du fumier et des engrais conve- nables. Avec les grains qui se- ront récoltés, on pourra, en Îles triant de nouveau, augementer considérablement le rendement. Nous importons chaque an- née d'Ontario et des Etats-Unis uae grande quantité de semen- ces qui ne sont pas aussi rusti- ques que celles que nous pour- rions produire, vu que notre climat est plus froid. Les grains de semence attei- gnent toujours un prix plus é- levé que ceux destinés à la con- sommation. Sous tous les rapports, donc, nous avons intérêt à les produi- f: %"s Gene NO pole «OA PE CHEAPEST AND BEST CHAIRS P. E. Ï. À me Make— them ourselves LR WRITE For CurTs AND PRICES. SCHOOL FURNITURE Goo, STRONG & CHEAP : ET 3, 0 s. 4, prenne eren TS y sonr TE r… Fi x L MARK WRIGHT & CO. Charlottetown. WRITE FOR PRICES. Jan. 16 96 tendez acheter. commerce en Détails. 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