ÿ H | | | __— Ps Suite de la 1ère page] M. l'abbé Rousselle, le zélé dé fenseur de FAcadie a présenté une éloquente adresse à Sir Wil frid Laurier. L'espace gestreint que nous arons aujeurd'hui no':s contraint de remettre à de main le texte complet de ce beau document. Sir Wilfrid Laurier reçut une ovation enthousiasteen se le- vant pour prendre la parole. Nous n'entreprendrons pas de donner un résumé qui donne une idée exacte de la pièce d'6- loquence tombée des lèvres du premier ministre dun Canada, en réponse à eette adresse du sénateur Poirier. Notre dietia gué compatriote a rarement £té aussi heureux dans ses Bxpres- sions et aussi éloquent dans sen discours. C'est comme frère qu'il se présente devant les Aeadiens et il leur offre le tribut de sen ad- miration pour leur passé; at fait des espéranees ayvee eux peur l'avenir. Pourquoi ee concours eonsi- dérable de citoyens venus de diverses parties du Canada? S'agit il de propagande politi- que ? Non. Aujeurd'hui, nous oubliens nos différends de par ti pour nous réunir dans une pensée commune, pour nous compter et mesurer nos forces. Votre histoire est parfois deu- loureuses, mais glorieuses tou- jours. Elle a inspiré les poétes, les écrivains. Le premier ministre parcourt alo1s rapidement le livre si tou chant des perséentions aux: quelles la race acadienne a 6tt soumise. 1lest heureux de dire, pour l'honneur de la ceurenune britannique, que le parlement anglais n'a jamais eommandé ni approuvé la dispersion brutale des Acadiens. Les déoret de la Previdenée sont inpénétrables, mais pant- on nier que la révoiation qui a chassé les prêtres et les religi eux de la France a euvert à l'6- vangélisation le vaste champ du Canada ? Dans les eolonies françaises, tout a pivoté autour de l'Eglise. Le premier ministre fait l’é- loge des missionnaires quise sont dévoués pour nous, depuis les premiers temps de Ja colo: nie, puis il engage les Acadiens à muæltiplier leurs écoles. Que pas un enfant, dit-it, ne gran disse sacs apprendre sa langue trançaise. Donnez-leur l'éduca- tion dont ils ont besoin pour frayer ieur chemin dans le mon- de. L'instruction est essentielle: c'est Ja clé pour ouvrir les por- tes à tontes les varrières ; qu'ils apprennent l'anglais et le fran. çais, et il seront ainsi armés pour la lutte. Soyez fidèles à vos institutions. Dans ce pays libre, toutes les races sent sur le même pied. 11 y a évidemment au-dessus de nous une Providence éter nelle qui ne laisse rien s'acoom- plir saus but ni raison. Les per- séouteurs l’oublient. L'homme s’'agite et Dieu le mène. Vous êtes aujourd’hui plus de 100,000 sur &e sol de l'Acadie. Vous oocrpez des pesitions im- portantes dans toutes les bran- ches du serviee public; vous avez des sénateurs, des jages, des députés, des censeillers lé- gislatifs, Réjouissens nous de vivre dans destemps plus heu- eux, d'habiter le pays le plus libre de la terre. Nous sommes, uc@s de la proviuce de Québee et do ;’Aeadie, le sang {rançais. J'aime ma race d’un amour im- mense, mais je suis prêt à ac- corder aux autres les droits que Je réelame Pour nous ce que je voudrais, la mission que je me suis dounée, c'est de faire da Peuple eanadien une nation for- te. Pour atteindre ce résultat nous n'avons pas besoin de fai. re des sacrifices ; après ja foi qui donne la vie, que l'Eeosseis reste Évossais, que \'iriandais £ LA reste Irlandais, que ie Ganadien français reste Oanadien-français que l'Anglais reste Anglais ; mais que toutes les races con- tribuent à faire de notre pays un temple éleré au Dieu de justice, d'équité et de tolérance. {Applaudissements chaleureux qui dureat plusienrs minutes] Sir Wilérid dit ensuite quel- ques mots en anghais. 1l est heureux de rendre à la Kouvel-. le-Ecosse le témoignage qu'elle) la Confedératien celle qui est le plus heureusement exempte de fanatisme religieux, de pré jugés et d'intolérance. M. J. A. Pois:on, d’Arthabas- kaville, appelé par le président dit d'une voix vibrante et émue, une superbe poésie,-nne impré- ation au perséonteur Lawreuee -dont nous nous faisons nn de- voir de publier les strophes qui suivent : ‘‘Aux rives d'Halifax que le sombre Atlantique Berce de ses olameurs et bianchit de ses flots, L'étranger ereit entendre une voix fantastique Qui jette a la eité des éternels san- glots. Mais pour un eœur français, c'est le ori d'une race. Qui troublant le sommeil de son per- séeutear, Le poursuit dans la tombe, et lanee dans l’espace Défi d'us pouple libre, un chent libé- rateur. Car près de la oité s'élève nn mau- solée, Monument do triomphe éphémère et d'orgueil ; C'est la que le bourreau d'ume race exilée Depuis un sièele dort eonohé dans son cercueil. Le temps, plus fort que toi, t'a oou- cher dans 1n bière. Et pendant qne tu dors dans la nait des tombeaux, Un peuple grandissant, debout sur te poussière, Rêve des jours plus grands et des des- fins plus beaux. Peur tes débiles bras la taehe était trop grande. Un être disparaît, un peuple ne meurt pas, S'il s'appelle Acadie ou se nomme fr- lande ; I pent subir l'ontrage, il nargue le trépas ! Quand d'un penple an bereeau tu dispersais les langes, Et que tn les jetais au gré de tous les vents, Qui t'eat dit que plus tard, en nore- breuses phalanges, De partout surgiraient les fils des sur- vivants ? Voici qu'autour de toi se groupent tes victimes Vrai speotre de ton rêve, ils se dres- sent partout. Et cherchant sur le s01 la trace de tes crimes. Cent vingt mille Acadiens, près de toi son$ debout. Oe s01 vous appartient, o frères d'A- cadie. Et la main qui, eruelle, en chassa les vivants, Et sur vos bourgs déserts promens l'incendie, Oublia de jeter vos morts aux quatre vents. Oui nous t'aimons, o doux pays d'&- vangéline, Sol arrosé de pleurs sol imbibé de sang ; Le Canada françnis te salge et s'in- vllne Devant ton passé sombre et ton ré- veil pnissant. Qu'au fond de tens les eocurs veille cette espérance, Qu'ane heure doit venir ou prenant l'ascendant, la Nourelle- Franoe Feront surgir d'icila France d'Ocel- dent. M. le chanoïine Dugas, de St- Boniface, se déclare heureax de se trouver an pays de ses an- eêtres. Il espère que le petit peuple canadien du Manitoba, qui a sur les bras ses luttes et des ennemis, fera preuve de vaillanee à l'exemple de la eré- ation acadienne, L'héroïque Acadie et for acceptable fées. KE. if patenteë. PATENT RECORD Baltimore, Md. eut de toutes les provinces de! L'IMPARTIAI, JEUDI LE 6 SEPT, 1900. CARD DR. H. L DicKkEey, Late Clinical Assistant at Koyal London Ophthalmie Hospital, Maorfie!ds. and Central Louden Thruat & Ear Hospi'al SPECIALIST—BYF, EAR, NOSE AND THROAT Ofice- Cameron Block. Bæideuce- R'cbm nd St, Wert Offcice Hours— 9,30 a. m, to 1 p. m., 2t0 4 p.m.Evenmzs by appointment. Eyes tested and fited with Giasses Tircd Housekeepers. : Disordered Kidneys briag them a multitude of pains and aches. How often women ve out before the ay's work is fairly begus and sink into a chair utterly worn an à: Bat the honsework must be done even though the back does ache, and the hond feols ready to burst. These women can't wnderstend wby they are never strong, why the night does not rest, om they Æù à are alwsystired, have no appetite and seerm to be pains and aches all over. As a rule the real cause of the trouble is the last one thought of. It all comes from the kidneys. These delicate little filters of the blood get out of order, and as s result the urie acid and other isons that they ought te carry off are sent Eat into the system. There's ne use trying te get relief until the kidneys are restorod to health. The ensiest, safest, quiekest way to ao- complish this is te take Dosn's Kiâney Pills —natures" ewn remedy for all kidney diseases and derangements. Mrs. Martha 8. Frost, Little River, Digb Co., N.8., recently wrote as follows: ‘ bave much pleasure in stating that Doan's Kidney Pillshave wonderfully improved my health. I had been suffering with lame back for a number of years and at the time 1 began taking Doan's Pills I was almost apabie to do any housework. “1 have used three boxes and musé sa they have taken the pain ont of my bao et d restored my strength. EL don’ think CS | | | . Ro06cEe) “ » L'ancien Canadien jouissait d'une bonne santé, vivait longtemps et heureux, mais sa nourri- ture était saine et fraîche, et son travail, celui des champs et au grand air. Aujourd’hui, l’homme vit dans des circonstances bien différentes. Enfermé du matin au soir dans les manufactures, il respire la poussière et l'air impur. Il devient pâle, faible, nerveux et Kidney Pills for kidney troubles.” Hello There, Reuben ! WHAT BEAUTIFUL HORSE HAVE YOU NOW ? Reuben : “Don't yon kuow him?" Stranger : ‘Why no, 1 don't.‘ R—‘"Don't know that stallion ISLANDER, by Parkside 7‘ S.—"*Well ! That is never 1s- LANDER 18 it? Why, he is s0 fat that you can't feel a rib in him and his skin is shining like «a siiver dollar. What in the world have you been fesding him with to make such a change in a horse as that in s0 short a time 2?‘ R—'"MCDONALD'S COND1 TION POWDERS". S—‘"And they wul put a horse in such a shape as that?” R—"Yes Ihave used them for 6 years and they havre never failed yet. They are put up by JAMES McDONALD, V.D.S, Summerside.”" S—[Looking admiringly at ISLANDER] : “How clean his limbs are—hard and firm as steel.‘ R—"That’s what they are." S—‘Look at that head up, will you. See how he holds his tail—and snch a perfect, free action.” R—‘Well, 1 guess. S.—"That's what McDonald's Condition Powders do fer a horse ?‘ R—"Yes, they are the pew- ders.‘: S—'"How much de vost ?” R—"Only 80 cents per 1b. 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Les Pilules du Dr. Moro pour les hommes stimulent l’appétit et favorisent la digestion, régularisent les intestins, débarassent le foie de la bile, guérissent le mal de tête, donnent de la force et développent les muscles. Elles guérissent les douleurs dans le dos, ainsi que le mal de rognons. Elles font de l’homme faible et épuisé, le travailleur fort et robuste et lui donnent la force nécessaire qui lui permettra de supporter facilement les travaux difficiles qu'il a à accomplir. Monsieur Oscar Simard, qui souffrait depuis longtemps d'une faiblesse générale très pronon- cée, qu’il avait acquise en travaillant dans les manufactures, nous demande de publier le témoignage suivant, dans lequel il dit ce que les Pilules du Dr. Moro ont fait pour lui : “ Dr. À. À. Moro, “ Montréal, “Cher Docteur, “ J'étais faible et débile et il me paraissait impossible de pouvoir continuer à travailler dans la manufacture de chaus- “ sures, où j'étais employé. Quelques heures de travail me fatiguait beaucoup, et j'étais toujours rendu au bout de mes forces “ avant d’arriver au soir. J'avais souvent la migraine ; mon appétit faisait défaut et mes vivres digéraient très mal; mes “ rognons me faisaient beaucoup souffrir et enfin, j'étais totalement épuisé. “ Quelques boites de Pilules du Dr. Moro me remirent à flits, me donnèrent des forces, me guérirent de mes douleurs, et “ aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir dire le bien qu'elles m'ont fait. “ Votre bien dévoué, “ OSCAR SIMARD, “ No. 539 Silver Street, Manchester, N. H.”’ Les Pilules du Dr. Moro en aiguisant l'appétit, en aidant la digestion, donnent la force aux hommes faibles et tiennent l’homme fort, robuste. Je répondrai avec plaisir à toutes les lettres qui me seront adressées. Je donnerai des con- seils à tout homme qui m'en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de traitement leur sera envoyé gratuitement sur demande. Mes consultations sont absolument gratuites. Je ne soigne que les hommes. Les Pilules du Dr. Moro se vendent soc. la boîte, ou six boîtes pour $2.50, et si votre marchand ne les tient pas, elles vous seront expédiées sur réception du prix. Dr. A. A. Moro, Boite 782, Montréal, Canada. Adressez vos lettres comme suit : MILLINERV | OPENING ! SATURDAY, APRIL 2IST This season’s Opening will be More Attractive than Ever The taste displayed by MRS. WRIGHT in the selections of Gems of Paris and New York Millinery, this season, must commend itself to all who will visit us next Saturday. As our Mitlinery openings have always been attended by Gentlemen as well as La dies, We propose this season to combine a display of CHRISTY's LONDON HATS and a speacil display of HIGH CLASS FOOTWEAR for Ladies’, Gents’ and Ghildren. ment, $1.50 par année. S'adresser au‘ bureau de L'IMPARTIAL, Tignish on Moutrésl. Subscription price of RECORD tke PATENT - POFADY, Samples free. #00 J. EL. Belair, éditeur, 58 Done R. T. HOLMAN. Aoril 24th 1900.