or L'IMPLARTIAL, JEUDI LE 26 AVRIL, 1900. Das En Presentation Adresse présentée au Révérend P. P. Arsemault, curé de Mont- Carmel, à l’occasion de son voyage en Europe. ———. = Digne et Vénéré Curé Monsieur :- C'est avec un bien vif regret et le cœur rempli d’a- mertume, que mous vous voyons sur le point de votre départ pour un lointain voyage ; mais soyez as- suré que les vœux les plus ardents de vos humbles paroissiens sont, que le Dieu trois fois Saint, vous conserve la santé et vous garde de tous dangers. Oh ! oni, Rev. Pasteur, soyez convainou que, quoique vous nous quittiez pour un certain temps, nous vous resterons attachés, nous Vous accompagnerons de cœur dans votre lointain voyage, et nous in- voquerons le Très Haut qu'il vous aecerde la protection de $ses saints Anges. Vons allez sans doute, dans votre itinéraire, visiter la vieille France, fille ainée de l’Eglise. Dites à nos frères de là bas, que quoique nous soyons en contact avec des mationa- lités et des croyances différentes aux nôtres, nous sommes res- tés français et attachés à la reli- gion de nos pères. Ah ! oui vénéré Curé, dans la Ville Eternelle, vous allez vous prosterner aux pieds du Souverain Pont.fe, l'Immortel Léon XIII et recueillir sa bénédiction. Ne nous oubliez pas, et rappellez vous, À ce moment sublime, que nows sommes vos enfants. Dans le cours de votre voyage, lorsque vous offrirez au Père Eternel le sacrifice par excel- lence, pensez à nous et priez Dieu qu'il nous gnide dans la voie qui doit nous introduire dans la béati- tude éternelle. Oui, Rew. curé, le jour où vous fûtes admis à prêcher l'Evangile fût un jour de gloire pour l'Eglise, car depuis ce mo- ment, votre vie n’a été qu’un apos- tolat et une prière continuelle. Vous avez travaillé sans relâche à faire fructifier la parole de Dieu dans les cœurs. Vous avez fait cou- ler les larmes du répentir, vous avez soulagé les orphelins, vous avez visité les malades, vous avez encouragé et secouru les pauvres, les délaissés et les opprimés ; en un mot, vous avez nullement songé aux fatigues lorsqu'il s'est agi de travailler pour la gloire de Dieu. Si aujowrd'hni la paroisse de Notre Dame du Mont-Carmel pos- sède an des temples les plus gran- dioses des Provinces Maritimes, qui devons nous remercler si ce n'est vous, Rev. Curé ? Vous vous êtes multiplié afin de faire mar- cher votre œuvre à bonne fin, et vos efforts ont été couronnés de succès. Oui, Rev. Monsieur nous antici- pous déjà d'avance la joie et le bonheur de vous voir revenir au milieu de nous pour continuer votre œuvre de dévonemet. Tous les jours et à caque heure du jour, nous offrirons au Très Haut nos prières les plus ardentes afin qu'il vous rariène sain et sauf. En terminant, Rev. Curé, dai- gnez accepter de vos paroissiens l'humble donation qn’'ils vous pré- sentent comme une marque de leur affection et de leur reconnaissance ; et.c'est en vous souhaitant santé et bonheur, ainsi qn'une vie longue et heureuse que nous vous disons, At REVOIR Nous demeurons, Rev. Curé, vos humbles et dévoués paroissiens. Mont Carmel I. P.E. Ce 15 Avril 1900 College St Dunstan (Afälié a l'Université Laval). GQURS CASSIQUES, PHILOSO- PHIQUES ET COMMERCIAUX L'ouverture des classes au Col- lège St. Dunstan aura lieu, mardi, le 12 septembre. : Pour plus amples informations, s'adresser au Supérieur. A. P. MCLELLAN. Collège St. Dunstan, Ch’Town. Ce 29 août 1899... » Correspondances Monsieur le Rédacteur Comme vous attiriez l'attention des instituteurs sur les soirées de Paul et Andréas, dans l'IMPARTIAL du 5 de ce mois, j'ose espérer que vous me domne- rez wn petit espace dans les colon- nes de votre intéressant journal! pour dire à Monsieur Paul de ne plus monter sur une chaise à l’ave- nir quand il voudra redire aux Ies- tituteurs que l’enseignement de la grammaire française fait plus de tort que de bien, car il pourrait se faire dégringoler. —‘‘Qmiconque s'élève sera abaissé.'’ En vérité je ne peux comprendre M. Paul quand il dit de hant de la tribune où il s’est perché: ‘‘Ces jeunes per- sonnes, sachant qu'il est pour ain- si dire impossible de parler cor- rectement le français quand on me connait pas la grammaire &c.'’ Dono il est absolument nécessaire d'apprendre la grammaire puisqu'il nous faut parler correctement ; et plus loin il dit: ‘‘La grammaire fait plus de tort que de bien.’’ A- lors si tel est le cas, il faut donc bannir cette intruse de nos écoles. M. Paui dit aussi que ‘‘la gram- très insensée. Beau compliment à faire aux instituteurs. C'est tout clair que M. Paul n’est pas insti- tuteur, car il u'aurait pas insulté ainsi cette classe d'ouvriers si utile à la société. Ce qui est étonnant c'est que M. Andréas qui est, lui, probablement instituteur, ne lui ait pas arraché les cheveux en l’enten- dant lancer une telle injure aux instituteurs. Je comprends mainte- nant pourquoi il s'était si haut per- ché. Est-ce que Monsieur Paui a visité toutes les écoles pour savoir la mauière dont se fait l’enseigne- ment de la grammaire française ? Monsieur Paul, je dois vous dire qu'il y a certainement quelque chose de bien dans votre allocution sur l'éducation, je vous en félicite; mais ayez donc la bienveillance de ne rien dire à l'avenir qui puisse décourager les instituteurs dans l'enseignement de la geammaire française. Moi je crois que l’ensei- gnerment de cet art fait beaucoup de bien au lieu de faire du tort. Car avant que les enfants aient appris la grammaire, ils disent tous, sans exception, quand ils parlent :—ils ou elles chantons, jouons, mange- ons, ainsi des autres verbes, disent- ils amssi les garçons courons, sat- tons, dansons et ainsi de tous les verbes ; c'est-à-dire qu'ils em- Kploient toujours la première per- sonne du pluriel pour la troisième. Après qu‘ils ont étudié la gram- dire : ils ou elles chantent, man- gent, sautent ou dansent, &c. Ain- si la grammaire leur aide donc à parler correctement. INSTITUTEUR. Cap Rouge 16 Avril 1900 M. le Rédacteur. ‘‘Insulaire'’ natif de l'Ile, probablement de l'Ile du Prince Edouard, peut-être de l'Ile Lennox, mais toujours de l’Ile : Insulaire élève la voix d’un ton de philosophe et s’écrie qtie mos espérances sont trop ‘‘hu- maines.”’ Il s'est fait comprendre en effet. ‘‘Un qui veut savoir’’ n’a pas fait preuve de beaucoup d’in- telligence quand il a demandé des explications sur une parole aussi claire et transparente que l'eau d'une source féconde. Mais c'est un mot que vous me permettrez de demander à Insu- laire de réclamer comme sien, ce mot, cette parole, découlant d’une source féconde mais empoison- née. Oserait-il nous dire que la reli- gion n’a pas toujours été la pre- mière pensée du peuple acadien, que des motifs humains ont ani- mé cette petite sation quand elle s’est sacrifiée à la fureur de la per- sécution plutôt que de risquer de compromettre la religion ? Oserait- il nous faire croire que sos prêtres acadiens ne sont pas zélés, dévoués et que des espérances humaines sont les motifs de leurs travaux ? Est-ce qu'il oserait dire que les au- torités ecclésiastiques, après avoir { di de" ù S on | FAN OE ARTNE T SEE LT maire est enseignée d'une manière | |ponsabilités. maire il voient qu’on doit écrire et | FROM, PERRET ge PRES Danser nie ropmmmanrounes ‘ passé en revue la phalange des | prêtres acadiens, les eussernt trou- vés trop humains, trop mondains ? Que le cher monsieur jette un oi! d'œil autour de ini et il verra si sa | parole exécrable porte même la plus faible nuance de vérité. Si M. Insulaire s'était nommé Insolent aous l’aurions plus aimé car il eut parlé en homme véridique. Qu'il Lait donc la bonté d'écrire sur autre | matière. Il nous ennuie. Nous a- | vons assez souvent entendu dire : ‘‘Lecpauvres acadiens, il est si dif- ficile pour eux de s'élever.’ ‘‘Ils ont de la peine à se faire rendre leurs droits.’ Et malheureusement nous avons des acadiens qui nous tiennent ce langage. Saus-cœurs! Que M. Insulaire se débatte tant qu'il voudra, il me fera pas assez d’excuses pour blanchir la noire calomnie qu'il a jetée à la figure du peuple acadien. Donnez-vous la peine, M. Insulaire, de relire votre dernière lettre, Vous auriez dû y omettre la citation que vous avez tirée de votre première. Une fois est assez d'écrire de telles insultes. Les Acadiens ont tomjours eu à cœur l'intérêt de la religion et s’il y a eu de la discorde et du trowble parmi eux ce n'est que lorsque le loup s'y est intro- duit sous la peau de l'agneau. Et si nous vouiions faire des compa- raisons pour montrer si le peuple! acadien mérite une première place! quant à la soumission et à la fidéli- té aux autorités ecclésiastiques, nous aurions assez de preuves. Nous déploroms notre isolement et laissez nous à notre abandon sans nous dire que nos espérances sont humaines et par conséquent con- traire à l'intérêt de l'Eglise et de la religion. Si vous n'avez pas de sympathies pour nous, aw moins, préservez-nous du fléau de vos in- vectives. Et de plus, il ne vous sied pas de parler du servilisme. Et si vous voulez, M. Insulaire, rendre raison de toutes choses, dites nous dono pourquoi l'Etat reconnait notre droit À sa protection et à une partie de ses bénéfices et de ses res- ADOLESCENS Ce 6 avril. La Taxation par Tete EST AUGMENTEE DE ér.58 Quel était le chiffre de la taxa- tion par tête en 1896, sows le règne des conservateurs ? Il était de $8.14. Quel était-il à la fin du dernier service financier ? Il était de $9.72. Voici la gradation suivi par les libéraux : TAXATION PAR TETE 1896 $8.14 1897 8.28 1893 8.63 1899 9.72 Donc, sous le règne des libéraux, la taxation a augmenté de $1.58 par tête de la popolution. C'est un joli résultat ! PERAY BAVIE à SON. Carte Professionnelle Arseneutt & MeKenzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arseniult, S’Side, H. R. Mackenzie, Ch'Town. ARGENT A PRETER | M. Aubin E. Arsenault ouvri ra un bureau dans le “Crabb Block,” Summerside, mardi le 17 Avril. LE « Le Fight 1Q a | You seem all choked up and stuffed up with the cold—find it hard to breathe. | Cough that rasps and tears you—but little | phlegm got up. Now's thetime to take Dr. Wood's Norway Pine Syrup before things get too serious. There is no remedy cqual toit for making | the broathing ensy, loosening the phlegm | and removing all the alarming symptoms ôf a severe co'd. “I caught a severe cold which settled on | my chest, S it fecl raw and tight, Seeing Dr. Wood's No way Pine Syrup advertized I procure a batti», which great:y relieved me. It loosened ti:e phlegm, healed the lungs, and sodn had me perfettky well.” Nzrz McKay, Ripuex, Or. : Dr. Wood’s Norway Pine Syrup. | Hello There, Reuben ! WHAT BEAUTIFUL HORSE HAvR YOU NOW ? Reuben : “Don't yon know him ?** Stranger : “Why no, 1 don't.‘ R—"Don't know that stallioa ISLANDER, by Parkside ?“ 5—"Well ! That is never 1s. LANDER is it? Why, he is so fat that you can't feel a vib in him and his ekin is shining like a siiver dollar. What in the worid have you been feeding him With to make such a change in a horse as that in so short a time ?° R—"MCDONALBS TION POWDERS":. S—"*And th-y wall put a horse in sueh a shape as that?” R—"Yes.]I have used them for 6 years and they have never failed yet. They are put up by JAMES MeDONALD, D. V:S$, Sum mersi 1e.” S— [Looking admiringly at ISLANDER] : ‘How clean his limbs are—hard and firm as steel. R—"That's what they are.“ S—‘Look at that head up, will you. See how he hoids his tail —and such a perfect, free action.” R—‘"Well, 1 guess.“ S.—"That's what McDenald's Condition Powders do for a horse ?* R—"Yes, they are the pow- ders.‘* #—'How much do cost ?” R—‘“Oaly 830 cents per Ib | Yoa can get them at any eoun- try store, or right dire:t from ‘he manufacturer’s at McDO- NALB'S DRUG STORE SUM- | MERSIDE." | CONDI they | Women's | Aïlments. Women are comme | ing to understand | that the Backaches, Hecadaches, Tired AA Feelings and Weak } Spells from which | they snffer are due to wrong action of the kidneys. Kidney Pills are the most reliable remedy for any form of kidney complaint. They drive away ains and aches, make women healthy and ppy—able to enjoy life to the fullest. Mrs. ©. H. Gillespie, 204 Britain Street, St. John, N.B., says: ‘ I had severe kidzsy trouble for which I doctored with a nuwL<r of the best physi- cians in St. John, but received littie relief, Hearing of Doan's Kidney Pills, I began their use. Before taking them I could not stoop to tie my shoes, and at times suffered such torture that I could not turn over in bed without assistance. Doan’s Kidney tion, and removed every pain and ache," . Pilla | have rescued me from this terrible condi- | IIEADQUARTERS) (ALBERTON WOOL SEASON 189 We are in the market to bay wool as seen as Î realy. We bought a great deai lest year, and these vrhe sold =. us were well satisfied. We want to hamdle an ineroased quentity * this season, and would be glad te have th+ offerings of all who : rend this. We promise the highest poæibie prise, sad inexehange À. +n assort ment of goods of all kinds, that is not equalled— or ere * LL. apprrached —in any other store in the Ridisg. Rzapt MADE OLormixe —Thisisa business that has been growing fast with us. Breh yeer fiuds ms haudliag more. or! moe and youths we show Shorey's make, semowledgrd to. be, the most honestiy made stuff in Oanada. This year it is exp tionally siylish and wel made. 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