ur A Maosiler CIE DE L'IMPARTIAL, Proprietaire | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Prencie JS : F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante, Vol. 3 No. 34 Nouvelle Serie MARDI LE 7 MARS, I9II,. 18 ANNEE TiGNISH, ILE DU PRINCE EDOUAHD, COMMENT LA POLOGNE EST-ELLE VIVANTE ? La réponce donne à réfléchir. Tout d'abord, la division des Po lonais fut l'occasion du partage de la Pologne. Il serait iniqne de partir de là pour incrimimer les Po- lonais et les rendre uniquement res. ponsables des malheurs de leur pa- trie. D'autres ont commis le crime du démenbrement et,c2 sont e1x qui en subirout les responsabilités dans l'avenir. Le malheur porte conseil. La persécution opéra l'unité de la Po logne, et son martyre, l'union. Pourquoi certains peuples sont- ils si portés aux querelles de clo- ches ? Pourquoi l’Irlaude, la Polo- gne ont-elles été en proie aux dis- sentions ? Est-il possible de guérir cette maladie ? Je ne saurais ré- pouére. Les Polonais sont-ils en train de faire la démonstration de leur en- tente ? Il semble que la conscience patriotique s'affirme et qu'elle s’o- riente vers les vraies solutions. Une renaissance dans les arts, les lettres et l'enseignement s'annonce, c'est incontestable. La lutte pour le maintien de la langue devient plus âpre, à mesure que la presécution s'afhche plus cruelle. L'énergie des enfants a quelque chose de surprenant et qui vous saisit. Maigré la surveillance ombra- geuse de la Prusse les exploits hé- roïques des petits Polonais sont ve: nus à la connaissance de l'univers. MM. Marius et Ary Leblond ra content à ce sujet un incident pa- thétique. Eu 1995, daus un lycée de jeunes filles à Varsovie une élève osa s’a dresser au directeur à l'ouverture des classes, pour lui lire le mémoi- re réclamant le rétablissement de la langue maternelle à l'école ; le di- à la jeune fille ; ses compagues la défendent. On mande la troupe par téléphone. C'est aiusi que dans tous les do- {nement étaient présents. Au lever du soteil, le drapeau a- méricain a été hissé à demi-mât du mât principal de ce qui teste du ‘Maine’’ et de bonne heure un bâ timent ayant à bord les vétérans a fait le tour de l'épave pendant que des couronres étaient placées sur le vieux vaisseau et des fleurs jetées Une large plateforme, qui avait été construite sur un caisson termi- né établi près de l'arrière de l’an- cien navire de guerre, était occupée var les personnes qui avaient une part active dans le service. La cérémonie s'est ouverte pai une prière de l’évêque Albion Kuight. Il y a eu ensuite un dis- cours prononcé par le colonel E. ]J. Gibon, comu.andant du poste mili taire, après quoi la musique de l’ar- mée cubaine a joué la marche fu- nèbre de Chozin. Le vice-président Zayas a ensuite rendu hommage aux hommes du ‘‘Maine’’ morts lors de sa destruc- tion. Comme la cérémonie se déroulait les croisseurs français ‘‘Amiral- Aube’’, ‘‘Coudé’’ et ‘‘Gloire’' sont entrés dans le port et ont jeté l'an- ‘re à proximité de l'épave du ‘*Maine’’, sans participer à Ja céré- monie d'anniversaire. L'absence de tout navire améri cain a été généralement commen- tée, Ons’accorde généralement à dire que le gouvernement cubain a fait des représentations à Washing- ton qui exprimaieñt que la présence de vaisseaux américains n’était pas souhaitée à Cuba. Le service d'anniversaire a inter- rompu les travaux de renflorvement du ‘‘Maine’’ pour une heure seule- ment, On croit que tousles cais- sons seront terminés vers le mois avril. L'HEROISME D'UN SAVANT Invité pas les autorités chinoises | aller combattre la peste à Fond- recteur veut arracher le document | ziadian, le docteur Ménier, qui di- rigeait l’ Ecole de Médecine chinoi- se de Tientsin, où ilétait profes- seur, s'était consacré à cette tâche avec une complète abnégatiou. La maines, le peuple polcuais, à toutes |f{ajité voulut que la contagion les exactions, répond en dévelop pant son énergie et son activité pri vée. Un de leurs écrivains, l'atteiguit dès le premier jour. À- yant diagnostiqué la maladie sur | lui-même, le docteur Ménier fit B2lesias | preuve d'une admirable maîtrise de Prus, insiste afin que les Polonais | éoi. Afin de ne pas exposer la vie dirigent leurs efforts dans le sens de de ses collègues, il demanda lui- la science et de la voionté. Il s’op pose surtout à ceux qui cherchent à euflam ner les ssatima2nts. Il a raison et les Canadiens fran- çais pourraient faire leur profit de ce conseil ; des discours et des ar- ticles il en faut sans doute ; mais rien n’est fait, si l’on s’arrête là. Ce qui est suriout et par dessus tout nécessaire, c'est l'orgauisation raisonnée avec la ferme volonté de cultiver toutes nos énergies. Qui nous délivrera d'abord du virus politique qui rouge notre race et met en péri les entreprises ? PACIFIQUE. L'EPAVE DU “MAINE” La Havane, 17.—Le dernier ser- vice tenu sur l'épave du ‘‘Maine’”? en mémoire des marins morts, a été célébré;devant les membres du Havana Camp, les vétérans de la guerre hispano-américaine, hier, à l'occasion de la destruction du na- vire. Lea Filles de la révolution américaine (Havana Chapter), ont Le nom- participé à la cérémonie. breux spectateurs ont assisté au service iu pont d'uue vingtaine de vapeurs. * Pour la première fois, Cuba a été plus uobles | \même une voiture, sortit de sa chambre après s'être enveloppé dans un drap imbité d’une solution de sublimé et se rendit au baraque- | ment des pestitérés. | Arrivé au baraquement, M. Mé- |nier déclara qu'il serait mort dans | deux jours et demanda qu'on avi: isÂt sa famille de son décès. | Les médecins russes firent l’im- | possible pour sauver leur confrère ; | mais lui, toujours soucieux de ne | pas transmettre la maladie, ne souf- | rait même pas qu'on prit sa tem- pérature. | ae “Remember the Maine” La Tribune de Woonsocket com- |mente fort justement la 1ouvelle que c'est à la suite d'une explosion |intérieure que le Maine aurait sau- té en 1898. | Après avoir rappelé qu'il y a eu Itreize aus, le 15 février, que le | Maine sauta dans la rade de la Ha- |vane, entraînant dans le gouffre |tout son équipage. | ‘‘loutes ces sortes de supposi- nous. dit la Tribune, furent lan icées dans le public par la presse 'jauue. On disait que des bombes avaient été placées sous le navire par les Espagnols et que ces bom- représenté officiellement à la céré-bes avaient causé la mort des ma- mouie d'anniversaire. Le vice nré- [rins ; on publia même des vignet- sident Zayas a fait le’piincipal dis tes montrant où et comment les cours'et des délégués de l’armée et bombes avaient été placées. C'’é- de la marine rubaines ainsi que de tait un crime horrible, un lâche as- plusieurs départements du gouver- sassinat que venait de perpétrer la catholique Espagne ; on rappelait même les histoires fantaisistes de l’Inquisition. L'opinion publique fut tellement surchauffée que, (quelques semaines après, la guerre était déclarée en- tre les Etats-Unis et l'Espagne. On connaît les résultats de cette guerre que l’on fit au cri de Re- metuber the Maine. Maivtenant le Maine est ren- floué et on prétend que l'explosion s'est produite à l’intérieur. Le gouvernement américain fera faire une enqgnête sériense à ce su- jet. Mais supposons que les rôles aient été renversés et qu’un navire de guerre espagnol ait péri de la même manière dans la rade de New York et qu'aujourd'hui on trouverait la véritable cause du dé- sastre, comme on croit l'avoir trou- vée dans les débris du Maine, quel tapage d'enfer ferait la presse jau- ne judéo maçonnique du monde ! Ce serait pour sûr une nouvelle é- dition de l’Inquisition avec toutes ses atrocités. Dans tous les cas, il appartient aux catholiques de rappeler ces er- reurs voulues de la presse jaune afin ie se tenir en garde contre 12s mensonges et les calomnies qu’elle sème à travers le monde au détri ment des catholiques.”’ ce Bernadette et l'imma- cuiee Conception ee M. l’abhé Peyramale m'avait me nacée de ne plus me recevoir et de m'empêcher de faire ma première commuuion, si je ne forçais pas la Dame à dire au moins quielle était; trois fois je l'avais suppliée de se nommer, et trois fois elle avait sim plement répondu en souriant. En fin un jour, je vis très bien à l ex- pression de sa physionomie qu’elle allait me dire son aog.—‘‘Je suis l'Immaculée Conception’, miwr- mura-t elle, en tournant ses yeux vers le ciel. En entendant ces mots que je ne comprenais pas, la pensée me vint de dire à la Dame : ‘Mais vous n'êtes donc pas la Sain- te Vierge Marie ? ’ J'avais pio- noncé les trois premiers mots de phrase quand l'apparition dis parut J'en étais bien triste, car j'étais persuadée que celle qui s'était nom- mée l’Immaculee Conception n’é- tait plus la Saiute Vierge Marie. — Et qui pensiez-vons que c'était ? A ce moment, je croyais que c'é: tait une âme du Purgatoire qui a. dant sa vie Je devais avoir une autre peine. La foule m'entoura et chacun me demandait ‘‘Eh bien, s’est elle nommée ?—Oui, répoidis je toute honteuse.—Est ce la Sainte Vier- (ge ?—Je ne sais pas.—Commant ! /tu ne sais pis ? me ‘airent vingt té moins à la fois. Qu'est ce qu'elle t’a dit ?—Je ne m'en souviens plus Aussitôt les figures changèrent d'expression, et je me souviens très bien d’avoir entendu un de mes voisins dire : ‘‘Parbleu, je l’ai toujours dit, elle se moque de nous. ”? Je ne mentais pas en disant que j'avais oublié le nom de la Dame, Je me souviens d’Immaculée, mais pas de Conception. M. l'abbé Peyramale m'’atteu- dait sur la porte de l’église, et viugt fois je fus surle point de rentrer chez moi, craïguant sa co- lère. Cependant, à quelques mè tres de la grotte, je crus me souve- unir que la Dame avait dit Conces- sion ou Conceriou. Je ne faisais que répéter ces deux mots . Imma- culée Couception ou Concerion, afinue ne pas les oubiier. Au bout d'un moment, je crus me sou- venir que la Sainte Vierge avait dit Conception. (Ce mot me parut être le vrai, et jusque sur la place vait réellement porté ce nom pen-! de l’église je disais ; ‘‘Immaculée Conception, Immaculée Concep- tion. La foule m'avait déji précédée et M. le Curé, averti de ce qui s'é- tait passé, était rentré furieux à la sacristie, Je m'y rendis toute tremblante. Les premiers mots de l’abbi Peyramale furent ceux-ci, je n: les ai pas oubliés et je ne les oublirai jamais; Bernadette, si tu continues à te moquer de nous je ns laisse mettre en prisou par le commissaire de police. , Je le regar- dais étonnée. Tu fais la naïve, Ou vieut de m'apprendre que l’appa- rition que tu prétends voir à Masa. bielle a dit son nom ettu ne t’en souviens plus ? Si, monsieur le Curé, mais j'avais peur de ne tromper et je n'ai rien dit à ceux qui m'interrogeaient. — Enfin, est ce la Sainte Vierge que tu vois? Je ne crois pas, M. le Curé, c’est l’Imimaculée Concep- tion ! L'abbé Peyramale, qui était très rouge devint subitement tout blanc, et d’une voix presque tremblante il me dit : ‘ Qui t’a appris ce mot ?— La Dame.—Tu ne l'avais jamais entendu avant ?—Jamais, M. le Curé.—Tu peux t'en aller, j'ai be- soin d’être seul. Reviens demain après ma messe.?’? Le lendemain je fus mandée chez le commissaire de police Jacomet. Ilest temps de dire la vérité, me répéta-t-il à plusieurs reprises. Tu »ne seras pas inquiétée par nous, [uais il faut que tu dises la vérité. — Qui, Monsieur, lui répondis je.— [La Damet'a donc parlé hier ?— Oui, Monsieur, —Et elle t'a dit ?— | Je suis l’Immaculée Conception. — Qu'est-ce que c'est que ça, i'Imme- culée Conception ?—Je pe sais pas, Monsieur.—Tu n’as jamais enten- du prononcer ce nom à l’église ?-— Jamais.—C'est ce que nous allons savoir. ÂAstu sur toi ton parois- sien ?—Non, Monsieur.—Va le chercher, Je courus chez moi et en rapportai mon paroissien. Le com- missaire le feuilleta et me le rendit au bout d’un quart d'heure. M. l'abbé Peyramale m'’apptit dans la ‘suite que M. Jacomet cherchait à y | découvrir le mot ‘ Imma :ulée Con- |ception’” quine se trouvait pas ! dans les livres de ce temps-là. | Une enquête fut aussitôt ouver- [es à Bartrès et à Lourdres pour sa- lvoir si ceux qui fréquentaient l’é- :glise connaissaient ces mots: ‘’Im maculèe Conception.’”’ L'enquête L'enquête avait un autre but: On voulait savcir si, dans l’église de Bartrès ou dans celle de Lour- | des, il ne se trouvait pas une ima- |ge de la Vierge vêtue com ne la Da me de la Massabielle,— Mais enfin, ou as tu vu un costume comme ce- lui de la Dame de la Grotte ? me demanda M, Jacomet.- An ! Monsieur, nulle part, lui répondis- je. Kt si j'avais vu un costume pareil, je uous assure qu'il n'aurait été impossible d'avoir vu une-figure comme celle de la Dame ! A qui ressemble t-elle ? À personne sur la terre.”? (Récit de Bernadette) LES SOCIETES MIXTES Le Prévoyant met fort à propos les nôtres en garde contre les socié- tés mixtes : ‘Par société mixte, on entend une organisation composée d'hom- mes de nationalités différentes. Il ne s’agit pas, ici, des sociétés neu tres en matière religieuse; il s’agit d'associations catholiques ouvrant leurs rangs à tous les hommes quelle,que soit leur origine. L'expérience a démontré que ces sociétés mixtes abusent de la con voie de l’assimilation pour ne trou- ver rien de dangereux dans les so- ciétés mixtes. Certes, il y a des organisations qui font montré d’ha- biieté et qui travaillent à la sourdi- ne à l’anglicisation des Cavadiens français. Parexemple, elles tolè. rent l’usage de la langue française; elles impriment en anglais et en français, les constituiions : elles servent du français à leurs membies dans }’organe officiel. Simple tac- tique, Bon gré, mal gré, le Cana- dien français agrégé aux sociétés wixtes subit l'influence du milieu où il est placé, devient lentement uu patriote indolent, finit par per- dre sa mentalité française. _ Pour conserver leur âme, fran- çaise, les Canadiens français doi- vent, tout en ayant des relations sympathiques avec leurs concitoy- ens de diverses origines, éviter de se jeter corps et âme dans des or- ganisations à bass-anglo-saxonne ou irlandaise. Ils y seraient en- globés ! Encourag<ons plutôt nos institu- tions nationales’. L'ENTENTE CORDIALE a La politique extérieure de l'An. gleterre a fait, ces jours derniers, l’objet d'un débat assez important au palais de Westminster. Il ne pouvait en être autrement avrès ce qui a été dit de la triple entente, au lendemain de l’entrevue impé- riale de Potsdam et du rapproche- ment germauo-russe. A la chambre des pairs, c’est le marquis de Lensdowue qui a tenu à savoir sile Foreign Office était complètement rassuré concernant la sofidité des liens qni unissent l'Angleterre et la France à la Rus- sie. L/orateur n’a pas caché qu’un ‘‘vent d'inquiétude soufflait sur lé moude depuis quelque temps. C'es: lord Crewe qui lui a répondu, au nom du ministie des affaires é. trangères, sir Edward Grey, mais ses explications ont été brèves. Du reste, le véritable débat sur la politique étrangère s'engagera seu- lement au parlement quand sir Edward Grey, aujourd'hui trappé d’un deu# cruel par la mort de son frère, en Afrique, pourra lui. même prononcer un grand discours. En attendant, c'est M, Acsquith qui a cru devoir, à la chambre des [corumunes, rassurer ceux de ces découvrit l'ignorance des fidèles. compatriotes rendus plus où moins inquiets par le relâchement des | liens semble s'être produit eutre | les puissances faisant partie de la \triple entente. Voici en quels tei- mes s'est exprimé le premier mi- nistre ‘Nos amitiés internationales, qui, ainsi que la chambre et le pays le savent, ne sont pas exclusives et n’impliquent aucune tendance hos- tile, ont été cimentées et renforcées à mesure que les années ont passé. Et c'est de tout coeur, au nom du gouvernement de Sa Majesté, et, |Je le crois, en pleine sympathie a: vec tous les membres qui siègerit sur les bancs de cette chambre, que je réponds, en les exprimant à mon tour, aux sentiments cordiaux et amicaux exprimés l'autre jour à l'égard de notre pays par l’'éminent ministre des affaires étrangères de France, M. Pichon.’’ : Voilà une réplique formelle à tous les bruits qui ont couru au sujet d’un affaiblissement queicon- que de latriple euterte et spécia- lement del’entente cordiale. Le seul fait que le premier ministre anglais ait tenu, avant même que l'on entanât les débats sur la crise intérieure, à proclamer cette réali. té, acquiert, dans les circonsrancés actuelles, une haute signification ! dont l'intention he saurait échap fiance mise en elles par les Cana per et dont la portée est considé- diens français, pour travailler con-|rables. Ces paroles ministérielles tre les intérêts de la race canadien- sont d'une excellente opportunité ; ne-française. Kite ont trouvé, en France, un Il faut être bien avancé dans la chaleureux écho. is, de littérature, etc., etc., Gratis et franco le nouveau Catalogue géné- ral de la Librairie Aubanel Frères, 108 pages in 8°,raisin : Ouvrages pour les Communautés religieuses ; pour les Jeunes Filies. Paillettes d’or, Religion ; Enseignement—; En ce qui concernent spécia!le- ment les conversations militaires entre la France et l Angleterre} auxquelles M. Pichon a fait vague- ment allusion. L’organe anticons- titutionnel, son existence portant atteinte aux bases du gouverne- ment parlementaire. Ilne faut pas oublier que le “Daily News’’ combat depuis long- temps toute idée d'entente trop é- troite entre la Franceet l’Angle terre et que les radicaux, dont il est l'organe, combattent dans la coulisse la politique de sir Edward Grey, sous prétextes que le secré- taire des affaires étrangères agit trop en dehors du parlement. En réalité, il y a là une querelle assez médiocre, L'entente cordiale franco-anglai se est ce que l'a faite Edouard VII. Elles comporte des relations très é- troites entre les cabinets de Londres et de Paris et une actiou commune de la diplomatie française et de la diplomatie anglaise dans tout le domaine international. Il n'y a pas d'alliance proprement dite, et la politique des ententes est sensi- blement différente de la politique des alliances, puisqu'elle laisse à chacun des membres d’un grand groupement international la liberté absolue de ses gestes dans toutes les questions où des intérêts pure- ment uationahx sont en cause. Mais, sans qu’il y ait alliance pro- prement dite, les cabinets de Paris et de Londres peuvent certainé- ment avoir des conversations d’or- dre militaire dans les ci:constances données, parce que l’ac'ion diplo- matique doit pouvoir, au besoin, s'appuyer sur des arguments will taires. Le ‘Matin’, de Paris, publie à ce propos la note que voici : ‘Il est certain qu’il y a eu entre la Franceet l'Angleterre, étroite- ment unies, ‘les convefsations por- tant sur tous les sujets militaires et diplomatiques, et envisagent toutes les éventualités qui pourraient in. téresser leurs destinées respectives. .«‘ Ces conversations ne sont d'ail- leurs,-en aucune façon, contraires à la constitution britannique, com- me paraît le craindre le ‘‘Daily News’', dont la politiques étrangè- re diffère de celle de son gouverne- ment.”” En résumé, M. Pichon a sim- plement constaté un fa, incontes- table, : lorsqu’il a dit à la tribune du sénat que ‘‘jamais la triple en- tente n’a été plus productive et que la France ne cesse d'être en rela- {tions avec son alliée etses amis”. La politique dela France et de l'Angleterre dans l'état actusl des choses, ne comporte pas une allian- ce défensive et offensive, mais l’eu- tente cordiale se transformerait en alliance ferme, le jour où le peuple anglais se serait rendu compte que de nouvelles garanties sont indis- pensables pour sauvegarder sa sé- curité, MONT-CARMEL Le 22 janvier dernier avait lies…t l'installation des officiers de la suc- cursale Poirier, No. 21, de la Socié- té l’Assomption. Le frère Jean Le- clair agissait comme officier instal- lateur, ayant le frère J. T. Richard comme adjoint. Voici la liste des nouveaux off- cier : Président—-Jos. A. Gallant. rer Vice-Prés.—Victor Arsenault. 2e Vice-Prés.—]Jos. A. Richard. Sec.-Arch. Adj.— Magloire Gal- lant. Sec-Fin.—Jos. J. L. Richard, Trésorier —Jean J. Gallant. rer Com-Ord.—Jos. S. Richard. 2e Com.-Ord.—Jean P. A. Gal- lant. Nouveau directeur—Jos. J. T. Richard. Aprés l'installation le Rév. Père Arseuault, notie dévoué directeur spirituel, fit un de ses joiis petits discours. Plusieurs membres di- rent aussi quelques paroles dans l'intérêt de la Société. A cette installation on remarquait plusieurs frère de la succursale Boudreau, No. 20, d’'Egmont Bay, qui étaient venus nous encourager. JEAN G. ARSFNAULT. Sec.-Arch. * MAIL CONTRACT Sealed Tenders, addressed to the Postmaster General, will be received at Ottawa until Noon, on Friday, the 17th, March 1911 for the con- veyauce of His Majesty’s Mails, on a proposed Contract for four years, three times per week each way, between Charlotfetown, and Nine Mile Creek from the 1st April next. Printed notices containiug fur- ther information as to conditions of proposed Contract may be seen ana and blank forms of Tender may be obtained at the Post Offices of Charlottetown, Nine Mile Creek & route offices and at the office of the Office Inspector Charlottetown. john F, Whear Asst. P. O. Inspr. Post Office Inspector’'s Office Ch'town 6th Feby, 1911 P. C: MURPHY, M.D. Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P, E,. AR À à BURN rm on 5 Ré à ML r , { En