£ diatiche a qu a sis ER, © _—— "er RL ge ml ste be.à… 4 Les # 14 «: mt. ae.… (sis Msn, en. VTT er’ (Suite de la 1er. page) — Passer la rivière, répéta Claude naïvement, vous connaissez un pont pr? Elisabeth le regarda, surprise. ‘Non, dit-elle, les ponts ne sont pas communs par ici, mais ilya les gués. —Ah ! ft Michon, en compre- naat qu’il fallait entrer dans l’eau jusqu’à la ceinture, peut-être, pour atteindre l’autre rive. — Qui, reprit la jeune fille. Et j'ai tout lieu de penser que l'en- droit où vous m'avez trouvée est l'amorce d'un gué. —Eu effet, cette avenue, dit An- nab, a dû être tracée par les bêtes bîtes fauves, soit en allant boire, soit en passant pour traverser l’eau. —En bien ! voyons, commanda l'oncle Martin. -—]Je vais sonder,'’ dit Boubou, qui prit les devants. Elisabeth ne s'était pas trompée. Il ÿ avait bien 1à un gué. Le boy revint tout mouillé, disant : ‘On peut passer. — Jusqu'où a-t-on de l’eau ?”’ Cette question, faite par le Pari- sien, égaya un peu la petite cara- vane, au grand déplaisir de Claude qui, précisément, après toutes ces émotions, n‘avait plus l’âme aussi solide que les jours précédents. “Iln'y a pasde caimaus, au moins ? reprit-il un peu pâle. —Gare la crise ! murmura la bonne Billenbrock, tandis que l’on- cle répondait ; —On ne sait pas. —Comment !on ne sait pas ? Et si, tandis que nous dataugeons, il en vient qui nous tirent par la jambe ? —Ayez pas peur, mister Michon, dit Boubou, très crâne. Je sais aussi le moyen de leur couper le siffet, s’ils’en présente.’” La confiance du boy ne rassura qu’à demi le pauvre Claude. Son oncle disait cependant à Elisabeth : ‘{Ne faites pas attention aux ter- reurs de mon neveu, çale prend surtout le matin. Mais, dans la journée il s’aguerrit, au point de devenir un foudre de guerre, vers cinq heures ce l’après-midi.”” Cependant, le petit nègre expli- quait à son maître le procédé qu'il comptait employer contre le croco- dile, le cas échéant. ‘Ce serait une bête morte d’a- vance, affirmait Boubou. Tenez, on prend une petite branche de bois dur comme celle-là.’ Tout en parlant, le gamin cas- sait une baguette grosse comme le doigt. ‘On lui fait une pointe de cha- que bout. —Quelle longueur ? —Douze à quinze pouces. On la tient solidement par le milieu à pleine main et verticalement, com- me Ça. Le caiman arrive sur vous. —Oh ! fit Claude, maigré lui. Mais s’il est très gros, très fort ? —(Ca ne fait rien. Et quand il ouvre la gueule toute grande... .’? L'enfant, de ses deux mains, in- diquait les dimensions formidables que devait avoir l'appareil masti- catoire du saurien. ‘“,..Pan ! onlui met le bâton bien droit et toujours verticalement entre les deux mâchoires. Il les ferme, croyant vous saisir par le bras- Les deux pointes de la ba- guette s’enfoncent dans son palais par en haut, dans sa langue par en Mas, etilne pent plus refermer la gueule. —Alors ?.... —Alors, on le lâche et il se noie. —Tu as fait ça, toi? demanda Michon, ahuri, mais très mal con- vaincu de l'efficacité d’une telle méthode. —Oui, mister Michon, souvent.’ L'émotion du pauvre garçon ’oppressait ferme quand il entra dans l’eau, ayant Boubou à son côté. Mais il en fut quitte pour la peur. Pas le moindre caïman. Et, comme le cours d’eau n’était pas très large, il fut bientôt sur l'autre bord avec son tri: ycle que, comme les autres, il avait porté sur | L'IMPARTIAL, l'Aventurier Malgre lui jusqu'au milieu des fémurs, et la chaleur promettait de le sécher promptement. ‘Avez-vous fait bien attention, Claude, à ne pas laisser tremper l'eau votre carabine et vos car- touches ? —QOui, oui, mon oncle, répondit le mari de Sophie que l'obligation de donner cette assurance empêcha de répéter : “Oh ! yages !”’ Mais il n’en grogna pas moins. “Vous verrez que je serai en- rhumé tout à l’heure.”’ On sourit autour de lui et l'on se mit en route, à pied, jusqu’à ce les voyages ! les vo- sur leqnel les cycles pussent rouler. La pauvre Elisabeth s'était joli- ment trompée daus ses apprécia- tions. Soit que la malchance s’acharnât après la petite troupe et qu’elle fût poussée, par elle, dans les endroits déserts, soit que la jeune fille ne connût que très approximativement le parcours du railway dont elle avait parlé, nos gens marchèrent route la journée sans voir un chat, allant toujours à l'Ouest. Des montagnes, de hauteur mé- diocre, se dressaient à l'horizon et leur servaient de but. ‘C'est là que doit être Little- Mount,’ disait-elle. Par malheur, les sommes sur lesquels ils se dirigeaient semblaient fuir devant eux. Vers le soir, comme ils longeaient un bois qui, de loin, leur avait fait l'effet d’un bouquet d’arbres, ils virent tout à coup déboucher, à trente mètres, un cavalier presque nu, dont la tête supportait un sin- gulier appareil de plumes de din- don ou autres quise prolongeait dans son dos jusqu’à la cruope de sa monture. Les jambes et la figure de cet être inattendu étaient peintes en rouge, en bleu. Une hache primitive pendait à sa selle. Dans sa main droite il tenait an rifle. Claude, qui marchait en avant, se replia en armant sa carabine. “Un Indien’? dit-il. Annah Billenbrock, en sa qua- lité de Californienne, était familia- risée avec ces sortes de rencontre. Elle s’avança, suivie de Boubou. poches, prêt à tirer ses revolvere. Aunan prit la parole : ‘Mon frère, dit-elle, doute un jeune chef renommé dans sa tribu. Il commande à de nom- breux et vaillants guerriers. $Se rait-il sur 1: sentier de la guerre ? —Oui, répondit l’Indien, laconi quement. —Oh ! oh1 voilà une fâcheuse rencontre. animal doit avoir derrière lui une fit l'oncle Martin, peut-être ici un combat entre deux troupes ennemies. —Le jeune chef, dont les yeux ressemblent à ceux de l'aigle, re- cheval de feu passe bien loin d'ici ?’’ L'Indien fit un geste montrant la cime des monts, et ajouta : ‘Loin à qied. Si l’ Aigle. Impé lui demanda : oncle ? journée de marche m'a brisé. Il me faudrait un long repos. —Eh bien ! campons ici. L’In- dien ne nous mangera pas. Il sommes cinq bien armés. du reste, que nous trouvions notre qu’on eut découvert un chemin) Le boy tenait ses mains dans ses est sans Cet troupe d'êtres féroces, et il y aura) des natures les plus rebelles. prit Annah, peut-il nous dire si le JEUDI. ‘Est-ce que vous souffrez, mon —Pas précisément. Mais cette nous croit partis, d’ailleurs. -—Ne vous y fiez pas.. —N'importe ! dit Annah. Nous] Il faut, souper. — Pas difficile, dit Boubou. vu notre affaire.’ J'ai LE 15 OCT. 1903, OME SPECIAL There is no argument half so convincing as the evidence of your cwn eyes. y ou to inspect our stock of Winter Dry Goods. We will be most pleased to exhibit our stock and value you will find them very interesting. .VALUES For that reason we want Le boy s’enfonça dans le bois et revint, quelques instants après, avec trois ou quatre écureuils gris qu’il avait tués, plus deux nichées de corbeau prèts, à prendre leur volée et gras comme des pigeons de quat- tre semaines. Elisabeth Gartner ne s’accom- modait guère de ce retard. Ner- veuse, impatiente, elle avait marché tout le jour avec une énergie ad- mirable, Le nom de Charlie, elle l'avait prononcé vingt fois, cent fois en mordant ses mains pour se donner la force de ne pas pleurer. —_— DRESS GOODS | All the newést Blacks and Colors, Rough Tweeds, Freizes, Plain and Striped Zibilines, Cheviots, Serges Etc., also a snap in 50 inch suitings, good value at 59 per yd and not an off shade in the line, now M dot so lis as Cu: WRAPPERETTES Besides the usual range of English and American patterns we have a line of Canadian. colors, good values at 15c now for......,...... Blankets and Comforts In this department you will find a stock of these essential cold weather Home Furnishings for you te choose from, that will make it easy for you to find just what you want ; we promise you the best value ever offered by us, see our ALL WOOL $2 50 BLANKETS for.......vsocoosesésire . FLANNELS In addition to our usual stock of Blues and Grays, we are showing some very extra 20 25 25c values in Kerseys 390 Fast 10c Une minute de gagnée était peut- être le salut pour sont bien aimé. ‘Je vais vous quitter, dit-elie. J'arriverai à Little-Mount cette nuit. — Vous êtes folle, riposta mistress Martin. Comment vous dirigerez- vous dans les ténèbres ? La lune se lèvera ver: une heure. Jusque- à, vous marcherez au milleu des plus noirs dangers. —Plus d'un Indien doit courir la plaine, ajouta l'oncle. Mon, restez avec nous. M. Charlie pas- sera la nuit dans une maison bien close. Il court moins de périls que nous, Et demain matin, Boubou partira sur sa machine pour aller l’avertir.”” La jeune fille, au désespoir, sen- tait bieu qu’on avait raison, mais elle ne se résignait pas. Claude, toute ému, et redevenu brave de- puis deux heures, allait s'offrir pour l’accompagner. (Comme lui, elle voulait retrouver et sauver la moitié de son âme. Cette frater- uité dans le malheur lui faisait ou- blier, non seulement sa fatigue, mais l’aversion qu’il avait pour le mystère menaçant dont le pays en- vironnant était plein, car ils se trouvaient juste à cheval sur la li- gne qui séparait la civilisation de la barbarie. ; Et quelle barbarie ! Il nes’a- gissait pas là de contrées où l'ig- norance, la haine de l'étranger, la répugnance pour les idées nouvel- les font des hommes prompts au soupçon et à la cruauté. Dans ces pays vous pouvez, si vous avez quelque prudence, passer inaperçu on conquérir la confiance Comme presque partout où la vie sociale est établie sur des roua- be plus ou moins perfectionnés, il y a là une majorité de gens honné- tes et, en dehors de leurs supersti- tions ou de leurs intérêts immé- diats, très bons. Les passions ne s'y déchaînent pas. Des règies semblent les contenir. A la porte du Far-West, au con- traire, on trouve un état social hy- 50 PAIRS Odd lines Corsets, Prices from 50 cents to $1.00 NOW HALF PRICE R. I. HOLMAN tueux n'attendait pas le Jaguar-| Blanc, il y conduirait sa sœur et!bride où l'excès est devenu la ses frères à face pâle [nortme. Sur cette terre à peine —Les faces pâles remercient Le | défrichée tout sort des ; roportions vaillant guerrier, qui pourra les | | guider quand le Jaguar-Blanc, dit- Les solitudes sont immenses, les il, est un chein dont les coyotes et Propriétés gigantesques. Du sol les loups mangeront le cadavre | surgissent des mOÏssONS effrayantes quand, ce soir, je l'aurai tué. et deux outrois fois renouvelées (dans un an. Les troupeaux de admises, convenues. and French ; selary and expenses, MACKINNON’S ENGLISH OINTMENT 000000 TION 1902 ESTABLISHED OVER A QUARTER OF A CENTURY Has now headquarters in Eu- rope at 62 Farringdon St. London Mackinnon’s English Ointment is one of the best ointment evei placed on the market. It has made cures where other remedie: failed. CapT. DANIEL FRASER, Albe: ton, writes : ‘‘l'his is to certit: that after being almost entirel: bald a new crop of vigorous, thy haïir has grown on my heac through the use of McKinnons English Ointment. I can conf. dentiy recommend this Ointment to all similarly affliéted, and belieae that it will do everything that is claimed for it. Itried many haï vigors and other preparations bui none did any good.’’ Authorized Lite o Pope Leo XII MANAGER WANTED Trustworthy lady or gentleman in each district to manage our busi ness and start agents in the sale of the Official and Authorized Life of Pope Leo XIII. Book istued un- der the imprimatur of Cardinal Gibbons and endorsed by the iea ding Archbishops aud prieits throughout the United States and Canada ; priated in both English 22,00 straight cash —} paid each week direct from headquarters : expense money advanced ; position LOTS ‘A à 4 ù Eh bien, nous souhaitons "te Du dde du permanent. Address DaviD B. victoire au jeune chef, dit la bonne | a. , + dé tnitio “ion Ale os : à Ê : .|sufliraient à une armèe en marche À N) In wiree Billenbrock, et nous continuops | u è h notre route ») | pendant trois ans. La nature y | Chicago. |montre une telle puissance, y dé- L'Indien resta muet, et les vo- Fra à 1 à Le yageurs, inquiets, se remirent en | Ploie une impétuosité telle que des brutes sans conscience, ay an heal- ; guerrier peau-rouge, l'oncle Martin | prit la parole : marche vers le point qu'avait dési- gné l’Aigle-Impétueux. Quand ils furent assez loin du, } “(C'est un de ces brigands sioux | l'homme imbu des idées du vieux Imonde nes’y reconnaît pas. Le cœur cuirassé d’airain dont parle s’y maintenir. grandi dans ce singulier bouillon de culture st ne soupçonnait pas qu’il y ait des civilisations moins redoutables. Ce seront aussi, venus de tous les coins du monde, des fugitifs que la justice a flétris, des crimi- Horace y est à peine suffisant pour C'est le théâtre des existences ot: chérékoë qui ne consentent pas |exorbita à vivre dans les réserves et qui ba tent les prairies pour y commettre cent méfaits. pas été aussi nombreux, qui sai ce qui serait arrivé... son dos pendant le passage du gué: Au reste, il n'était mouillé quel r altérée. ; de supposer qu’il ayait peur, Claude | Soutenir, ntes. Tout homme, né; t- : ailleurs, n'avions | toute crainte, ma t toute générosité, } " grandeur d’âme. Martin parlait d’une voix un peu} Dansles luttes qu’il lui faudra | Comme il était impossible | | l’homme aura devant lui Ê Si nous PE ANA 24 7 Mu Ans dpt tuit: deb :uS eee MES AC Ps LR Pb ES ee +“ McDonald's Conditions Powders. X 2X0O x DIPLOMA AT THE PARIS EXHIBI-{ ’lhere is no better Blood Purifier or Nerve Tonic in the world. Every package is guaranteed. Put up in full pound packages. Price 30 cents. The ordinary so-called condition powders are put up in half pound packages and sold without guarantee at 25c. a package. Mac- Donald’s Condition Powders are put up in full pound packages and are fully guaranteed, and sell only at 3oc. a pound. See ? MacDonald’s Drug Store, Water Street, Summerside, is headquarters for Pure Drugs and Veterinary Remedies. JAMES MacDONALD, D. V.S. 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Remarques SUR TN au pren done Eteer au travers d'un petit tou, mais les et LOC à Volaille à pourrait s'envoler, ainsi le tissu Maille SES x AE P Eur (ee pee mailles au bas et des Je s RE . qu _— haut, fil métallique, jauge No. 12, au haut Serrées se, \ ému Le cède pas. Procurez-vous les clôtures et … Re ; 18 barrières de Page—elles sont les meilleures de Z La Page Wire Fence Co., Limitée 7 ; Walkerville, Ont., Montréal, Qué., St. John, N.B. 6