PRE : eg 0 2eme (Suite de la 1ère page) se présentent pour prendre la plare du glorieux tombé, et par tager scm sert. Ouvrez les an- nalkes, vous y trouverez des re- vers et aas défaites, vous y ver rex la trace des larmes qui sou- vent en ont mouillé les pages, vous n'y rencontrerez pas la tache de boue qui déshonere et qui salit. Sa révolutien la plus mémorable et la plns barbare a révélé au monde assez d'actes béroïques et sublime dévoue- ment pour laver toutes les in- tamies qu'elle a laissé commet- tre. Après ehacune de ces hu- miiiations, la France pent re- dire la parole de l'un de ses rois : ‘‘’Fout est perdu, fers l'honneur’. Folie, neus erient les Sages et ies Prudents : Nous ne refusons pas de ie connaître, pourvu qu'ils conviennent que notre folie est de celles qui sou- lèvent le monde, le transfor ment, et lui donnent une intel- ligence plus nette de dévone ment et de la véritable liberté. “Vous avez gardé, messieurs, et je le dis sans flatterie, ce trait marquant de notre France. L’A: cadiea est avant tout l'homme du devoir, de la fidélité et de l'honneur. Sous un extérieur d'apparence froide et réservée, il cache un eœur ohaud, «ane âme ardente et généreuse. 11 «a l'ambition du bien, la passion du sacrifice, et s’il est un bon heur pour lui, c’est celui de ren: dre heureux ceux qui virent à ses côtés. Faut-il en appeler à votre passé pour montrer eom- meat vos pères cntendaéent pra- tiquer ces vertus qui font les peuples forts et commentils ont donné au monde le plus grand exemple de fidélité que jamais l’histoire ait enregistré ? Pour quoi remonter aussi haut, lers- que le présent m'apparait riehe des mêmes exemples de généro sité et de grandeur d'âme. Vous n'êtes point une race dégénérée; vous avez gardé le euite du de- voir, vous avez l'enthousiasme des grandes et belles eauses, et vous he tonnaissez qu'un ou- bli ; l'oubli des ingratitudes et des injustices. Vous donnez sans compte, et à voir avec quelle délieatesse simple et aimable vous répandez les bienfaits au- tour de vous, à vous suivre daus les mille détails de votre vie, cherkant à vous faire où- blisr et ne demandant qu’à vous dévouer au bien de votre pays, om reconnait en vous les fils de ceux qui coufierent leurs foyers et les tombeaux de leurs pères et à leurs tradètions et à leur foi. Vous êtes donc bien de la grande et chavaleresque fa- mille framçaise, la loi de votre développement est la même que celle de son pregrès, et vous ne trouverez la gloire qu’en la gar- dant avac fidélité. Comme l’alonette de nes Jan- des bretonnes quine demande au ciel qu’an rayon de soleil pour lancer dans les mués le no- te mélaneolique et douce de sa chanson, le Frameais ne veut qu'un peu d'air et de liberté: Donnez-lui le rayon de seleil de l'oiseau de ses landes. offrez-lui le plaisir dout il entend tou- jours l'appel an dedans de lué, il s'y portera avec tout l'entral- auement de sa généreuse nature, et ne le quittera qu'après en a- voir épuisé tous les attraits. 1b u'est nullement tenté par le Speetacle des fortunes colossales quis’entassent près de Ini; il ae veut de l’er quese quéilui est nécessaire pour payer les folles “xlgences de ses caprices." “Je voudrais le croire, + mes frères, et je t]Je serais heureux de vous dire: Vivez saus éraints à abri de Yotre passé. Votre his. te ren est qu’à sen début. Con. | me l'Eglise, vous avez ou ves| . | eatacembes et vos martyres; | . ais com ] me les premiers obré-| L'IMPARTIAL, taeombes sont fermées, vous a- vez votre part de La liberté com mune, vous vous mélez à toutes les affaires de votre pays, et vous avez la légitime prétention d'en surveiller la marehe, veus avez devant vous l'avenir avec toutes ses promesses, d'espéran- ce aves son glorieux cortègo d - ambitions honnêtes et de rêves généreux. Je serais heureux et tier de vous le dire, mais j'hé site à le faire, oar il dépené de vous de réaliser ce vœu de nes cœurs ou de le laisser se dissiper et s'éraneuir.” Après avei: parlé de l'émigra- tion qui dépeuple l’Acadie et de la vie de luxe à laquelle la jeu- nesse acadtenne se livre mal: heurensement trop librement depuis quelque temps, le prèdi- oateur s'exprene ainsi: Gardent-is eleux là leséraits de la famille, et ajozteront-ils une pago à l'histoire de leurs ancé tres ? Je le désire de tent cœur ét je m'abaudonmerais velenti- ers à @stte espérance, si je vo- yais Ces essaims qui prennent leur vol loin de laruche mater- nelle, se ehoisir avant le départ une reine pour mettre à leur té te, guider lear marche, présider à leur étabiissement 6e. prendre le dircetien de la «cosonie mon- vel ». J'app.andirais do tente mon âme à l'èmigration acadi- enns, si à l'exempla des nati- ons voisines je voyais un prêtre Acadien guider ses {>nles émi- grrmtes, les suivre dans jeur nouvelle patsie «_ leur ceaser- ver avae Ja foi, les éradilions qui forment le meilleur +: le plus sher de leur patrimoino. Fant-il vous rappeler comment ua autre peuple kumb'e cemme vous, persésuté pour sa foi com- me vos pères l'ent 6té, a grandi en dépit des obstseles. = cou: ver. ane partie dun pays des re- jetons de sa tige vigeureuse «. a soaquis au seleil d# la liber- té ux2 plave de choix, un rang d'honnsar: Voulez-veus cennai- tre le secret de cet prospérité anique dans l'histoire ? Païtout eù l’irlandais pose ie pied, ilse choisit parmi ses enfants, un prêtre pour p:2ndre la direetion ce sa éonsaisnse etse faire le gardien de sa langue et de ses traditiens. 1] sait qu'en per dant sa langue matermelle, il perdrait du même coup les sou venirs touekants qui s'atta hat aux balles houres de son en- teuse. (l'est toute une partie de sa vie qui disparaîtraii avee el- le, et il ne vewmt pas fonsentir à eette sépara'ion. ]l demande 4 ces prètres de no lui ravir auou- ne parcelle de son héritage ; lan- gue, mœurs, coutume, il ne veui rien eédor, et transmet a yes un respect sacré à ses en- fants le lèguo qu'iltient de ses Pères. Comment un peuple, qui partout où la Providemee fire sa tente. s'attache avec tant d'a- mour à ses tradiiions pourrait- ibpérir? Comme les Patriar ehes, dans leurs courses, sous le aiel. brûlant de l'Orient, il por. te son Dieu avee lui; et son Dieu irouve teujours un prâtre de sa nation pour le faire eon- uaître et l’offrir en saerifiee. “Au danger extérieur qui nait pour vous de l'attraction exereée sur vos enfants par le bonheur apparent des peuples voisins s'a- jeute le danger mon moins fre- doutable qui vous vient de eeux qui vous entourent, qui vivent de votre vie sans parta- ger votre iangue, sans partager vos coutumes et sans resonnai- tre vos traditions. 1l est uns lei que je veux vous rappeler pour vous faire appréeier la gravité de votre situation et les dan gers que coure à l'heure aetuel- le la conservation des traits de votre race. Cette loi, la voiei dans tonte sa simplieité bruta- le et égoeiste. Lorsque des êtres différents de races, de tendaua ble, à moins qu'il ne juge plus! prudent de le conserver, pour faire un instrument souple rt docile de ses esprices et de ses goûts. Laterre que vous habitez, vous la partagez aveo 3 races séparées de vons par la langue, les costumes et les traditious. L'une est la race forte et pa- tiente, jaionse de sa grandeur, prévoyante à l'excèsetne lais sant à l'imprévu dans la mar. oho de ses affaires que se qui! échappe à l'intelligence kumai- ne ls plus avisée. Kile tient de- puis longtemps les rènes du pouvoir, et sen passé laia pré- paré des hommes éminents pour occuper les >remières magistre- | tures du pays. Je ne veux pas refaire le por: trait de la seconde ; je vous l'ai tracée iln'y a qu'un instant. Qu'il me suffise d'ajouter qu'en- treprenanante et habile, elle! s'est placée à eôté de larirale qui sous d'autres oïeux la tral- tait en vaincue et n'a jamais ne- eepté de servir uniquement à sa grandeus et à sa fortune. Par- lant ia même langne qu'elle, elle s'est associée 4 tous les pro- grès opérés dans le demaine de l'instruetion, a pris sa part de toutes les libertés aceordées et a donné aux eharges les plas hautes et les plus enviées de l'Etat les plusillusires de ses enfants. Son elergé sorti de ses raugs ot portant au oœnr les as- pirations élevées de sa raee tient réunis sous une anterité incon- testée les membres de cs erps rigoureux et fécond. Il pessède vraiment «ette royauté sacerdo tale devant laquelle en s'inoli- ne, et vers laquelle en se tour ne pour chereher une direetion, pour prendre le mot d'ordre aux heures eritiques et décisives de la vio. Vous dirai-je que la troisième race qui vous coudoie ne le cède aux deux premières ni en éner- gie, ni ea courage. Calme et re- cueilli comme les froides mon- tagnes aux pieds denquelles ont reçu ses ancêtres, l'Roossais a foi dans son avenir et cenpte sur la Providence pour avoors- plir sa mission. Jon earactère est fait de bontéet de confian- ee, en le soir de ses jeurnées, il] n'est vraiment heureux que s'il a eu l’oceasion d'ebiiger un ami de témoigner sa sympathie à ua malheureux. 1l a marehé aveu ses frères d'origine et de langue dans la voie du progris, et il peut montrer aveo anne lé- gitime fiertés es prêtres dont il écoute religieusement les ensei- goements, et ceux de ses enfauts qui se sont frayé ane ronte d'honneur parmi leurs éeneito- yeas. Quelle est, quelle sera rotre place au milien de ces peuples que la même langas réuuit et qui trouvent dans la possession du pouveir ls meyen de garder leur suprématie, de préparer leur avenir. Vivrez-vous à eôté d'eux eem me des étrangers qui s'effacent et qui cherchent à faire oublier leur présenee, en bien vous lais- serez-vous insensiblement pé- nétrés par leur langue, leurs coutumes pour perdre après quelques années de résistance stérile jusqu'au nom que vous portez ; ou enfin, gardant dans toute son intégrité l'héritage de yos pères, êtes-vous décidés à traiter d'égal à égal avos vos voisins, à vous associer à lenrs progrès, à vous assimiler leur leur langue touten conservant la vôtre, à être en ua mot des hommes du présent qui ne re- nicat aucune des gloires de leur passé ? Voniez-vous qu'an jour l'Acadien retrouve la place d'honneur qui lui revient dans le pays qu'il «a le premier euvert à la oivilisation et à le foi?| Demenrez dans la loi de votre JEUDI LE SO AOUT, 1900. 100 À For D ARD ORDRE LL OCTO EC EC VTT dt De À 2 à à FT 000000000000 000000000000 00000000-0000000000000 000000 TOO bd F7 0 706960700600 252 10000 Ils se Un grand nombre d'hommes souffrent de douleurs dans le dos et de mal de rognons. couchent le soir épuisés aprés leur journée d'ouvrage, peuvent à peine dormir la nuit, à cause des souffrances qu'ils endurent et se lèvent le lendemain aussi fatigués qu'ils s'étaient couchés la veille, lis travaillent ainsi toute la journée. Iis n’ont pas d’appétit et leur estomac digère mal les vivres qu'ils prennent. Ils sont généralement pâles et maigres, faibles et abattus. Ces hommes ont une maladie de rognons, qui empirera chez eux et qui aura des consèquences terribles, s’ils ne voient pas en temps à prendre les soins nécessaires. lis ne savent pas le danger qu'ils courent en laissant ainsi ruiner leur santé. Les Pilules du Dr. Moro pour les hommes guérissent les maladies de rogrons et en même temps guérissent les douleurs qui accompagnent toujours ces maladies. Elles donnent à l'homme qui a à travailler fort la force nécessaire pour remplir ses devoirs sans soufirir. Elles donnent de l’appétit, aident la digestion, donnent le sommeil aux hommes nerveux et infusent dans le sang tes éléments nécessaires qui font de l'homme faible, l'homme fort et courageux. Monsieur Joseph Latulippe, demeurant au No 66 de la rue St-Jean, à Québec, souffrait depuis longtemps de douleurs rhumatismales et spécialement de douleurs de rognons. Il avait beaucoup de trouble avec son urine, était obligé de se lever souvent la nuit et était rendu bien misé- rable par les inconvénients de toutes sortes qu’il subissait. Les Pilules du Dr. Moro pour les hommes l'ont guéri. ** J'avais toujours mal dans le dos el mes rognons me faisaient souffrir énormément. Ce mal m'empéchait ‘ de travailler le jour et de dormir la nuit. Je maïigrissais à vue d'œil el j'avais beaucoup de trouble avec mon urine. ++ Découragé, ne sachant quoi faire et voyant les Pilules du Dr. Moro annoncées dans plusieurs journaux, je «+ résolus de les prendre et de vous écrire. * Deux ou trois boîtes suffirent pour me soulager beaucoup, el une demi-douzaine de boîtes de ces Pilules me * guérirent complètement. Aujourd'hui, je puis travailler bien fort sans éprouver de fatigue, manger ce que je veux sans que mon estomac soil gonflé. « Ces Pilules m'ont fait un grand bien et je vous donne la permission de publier ce témoignage, étant bien « convaincu qu'elles feront toujours autant de biens aux personnnes qui les prendront. * JOSE PH LATULIPPE, No. 66 rue St-Jean, Québec." Voici ce qu'il dit : ** Votre tout dévoné, Je répondrai à toutes les lettres qui me seront adressées, je donnerai des conseils à tont homme qui m'en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de question leur sera envoyé gratuitement, sur demande. Mes consultations sont absolument gratuites. Les Pliules du Dr. Moro se vendent soc. la boîte ou six boîtes pour $2.50 marchand ne les tient pas, elles vous seront expédiées par la poste sur réception du prix. Dr. A. A. Moro, Boite 782, Montréal, Canada. PVO 0 PVO TE LCD ED 20 0000 00-DOD-O-D DD DO D-D-DED 00-00-0000 DD DO PDA POTI-D OAI PPIDIDOOPIOPOO TD OOLIDOODDEOP O0 D DEO 000 000000000000 00000-D0000009D0 00000000 0-H0000000000-06-0000 00 3 Je soigne les hommes seulement. VOVVIINIIN III NI TINTIN TINITITITTITTIITITITITIIIIT II III II III INT III III III III IT ARR Da Dana ohbn nm hat DDR RDA DDR DADR D ADD ÉD DD DA DD D to tt oies Adressez vos lettres comme suit : Si votre À MILLINERY OPENING ! SATURDAY, APRIL 2IST This season’s Opening will be More Attractive than Ever The taste displayed by MRS. WRIGHT in the selections | of Paris and New York Millinery, this season, must command Gene to all who will visit us next Saturday. self As our Miilinery opeuings have alwa y ; ave ys been aWended by Gentlemen a: well ae ne propese this ssason to combine a display of CHR1STY’« LONDON HATS anQ à. [à play of HIGH GLASS FOOTWEAR for Ladies’, Gents’ and Ghildren. | re pouple, elle seule peut vaus LL r fm, Lite