RE RM pate JEANNE D'ARC 1 (suite) On rassembla de nouvelles forces et dans les premiers jours de juin, on alla assiéger et prendre Jargeau, puis Beangen cy. Jeanne assistait à ces ex- péditions dont elle avait fait donner le commandement au duc d’Alençoa, portant toujonrs L'IMPARTIAL Cette pauvre fille de dix-)philosophiques modernes, et ce neuf ans se trouvait seule sans | n’est pourtant noint dans au- appui contre des juges qui sup. | cunes des histoires. primaient arbitrairement toutes! Eh bien il y a environ un an les preuves de son innocence |je mis la main sur un autre qui t'empêchaient d'en appeler livre par le même auteur et au pape et au concile. La plu-|inutilé “Quatre générations” part des questions qui lui étai- | que je lus tout au long soig- ent posées n'étaient que les neusement et une chose très pièges'dans lesquels on comp: importante que j'y lus fnt, mé- tait bien faire tomber cette sim |fiez vous des contrefaçons jnste- ple fiile des champs. ment ce que je lis dans ce petit son étendard, elle le préferait, Enfin, l'infâme précédure se livre. à son épée, Car elle ne voulait tuer et ne tua en effet jamais personne. Enfin l'armée française rem- porta la brillante et décisive victoire de Patay, le 29 Juin, à la suite de laquelle la marche sur Reims fut enfin décidée. Le voyage de Reims fut un événement considérable dans la vie de Charles V11 et comme une prise de pessession de Ja royauté. Jeanne ouvrit avec l’a- vant-garde cette marche aven- tureuse à traverssoixante lieues de pays occupé par l’ennemi. On arriva devant Auxerre qui demanda et obtint de garder la neutralité. Mais Troyes, bien fortifiée et munie, défendue par une garnison de Bourgui- guons et d’Anglais arrêta l'ar. mée royale sous ses murs. La Pucelle insista pour l’at- taque, assurant que sous trois jours et même le Jendemain en entrerait dans la place. Les chefs militaires durent céder aux exigences de l’idole popu- laire qui par son enthousiasme méme, suscitait à enthousiasme et assurait le succès. Contre toute attente, Troyes fut en effet emportée le lende- main, et le 16 juiilet, l’armée entrait sans coup férir à Reims. Charles V11 fut sacré à la cathédrale suivant les rites ac. coutumés. Tous les yeux étai- ent fixés sur Jeanne qui étai debout près de l'autel, son éten dard à la main: 1; avait été‘ di- sait-elle, à la peine, c'était jus- ice qu’il fût à l'honneur. F V Jeanne eùt souhaité revenir dans son village, car elle pré- tendait que sa maison était fi- nie. On ne voulnt pas la laisser partir, alors elle demanda à marcher sur Paris. Les villes s'ouvrient d'elles mêmes, Sois- sons, Laon, Provins, Coulow- miers, Chateau-Thierry, Com- piègne se rallièrent à ia cause ro yale, Beauvais chassa son évé- que, Pierre Cauchon, parce qu'il était dévoué aux An- glais. Le régent anglais Bedford te- nait toujours Paris soutenu par le vieux parti bourguignon. A- près quelques escarmeuches en- tre les doux armées, Charles V11 prit possession de Saint- Deuis et vint attaquer Paris ou il échoua, Jeanne se conduisit a- vec son Iintrépidité accoutumée, franchit seule le fossé de Ja ville et fut blessée d’un trait quiilui traversa la jambe. Elle vit Charles V11, retombant dans sa somnolence, retourner à China, en laissant l’orde d’éva- cuer Saint-Denis. Le duc de Beurgogne reprennant courage rentra dans Soissons et assiêgea Cempiègne. Jeanne se jeta dans la ville pour la défendre. C'est là qu’elle fut faite prisonnière, et tomba entre les mains d’un homme d'armes de Jean Lux- embourg que la livra à son su- zerain Philippe-le Bon duc de Bourgogne, et celui-ci la ven- dit aux Anglais moyennant 10 000 {r. d'or. V1 Conduite à Rouen, l'arsenal de la puissance anglaise, l'hé- roique pucelle fut. enfermée dans la grosse tour du chateau. La sanglante comédie du pro cès cominença et se poursulvil avec une cruelle lenteur. C'é- tait Pierre Cauchon qui instrn- mentait, assisté d’assesseurs. choisis par luiet soudoyés par les Anglais termina par un arrêt de con-| Maintenant je désire mon- damnation qui déclarait Jeanne | {rer comment j'ai été pris et devineresse, blasphématrice, | comment je m'en suis aperçu hérétique obstinée ete., et la li-let combien près je vins de per- vrait à la justice séculièie. Tou- dre un des membres les plus tefois, on ne pouvait la livrer aimés de ma famille. à la mort que si alle se mettait! Pour commencer au com- en état de rechute. On lui fit si, mencement, je dois dire que je gner d’une croix à force d’in- m'appelle Shephard Banks, je sistances une espèce de rétrac-| demeure à 114 milles du vil- tation fort courte dont onenve- lage de Bristol, comté de Car- loppa ensuite les termes de fa-!leton. N. B. et suis an fermier çon qu'elle ne puisse manquer |à l’aise, Depuis plusieurs an- de retomber. Parmi les chefs nées ma femme souffrait de d'accusation, il y avait celui douleurs dans le dos et de fai- d’avoir revêtu des habits d’-| blesse de rognons. 11 y a envi- hommes. On laissa les siens à ron deux ans elle devint très sa portée, et un matin elle ne malade, le mal prenant la trouva près d'elle que des vête- forme d'un rhumatisme aiga. ments qui lui étaient défendus) Nous avens consulté pas elle les revêtit. Les juges aver-! moins de trois médecins diffé- tis, étaient tous prêts à constat rents qui, toutefois ne l'ont ter le crime, ils la condamnè- | point soulagée. Elle continua à rent comme relapse à être brü-| devenir de plus en plus faible lée vive. let elle endurait des douleurs L'infortunée espéra jusqu’à |terribles. Depuis plus d’un an la fin qu'elle serait délivrée, elle ne pouvait rien faire au soit par le roi, soit par un mou-| logis et eile avait maigri de vement populaire. Mais per-|180 livres jusqu’à 130 et nous sonue ne tenta rien pour sau- | désespérions de la sauver. J’eus ver csile qui venait de prépa-| l'occasion de voir dans un jour- rer la délivrance de la France nal un témoigne de guérison du joug étranger. dans un cas semblable par Le 50 mai 1431, elle fut con- l'emploi des Pilules Roses du duite au sapplice. Eu montant docteur Williams. J’en achetai sur le bucher, elle dit à l’é-limmédiatément une couple de vêque de Beauvais une parole | boites. Ma femme commença à qui le marquait d’infamie pour | les prendre aussitôt et elle se les siècles: “Evêque je meurs sentit revenir à la santéet à par vous!” lavoir de l'appétit, et nous a Elle n’accusa personne, mais! vons grand espoir de la voir parvenue au haut du bûcher, | se rétablir. Je m'en fus alors voyant cette foule immense et acheter un nouveau sto:k de silencieuse, elle ne put s’empê- pilules. Cette fois-ci, j'achetai eher de dire: Ah! Rouen, des pilules conservées dans un Rouen j'ai grand'peur que tu grand bocal, payant 30 cents le n’aies à souffrir de ma mort! 100. Je les portai chez moi et La flamme l’enveloppa bien- | ma femme commença à les tôt, le dernier mot qu'elle pro-! prendre. Peu après ma femme nonça fut celui de Jésus. | se sentit plus mal, les vieilles Les Anglais, malgré la féro-| douleurs se produisirent plus cité de la haine qui les ani- fortes que jamais. Je continuai mait, furent au dernier mo-|]e traitement avec les pilules ment touchés de l'héroisme et jusqu’à ce qu'un tiers de la des souffrances de la noble vic- quantité eut été pris. Vers ce time. Un secrétaire du roi temps je reçu par la malle, ain- d'Angleterre s’écria après le si que mes voisins, un livre in- supplice: ’Nous sommes per-|titulé “Quatre gévérations”, dus! nous avons brûlé une publié par la Dr Williams Me- sisSÉ a decine Co. Après lecture, je ne Fin |tardai pas à découvrir que les pilules que j'avais achétées au L'AVIS D'UN FERMIER cent était une fraude, car les —— |piluies Roses du docteur Wil- [L DIT AUX AUTRES D’EVITER liams ne se vendent pas ainsi LES CONTREFACONS mais en boîte avec la marque —— de commerce sur l'enveloppe. Un commercant sans scrupuie J'’ouvris le buffet et prenant la lui en avait imposé au point boite qui contenait les piluies qu'il faillit perdre un mem-|je la jetai, avec son contenu bre aimé de sa famille. dans le poële. J'allai ensuite De “La Sentinelle” de Wood- | acheter une demi douzaine de stock, N. E. | boités de véritables Pilules Un reporter de “La Senti-| Roses et du moment que ma uelle” entra l’autre jour à l’h6- femme commença à les pren- tel Victoria, en quête de nou-|dre un mieux sensible se ma- velles et feuilletait le régistre/nifesta dans son état. Elle a des arrivées. Parmi les per-| pris enviren 12 boites en tout sonnes présentes il remarqua êt aujourd'hui il n’y apas de un fermier bien habillé qui li- femme plus réjouie et plus en sait un petit pamphlet. Le re- santé qu'elle dans les voisiaage porter demanda au proprié- et ies Pilules Roses du docteur taire de l'hotel s'il y avait quel- Williams sont le remède favori que chose de neuf et sur sa ré- | dans notre logis. Publiez ceci ! ponse négative ie fermier se re- Oui, cela servira aux autres tourna et lui adressa la parole. malades. Nous sommes recon- “A la recherche de nouvelles, naissants de ce que les Pilules hien ? ” Eh’ bien asseyez-vous | Roses ont fait pour nous, mais etje vous donnerai quelque s0yez certa'ns de mettre vos chose valant la peine d’être pu-| lecteurs en garde de ces viles blié. Le reporter toujours sur imitations ; le “qui vive’ Cet avertissement de M. ? se prépara et commença son rétit. Vous vo- Banks est un avis que le pu- vez le petit livre que j'ai entre blic devra éceuter, car quel- mes mains Eh bien, le titre ques counmerçants sans scru- c’est “Cinq histoires à primes pule dans diférentes parties intéressantes” et il est plus de du pays essayent de vendre au bons sens là dedans que dans public des imitations sans va- une demi-douzaine d'ouvrages leur, colorées afin ? soient semblables aux vérita ! MAGASIN bles Pilules Roses. Le public peut toujours se protéger en se rappelant que l?s véritables Pi- lules ne se vendent jamais à la douzaine, au cen ou à l’once Elles sont toujours mises en boites autour desquelles l'on trouve toutes les directions pour s’en servir, le tout enve- ioppé dane un papier portant la marque de commerce complète “Dr Williams Pink Pills for un remède qui vous guérira de tous les maux causés par un sang pauvre ou aqueux par des nerfs ébranlés, demandez les véritables Pilules Roses et ne prenez qu'elles, peu importe ce qu'un commerçant intéres- sé et qui cherche un plus gros profit pourra dire. Les enfants terribles. Une petite fille de huit ans, au milieu d’ene fête de famil- le, se plaint et pleure beau- coup par suite d‘un fort mal de dents. —Voyo*s, mon enfant, dit la mère, ne te désole pas comme cela, cela se passera. — Et comment veux-tu que ça 8e passe, est-ce que je peux ôter mes dents comme toi? Un mendiant demande l’au- mône en déclarant que sans son chienil serait mort de faim depuis longtemps. Comment, sans votre chien, demande une ame cempatis- sante. —Oui, monsieur, je l'ai vendu trois fois; mais chaque fois, il revient à la maison. AVOCAT ET PAYSAN. L'avocat M.. qui plaide souvent est d’une méchanceté mordante vis à vis des té- moins de la partie adverse. Il a remarqué que ricn n‘intimi- de plus un témoin, devant Ja barre, que de lui dire de par- ler plus haut lorsqu'il a quel- que chose à répondre. Un paysan, qui avait eu vent de cette méthode d’intimiaation, résolut de crier tout d'abord si haut, lersqu’on l‘interroge- rait, que l'avocat n'eut plus qu'à se taire. Dès la premiére question, il répondit de ma- nière à faire trembler les vi- tres. Il me semble, dit l'avocat M... déconcerté de ne pouvoir user de son truc habituel, il me semble que vous avez bu quelque chose ce matin. —Oui, monsieur, crie le té- moin!! —Ah!..0h!Je l'avais bien pensé, dit l'avocat. Qu'avez- vous donc bu? —Du café, Monsieur!! Tout le mende à l’audien- ce se mità rire. L'avocat de plus embarras- sé, fait un nouvel effort et dit: —N'avéz vous pas mis quelque chese dans votre ca- fe? , — Oui, monsieur, crie de nouveau le paysan!! —Ah! sh! nous y arrivons, dit l'avocat; ne vous gênez pas, mon brave homme, qu'a- vez-vous donc mis dans votre café ? Alors le témoin, d’une veix rctentissante: —Une cuiller, Monsieur!! Rire homérique du tribunal nouvelle tête de l'avocat, qui perdit so procès. Pale People” Si vous voulez! POPULAIRE L'endroit ie plus populaire et où vous trouverez le plus de satisfaction est à notre magasin Nous tenons toujours en mainsl Farine, Melasse, Sucre, Thé, qualité extra, Huile la meir- leure, Marchandises Sêches Bottes et Souliers, Greceries. Clous, Poeles, Habille- ments. etc. le tout vendus à bas prix pour payment comptant. Nous avons aussi Cotonn, 1 diennes, Casques de-pelleterie, Drap, etc. Le plus haut prix payé pour les moduits. 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