ee Mis Ù " is L NOUVELLE SERIE A —— KE AVANT DE PRENDRE LES PILULES MORO - Je pesais cent soixante-dix-huit livres et maintenant | apr Il y a dans l'Ouest une vraie griserie du travail ; da: perspective des résultats est si passionnante que l’homme de coeur ne peut pas supporter mé- me l’idée d’un instant perdu. Il entrevoit tou- jours de si belles perspectives futures qu’il a au coeur la rage du travail. On conçoit quelle est la torture morale du Jermier qui sent sa santé se ruiner petit à petit, qui se voit dépérir, qui s'aperçoit qu’il manque d'entrain quand il lui faudrait faire tant de choses, quand il a prévu une telle somme de besogne pour l'avenir. C’est le moment alors de s'adresser aux spécialistes qui ont fait l'étude des maladies des hommes et qui savent quelles sont les causes de cet affaiblissement dù à un malaise général pe lequel il n’y a qu'un seul remède efficace, les Pilules Moro qui rendent du courage et de la force, de la santé et de la vigueur et qui ont déjà sauvé tant d'hommes qui étaient sur le chemin du dépérissement et de la déchéance. Les Pilules Moro sont souveraines pour les travailleurs affaiblis et en voici un exemple: Messieurs les docteurs, “Lorsque je me suis adressé à vous la première fois; j'étais en très mauvais état et j'espérais, si vous vous en souvenez, que votre remède me donnerait écrivant. l bien, mon souhait s'est accompli à la lettre! Il n'y a pas deux ans que je demandais L j’atteins le poids de deux cent dix livres. LA PAROLE D’UN FERMIER DE L'OUEST baisser et de me redresser. PE us de force que je n’en avais, en vous\M. JOSEPH LAPOINTE, Cutknifs, Saok. à > Mes urines treu- votre avis sur le cas d'affaiblissement générallbles déposaient et en me levant j'étais haressé que je subissais. Depuis lors, j’ai pris à peu près|de fatigue. Les reins surmenés par ma vie active, deux douzaines de boîtes de Pilules Moro et jelétaient évidemment congestionnés et avaient per- je suis parfaitement guéri, si bien même qu'avant|du toute action. de commencer à prendre de vos pilules je pesais! C'est alors que j'ai écrit à Montréal à la Com- cent soixante-dix-huit livres et aujourd’hui j'en pagnie Médicale Moro en expliquant mon cas et pèse deux cent dix. Voilà un record de guérison, |j'ai aussitôt reçu ©w je ne m'y connais pas. et les Pilules Moro que je demandais: une consultation très cç la Pendant huit ans j'ai souffert de maux de reinsipremière boîte je me sentais beaucoup mieux, et j'en étais arrivé à un état d'épuisement géné-|les urines devenaient beaucoup plus régulières, ral qui me mettait au désespoir. Je suis cultiva-|la sensibilité du dos disparaissait et il me sem- teur et un fort travailleur. Au début de monins-lblait que je rajeunissais:; en quelques semaines: tellation sur ma ferme de l'Ouest, j'avais dûlj'ai retrouvé la vigueur et la souplesse perdues’ exécuter des ouvrages bien pénibles, et quand je cepuis longtemps. tombai malade j'avais encore bien besoin de Bientôt tout est revenu, le courage et — forces d'autrefois pour tout ce que j'avais à fairelet voilà pourquoi je puis dire que je suis dans l'avenir. Mon mal était partout, j'étais découragé, meslcela je le dois aux d'hui le fermier le plus heureux de l’Ouest,- et- Pilules Moro et aux bons mêée- ve et mes chevilles étaient douloureuses.lcins de la Compagnie Médicale Moro; je les re- nuit, je ne savais comment me mettre pourkommande à tous les travailleurs de la Saskgtche- reposer, et le matin j'avais beaucoup de difficultélwan et des Territoires—JOSEPH LAPOINTE, pour marcher; il m'était presque impossible delCutknife, Sask. CONSULTATIONS GRATUITES par les Médecins de la No 272 rue Saint-Denis, Montréal. ous les hommes qui se sentent mal en train, fatigués, sont t devraient aller consulter nos médecins ou leur écrire. ment se traiter et comment se guérir, mais aussi ce qu'il faut faire et toutes les maladies auxquelles ils peuvent être exposés. Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du Compagnie Médicale Moro, au: racassés par différents malaises, Ils apprendraient non seulement com: pour prévenir l’affaiblissement remèdes. Nous les en prix, 5oc pour une boi E Pour six boites. Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MEDICALE M RO, 272 rue Saint-Denis, Montréal. Les Pilules Moro sont une spécialité pour les hommes, A nan Ann à (HI [I ) TE ml A table, grand père n'avait pas|et M. de Scorbec reprit : été aussi gai que de coutume. “Il ya de cela juste quarante Lorsqu'on revint au salon, il s'en |ans. Votre grand’mère était là, en! fonça dans son fauteuil au coin du |face ‘de moi ; elle ‘préparait des feu, prit les) pincettes et se mit à sacs de dragées, qu’elle devait met - tisontiet en silence. Pendant cel|tre dans les souliers de votre père temps, jeanne et Marguerite, deux |et de votre tante qui ronflaient à grandes-jeunes filles de seize à dixe | poings fermés dans cette chambre. huit aus; baissaient l’abat-jour de ci : avant d'aller se coucher, ils! la/latipe, {retournaient la boîte de|avaient mis chacun une panioufle | dominoset jetaient un coup d'oeil | devant la cheminée, comptant bien autout d'elles, tandis que, machina- sur la visite du petit Jésus. LA MESSE DE MINUI nn 0 lement, de la moin, elles brouil- . Jaient-le jeu. Les habitués du diner de la côte dé boeuf, qui se retrouvalent tous les dimanches chez M, de Scorbes, M. le Curé, le notaire,®sa femme et lenrsfilles, Edith et Marie-Thérèse, somprirent la muette invitation et s'installèrent autour de latable, La partie commença : “Dowble six ! dit M. le Curé. en posant sou domino. —Sx «t'quatre | —Six et blanc | —Grand-Père dort ! dit à demi- voix Jeanne de BScorbec pendaut que le notaire, combinant un cour, tenait tous les joueurs en suspens. — Not ! grand-père ne dort pas, répondit brusquement le vieillard Je ne vous apprendrai rien de | nouveau, en vous disant qu'alois la piété ne m'étouffait pas. Ce n’était pas ma faute. J'avais été élevé au lycée Henri IV, où nous avions nourtant com- me aumônier un petit abbé maigre comme un clou, qui devait être un jour le graud Lacordaire, mais il était de bon ton dele tourner en ridicrle et de ne croire à rien. Votre grand’'mère voulait me couvertir. Elle avait fort à faire, la pauvre amie, mais j'avoue qu'elle s'y pre- uait fort bien. —Ce que femme veut.... —Dieu le veut... —(C'est juste, mon cher curé : fillettes, mettez ceia dans votre po- en seredressant sur son fauteuil. — Alors, il songe ! Je ne l'ai ja- che, pour l'en tirer le jour où vous aurez un fmari. mais vu aussi sombre, —Hh-oui, il souge !iln'y a que les bêtes qui ne songent pas ! —Et peut-on savoir à quoi vous penses, grand père ? —Je pense qu'il y a juste qua- rante ans, Noël était un lundi, et qu'à pareille heure, je me disposait à assister à ma*première messe de minuit !.... Aucun de vous n’était de ce mon de et nous n'avions pas encore le diner de la côte de boeuf’... Il y eut un petit silence, pendant lequel on n’entendit que la boni- lotte qui chantait devant les tisons” À dix heures, les cloches se mi- rent à sonner à toute volée. Comme depuis le matin, votre grand'mère me tourmentait pour que je ‘l'accompagne à l'église et! que mes principes......Oh ! ils étaient jolis mes principes... et que mes principes ne me le permet- taient pas, je pris une grosse bûche et je la mis au feu. C'était une mauière indirecte de traduire mes intentions. nEnINEEs —C'est à deux pas... ® —L'églisé doit être glaciale..., — Il y a tant de monde qu'il y fait très chaud... ”— Allons, va t’habiller, nous veti rous ensuite. — Je suis prête. — Mais ce manteau de fonurrure.. ce n’est donc pas pour ce soir ? Votre grand'mère rougit jusqu’au blanc des yeux ; depuis le cont: mencement de l'hiver, elle faisait, je le savais, des économies pour s'offrir, à Noël, un vêtement dont son journal de mode lui avait beau- Coup parlé, eten cachette j'avais glissé quelques louis daus sa bourse: — Grand'mère était done cuquet- te quand elle était jeune ? —Mais pas [du tout, seulement elle était fort ,bien, reprit M de Scorbec en ce redressant, et elle donvait du cachet à tout ce qu’elle portait | —Okh ! oh! —Âkh ça, mes mignonnes, est ce que vous vous figuriez que grand’ mère a toujours eu 75 ans ! .qu'elle: n'a jamais porté que des bonnets: de tulle et des papillettés blan- ches !”’ On se prit à rire de l’indignation comique du bon vieux. oublier le fil de mon histoire. — Grand’mère devait s'offrir un beau vêtement, et vous lui deman- diez de l'étrenner pour la messe de“ minuit. — J'y suis......kKlle rougit et ne: me repondit pas. -— C'est parce que je ue veux p:8 sortir que tu nete fais pas bellé ? ajoutai-je un peu agacé, Eh bien ! j'irai à la messe de ml. nuit ; mais ce sera la première et —Alors tu ne veux pas venir ? —Ma bonne amie, il ya deux pieds de neige......tu sais aussi fluxion de poitrine, ti me mettras | Un regard courroweé:! ayec quelle facilité je m'eurhume | des vésicatoire !,,,.Tu m'enteg. la dernière fois !..,..et si je prends une bronchite, si je prends une nette et de deux coups de pieds, | par la perte-entr’ouverte: envie-de pleurer. 4, crifier ce manteau ? = ; l'ai offert pour ...... db, d L'IMPARTIAL TIGNISH, 1. P.EH., MARDI 15 DECEMBRE 1914 “ A ——— À 21 ANNÉE sal... tu" ser veuve !...:ufais tu-l'atras votité l’’ Je uie-pendis au cordon de- son- j'envoyai promener mes- pantoufles au milieu du saton: Fanchette nontia sa tête effarée ‘‘Des-souliers; uw-pardessns, un cache-nez, madame veut que je l’ac compagne ; et- dépêchons-nous' un peu !"’ Votre grand'mète sourit douce- ment, opposant à cette bourrasque le calme le plus absolu . ‘C'est bien ce que tu fais là, dit elle, tu veux donc que je ne sois plus malheureuse? merci, mon ami ! merci | —Ktais- tuwdonc bien à plaindre de t'en aller seule avec Fanchette ? —Très à plaindre ! une femme ne doit être dans la joie que lors- qu'elle est avee son-mati,. et quand ils vout ensemble daris la maison c'est diü.sssr."” J'étais émiu je l'ivterrompis : ‘‘Va-mettre ce manteau. - — Mais je-ne l'ai pas ! —Comurent ? —Mais-non.{ — Mots; je: reste ! —Ohe!"' Et eltejoignit ses maïns d'un air | suppliant:. ‘Voyons, ‘explique-moi:..... —En'nous en allant:’’ Elle“prit un grand tartan: gris, qu'elle se jeta sut les épaules, j'en dossai-mon pardessus et nous des- cendîmes eu silence. Une fois dans la‘rue, bras-dessus, bras- dessous : ‘‘Kh blen-! j'attends cette” expli catioü: —Voïlà:! j'ai reçu hier: un mot de ces-pauvres gens qui demeurent au moulin Matot ; ils sont sécourus par lé” büreats” dé” charité. ...mais c'est une misère-! !....ils devaient six mois de loyer... fon allait les: mettre à Ja porte... la femme avait la fièvre......le père est sans tra- vail,.....ilyasix enfants......ce sont de tiès braves gens....le mari est très pratiquaut.... — Après, après. —]J'ai payé'leur loyer,......tu comprends : ;:....0n ne pouvait pas les laisser dans la rue...ce froid... cette neige....ces pauvres petits... —Tures-un-brave coeur ! bonne pétité; va”! —Oh ! je suis bien récompen- sée ! te voilà mon compagnon de messe de minuit:! Je me mordis les lèvres, j'avais —Et'çw ne-t'a pas coûté de sa- —Ah dame! unpet ! mais je — Pourquoi ? — Pour obtenir que tu deviennes uu bon-chrétien !’’ Je n'eus-pas le temps de répon- dre, nous étions à l’église. Elle eut-des#attentions de mère, elle memit dans unbon coin, près d’un confessionmal où it n’y avait pas de courants” d'air, puis, lors- que je fus'instailé, je la vis cacher sa tête" dans se$ mains ‘et elle resta longtemps ainsi. J'étais tres seconé, et un peu gé- né. Je-produisais mon petit effet, on chuchotait autour de nous: ‘‘Qtront:ils done à me regarder, tous ces cosaques-là ? me disals-je, je nesuiscependant pas une bête curieuse: ’ L'office était commencé, mais ce n'était-pas encore la messe. Nôus-étions décidément mal pla- cés ; à chaque instant on me mar- chait-surles pieds pour passer au coufessionnal, car, il y avait enco. re là-dedans, un-brave homme qui écoutait-ler récit: des misères hu maines. J'ai su depuis qu'il y était depuis le matin, “‘Sfnots allions un peu plus loin, hasardai-je timidement. — Now; non; neussommes très bie: ici ! Pas de courants d'air; fit elle malicieusement. TROP D'ENFANTS restent au-dessous de la taille ou du poids moyens, avec visages émaciés et un sang pauvre ; leur appetit diminue, ils sont sans ambi- tion et ne font aucun progrès. Ces enfants ont besoin de la riche nour- riture médicinale trouvée dans l’'Emul- sion Scott. Son huile de foie de morue renferme les corps gras fourni par la nature, comme promoteur de sang et de chair lesquels sont bientôt visibles dans de fraîches joues roses, un appétit mei- | lléur, une chair plus ferme et une structure | plus résistante. Si vos enfants sont languissants, fati- | gués à leur lever, prennent le rhume facilement ou trouvent leurs études diffi- ciles, donnez-leur l'Emulsion Scott; elle fournit tous les éléments nutritifs dont leur système est dépourvu. L'Emulsion Scott est si bénéficiable aux enfants durant la croissance, Ne les en priver pas. 14-47 Scott & Bowne. là ! À un moment, une femme sortit du confessionnal et le père des | marmots-se glissa à sa place. J'étais furieux ! Cet animal-là se mêlait de me donner des leçons du bom-Diew; oh ! alors ! cette joie, ! sans le savoir. Vctre graud'mère, qui avait tout vu, me jeta un coup d'oeil signi- ficatif. Je levai les épaul:s d’un air maus sade. La messe commença. C'était, ma foi, fort beau ! On porta le petit Jésus à la Crè che, puis, après l'évangile que je compris presque, en faisant appel À mes souyenirs de collège, aux orgues, un monsieur se mit à chan: ter. Quelle voix ! Je ne l'ai jamais oubliée ! Minuit, chrétiens ! c’est 1 heure s0 (lenvelle, descendit jus- (qu'a nous.... Pour effacer la tache originelle... Où !l’ Homme Dieu Et quand il rep it : Uu frisson me passa dans le dos. Votre grand'mère se mouchait bruyamiment, je crus remarquer une larme qui perlait à sa paupière. Un fcoup de couteau daus le coeur ne m'eût pas fait plus mal. C'était moi qui la faisait pleurer, la douce créature, j: Jui refusais la joie que ce misérable n'hésitait pas à donner à sa femme ; Je me sentis bourrelé de remords. Dans l'orgue, l’autre continuait: A votre orgucil, c'est de là qu’un (Dieu prêche. Courbez vos fronts devant le Ré. (dempteur. Je n'y tins plus, l'abbé justement gards se rencontrèrent ; il y reitra. —Ft bien ! grand'mère ? — Parbleu je le suivis ! Ah ! mes amis ! quel reveillon au retour ! Mais, mignonne, tu n'y penses pas, dit il brusquement à Jeanne qui pleurait et ce thé ! fais donc le thé, mon enfant ! —Domino !l’’ cria le d’une voix mal assurée. no'‘aire k. CHAQUE FEMME est intérressée et devrait con- naitre MARV EL Whirling 4y, la nouvelle seringue à injection. La meilleure. Des plus commode. Nettoie instantanément. Deman- dez-la à votre pharmacien, S'il ne peut vous fournir la MARVEL, n'ac- ceptez aucune autre mais envoyez un timbre ur recevoir brochure llustrée sous enveloppe, qui donne tous détailset renseigne- Ur WINDS où SUPPLY Que" rh où … ,, agents généraux pour le Re Win o si Remede des Ouvriers Depuis quelques semaines M, R. B. Hébert du Barachois, N. B., est daus cette province, introduisant le | célèbre remède desouvrier, M. Hé- bert est le propriétaire de ce celèbre remède : ‘‘Laborer's own Reme- dy'’, patenté, et depuis qu’il a com- mencé la manufacture de ce remède la vente va en augmentant de jour eu jour. personnes qui se sont servi du re- mède de l’ouvrier sont publiés de Des témoignagnes de Noël ! Noël ! voici le Rédempteur!- sortait du confessionnal et nos re. — Not, mais:j'ai toutes les dé- "Où en étais je ? Vousme faites! votes qui me donnent des coups de coude-et me marchent sur les pieds. — Patience !’’ Je perdais mon temps ! Quand elle avait une idée 1}, votre grand’. mère; elle y était bieo, continua M. de Scorbec en mettant son doigt long et maigre sur son front. Tout à coup, il y eut une pous- sée etje sentis quelqwe chose qui: me grouillétt dAmwylèst jaitibes, C'était une nichée de marmots avec le père et la mère...,juste- ment ceux du moulin Matot ! Je jetai-verices-pauvres diabtes- C'étaient eux qui m'avaient mené | Tignish, jour eu jour, faisant connaître {l'éf- ficacité du ‘‘Laborer's own Rem- dy’ A Tignish, M. Joseph Maillet, cordonnier, est agent pour la vente de ce remède, de qui l’on peut l’a- voir au prix régulier, 25 la bou eille. F. J. Bernard, MARCHAND--TAILLEUR A toujours en mains un assort ment dedrap, tweed et étoffe de remière qualité PRIX RAISONNABLES ET OUVRAGE GARANTI PET Little Manûys Christnias ITTLE Mandy and her Ma *S poorest folks you ever saw! Lived in poorest house in town, Where the fence ‘uz all tore down. And no front-door steps at all-— Ist a’ old box ’g’inst the wall; And no door-knob on the door Outside,—My! but they ‘’uz poor! Wuz no winder-shutters on, And some of the winders gone, And where they ’uz broke they'd pas'e Ist brown paper ’crost the place. Tell you! when it's winter there, And the snow ist ever'where, Little Mandy's Ma she say ’Spec’ they’ll freeze to death some day, Wunst my Ma and Me—when we Be’n to church, and's goin’ to be Chris’mas purty soon,—we went There—like the. Committee sent. And Sir! When we're in the door, Wus no carpet on the floor, And no fire — and heels—and—head Little Mandy's tuck- ed in bed. And'her Ma telled my Ma she Got no coffee but ist tea, And fried mush— and’s all they had Sense her health broke down 80 bad. Nen Ma hug and hold me where Little Mandy’'s layin’ there; And she kiss her, too, and nen Mandy kiss my Ma again. And my Ma she telled her we Goin’ to have a Chris'mus-Tree At the Sunday School, ’at's fer All the childreu, and fer her. Little Mandy think—nen she Say, “What is a Chris’mus-Tree?” Nen my Ma she gived her Ma Somepin’ ’at I saw. And say she must take it, —and She ist maked her keep her hand Wite close shut, and nen she kiss Her hand—shut ist ike it is. Nen we comed away « s : ARE NON When its Chris’mus re again, And all of us chil- derns be d At the Church and Chris’mus-Tree— LE ’At old Santy Claus he brings And puts on the Tree; —wite where The big Tree ‘us standin’ there. And the things ’uz all tooked down, And the childerns, all in town, { Got their presents—nen we see | They’s à little Chris'mus-Tree. { And all git our toys and things | | "| Wite behind the big Tree--s0 | We can't see till nen, you know,— ! And it's all ist loaded down With the purtiest things in town! | | | 627,5, And the teacher REX smile and says gen at “This here Tree 'at's hid away It's marked ‘Little Mandy's Tree!’ x Little Mandy]! Where is she?” Nen nobody say «a % word. > Stillest place you ever heard! Till a man tiptoe up where Teachers’ s£still a- waiting there. Nen the man he whispers, so Ist the Teacher hears, you know. Nen he tiptoe back and go Out the big door—ist as slow! Little Mandy, though she don't Answer—and Ma say “she won't Never, though each year they’ll be ‘Little Mandy's Chris mus-Tree.!’ Fer pore children”-my Ma says— And Committee say they guess “Little Mandy's Tree” ’ull be Bigger than the other Tree! (Copyright, by Bobbs-Merrill Co.) LETTRE TOUCHANTE Cessac, près Douelie, Lot. ‘Cher Sir Wilfrid, ‘Je veux vous dire combien tou- jpar la généreuse initiative du Caua- (da, et combien je vous suis recon- naissante profondément 4'y avoir aidé de toute votre inflience, Et [merci pour moi aussi. Mon mari :se bat à la f,ontière e‘ ce sera peut- |être grâce à l'aide apportée par l’un | voir sain et sauf. Hélas, que ce jour est loin, qu'il est peu certain et que les h2ures que nous | des vôtres que je devrai de | me rivenir | vivous sout crueïles, pauvres fem- les restées derrière et qui ne pou- |vons 1ien que penser sans répit à Ceux que nous aiwous, qui sont là- bas dans l'horrible mêlée te mon érergie, je veux poir et confiance dans mais que c’est dur. ‘Voici quatre semaines aujour. d’hui que je partais en lÂte pour Toulouse, mon mari me télégra- | phient qu'il était rappel: du camp de Larzac où il était avec sou grou- | pe (3 batteries d'artillerie sous ses wdres). Je le rejoignais le jeudi à Toulouse d'où il partait le dimanche |Suivant pour aller mobiliser à Agen où était son régiment. De tou- avoir es- e retour, Je l'y ai suivi et le 7 à 6 heures du soir je les ai vus partir. J'étais sur le quai de lagare quand [eur train s’est ébraulé. Tous étaient heu- [reux, pleins de confiance et d'en- train, maïs les heures que j'ai vécu là sont de celles qui ne :’oublient pas. Depuis j'ai eu quelques nou- velles, toujours avec beaucoup de retard. ‘J'ai mon monde bien en main, m'écrit il, je marche contert et plein d'espoir.’ Que Dieu nous aide, qu’il le garde et me le ramè- ue sain et satf. Mais ces nouvel- les sont vieillés déjà de plusieurs jours. Depuis cinq jours, il se bat- tent sur la frontière belge et je ne reçois rien, ‘La France n'oubliera pas l'élan généreux de ses frères du Canada, Qu'ils en soient remerciés, Nous sommes coufiants dans la vic- toire, mais la lutte est terrible et l'appui ‘matériel et moral de nos frères canadiens est de ceux qu'il est récoufortant de trouver sur la route, surtout à cette heure où no tous tre voie est :i douloureuse. Soyez- en remercié cher Sir Wilfrid et nul Français ne l'ounliera, dans ma maison moins que partoit ailleurs. ‘Mon mari, mes cousins, mes pro Je suis seule Di- tes à Lady Laurier que je demance de prier pour que notre victoire soit rapide, comp'ète, pour que je n’aie pas de larmes à verser. Mon mari c'est ma vie et je ne la vois pas sans lui. J'aurais voulu vous télégra phier tout de suite un merci parti ches sont tous là bas à la campagne avec ma mère, du fond du coeur, mais mon télé- gramme u’a pu partir. ‘Dites aux Canadliens le merci ému d'une Française, et croyez, cher Sir Wilfrid, à la reconraissan- ceet au profond attach=ment de votre pareute de France. (Signé) LOUISE BERGON stats - _ Deux poids et deUX Mesures (Du St Laurent) | | I, Hon. M. | gens de l'Ouest; il a, à cour, de Rogers cultive les les soigüuer pour essayer de les faire voter, à son goût, et pour celà il vient de faire déci ler par le Cabinet ‘de mettre un million de piastres de | côté pour acheter du grain de se | mence et le donner à ceux qui ont | perdu leur récolte cette automne. | Nous avons souvenance que il y a |à peine deux aus, les citoyens de {Notre ;, Dame du Lac, leurs deux | pasteurs en tête sigraient une Re- {quête au Gouvernement d'Ottawa | demandant un peu de grains ée se- | mence pour les aider à passer la léchsé: vu que tout le grain avait mauqué dans la région du Lac Témiscouata. Elle fut signée par 80 électeurs cultivateurs colois, le 13 février | 1913; présentée au Ministère par le député au Fédéral M. Chs. A, Gauvreau, dans le cour de la session let la réponse que l'on reçut c'est qu'il v'y avait pas moyen de |corder. ! Les gens de l'ouest manquent une | récolte; tout de suite Rogers LE million de piastres. | Dans notre Province de Québec, | une paroisse éprouvée par gelées, |sans grains de semence, demande | | | l'ac- vote un peu d'aide au gouvernement Borden, réponse: va te promener ! Il y a à parier qu'on s'en rappel- lera à N. D. du Lac le jour venu L (da $ ; { te la France a été émue et touchée | 1° voter aux élections prochaines, ARGUS, 1 ) * {