PP OUT PDO OR Rd lg Ne CANAIE 5 8 SAN à sp gr ee $ $ . FPS PT We . as FA en mg emmreenentes n gps creme x LA PETITE ROSE BLANCHE I Je m'étais assis un instant, a- vant de rentrer chez moi, dans cette partie du Luxembourg qui fut autrefois la Pépiniére. La nuit approchait. 11 n'y avait plus que de rares pas- sons, et j on ailait bientôt fer- mer les portes. Je me disposais moi-même à partir, quand mon attention fut attirée par les al- lures singulières d’un homme qui s’avançait dans l’allée où je me trouvais, tout en s'assurant, à chaque instant, qu'il n'était ni suivi, ni aperçu. Un bouquet d’arbustes me dérobait à la vue ; je résolus de l'observer. Arrivé à quelques pas de moi, il s'arrêta, regarda autour de lui, et, se penchant du coté du gazon, cueillit rapidement, dans un massif de fleurs, une petite rose blanche. Puis, poursuivant sa route, ilse trouva presque anssitôt devant moi. Après quelques seconies de surprise et d’hésitation, il s’ap- proche et me dit : —"“Vous m'avez vu, mon- sieur, tout à l'heure, quand j'ai cuelli cette rose...Comme je ne voudrais pas qne vous puissezZ mal interpréter cette action, veuillez me permettre de vous l'expliquer..Je vous en Serai reconnaissant... ” Le tou ctait franc, la figure hounête. Je lui répondis que je ne me refusais pas à l’écou- ter, bien que je n’eusse aucun titre à lu’ demander une justi- lication quelconque. Le fait est que je pressentais tout un pe- tt roman, dans lequel la petite rose blanche devait jouer un role, que j'étais intrigué de counaitre. II “Je suis ouvrier, me dit-il. en s'asseyant à côte de moi. et j'habite là tout près, dans !a rue Vavin, avec ma mère. “Il ya quelques mois, un matin, de boune heure, j'al- lais à l'atelier, quand, au coin de la rue, je vis une jeune fille | que poursuivaient deux mau- Vais garnements. Je pressai le Pas, ef, m'approchant d'elle. je l'engageai à prendre mon bras et lui assurai qu'elle n’a Vait plus rien à craindre. En effet, les deux rodeurs déguer- pir aussitôt, sans que J'eusse be- soin de les y inviter. “Ma compagne était ouvri- ère. Je la conduisis jusqu'à son magasin. Avant d'y entrer, elle me remercia et me ‘tendit Ja main. “Ni elle, ni moi, n'avions o3é nous dire : “Au revoir °°, mais habitant le même quartier, sor- tant e' rentrant l’un et l'autre à peu près aux mémes heures, il était fatal qu'on se rencon- trât ; par la suite, en effet, et bien qu'on ne se fût jamais donné rendez-vous, on se revit tantôt un jour, tantôt un autre, puis bientot tons les jours. “Parvis nous détournant un peu de noire route habituel] ., nous nous arrêtions pour cau- ser plus longuement sur le banc, même où nous assis. “C'était celui que nous pré- férions à cause du voisinage de ce massif de rosiers dont le par fam arrivait jusqu’à nous. “Geneviève m'avait raconté son histoire : elle était orphe- line et n'avait plus d'autre pa- rent qu'une vieille grand'mère qui habitait les Pyrénées et qu'elle n'avait même jamais vue. | “Un soir. je Ini dis : | “— Nous ne sommes pas ri. ches, mais nous sommes sommes tous deux jeunes, rangés et coura- geux ; Ce que nous gagnons peut largement suffire à un ménage économe : voulez vous que nous nous marious |... “— Je le veux bien ! me rc- pondit-elle simpiement, _ f “Le iendemain, je la condui- sis chez ma mère, à laquelle javais, la veille même, fait part de mes projets et qui les avait approuvés. “Hélas ! moins de quinze jours après, nos pauvres chà- teaux en Espagne étaient loin ! “(reneviève, prise d’une brouchita qui s'était rapide- ment transformée en phtisie galopante, était installée chez nous, où malgré nos soins et les efforts des médecins, elle se meurt sOuS nos yeux... “Et ce soir‘-continua le jeu- ne homme, que l'émotion avait obligé de s'arrêter quelques secondes à ce momeut de son récit,-quand je suis rentré de l'atelier, je me suis assis au- près du lit que Genzviève ne quitte plus maintenant, et nous avons doucement causé en- sembie-elle,. faisant semblant de croire qu’elle va mieux et qu’elle guérira ; moi, de mon côté, m’efforçant de paraitre a- jouter foi à ses assurances. “Elle me semblait plus abat- tue, plus oppressée que de cou- lame ; zlors, elle m'a dit d’une voix presque éteinte : —“Elles sentaient bien bon, les roses du Luxembourg ?.… Tu t'en souviens, n'est-ce pas ? Savoir s’il y en a encore !..… “J'ai compris qu'elle éprou- vait un de ces désirs qu'ont parfois les malades, et je suis descendu aussitôt pour le satis- faire. “Elle m'en a remercié par un sourire... “Et voilà, monsieur, cam- ment il se fait que vous avez pu me prendre il y a un ins- tant pour un maraudeur...……. “Maiatenant, je vais rentrer donner à ma chère malade Ja rose que je lui ai promise et qu'elle attend : peut-être sera- ce sa dernière joie en ce monde !......……. 111 À un mois de là, je rencon- trai ce brave garçon ; je lui ten- |dis silencieusement la main en l'inte, rogeant du regard. —“Mes pressentiments ne me trompaicnt pas |” me répondit- il. Et, des larmes dans les yeux : —"Elle est morte le lende- melu, tenant sur son cœur la petite rose blanche, qai n'était pis encore fanée lorsque nous l'ensevelimes !” Bertrand D'avilars. TRENTE-CINQ MIZLE TAIL: LEURS REFUSENT DE SE RENDXE A L’A-. TELIER New-York, 18— La plus grande grève qui se soit encore leurs qui, au nombre de 12,000 ont réfusé de se rendre à l’ate- lier, hier matin. Les meneurs assurent qu'avant la fin de la semaine 35,000 tailleurs se- ronten grève et qu’on doit sattendre à une période de consternation. La grève n’affecte pas seule. ment les fabricants, les com- merçants et les couturiers de de New-York, mais bien aussi ceux de Brooklyn, Newark, Jersey City et Browsville, et surtout un quartier de Brook- lyn qui est entièrement peuplé de tailleurs et de couturières. La grève se fera probablement sentir jusqu’à Détroit. Les grévistes ont formé des comités d'organisation et ont é- lu des chefs qui devront con- duire la grève à bonne fin. De puis samedi, à 5 heures P. m., jusqu'à dimanche à la mème heure, des milliers de couturiers, de tailleurs, de gi- letiers, se promenaient dans les rues. D'autres étaient réu- nis en assemblée et écountaient des orateurs sortis de leurs rangs, de pauvres comme eux. Les orateurs protestaient con- tre l’action des patrons: ils déclarée ici est celle des tail- L'IMPARTIAL —— . persévéreront dans leurs ré- |coupé la gorge de l'enfant, mais clamations et auront la force |sans pouvoir expliquer à quel d'attendre. Ces ouvriers vivent, | mobile il avait cbéi. en eflet, dans la misère la plus noire. La plupart travaillent 16 heures par jour et ne reçoivent or un salaire que de $3à %5 par! Le cultivateur ameublit le sol semaine. Et ces faibles gages/sans le retourner comme le fait ont même été diminmés à 50114 charruc. Son emploi est des pour cent depuis un an. plus utiles pour préparer le sol 11 y a un an, un commerçant | au printemps après un labour payait 80c pour une veste, au-| d'automne, car la couche de, jourd'hui il paie 40c. Et avec|terre ameublie et délitée par el se les gelées de l'hiver reste ainsi cette diminution du salaire, le|” z mul temps du travail augmentait de|à la surlace, et retiint mieux la moitié. l'humidité que ïiorsque le sol ° DL: . 6 à à à 0 Les tailleurs s'étaient plaints | °St labouré à la chariue. C'est une première fois, on leur pro-| un Point important pour beau- mit leur ancien salaire et la di- | Coup de cultures, entre autres minution des heures de travail], | POUT 1es navets. mais après quelque temps, le| On emploie aussi le cultiva- travail redevint le même. Les|teur au printemps pour prépa- > ” , tailleurs demandèrent une aug- | "€T les sols légers que l’on veut mentation de salaire et essu-|°nSemencer en blé d’inbe où, yèrent le refus le plus catégo- | autres grains, car ce travail rique. donne au sol une : fine texture On réduisit même encore jes | et laisse les engrais près de Ja gages, et les ouvriers, n'ayant Surface. (d'autre ressource pour vivre, CONDITIONS DE SUCCES DANS devaivn! toujours se soumettre, L'EMPLOI D'UN ENGRAIS. malgré la faim crainte de leurs] Une terre ne peut produire enfants et la douleur des mè-|des rendements élevés, en n’im- res. Et les ouvriers se sont | porte quelle denrée, que si elle soulevés, pensant que s'ils de-|contient à la fois, en quantité vaient mourir de faim peu à suflisante et sons une forme as- peu par le mauvais traitement |similables, tous les aliments des patrons, il valait autant nécessaires à la récolte que l’on embrasser tout d'un coup lala en vue. L'emploi d'une ma- famine et ne travailler pouritière fertihsante, de l'acide rien. phosphorique, par exemple, New-York, 18—Les grévis-|n’esi rémunérateur qu’à la con- ‘es ont démandé à Meyer|dition que le végétal trouve Schoeafeld de se mettre à leur| dans le sol un approvisionne- tête. 11 acceptera probable. | ment en azote, chaux potasse, ment. etc, en pioportion cCorrespon- Jusqu’à présent le nombre | dant à la quantité de chacun des ouvriers qui ont quitté des éléments qu'il devra assi. l'ouvrage varie entre 16,006 et|M'.er, pour utiliser an maxi- 20,000. On dit que plus de|mum l'aride :hosphorique a 1,800 boutiques sont fermées. |J0uté au sol: la même régle Quatre mille nouveau tail. | S’applique ä tous les principes leurs ont rejoint les grévistes | fertilisants. hier | _1lest de rapeler au cultiva- Diéhbils add à teur, l'absolue nécessité qu'il y près des tailleurs de Syracuse, | Pour lai de se faire un jardin de Rochester et d’autres villes. POONERE UN “y Re pour les induire à se mettre en | qui ont adopté l’idée de tailler grève. Ile jardin potager quatre fois — |plus long que large, se trou- UN DRAME DE LA FOLIE |vent très bien de la chose ; car New-York, 18—Un jeune jils peuvent faire dans le jardin , -Ui | hs éstié Doi M | presque tous les travaux d: chomer, interné depuis quel- culture avec les chevaux, ct ques temps à l'hôpitai de Mor- | 1"! . — - ristowu parce qu'il avait Le | temps, (ouvrage et de fati- cerveau dérangé, vient de se ee. rendre coupable d’un horrible | crime. Avec l'aide de le dis-| traire un peu, la sœur de | Hamilton. 17 — Ces jours Frank, qui habite Philadelphie derniers, un nommé Ferris se était allée le chercher à l'hôpi- disant ‘‘Hrofesseur” en hypno- tal pour lui fañe voir ja fête | tisme, endormait un jeune hom- d'inauguration du monument | me du nom de Fred Smith, le de Washington Frank parais | mettait dans un cercueil et l’en- sait parfaitement calme, et, le sevelissait dans un terrain va. lendemain, il s'est rendu chez loue, en annon cant que l’hypno uue voisine de sa sœur, Mme |tisé resterait ainsi trois jours Kurtz, et a causé quelques ins-| dans la tombe. Fort heureuse- tants avec elle et sa fille, Ma-}ment pour Smith an tube d’aé- be], âgée de sept ans. Frank /ration avait été fixé an cereneil, venait d2 se retirér et Mme juste au-dessus de sa tête, et Kurtz était montée dans sa! venait aboutir à fleur de terre chambre, quand soudain des La lendemain vers midi, les cris percants se sont fait en- | quelques personnes que la cu- tendre au rez déchaussée. Mme | riosité avait amenées près de la Kurtz est descendue précipi- tombe, ont (té terrifiées d'en: tamment, et qu'on juge de son tendre des aprels sortant de effroi en trouvant la petite Ma-| dessous terre. S'étant app:o bel étendue sur le parquet au |chées da tube, elles ont distin- milieu d’une mare de Sang, a-|oué clairement la voix de vec une énorme entaille à la Smith qui criait : “Pvur l'a gorge. Un couteau de boucher | mour de Dieu, tirez-moi de là sanglant était à côté Au corps. | bien vite.’ On s’est empressé Une voiture d‘ambulance nid'tiaser le malheureux qui, tté mandée en toute hâte et | aussitôt sorti de son cercueil, a l'enfant à été transportée à raconté par quelles angoisses l'hôpital Samaratan, où les mé- terribles il avait compris qu'il decins disent qu'il y a peu |était enterré vivant. Le ‘pro- d'espoir de la sauver. Rien |fesseur” a trouvé la chose toute n'indiquait par qui le crime a-|natureile et a dit simplement vait été commis, mais les soup-|que le sujet n'avait pas été çons se sont tout de suite por-|suffisamment hypnotisé. Mais tés sur Frank ; on l'a cherché les autorités sont décidées à! partout, il avait disparu. Quel-! empêcher Le renouve!lement de ques heures plus tard, il reve- ces dangereuses expériences. nait tranquillement chez Mme Kurtz, où la police l’a arrêté. 11 a déclaré d'abord qu’il ne sa- vait rien du crime dont on l'ac- | Ripans Tabules cure headache. es EMPLOI DU CULTIVATEUR AU PRINTEMPS. épargue ENTERRE VIVANT Ripans Tabules cure torpid liver. tipans l'abules cure bad breath. tivans ‘iahules cure lame Cusait, puis il a fini par avouer al Rnb ' É ‘ .., KRipans Tabules: pleasant laxative. que c'était bien lui qui avaiti Ripans Tabules cure constipation, # HER HOME, HEALTH WOMAN se AND BEAUTY > … nd Toilet. Dining Room and Parlor- FR Decoration. Health of Women RE and Children. | | THAT EVERY MOTHER AND. DAUGHTER SHOULD STUDY AND EVERY HOUSEHOLD POSSESS POP NONCANANILANIONE rent LD SU SUN SUR SUR SUR OL AUR RUUN RRERINOU An Intensely INTEREST- È Rs ING Chapter on rlicles on | MOTHERHOOD and the Éducation of Women 0 HYGIENE of CHILDHOOD Ke! 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