isoctiffonns De het be Mg 6 gr ot pe he Mi Les dur diahrstnséntondit: 5e. camions den 0e DU om ER — ,< Correspondance a ——— ——— — Monsieur le Rédacteur :— Par une splendide matinée du mois de juillet, j'étais occupé à travail ler dans mon champ car--ye suis fermier—et tont en m'oc coupant de mon travail, je re passais dans ma mémoire, taine histoire quand tout à coup dans les airsun bruit étrange. M'arrêtant un peu, je lève Ja tête pour m'assurer quelle est cette qui s'opère daus la voute éthérée. Oh! mer veille des merveilles ! J'aper çois, se dirigeant vers l'ouest, un char emporté par quatre énormes sauterelles. Au milieu de ce char est assis un être étrauge. Ses joues sont caves et amaigries. Ses longs cheveux retombent sûr ses épaules et son front est couronné d'un dia dème de pissenlits. À sa gauche la “belle Française” ocoupe la place d'honneur ; et à sa droite son honorable père, maitre “Paul” Alors je suis saisi de frayeur, tel que vous pouvez en juger et m'écrie tout en trem- blant : Quel est done cette ho rible vision ? J'entends alors une voix cadarèrique qui erie : Je suis Andréas, le grand éeri- cer mythologique, comiotion l'entends}, J sé sur des choses vailleur d'Ec Dane rmont Bay. sa main gauche il tient une énorme feuilie de papier toute L'IMPARTIAL, JEUDI LE rées, et essayez de l'accabler de vos coups ; mais temps perdu pour vous, car Un ami ne s'en porte pas plus mal et rit bien de vos vi‘ipenderies. Voyons M Andréas, avon:z sans facon ni de tour que vons avez semé da vent et qu'aujourd hui vons rs coltez des tempêtes. 1l vous est inutile d'essayer à vous déblà- ner, Car, sans détour, Vous avez donné occasion de vous faire attaquer, puisque vous avez jà: inutiles, et vous avez mêma dépensé votre el dans la qai devait vous passer loin, très loin de gosler. son pe Dans votre écrit d1 26 vous di- tes qu'il est impossible de discu- ter avec Un Ami, parce qu'il se fâche et ne veut pas entendre la raison. Permettez-moi de vous de- mander, lequel des deux ou d’'An- dréas ou d Un Ami s’est fâché le premier ? N'est-ce pas vous, M. Andréas ? Dans votre réplique à ma première correspondance, vous êtes entré dans une fureur épou- vantable et avez dépensé toutes vos plus sales pensées à l'adresse d'Un Ami ; nul doute pour tâcher de l’intimider ; mais vous avez été déchu dans votre attente. Un Ami qui est un homme et non un lâche, vous à rendu capital et intérêt. Vous dites qu'Un Ami n'est pas bien fort d'esprit. Or, voicila dif- férence qui existe entre nous deux. Un Ami n’est pas bien fort d’es- et il le sait. Andréas au con- traire, n’est pas un Salomon, ni un David et il ne le sait pas. Done, prit couverte de signes hieroglyphi |nous pouvons nous donner la main, ques et dont l’antête portait ces mots : ‘‘Les soirées de Paul et Andréas. Da doisc de sa main droite, comme l'ange au festin de Bañthasar., il trace dans l'an ces mots en caractères de feu : MANE;, j'ai THEKEL J'ai pesé ; J’'HARES, jai divisé Tu as osé, à hoim téméraire, aborder dans mon empire et con trecarrer mes incontestables opinions ! Malhsur à cieux mortel, comptées ! Je sur io tête les feudres de nn ‘ Sur un bucher s’alume : compté ; me toi anda car tes heures sont déchainer Jupi- | vais autel sanglant l'affreux La foudre dévorante aussitot le con- sume. Mille noires vapeurs obsce le jour. | brillant du jour urcissent | L’astre s’arrôte | dans sa cours Les fl leurs sources. Même tremble cur séjour.” Alors poussant un dable. il s'éloigne avec la | | | 4 a £ AY \ tr € " d . tonnes remontent vers | euves » Pluton dans son obs- cri formi rapi- dité de l’eclair, et comme son coursier, prenaut le wmors aux dents, il dévore l’esoace pour se rendre à Tignislu faire son ap pearition dans les colonnes de L ]MPARTIAL. Au dessus de son char s'éleve| semblant une noire vapeur monter du Tartar ! | Alors, cemme Île meunier, de | rire je ne pais me retenir. Je ris| ha, ha, h un à m'en disloquer les| on & to ‘nez c'est si mâchoires ! Ne vous pas M. le Rédacteur beau et si drôie de voir des em-| mauchures comme ça. #* + | Dans les oo'oun-s de L'IMPAR:| TLAL du 26 juiiict, ‘’Andréas” | nous arriv:,4l- lvaistli:o, sa pa- roisse Lat:#ti°, oui 18# lanche. lisa. i. gi: , 11 Lem- pête, il éoums &: rays et s'es—| crime pour tâch:r de couvain-|° cre le publie qu'il a raison et} qu'ilest vainqueur; mais quil|f se détrompe, car il n’y a quel Paul et les gens de son acabit|° P à | me de Fr” vous qui lui déverneront Ja de la victoire. Dans votre nière réponse à Un Aini, disiez qua vous ne lui répoud- riez plus. Eh ! M. Andréas était- ce parce que vous ne le croyez pas un vous ? Bi tel eet le Cas laissez ie done en paix, et l'attiqnez pas comme un bte à adversaire ? alors nc et un iäche. Déjà à deux diffé- rentes reprises vons tâchez de. - _ . - | | Es Ê | mique seit |les gens de mon Si + nA Que 1a jalousie ile |à discuter avec vous ; | jours près à croiser } d + | ble esprit. Ah ! M. | vous érigez donc pas en pharisien | tÔtement. digne de! car nous sommes deux attaqués du même mal. Un peu plus loin vous ‘‘que j'entrai monsieur uit dit un mot de louange du affirmez qu'on dit : en polémique avec un qui ava beau petit village de Wellington.”’ ne done ja- de ce- vous Mon cher ami, n° ‘on dit’? là : car vous mais foi dans les lui-ci ou de celui- trouverez à la fin empêtré à un tel Sn que vous ne pourrez plus sor- tir du marais. Quant à cette polé- que vous m'attribue,z lais- sez moi vous apprendre, qu’à cette encore sur le époque, vous étiez de votre mère, dans les imail- lots de l'enfance, et qu'il vous est in possible aujourd'hui de donner Je dois aus- justice à qui de droit. si vous dire que dans cette occa- sion je battis mon adversaire à plate couture et jamais depuis :1l en tête de ridiculiser Vous dites Eh, donc être M. An- Iréas, De êtes l'essence du fana- erait-se de Paul ce grand légat que vous avez choisi pour modèle et pour génie inspirateur ? ? Non jamais, car je de voir de s'est fourré pays. ronge. mon ani, de qui pourrais-je aloux ? Serait-ce de vous, tisme? 5 moi jaloux suis toujours heureux mes compätriotes—tel qu’Andréas se créer des positions honorables dans la société. Vous dites aussi [que beaucoup de gens vous ont avisé de laisser Un Ami là. Oui. Moi-même je vous conseillerais de ne pas trop chatouikler sa bravoure, car comme dit l'anglais : ‘‘He might let the cat out of the 4 jh bien oui, bag:. mon ami avez encore quelques belles choses à me dire, écrivez indpéendam- | ment de vos soirées et je serez tou- le fer avec vous. Vous dites qu’heureusement les Acadiens ne sont pas tous en- tétés—comme Un Ami,—dites le mon cher, puisque cette heureuse | pensée à pris jour dans votre no! et dites vous plutôt : Un Ami peut tre entêté un peu ; mais à moi ap- partient la pleine mesure de l’en- Pensez-vous, M. An- eaux écrits ont t peu l’ordre des non ; p dréas, que vos b changé un tant soi choses ? Bien certainement ème dire que la majeure n'ont pas et j'ose Im pa rtie de vos conf.ères suia rhéteur crynique, Andréas, j'empoigne mof homme t le secoue com “ ‘ ! taine pour lui montrer à VIVIE uR Contem- : peu. Voyez le, il est là. plez ce monarque d dét roné qui Cot- aommtel - Van 4 mt : je suis près | mais si vous! , | Audréas, ne | l { opinions, et s'ils appr< uvé vos | l'oussent osé, auraient refuté vos, thèses bondés de fadeur. Moi, qui, comme dit me une vieille mi- | Inserance Co. Co Ltd. poussière de l'arène rougit de scn | sang. Vous étendez encore plus loin vos belles phrases en disant, que si Andréas eut écrit dans un jour- nal unglais et sons un nom de plu- me anglais, que probablement Un Ami eût été d'accord avec lui. Dé- trompez-vous, cher monsieur, car Un Ami aurait différé d'opinion avec vous, tel qu'il la fait dans les colonnes de L’'IMPARTIAL ; mais je vous conseillerais de ne pas trop vous aventurer en littérature an- glaise ; car vous avez assez de pei- ne à vous défendre dans la langue que votre maman vous a léguée. Quant au journal de Summerside je vous dirai qu'il ne m'a pas été donné de voir cette critique sur le système scolaire, car il est tout probable que je lui aurais donné la chasse. kg M. Andréas non coutent de dire ses «repars sur le oompte d'Un| Ami, se jette jusqu'aux oreilles | dt la politique et s’attaque à M. | Henri J. Pineau. Oh ! M. Andréas | Pineau peut avoir commis une fau- | te politique ; mais il ne vous ap-, partient pas de lui jetter la pierre, | car vous n'êtes pas vous même} | sans fautes. Si vous n'avez pas commis de fautes politiques, c’est probablement parce que vous n'en avez pas eu l'occasion ; car dans n'importe quelle position sociale qu'on occupe, on n’est pas pas ex- empt de fautes. Un petit conseil, mon cher ami, ne serait peut-être pas mal à propos. Mon cher An- dréas je vous conseillerais de Rs pas trop fréquenter ce funeste lieu | qui a un peu trop d'influenc: sur vo- tre intelligence. Je veux dire le ruisseau qui coule de la source à “Cyrille, où sans doute, le croas- sement des grenouilles a produit dans votre esprit un dérangement déplorable, Oui, ce lieu néfaste et les conseils de ce triste Paul, ses génies malfaisantf, qui, si vous ne lies chassez de‘votre esprit, seront la cause de votre perte. Encore une petite histoire qui est arrivée il n'y a pas decelà cent ans, M. le Rédaoteur, pour amu- ser Andréas, et je m’arrête. Ily a quelque temps, un certain nombre de nos instituteurs et institutrices cadiens se donnaient rendez-vous dans une honorable famille afin de s’y procurer quelques heures d’a- musements innocents. On y raconte de charmantes historiettes, on y chante de jolies chansons, on y mange et boit e les heures passent comme les ondes d’un fleuve. Quel- ques uns, percés des flèches de Cu- pidon, se mettent en tête à tête avec les bien-aimés de leur cœur. Je m'arrête ici M. le Rédacteur, craignant de trop intéresser An- dréas ; mais ce sera pour plus tard. Courage mon ami, j'espère termi- ner mon histoire tout prochaine- ment. Vous remerciant, M. le Rédac- teur de l’espace que j’occupe dans vos colonnes. Je reste votre devoué etc. UX A1 LP Ce 10 Aout 1900. Horace Haszard INSURANCE & MANUFACTURERS AGENT Representing The Western Fire Assurance Company The Commercial Union Fire The Western Marine Assu-! rance Co. Also agent for The Acadia Sugar Refning The Europeau Exporters' Asso- ciation Ltd. 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