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Si sarant, qu'on l'appelle d'Auxerre, d Avallon, de Ton- perre et do Joiguy, où il doit y avoir de bons médecins eepen- daut ; et puis, bon eomplaisant, doux, chariteble anx pauvres gens, se dérangeant de nuit comme de jour. Tont le monde l'aime ici, et les gens les plus riches sont fi rs de se dire «es amis Qui vons a donné tous ces renselgnements, ma chère Bon- nard ? Ah ! mademoislle, on jase dans le village, et moi, j'oute nn brin, en passant. Et puis, j'ai ma niècs qui est serrente an port Mishaud,ehez M. Laroche, un bien brare homme, que M. Malieorne déteste, Dieu sait pourqgnoi |! Ah ! il faut entendre parler M. Laroche, sa femme et Rose, ma nièce, de M. Hervey ! C'est an Dieu ponr eux!1la sauvé la vie à leur petite fille, un bijou d'enfant, qui aliait mourir. Et notre curé ! faut voir comme il salue M Hervey : jusqu'à terre, quoi ! Madame Bonnard fat inter. rompue par j'arrivée de Jean Malicorne, qui amenait une eharreite chargée de raisins. Adrienne se réfugia dans sa chambre, biewheurense de ee qu’elle venait d'apprendre et le eœur toat palpitant. Aïin-i se trouvaient justifiés son iudiffé rence pour Presper et son amour peur Jacques Herrey ; l'un 6. tait un homme ordinaire. l'antre possidait un mérite exception. nel ; l'an était laid, l’autre était beau ; l'un était méprisé, l’antre était glorifié ! Cette découterte l'énergueillit, et eon amour pour Jacques Herrey s'acerut de tonte la censidératien dont celui-ci avait su entourer son mom et sa personne. Elle o°m- prit pourquoi le médecin, char- gé de la haine da Jean “ali sorne, et ne pouvantse présen ter chez lui, avait profité d leur rencortre dans la vigne pour lui expriraer ses senti- ments ; elle comprit tous les ebstacies qu'il arait à vainere ; mais elle ne s'expiiqua ni Ja haine de Maiicorne, ni le silence qu'il avait gardé vis à-vis d'elle relativement à l'existence d’an autre médecin dans le village. En même temps, son âme s'eanvrait au soupçon, à la dé- fiance. Jacques Herrey,—elle s’en sonvenait très bien,—avait traité son tuteur de misérable, et madame Bonnard, dans ses cenu- fidences, avait dit de Malivorre : “C'est un homme terrible !” Ces deux expressions étaient la 1é- vélation d’un passé ou de projets qu'elle ne connaissait pas, mais qui, à coup sûr, devraient linté- resser. Elle promit d'observer. ce Edouard, Jeudi le 14 Decembre 1899 d'examiner la conduite de son tuteur, de Jnlienne et de Pros- per, et d'être aves cux d'une oirconspeetion que toute leur astuce ne saurait déreuter. Toutes les émetions qui é- taient renus assaillir Adrienne a'étaient point passées inaper- çues pour Jean ÂMalicorne ; mais, peu habitné à lire dans ie eœur de sa femme, il les attri- bna au mariage projeté, à l’anxi- été que devait faire naître chez une june fille ayant véen tonte sa vie daus l'innocence du c'oitre, le changement qui se préparait pour elle, et il hâta Ja conclinsion de cet evenement C+ fat à ce mement qu'il paria du royage d'Aux:rre ei des pré- paratifs du mariage. Cette pro position tomba sur la tête d'A: driemne comma unme douche d’eau glacée. D‘puis que sa dé fiance était éreillée, ello avait bien des lois examiné ie regard du vienx Malicorne, etc'est a- vec édouvante qu'elle en arait dévonvert toate la puissance. Elie n'osait plus em sontenir l'étramge fixité, et se sentait en- core moius de conrage pour lui dire qu'elle ne vonsentirait ja- mais à cette union. Elle résolut de s'adresse r à Presper, 11 me suffira, pensa telle, pour qu'il renonce renonce Jui- mêine à ce raariage, de lui ap- prendre que je me puis l'aimer ; je suis pauvre, il est riche ; il obéit plustôt à mn désir de fa- mille qu'à nn amour bien vio- lent ; il se consolera facilement. Daus ce but, elle prelongea son déjeuner de manière à £e trouver tête à tête avee Prosper. Les époux Maicorne, qui gaettaient ces sortes d'occasions, s'emprescsèrent de laisser en- semble leur file et Adrisnne. Monsieur Prosper, dit la jeune fille dès qu'ils furent seule, j'ai à vous parler. C est an bonhenr qui ne m'ar rive pas soureat, répondit Pros. per, et il est d'autant plus grand qu'ilest inattendu. Permsttez. mei de vous en remercier. Attendez, reprit Adrienne, ear ce que j'ai à vons apprendre n'est pas, je le crains de nature à vous satisfaire. 1l y a quelques semaines, vous m'avez !ait l'offre généreuse de votre rom et de voire main. J'ai été sen: sible à cette preure d'attache ment de votre part, eile dénotait un cœrr grand et généreux, puisque je ne suis qu'une pau- vre orpheline et que votre père pessède, m'a t-il dit, une fortune importante. Prosper rongit à cette obser vaflon. Adrienne enntinua. Vous vous fonvencz. sans doute, de ma réponse : “Aiten- dez, vous ai je dit, j'ai besoin de me consulter, de réfléehir ; je ne vons dis pas d'espérer, et je ne refase pas ron plas.” ét entente + mr mm ven mme Vomnnndiimecneneremencanreamm UNE HAINE DE VILLAGE | USEXUL PRESENTS TE TT LES AE Le PRIT Er: ) LE Fe LH, in Silverware, Graniteware, Glass- ware, Cutlery, Fancy Chairs, Tables, Hall Stands, etc. Skates, Sleighs, Snowshoes, Ciokinole Baards, Clocks, Clothes Wringers, Washing Machines, Cheice Groceries etc. All bought ia the best markets and sold at lowest prices. Brace McKay & Co. S'Side, Nov. 15th 1899. 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