| L'IMPARTIAL, TIGNISH, mt EE NOUVELLE SERIE à M: BOURASSA ET $4 "POLITIQUE Nous lisons dans la Croix de Montréal : ‘‘Oa nous demande sonvent ce | que nous pensoas de M. Bourassa et de sa politique. La question est oportune et nous croyons qu'il est d intérêt pab'ic d'y réponde, I. P. E., MARDI 6 JUIN 1or1 18 ANNÉE sustenté par ungouvernement, com- |lent de Joseph de Miastre. Châ: me l'est le Canada, on a perdu le |teaubriand Bonald, Veuillot,, La d.oit de parlerau nom de l'inté-|cordaire, de Mun, tant d’autres, .ett, rèt.” |mous baisserons pavillon. | On oublie aussi gne la littérature: | canadienne est d'une moralité ei: | d'une orthodoxie qui sur prennent: | les critiques, preuve qnie, l'infinem- ce catholique prédomine chez nous Ou oublie enfiu que la Htératuxe anglaise, d’un wrand mérite, il est ; Su 77/71 UE Un excellent tabac à DT eZ LP fumer ou à chiquer | En À fabriqué avec nos palettes ‘American Navy'’—le produit des meilleurs Tabacs Américains. EN VENTE PARTOUT MANUFACTURÉ PAR nd GAELIQUE ET FRANCAIS Dans les nombreux ban juets qui [CUT. PLUG [Il ya un groupe de gens qui ne pensent aue par le deputé de Saint Hyacinthe. Pour eux tout ce qu'il dit est loginue et tout ce qu'il fait est bon. Jls ne dissèquent pas ses jugements ; ils les prennent tels quels, comme s'ils étaient tous des oracles de vérité et de justice. Il y en a d'autres qui font tout le contraire. À I.s entendre, les écrits et les discours de M. Bou- rassa seraient des tissus d’incohé-, rence et d'erreurs. ù Point n'est besoin de dire qu’en- tre ces deux extrêmes, il y a ample- ment place pour les gens sensés qui ont appris à juger les hommes et les choses à leur juste mérite. La politique de M. Bourassa, quelle est-elle ? —C'est la politique nationaliste. —Encore ? —Bien, elle consiste en somme à développer toutes les forces vives du Canada au profit du Canada ; à rendre justice à qui j'itice est due ; à protéger les minorités ; à décen- traliser les porvoirs publics ; à crimbattre les empiétements de l’im- périalisme, etc. —Soit, vous venez d’énoncer cer- taines thèses prônées par M. Bou rassa ou plutôt uve certaine partie de programme nationaliste. Maïs vous admettrez plupart de ces thèses sont soute- nues, en piincipe, par les autres portis politiques. Tous les politi- ciens prétendent travailler au dé- _veloppement des forces vives du Canada pour le Canada. M. Lau- rier vient justement de faire à Lon- dres un discours dans ce sens de- vant les sommités sociales de l’An- gleterre ; tousles politiciens préten- dent aussi rendre justice à qui jus- tice à qui justice est due, protéger les minorités, etc. Mais le font-ils? en prennent-ils les moyens efficaces? sont ils en un mot sincères lorsqu'ils viennent nous exposer leur pro- gramme ? Voilà le point à éclaircir. Nous n'avons jamais donter de la sincérité de M. Bourassa, tandis que nous avons, hélas ? souvent, souvent, et pour canses, manqué de foi en ceile de M. Borden. Cependant, la sincéricé de M. Bourassa ne saurait nous empêcher de constater qu’il chevauche sur l'arène politique un peu trop au hasard, sans plan bien arrêté, com- me un général qui nesait pas au juste où ii va, ni ce qu'il doit faire pour vaincre l'ennemi. Il veut que l’on respecte les droits des minorités. Oui ; nous le vou- lons avec lui. Mais alors, pour- quoi se tient-il tant sous la réserve à l'endroit des sociétés secrètes ou neutres qui unt juré, elles, de ne jamais reconnaître les droits des minorités catholiques ? Il répousse l'impérialisme. Pour- quoi, encore, 1€ combat-il pas la maçonnerie anglaise qui est indubi- tabiement le plus puissant véhicule qui y ait au service de l’impérialis- me anglais à travers les colonies tanniques ? Par contre M. Bourassa a Ses mérites réels. Ilale courage de dire ce qu'il pense etde faire ce croit bon. Cette qualité là est si rare de nos jours que nous devous nous incliner à son passage. Ilya tant de valets aux ambitions ina-| vouées, depuis le bas de l'échelle sociale jusqu’au haut, que l'hom- me, maître de lui, devient pour ainsi dire une exception rare d’au- tant plus appréciable que le droit entièrement la justice seraient méconnus, s'il n'en existait pas. En résamé donc, M. Bourassa est un homme public de valeur et digne de tous les respecis. Aussi, trouvous nous fort détestable l'ha- bi:ude gu'ent prise certains organes libéraux de le vilipender de la tua- pière la plus indigne, Quaud où écrit dans uu jourual avec nous que la !- ont eu lieu à l'occas:on de la Patrick, les orat-urs ont parlé beaucoup de l'avenir de l'Irlande et du peuple Irlandais ; ils ont sollici- té leurs auditeurs de travailler dans toute la mesuie du possible, pour assurer l'indépendance absolue à l'Irlande, on ne se contente pas du ‘‘“Home Rule’’ mais on demande l’indépendance absolue. Ces sentiments sont bien nobles, bien généreux et personne plus que le Franco-Americain ne sait les ap- précier à leur juste valeur et per- sonne plus que lui ne souhaite la gloire et la prospérité de la catholi- que Irlande. Nous applaudissons avec enthousiasme aux effoits que les Irlandais citoyens-américains font pour aider leurs patriotes de là-bas. Nous applaudissons égale- ment aux efforts qu’ils font pou: ressusciter la vieille langue gaéli- que. Mais ne sommes-nous pas en droit de nous demander pourquoi ces mêmes Ialandais ne nous en- courageaient-ils pas à conserver no tre langue maternelle ? Comment. + Saint | Vrai, est loin d'offrir les mêmes 4-1 Je ne sais plus si c’est! vantages. Manniug ou Wiseman, qui a soute- nu que la littérature anglaise est infectée de l'hérésie de Pélage.”” poursuivent un idéal identique ; pourquoi ne travailleut ils pas de concert, eu harmonie, pour leur a- vantage mutuel et le plus grand in- térêt de la religion catholique !-- “L'Union de Woonsoket. à Un Appel au Delegue I,es Canadiens français de Wind- sor ont tenu une grande assemblée, comme nous l’aunoncions la semai- ue dernière. Ils ont décidé avec sagesse d’en appeler au déiégué du Pape pour régler leur différend avec leur curé. Voici les résolutions de l’Assem- blée : ‘‘ Attendu que le Rév. J. Donney persiste dans son refus de donner l'instruction religieuse en français se fait il que les Franco- Américains, les Acadiens et les Canadiens d’On- tario et de l'Ouest ont tant à se plaindre des tracasseries, des misè- res des persécutions que leur font “hir les irlandais à cause de leur atiiche : leur langue maternelle. Dans les discours de la Saint Pa- trick, on a demandé l’'indépence de l'Irlande. Mais l'Irlande est une partie du royaume d’Angleterie, puissance amie des Etats-Unis. Ce voeux de la part des Irlandais n'est il pas plus hardi que les aspirations des Franco-Américains qui sans faire de tort à qui que ce soit veulent conserver dans leus foyers, dans leurs écoles, dans leurs églises la Jangue qu'ils ont appris à prier Dieu. Dans les discours de ja Saint-Pa trick on a parlé de la vieil'e langue des ancêtres et de sa belle littératu- re. C’est beau, c’est noble. Mais pourquoi ne pas encoura- ger les Franco Américains à con- server leur langue maternelle ? La laugue française vaut bien pour nous, on le concèdera sans peiue, ce que la langue gaélique vaut ar:x Ir- landais. Voici ce que dit à ce sujet l’‘‘Ac- tion Sociale’’ de Québec : Les journaux nous apportent le compte rendu du congrès tenu à Bruxelles par les tervents de la lan- gue celtique. Nous detachons du rapport off- ciel ce passage caractéristique : ‘Ma conviction s’est fortifiée que la renaissance gaélique profitera à | Eglise catholique. Le cardinal Newman a dit que la littérature an glaise est nécessairement protes- taute (is necessarily Protestant). Pour la même raison la langue ir landaiseet sa littérature doivent rester catholique,”” Ceci n’est pas un dogme: on reste libre d'y refuser scn adhésion; n'empêche que l'opinion contraire pe repose aucunement sur l’infail'i- bilité si affirmative soit-elle. Nos sympathies sont acquises au mouvement celtique, car les raisons invoquées, valent ‘‘a fortiori” pour nous puisqu'il ne s'agit pas de res- susciter une langue morte, mais de maintenir une langue viv:nte dont Ja richesse littéraire est immemse. Ou allègue avec une étonnante et soudaine sollicitude à notre é- gard, que la langue française est dangereuse pour la toi. On oublie sans doute que ses chefs-d’oeuvre sont d'inspiration «“athclique et que dans le YIVe siècle, le nombre des ouvrages catholiques est tel qu’il supporte la comparaison avec n’im- porte quelle littérature contempo- raine, Qu'on nous cite l'équiva: Ilest donc bien établi que les! Irlandais et les Franco-Amétricains | [ } , £ ROCK CITY TOBACCO QUEBEC à la messe de neuf heures, qui est! spécialement réservée aux enfants, ’ le dimanche, bien que lui-même et ses deux assistants parlent le fran- çais et que la moitié des enfants sout incapables de comprendre une: instruction anglaise et quoique les | paroissiens demandent seulement que la moitié des prières et des ins- tructions soient faites en français, | les familles de langue françaises formant les quatre-cinquièmes de la paroisse. ‘‘Attendu que le refus du curé de la paroisse cause un état de cho- ses déplorable dans la paroisse ; ‘‘Attendu aussi qu’il a continuel- lement refusé de donner aux pa-; roissiens leurs légitimes droits qu’il | a 1econnus être justes et équita- bles, quoiqu’il ait admis que la réa- lisation de leur demande dépandait d'eux-mêmes : ‘Attendu qu'un grand nombre de parents canadiens ont décidé de ue pas envoy:r leurs enfants à la messe de neuf heures siles dites instructions et prières continuent à n'être données qu’en anglais ; ‘Attendu qu'un grand nombre des donateurs de la paroisse refu- sent de ne rien payer pour le servi- ce de l’église jusqu’à ce que leurs justes demandes soient accordés ; Attendu que ie français n'étant pas enseigné dans les écoles et que les instructions n'étant pas données en français à l’église aux erfants, ilya grand danger que ceux-ci perdent leur langue ; Attendu que cette difficulté entre le pasteur et son troupeau crée un état de choses désagréables et un Ilest résolu que nous demandions au Délégué papal de régler cette malheureuse question : Il est résoiu aussi que les patois- siens poussent jusqu’au bout cette agitation pour obtenir leurs droits qui sont justes et raisonnables ; | Il est aussi résulu que les Soeurs | Ursulines qui enseignent mainte- yant dans les écoles de la paroisse, soient remplacées par les Soeurs de | Jésus-Marie ou par d’autres capa- bles d'enseigner le français. Dr, À L. Purdy, Fe | | | danger pour la foi catholique ; | | ST ( LIL Ph UHR pr its * is 7 MA | # à 7 ” “ ÿ a ' \ l x l POUDRE enverront u': FAIRBANE COMFaNY, Si votre éicier ne vend pas la-poudre à laver GOLD DUST, envoyez son nom et son adresse ainsi que la vôtre àTHE N. KE. YarpBaxx Comerany, Montréal, et ils vous échartillon d’un + de ivre. Montréal, A LAVER À > À Nettoie toute À chose sans \ exception À THE N. K. Ühicage, New-York, Nouvelle riéuus, St-Louis, San-Francisco, Londres, Ang. ® religieuses ; pour les Gratis et franco le nouveau Catalogue géné ral de la Librairie Aubanel Frères, 108 pages in-8° raisin : Ouvrages pour les Communautés Jeunes Filles. Paiiiettes d’or, Religion ; Enseignement— litérature, etc., etc., ” #30F Pour Trois Abonnements nous ontaine. Adressez : L'ImparriAL, Tignish, L P.E. FULL” SIZE OPEN, vous enverrons cette belle plume (De Ja Vérité) A force de vivre au milieu des petitesses, nous perdons la notion de la véritable grandeur. .- Nous sommes dans un siècle d’é- goisme ; or l'égoisme est incompa tible avec la grandeur d'âme; on n’est grand que par le dévouement Dentisie, Alberton. nish, jusqu’à nouvel ordre, le der- nier mardi et mercredi de chaque mois. Bureau ensuite du bureau de poste. Abonnez- vous à l’Impartial, 4 | Seulement Une piasire par an qui produit l’héroisme. Le docteur Purdy sera à Tig | Tout homme qui vit pour lui même est nécessairement petit, et toutes les louanges de ses amis sont |impuissantes à le grandir. On peut lui élever une statue riais sa mémoi re ne dépasse pas le socle du monu- ment. Detout temps les grands hom- mes ont été l'exception. Dans l'histoire on les voit échelonués je La Manie de falre des Grands Hommes ! long des siècles, à une distance con- sidérable les uns des autres, et les monuments qu'on leur a élevés se comptent facilement à l'oeil. La règle générale est que les hommes d'une génération se res- semblent tous, et que dans la durée d'un siècle on rencontre à peine un héros qui mérite les honneurs d’un | panégyrique. | Il n'appartient qu'aux sociétés eu décadence de faire l’apothéose toute les nuliités qui ont occupé une place d'honneur et rempli un | modeste rôle dans l'Etat. | Quand l'empire romain penchaïit | vers sa ruine, tous ses empereurs étaient déclarés dieux par les flat- teurs qui intérieurement les vou- aient aux gémonies. ,_ L'histoire plus tard les montra sous leur vrai jour y o'étalent des | CO. LEA — —— — scélérats recevant j’encens d'une vile popuiace. Voilà où descendent les nations à mesure que s'éteint dans l'âme le sentiment de la grandeur et de l'héroisme. Il est utile de rappeler ces notions au moment de cétébrer la mémoire d’un véritable héros qui s’est im- mortcalise en sauvant sa patrie par le sacrifice de sa vie ; celui-là a mé- rité un monument, et qu'elles que soient la valeur et la hauteur de ce travail artistique, ilsera peu de chose comparé à la gloire de Dol- lard Desormaux. Depuis 250 ans le Canada n'a ja- mais rien produit de semblable, si ce n’est la bravonre du colonel De Salabery à la bataille de Château- guay. Nous avons eu certainement des gloires nationales, nous pouvons compter des hommes d’une forte intelligence qui ont travaillé pour leur pays, mais des héros, non. Or des statues ne devraient s'élever qu’à la mémoire des héroset des véritables grands hommes, sinon les statues deviendront aussi com- munes que les poteaux de télégra- phe le long des routes. C'est une manie déplorable, si- gne d’étroitesse d'esprit, que de vouloir élever 1n monument à tous les bons garçons qui ont passé dans la vie sans se créer d’ennemis. Jules Romain. + MONTRES WALYHAM ET REGINA. DE TOUTES GRANDEUR ET DE TOUS PRIX. CHAQUE MONTRE GARANTIE Anneaux de toutes sortes et jaits sur commande, avec (nitial ou Embleme, en Or ou Argent, E W. TAYLOR, BIJOLTIER ET OPTICIEN Charlottetowrr. HOTEL BERNARD. Cette maison est favorablement connue du public voyageur. Deux minutes de marche du dé- barcadère du chemin de fer. Belles et bonnes chambres. Cuisine de première qualité, THEO. BERNARD, PROP, TONGS, 1, PE, en