Le ar p mm) L'IMPARTIAL FONDÉ EN 18) PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un an,..c.cc.06. es 00 081.00 Six MOIS. .....0000.000 °° 50 TO MS... Le + dits 25 Les abonnements sont payables ‘avance, vur cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse do'yent nous donner l’ancienne aus- si in que la nouvelle. Aressez toutes lettres, 4 >uiances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad For the convenience of foreign advertisers, l’Impartial can be seen ani rates obtained from the follow- ing agencies : Montreal : E. Desbarats Advertis- ing Agency. A. McKim & Go. St. James Street. Toronto : J. J. Gibbons, Confeder- ation Life Buikling. New York : Geo. P. Rowell & Co. 10 Spruce Street. London, Eng. : E. & J. Hardy & Co... 30 Fleet St., E. C. corres- L'IMPFARTIAL Tignish, Jeudi 21 jan. Une autre Session Il est maintenant certain que nous aurons une autre session avant les élections fédérales. Le parlement est convoqué pour jeudi, le 3 mars prochain. a M. Emmerson M. Emmerson, député au fédé- ral pour le comté de Westmorland, N. B., a été assermenté, la semaine dernière, ministre des chemins de fer du Canada. La France et L'Angleterre L'Eeho de Paris dit, qu’une con- vention sera signée prochainement par la France et !’Augleterre pour le règlement, sur ia base de conces- sions mutuelles, de tous les diffé- rends coloniaux et autres. SRE Nos Feuilletons Nous résumons aujourd'hui la publication du Feuilleton, Anthony on le Crucifix d'argent, que nous avions discontinué pendant les fêtes de Noël. Nous commençons, en même temps, un nouveau J'euilleton, Pla- cide ou l'Homme mystérieux. Nous en recommandons la lecture. (C'est un récit très intéressant. Ce roman, dû à la plume d’un Acadien, est tiré des grandes œu- vres de fiers limiers américains. Le héros du roman est un Aca- dien, qui a su s’attirer le respect et la confiance des chefs de police des grandes villes de la republique amé ricaine. Des scènes des plus émouvantes sont mises devant les yeux du lec- teur, et nous ne doutons pas que le roman soit lu avec avidité. L'auteur, ‘Paul’, retient tout droit de reproduction de ce roman, et ceux qui veulent le reproduire, doivent s'adresser au bureau de L'IMPARTIAL. a ne nes Correction Dans l’article qui a paru ans no-| tre dernière édition . ‘‘Unc invita- tion aux chefs d'arrondissements, ’’ l’auteur nuus prie de rectifier une | petite erreur involontaire qui s’est | glissée dans ce qu'il a écrit. Au lieu de ‘‘un seul 2rrondissement, a semblé donner signe de vie’’ il faut lire : ‘‘deux arrondissements, FEgmont-Bay et Mont-Carmel, ont semblé donner signe de vie’. En efiet les paroisses de Mont- Carmel et Egmort-Bay se sont montrées les fidèles interprètes des résolutions adoptées à la dernière convention des instituteurs, sous le plus anglaise. rapport d’avoir des assemblées dans les différents arrondissements. Nous constatons avec plaisir que Mont-Carmel et Egmont-Bay tien- nent leurs assemblées regulières, et que non seulement les instituteurs, mais aussi les contribuables y por- tent le plus vif intérêt. Ce n'est donc pas sans raison que l'on peut | citer ces deux paroisses TR modèles aux autr:s centres français qui semblent dormir du sommeil de l'indifférence à ce sujet. Bravo ! Egmont-Bay, Les braves habitants d'Egmont- Bay ne sont pas des hommes de routine, mais de progrès et d’initi- ative. Les lecteurs de L'IMPAR- TrAL se rappellent que l'automne passé, le village d'Urbainville a eu la pensée d’inaugurer une exhi- bition des animaux et des produits de cette localité. Les résultats de cette modeste exhibition ont plus que surpassé leurs espérances. Voilà que la branche d'Urbainville, de l’institut agricole de Wellington vient de s’ad:oindre la branche de St. Jacques, en sorte que l’exhibi- tion de l’automne 1904 compren- dra toute la paroisse de St. Jacques d'Egmont-Bay. Cette paroisse saura, sans ancun doute, mener cette entreprise à bonne fin. Les zélés paroissiens du bon père Boudrault se livrent à l’agriculture avec ardeur et fournissent aux au- tres paroisses un exemple à imiter. A voir l'intérêt que manifestent les braves cultivateurs d’Egmont-Bay et l'enthousiasme qui semble s’em- parer d’eux chaque fois qu’ils ont l’occasion d'entendre quelqu'un leur parler de la noble et lucrative occupation de l’agriculture, on ne saurait arriver à d'autre conclusion que celle-ci : ils ont déterminés de cultiver leurs terres selon les mé- thodes approuvées, et leur ambition ne se borne pas simplement à faire comme leur voisins, mais plutôt à exploiter aussi habilement que pos- sible cette riche mine d’or que récè- lent leurs terres, comme leur disait si bien dernièrement leur dévoué curé, à une assemblée publique. Non seulement ils savent tirer pro- fit de leurs terres, mais ils savent aussi faire part à leurs voisins, en assemblée, du résultat de leur expérience et de leur travail. Continuez, braves cultivateurs d’Eg.-Bay; le succès vous est assuré. Faites honneur à l’agriculture et à vous-mêmes ; inspirez à vos enfants un véritable amour de cette indus- trie et montrez leur, par votre dili- gence et votre attachement au sol natal, qu’une honnête aisance est toujours le partage de ceux qui se livrent à l’agriculture avec goût, tandis que, celui qui marche dans les vieux sentiers rebattus et ne suit qu'une aveugle routine, ne fera que végéter. UN COLLEGE FRANCAIS Nous demandons à nos Acadiens de lire attentivement la lettre que nous publions aujourd'hui, intitu- lée : ‘‘A propos d’un Collège Français’’. Nous osons croire que les avis de celui qui èst mû par des sentiments si patriotiques ne resteront pas sans écho et que le projet se réalisera dans un prochain avenir. Comme le dit notre patriotique correspondant, nous pouvons très | bien avoir un collège français sans | donner ombrage aux autres. | _ Nous avons absolument besoin | d'une réaction si nous voulons que notre nationalité reste intacte tout particulièrement chez la jeune gé- nération qui devient de plus en On ne tient plus, pour ainsi dire, aucun compte de notre belle langue française ; on ‘compte tout en anglais; on fait |tout en anglais et à l'anglaise Cet état déplorable est dû au man- que d'une éducation française suff- sante. Un collège français, comme ile dit fort bien notre correspon- dant, instruirait nos jeune gens a- cadiens qui aimeraient davantage Lie ST TR RER RD en re a n P "A NE M M TND ve + Fe F + cs NE f çais avant tout. Il ne faut pas, cependant s’ima- giner que par ce que nous venons de dire on refuse de reconnaitre l'utilité et les mérites des collèges anglais ni les deprécier en aucune mavière ; mais il est juste et rai- sonnable de dire que dans ces insti- tutions, quelque parfaite qu’y soit l'étude de la langue anglaise, le français n’y est presque pour rien. Ce n’est pas au moyen d’une sim- ple traduction que l’on acquiert ies secrets d’une langue, La thé- orie seule est insuffisante ; il faut la pratique. Pour faire de nos jeunes gens des persones intelli- gerites il nous faut des professeurs qui soient eux-mêmes maîtres de cette langue ; il nous faut une litté- rature française ; il nous faut une institution où le français soit ap- pris à la française ; enfin il nous faut rien de moins qu’un collège français. L'Eglise Catholique aux Etats-Unis Huit prélats américains, huit ar- chevêques, à la tête desquels Mon- seigneur l’Archevêque Ryan, de Philadelphie, partiront bientôt pour Rome, afin de discnter la cré- ation d’une primauté américaine. Les archevêques qui iront à Rome ou qui seront représentés à la dé- légation, sont Mgr Ireland, de St- Paul ; Mgr Chappslle, de la Nou- velle Orléans ; Mgr Quigley, de Chicago ; Mgr Messmer, de Mil- waukee ; Mgr Glennon, de St- Louis ; et Mgr Keane, de Dubu- que. Mgr Falconio, le représentant du Souverain Pontife à Washington, et son ancien délégué au Canada u'approuve pas, paraît-il, le projet de créer une primauté en Améri- que. Il croit que Rome devrait a- voir son propre représentant aux Etats-Unis. La hiérarchie catholique des E- tats-Unis est très américaine. Elle est catholique, cela va de soi. Mais elle est américaine et améri- canisante. Puisque l’on doit discuter à Rome la situation catholique, le temps serait peut-être bien choisi pour les catholiques français de faire des représentations sur le Lroit qu’ils ont d'avoir des prêtres de leur origine—chaque fois qu’il est possible qu’il en soit ainsi. —Ze Progres de L'Est. Trois Nouveaux Eveques. ILS SERONT TOUS DES ÂMERI- CAINS-FRANCAIS. Le Dr. C. J. Leclaire, l’un des officiers du Comité Permanent des Réclamations Américaines-Françai- ses, communique à /’/ndépendant, de Fall River. une correspondance dont nous détachons les impor- tantes nouvelles suivantes ; “De ce travail incessant, et grâ- ce au superbe montant que uous avions en caisse ($400) qui nous permit de mettre en marche de for- tes influences nous pumes obtenir le résultat que voici : ‘ro. Le diocèse de Fall River sera bientôt présidé par un évêque de notre origine, dont la main bien faisant bénira avec amour l'œuvre à laquelle on nous dit avoir été ap- pelés par la Divine Providene ; ‘20. La Sacrée Congrégation de la Propagande est tombée d’ac- cord sur le prêtre franco-américain: qui devra remplacer le regrett£ Mgr Bradley ; 30. Nous avons la quasi certitu- de (et nous sommes bien rensei- gnés) que Sa Grandeur Mgr O’Con- uell, de Portlani, Maine, sera bien- tôt appelé comme coadjuteur au siège de Boston et qu'il laissera son diocèse entre les mains d’un saint prêtre dans les veines duquel coule! un sang on ne peut plus frau-; çais.”’—ZL' Américain mr mes Nos Remerciements Nous remercions très cordiale- : ati I PR EE L'IMPARTIAL, JEUDI. LE 21 JAN. 1904, il y en a encore un grand nombre, qui sont restés muets jusqu’à pré- sent. Nous prions instamment ces der- uiers de nous faire parvenir les montants qu'ils nous doivent, sans délai. Nous avons besoin de tout ce qui nous est dû, et sommes bien décidé de l'avoir. Miscouche 74ME ANNIVERSAIRE Mercredi soir le 13 janvier, les nombreux parents et amis de M. Sylvain DesRoches se réunirent à sa résidence pour lui exprimer leurs meilleurs souhaits de bon- heur et de longue vie à l'occasion du soixante-quatorzième annivel- saire de sa naissance. Après que les convives eurent participé à un somptueux repas des mieux préparés, M. DesRoches fut présenté avec une courte a- dresse, lue par son petit-fils M. Wilbert Poirier et accompagnée de plusieurs jolis cadeaux. ADRESSE Cher et bien aimé Grand-Père, Une autre année vient de s’écou- ler et enfin, arrive le jour où neus sommes ré‘nis ici pour fêter le soi- xante-quatorzième anniversaire de votre naissance. C'est un grand plaisir pour moi, cher grand-père, de vous offrir au nom de tous vos enfants et de vos petit-fils nos meilleurs souhaits de bonheur et de vous remercier du fond du cœur pour tous vos soins, vos bontés et votre amour. Les remerciments que nous vous offrons sout bien minimes quand nous considérons tous vos soins et votre tendresse à notre égard, mais nous prions le bon Dieu qu’il vous accorde la santé, la force et la grâce d’être au milieu ‘4e nous pour bien des années à venir. C'est les vœux que forment de tout cœ vos enfants. WILBERT POIRIER M. DesRoches, d’uu voix émue, exprima la grande joie qu’il ressen- tait d’être au milieu de ses parents et amis et remercia très cordiale- ment celui qui venait de lui adres- ser de si heureux souhaits. Plu- sieurs courts discours furent pro- noncés, par M. Jean DesRoches et autres personnes présentes. Le reste de la soirée fut consacré à divers amusements, entr’'autres, le jeu de carte, et l’on joua plu- sieurs intéressantes parties de ‘“cribbage’’. M. JIsaie Poirier, de Muddy Creek, sut égayer la compagnie par son intéressant récit de contes et de fines reparties. On se sépara que quelques minutes avant minuit, chacun em- portant le doux souvenir de cette a- gréable soirée. UN ASSISTANT mas Lawrence, Mass. M. Frank L. Galla”t est ailé passer ses vacances de N,ël et du jour de l'An à Manchester, N. F. M. Joseph D. Martin était à Chelsea le jour de Noël. Mile. Jennie Martin a visité Bos- ton et Chelsea, chez ses sœurs, Dames Dominique A. Chiasson et Paul Arsenault. M. et Mme. Dominique Chias- son et M. Joseph Laudry, de Chel- sea, étaient en visite ici dimanche le 3 du mois. Pendant l’année 1903, il y a eu 5 naissances, 7 mariages et 6 mor- talités daus le cercle acadiens de Lawgence. Les décès sont : 15 Jauvier—Olive, enfant de Norbert Caissie, à l'âge de 5 ans et 3 mois. | 29 Avril—Jean Henri, enfant de Dominiq'ie Poirier, âgé de 10 mois. 6 Mai—Enfant de Benoit S. Ri- chard, âgé de 2 mois et 15 jours. ! 14 Juin—Léo enfant de Michael Mclnnis, âgé de 3 ans. 23 Septembre—Dame Isidore A. leur langue à mesure qu’ils la com-| ment ceux de nos abonnés qui ont Doucet, âgée de 26 ans. | prendraient mieux, et les feraient | répondu à l’appel que nous faisions, | Novembre— Frank, enfant de they are and what are the doctrin es rester çe qu’ils doivent être— Fran. {il y a une couple desemaines. Mais Jean F. Arsenault, âgé de 5 mois. lof the church. sdinttattothe st des ot ÎNe…. dé. Éd ÉD. EL nt Les Deces dans la Paroisse de Tignish Pendant l’Annee 1903 ————0x0 (Obligeance de M. J. E. Richard) JANVIER ‘ 0 } 8 A St-Joseph de Tignish—Dame Jérôme Chiasson 59 ” 8 A L'Anse—Patrick, fils de William Doyle MT. 9 ÀAu Lot 2—Un enfant de Michael O’Rourke 21 A L'Anse—John Jas. Gavin | T4 25 A Chelsea, Mass.—Clément Richard SR 28 ASt. Félix de Tignish—Dame Francis Hughes 82 * “ FEVRIER 1 À L'Anse—Une enfant de James Gavin ER." 23 A L'Anse Dame Terrence Farrell . haies 24 A Harper Road—Enfant de Pierre O. Arsenault MARS 1 À Tignish—Dame Fidèle J. Arsenault 92 “ 26% 21. Au cap Kildare—Duncan Fitzgerald . Street 22 Au Lot 2—Agnès, fille d'Aurèle Arsenault 7. AVRIL 1 À Tignisli— Veuve Michel Poirier 2 10 99 MAI 6 AI, Anse—Veuve Joseph Shea nn JU g À Tignish—Dame Peter McElroy me” 16 A Cambridge, Me.—John D. Handrahan Ne 23 A Tignish —-James Gillis mr; JUILLET 5 A Tignish—Cyprien fils de Sylvain Arsenault en: 10 À Tignish-—Margaret, fille de James Ramsay 7. 27 À L’Ascension —Dame Jean C. Gallant 43 9 24 31 À L'Etang des Clous—Thomas Bernard 6, AOUT 10 À Harper Road—Joséphine, enfant de L. Poirier 0" 21 ASt. Joseph de Tignish—Sylvain J. DesRoches 77 SEPTEMBRE 1 À Tignish—François Buote 66 10 9 7 À L'’Anse—Peter McInnis 2 7 A Tignish—John Carter us 12 À Tignish—Jean Ab. Buote de 15 À Tignish—Enfant de Théodore G. Bernard Pise 16 A Tignish—Erufant de Jean Ab. Buote pre 31 ASt. Joseph de Tignish—Victor A. Blanchard ne 7 OCTOBRE 9 À Peterville—fille de William Handrahan Ms, ” 10 AS:. Joseph de Tignish—Abraham Blanchard 66 ‘ ‘°< 22 AI, Anse—Une fille de John J. Shea MN os: NOVEMÈRE 6 ASt. Félix de Tignish—Dame Jean A. Richard ma" 7 À L'Ascension—Fidélis, fille de Fidèle O. Bernard 72 ‘ 26 9 Au Western Road—Sylvain A. Richard Me te: 16 À L'Etang des Clous—Prosper Galiant 88 Me 0 21 À Tignish—Dame Maximin Doucet Ge 6 21 Au cap Kildare—Dame William Fitzpatrick 72 “ (« 28 A Tignish—Henry Ready 63 “ « 30 À L'Ascension—Charles Arsenault 83 “ « DECEMBRE 1 À il, Etang des Clous—Dame Fidèle Gallant és 6: à 9 À Charlottetown—Une fille de D. McKenna 17 ‘“ 9 ASt. Roch de Tignish—Joseph D, Chiasson 73 11 À Tignish— Dame Nicholas Conroy 77 w 14 Au Lot 2—Dame Thomas Martin SR «0 23 À Tignish—Maximin Chiasson 75 se 27 À Tignish—Marin Gaudet 72 > + 27 Au Lot 2—Pierre Jean DesRoches "29 ‘“ -« Sameili le 2 nous avons eu une grosse tempête de neige. Lundi et mardi ont été les jours les plus froids de ia srison. Le thermomè- tre euregistrait 18 au dessous de zéro. Ce 6 Janvier 1904 AMI: ACADIEN Every Catholic should read Heals Sooth e The Cros Brachial Tubes, Ours CS UGEHS B COLDS, BRONCHITIS, HOARSE: Published monthly at Halifax. etc., quicker than any rem- Price 50 cents per year. edy known. If you have that irri- SE OnER that keeps you awake c at night, a dose of the Syrup will The Cross gives an opportunity | #t0P it at once. for acquiring knowledge which is so badly needed by catholics in these days, when catholic doctrines are so much misunderstood. 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