D oo NOUVELLE SERIE —— 2 ae pe fr op D L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. EH. MARDI 19 SEPTEMBRE 1911 A a a ar tnpneaets 19 ANNÉE me VATEN !. Dans une de nos petites villes de | l'Ouest, Une maison en briques très coquette avec son perron et sa galerie ornementée de vertes guir landes de houbion. Ilest midi. M. Dufour arrive| de l’usine où ilest ingénieur. I! | se hâte un peu car il sent que bien-, tôt son estomac sera rendu dans ses talons. A1 moment d'ouvrir la barrière qui ouvre sur le jardinet, il s'arrê re entendant distinctement réson ner des hurlements connus, mal é- touffés, par la moustiquaire qui fer- Un jour la mère surprend son. fils la main dans letiroir ...... Le pauvre garçon n’est plus seu- lement un buveur il est devenu aussi un voleur...... Cette fois, il serait temps d'aver- tir le père et de faire appel à son. autorité pour arrêter son fils sur la pente fatale...... Mais, ....il sera furieux, il s'em- portera, il jettera peut-être le gar- çon dehors !....Non, il vaut mieux qu’il ignore. +*% Une après midi d'automne... Une femme attend dans l'anti- chambre du garde-chef du Péni- me la porte d'entrée. — Allons, bon, encore Jules qui tait des siennes !....Qu'est-ce qu'il a donc ce moutard Ilà pour faire tous les jours une vie pareille ?.... Jules, c'est l'héritier, l'unique évidemment,—songez donc, on n’est pas si bête !....—Et comme c'est l'unique, c’est naturellement le gâté, le choyé....celui à qui tout est permis.. Si le père veut faire une simple remontrance, la mèreest là, ton- jours, pour défendre son bien. —Pauvre chéri ! ....mon doux agneau !..mon bel ange adoré !... rencier. C’est la troisième fois qu’elle revient. Deux fois déjà elle a démandé à voir un prisonnier au secret depuis plusieurs jours.....Cette fois, elle est pourvue d’une lettre de recom- mandation obtenue en haut lieu... Et après avoir traversé une enfilade de corridors, passé je ne sais com- bien de portes, .crcisé an moins vingt gardiens armés jusqu'aux dents, elle est introduite dans la cellule du prisonnier. qu’elle a de- maudé, . Un homme d’une trentaine d’an- nées est assis là sur un gscabeau. ne pleure pas, viens avec ta maman | Il a été arrêté après un crime hor- chérie !....Papa, y dit des sottises. rible. Afin de voler quelques cents Il a sept ans. { piastres, il a saigné : une pauvre Il est paresseux et gotirmand. Il est menteur et jaloux. Il se cache adroitement pour vo-! ler des fruits, des bonbons et des cents. Ce serait le moment de se rappe- ler pour ies parents qu'ils ont la mission de former cette âme à la vie chrétienne, de développer ses qualités, de corriger ses tendances mauvaises qui plus tard devien- dront des vices....d’apprendre à cet enfant à faire des sacrifices d’u- ! meur et de caprice pour remplir ses devoirs envers Dieu et ses parents. Or, le père est trop faible,....il aime Ja paix....et quant à la mère !...... —Y songez-vous ?....Faire pleu- rer cet enfant à qui je n'ai jamais prodigué que des caresses !..,.cet enfant qui m'adore et que j'adore moi aussi !....0h non, jamais je n’aurai le coeur d’en venir à de pa- reilles brutalités.... #4 Il a dix-huit ans. Il travaille avec sou père, il ga- gue un peu d'argent, il commence à avoir des opinions qu’il sontient avec conviction. Il fait son homme, Il est plein de confiance en lui- même et dans l'avenir, mais....il trouve insupportable le joug même le plus léger. Il trouve gênant les sacrifices, même les plus nécessaires. Le soir, il passe son temps avec les camarades à s'amuser ou à se promener dans la rue, Il ne ren- tre que fort tard dans la nuit. Fatigué de son travail, le père dort déjà depuis longtemps... La mère attend avec inquiétu- de....Jules répond à ses douces re- montrances avec uu ton dégagé, puis sans l’embrasser, il mont: à sa chambre et se met au lit. Pas de prière, bien entendn.... songez donc, il a dix-huit ans !.... Le dimanche il oubiie le chemin de l'église mais..il connaît bien ce- lui du cabaret, ....il y fait son ap- prentissage d’ivrognerie et de dé- bauche. La mère s’obstine à fermer les yeux. EÆile ne veut rien voir, rien voir, rien comprendre rien dire... Une nuit pourtant, il rentre vers deux heures du matin, très échauf- fer par la boisson. ayant peine à se tenir debout. La mère pleure et se lamente. Mais que faire ?.... Avertir le père ?....Il est faible, mais il a de l'honneur !..S’il sa. vait,....il ferait une scène terrible. Non, elle parlera à son fils et t chera de lui toucher le coeur...... Quelques années se passent de la sorte. Bien qu’il ne gagne que peu de chose, Jules mène la vie à grandes guides. .....D'où lui vient cet ar- ment qu'il dépense ?:s: vieille absolument incapable de se défendre. ... CEA Les cheveux: blonds, les yeux | bleus, il a dans.le .regard quelque chose ee froid et de dur comme de l'acier. ET —Obh,. mon cher petit !…..me reconnais-tu ?...... . Et dans ces mots,.saus qu’elle y ait pensé d'avance, l'âme de la mè- (re met tout-ce qu'elle a eu d'a- | mour, d'espérances, de sollicitudes, puis de désillusions et de regrets à cause de celui qui est là sur cet #s- cabeau arrogant et impassible.... —Me reconnais-tu, mon cher pe- tit ?....dis-moi que tu m'aimes en- core fii.s même jeter un regard snr sa mère, il murmura simplement d’un ton rude: | mit — Va t'en !.... —Oh, mon chér petit, ‘ne me chasse pas !....laisse moîte pres- ser encore Sur MON Coeur, comme autrefois, quand tu étais petit !..…. Cette fois il était debout, le bras tendu et l’oeil mauvais: —Va t'en !....Vat’en, mauvai- se mère !....Situ m'avais bien é- levé, jé ne serais pasici aujout- d'hui !....situ m'avais mieux ai- mé, j'aurais pu faire un honnête homme !.... Vat'en !....je ne veux pluste voir, tu as fait le malheur de ma vie !....Vat'en! Va t'en !.... Accablée, la pauvre mère éclata en sanglots pendant que le gardien ayant eutr'ouvert la porte mumu- rait: —Madame, le temps de la visite est expirée ! Elle sortit en chancelant tandis que ses lèvres balbutiaient machi- nalement ; —Mon Dieu !..Mon Dieu !.... Mo Dieu !..... | Le Franc-Tireur. COMDAMNE À MORT Chesterfield, Virginie, (Henry Clay Beattie, jr., a été tronvé cou- pable du me urtre de sa femme Louise Owen Beattie, le soir du 18 juillet dernier, pendant qu’il faisait avec elle une promena- de en automobile. Le jury a déli- béré pendant une heure moins deux minutes. Le prisonnier se’tenait droit et ri- gide à la barre lorsque le verdict fut rendu ; sa face s'empourpra et il parut en proie à une violente é- motion. Après le prononcé du ver- dict il se renversa sur son siège et il enfouit sa tête dans ses mains. Pendant plusieurs minutes il ne put articuler une parole et son malheu reux père a côté de lui se couvrit aussi la figure de ses mains. Le juge Watson prononça la sen | tence et condamna Beattie a être é-| lectrocuté à Richmond le 24 no-| [vembre, Sans ‘bouger de sa place, sans AUX ELECTEURS DU COMTE DE PRINCE. Messieurs, Voyant l’impossibilité de voir personnellement chacun de vous avant le jour de la votation, je vous écris cette lettre pour vous faire connaître mes vues sur la grande question du jour, la Réciprocité, et en mercier de l’honnenr que vous m'avez fait en m'élisant au dernier parlement. cement de notre pays. Des efforts sont faits par nos adversaires pour éloigner la question de Réciprocité, car il sachent que ce serait d'un bénéfice immense pour tous, et que les libéraux en auraient le crédit, et font miroiter devant les yeux des électeurs l'idée que les Américains s’empareraient du Canada et en ferait une partie de leur répubiique. Peut on trouver un argument daus lequel il y a moins de L’aunexion avec les Etats-Unis ? électeurs n’en veulent pas, alors peut-on forcer les électeurs du Canada de faire partie d'un pays malgré eux ? douté de l'intelligence des électeurs que de dire de telles bon sens que cela ? faussetés. : Vu la douanne élevée qu’il trent aux Etats-Unis, notre commerce est limité et pres. que prohibé. Que cette douanne soit ôtée pour donner le privilège à uos cultivateurs et à nos pêcheurs de mettre leurs produits sur les marchés américains et notre commer- ce augmentera rapidement. gne au Canada depuis que le gouvernement libéral est venu au pouvoir sera redouhlée par le tarif de Réciprocité proposé. Je désire faire un appel tout particulier aux électeurs de ce comté, de voir à leurs propres intérêts et de donner leur appui au parti libéral. Si vous me faites l’houueur La Réciprocité qui est la question principale dans cette lutte a été approuvée par les conservateurs comme par les libéraux pour au delà d2 quarante ans. servateuts disaient qu’en traité de Réciprocité avec nos voi- sins des Etats Unis, serait un grand bénéfice aux cultiva- teurs et aux pêcheurs de notre province, mais aujourd’hui que les libéraux; que le gouvernement de Sir Wilfrid Lau- -… rier, a obtenu ce privilège, les conservateurs condamnent la conduite d’un gouveruement qui se dévoue pour l’avan- | même temps pour vous re- Toujours les con- Les C'est y à sur nos produits qui en. La grande prospérité qui rè- l'homme travaille il relève ses man ches et il ouvre sa chemi-e à la poi trine mais quand il se présente de-| vant vue femme ou ses supérieutis il rabat ses manches et met son faux col. Chez les femmes, c'est tout le contraire. Elles semblent se croi- re le mieux vêtues quand leurs = découverts. Outre l’'immodestir | tesse envers le monde extérieur et | réprouver. Pas une femme ne devrait pen- ser à se présenter à l'autel pour re- cevoir la sainte communion les bras et les épeuies nns. nn ce mnne ene nn L'insurrection en Chine On rapporte à Pékin que le com- mandant militaire à Chengtu s'est suicidé après s'être vu impuissant à réprimer la révolte et l'on en con- | clut ici que les rebelles ont le dessus et que les troupes du gouvernement ont subi une terrible défaite. Les commnnicaions télégraphi- ques sont interrompues et les rn- meurs ne parlent que de déprada- tions, d’incendies et de meurtres. Une dépêche de Chenkin 1ap- ropte qu'il s'est produit une rébel- lion sérieuse dans le district de Chang Tu. Les suldats refuse- raient d’obéir aux instructions du gouvernement et essayeraient même de se révolter. Les écoles sont fermées et le trafic est suspendu et, à moins que la révolté soit réprimée dès maintenant, on craint une tré: de m'élire je ferai tout en mon pouvoir, comme je l'ai fait par le passé, pour obtenir des différents départements du gouvernement, tout argent nécessaire pour le plus grand bien de notre province et plus particulièrement pour le comté de Prince, Messieurs, j’ai l'honneur d’ être Votre très obéissant serviteur, J. W. Ricxarps. PANIQUE RELIGIEUSE EN RUSSIE Tsaritzyn, Russie, Keliodorus, le fameux moine appelé le ,,fou’”’, a prédit que ies juifs seraient massa- crés, après le prochain Congrès des ‘Cent Jours.” Les déclarations du prêtre ont jeté la panique dans toute la région de la ‘‘Volga.” Keliodorus n’est Âgé que de 31 ans et son nom est aujourd'hui dans toutes les bouches. C'est un fana- tique qui exerce un influence cou- sidérable sur le peuple. Des toules considérables le suivent partout et ilprêche la terreur. Exposition Agricole et Industrielle L'exposition la plus grande de l’île du Prince Edouard sera la on- zième interprovinciale à CHARLOTTETOWN le 26, 27, 28, 29 septembre 1911. Plus de $6,000 en prix. Deux jours de courses de che- vaux (six classes) trois classes cha- que jour. $1800.00 divisées pour les cout ses. Magnifiques attractions spéciales en devant de l’hippodrome. Il y aura vrix réduits sur les ba- teaux à vapeur et sur les chemins de fer. Pour la liste des prix et toutes autres informations adressez vous à C. R. SMALLWOOD Secrétaire-Trésorier Charlottetown, L'ER Le gouverneur Pothier Providence, KR. !.,11.—Le gou- verneur Pothiers de Providence KR. I. vient de mettre fin à une rumeur disant qu'il allait être candidat pour un quatrième terme au poste de gouverneur. ‘Non, non, a dit le gouvernear, je ne serai pos candidat ; j'ai fini. | Ilya peut-être quelques-uns de ues amis qui veulent me porter ue suis pas candidat. ”’ Plusieurs républicains de Woon- socket ont mis le nom de M. Po- thier de l'avant depuis quelques temps, sous prétexte que son atti- tude sur la question des jeux de hasard et ses vetos sur questions, ont fait de lui un fort candidat pour le parti. | À Ja réunion de membres du par. tià Warwick, chez le général Wil- son, le nom de M. Pothier a été mentionné et tous se sont accordés à dire qu'il aurait une excellente chance d’être ré-élu pour la qua- trième fois, s'il voulait consentir à se présenter, encore cette année. Les républicains de Woonsocket sont désireux de faire élire M. Po- thier encore cette année, pour ter- commencés, notamment la réforme de l’impôt. mes ns LA FEMME Hartford, Conn, 6—Prenant pour texte ; *‘La femme moderne’’,Mgr John J. Nilan, de la cathédrale ca- tholique St. Joseph dans un sermon qu’il a prononcé hier, a donné des conseils aux femmes. L'homme et la femme, a dit l’é- vêque sont égaux devant Dieu mais sur la terre la femme occupe une position différente. Elle fut créée pour être le soutien de l’homme et pour ajouter à ce qui lui manque. Elle doit être bonne, douce, et pa- tiente même quand elle souffre longtemps. En ces jours nous entendons beaucoup parler des droits de la femme. Les maîtres de la mode préparent à prendre sa place à côté de l’homme en façonnant leurs vê- tements pour qu'ils ressemblent le plus possible à ceux de l’homme. Le résuitat est qu’elle déforme sa personne qu'elle compromet sa beauté et qu'eile déforme sa natu- re. ne parlait que de la douceur, la! bonté et la modestie d’une femme. | A lenrfplace maintenant il y a de la désinvolture et le regard fixé. D'uue façon, la femme pourrait candidat eucere cette année mais je miner certains travaux légistatiés | | Passé le vieux temps alors qu’on à : par l’annexion au Canada que par {bellion générale. Les missionnai- res viennent se réfugie ici. Iln'y a que quatre chaloupes canonnières , pour protéger la vie des citoyens. | Jusqu'ici les rebelles n’ont pas eucore attaque les étrangers. LA FIÈVRE TYPHOIDE Ottawa est menacé d'une autre épidémie de maladies contagieuses. Actuellement il y a trente-deux ma- aux hôpitaux de la rue Water. Sur ce uombre il y a dit personnes d’Ot- tawa et les autres sont du comté de plusieurs! Carleton. Ily a aussi de nouw- breux cas dyphtérie et un cas de petite vérole. Malgré ces maladie, l'officier de santé déclare que l’état sanitaire d'Ottawa est satisfaisant, On vient de découvrir que l'eau spéciale de puits que la population achetait pendant les dernières épi: démies, pour se préserver de Ja ma ladie, est puis contaminée que l’eau de l’aqueduc. Dans cette prétendue eau pure on a trouvé la bacill: colon. Terreneuve et le Canada Une rumeur circule à Ottawa que si le Canada ratifie la réciprocité, un mouvement sera lancé, à Terre- neuves pour afflier cette île à la Confédération canadienne. Le cri de l'annexion au Canada n’a jamais été populaire dans la co- | plusieurs fois à faire un arrang- ment avec les Etats-Unis qui assu- rât l’entrée libre du poisson terre- neuvien sur le marché américain. Les négociations dans ce but ont toujours échoué. Si la réciprocité | était endossée par l’électorat cana- en franchise aux Etats-Unis, tandis que le poisson de Terreueuve serait 4 bras leurs cou et leurs épaules sont intimité. que vous prêtres avons le droit de | sation. lades atteints de la fièvre typhoiïde | lonie insulaire mais on a cherché; sujet aux impôts douaniers, Or! d'après des nouvelles reçues à Ot- |tawa, cette sitaation aurait pour ef- fet de pousser le peuple de Terre- neuve à se ren re compte qu'il se- |rait avantageux, pour lui qui fait tant de pêche, de s'unir à la Puis- sance du Canada à cause de cette | ouverture du marché américaiu au | poisson canadien. Le parti qui se forme à ‘Terre- neuve semble croire qu’il sera plus facile d'obtenir le résultat désiré des négociations directes entre Terreneuve et les Etats-Unis. Des commisaies terreneuviens viendraient, après la ratification du traité pour discuter les conditions | imiter l'homme avee profit. Quaud Fe l'unisn; LE BAISE-MAIN et le Contre Le Pour PodË Fait fureur, cet été, sur les plages, les stations thermales. De Trouville À Saint-Jean-de-Luz, ce ne sont que dos inclinés et lèvres baisant le bout _ de jolis doigts. Certes, ce geste char- mant ne tomba jamais tout à fait en désuétude, mais il vient de retrouver une vogue extraordinaire. Le baîse- main est à la fois une suprême marque de respect et un signe d'affectueuse 11 est une revanche de la galanterie française sur l’'américa- nisme envahissant. Il relie Marianne du geste cest un marque de poli à Louis XIV par un hommage à la beauté. Et ce geste a une heureuse influence sur le tour de la conver- Il a une vertu en lui. Un entretien commencé par un baise- main ne connaîtra jamais la fami- ljarité vulgaire, le propos lourd, la plaisanterie forte. Geste oblige! Il appelle tout naturellement les pro- pos courtois, spirituellement galants et crée spontanément une atmosphère de bon ton. Voilà plus qu'il n’en faut pour nous réjouir de cette mode res- suscitéo. Messieurs! baisons la main aux dames! Contre Un monsieur qui, vêtu du dernier complet 1911 —— fût-il le plus élégant du monde — embrasse le bout des doigts d’une femme, est un monsieur tout à fait comique, pour ne rien dire de pire. Un geste n’est pas une chose en soi. Il faut qu’il s'harmonise avec le costume et le langage de celui qui le fait. Qu'un gentilhomme en per- ruque poudrée, la main gauche ap- puyée sur la garde de l'épée qui re- lève les basques de l’habit, le mollet cambré sous le bas bien tendu, baisse une jolie main en touranant un ma- ärigal un peu précieux, rien de plus ravissant! Mais qu’un automobiliste, les lunettes relevées sur sa casquetts, accomplisse le même rite en disant: “Voulez faire une ballade? Pas de danger que je erève...”, il atteint aus- sitôt les limites du ridicule! Ne com- promettons pas les grâces exquises du passé en les démocratisant. La femme la plus adroiïte, en culotte de cycliste, ne pourra jamais faire une révérence de cour. LA MODE DE PARIS cp ——— MANTEAU D'AUTOMNE Ce modèle est très populaire en Europe parce qu’il se prête à toutes les circonstances. Le grand chapeau ayant beaucoup d'allure est une originalité qui sied fort bien à la grâce juvénile des jeunes filles. Aussi le modèle dont nous donnons ici le croquis fait-il fureur, en ce moment, dans toutes les v.llégiatures élégantes. Un peu relevé sur le côté, il n’a pour toute | garniture qu’une jarretière de velours noir ou de cuir souple dans laquelle est piquée une plume couteau posée en ligne fuyante. Ces chapeaux sont coiffés À la fa- çon ‘“chapelier”, eutrant bien dans la tête tout comme un chapeau mas- culin et se portent sans épingle. Ils : : . ‘: {On ar là mê ( 2 dier le poisson canadien entrerait | °71t Par lA même une allure quelque peu garçonnière, qui es: assez gen- tille pour les jeunes personnes ainaut fort ies sports et le mouvement, mais ils doivent leur être réservés. ana en on TT RS RS HOTEL BERNARD. Cette maison est favorablement counue du public voyageur. Dnux minntes de marche du dé- barcadère du chemin de fer, Belles et bonnes chambres. Cuisine de première qualité, THEG, BERNARD, PROP. TIENSE, KL PE rame ———— Abonnez vous à l’Impartial A ee mm nn em A