1 È Lu LL Loges re — = 2 sen ve RE TES Pi ge qe t PRET” de et OU TONER pente" Fa PR he An nt $ x MAO ES ra MST, arr MAPS sien mn ram EME EREn Penn ae mme D m mens LA PANTHÈRE NOIRE (suite de la 1re page) découvrir le faux bison dans une forme d'animal qui paraissait paître À une certaine distance entre les bêtes sauvages et le lieu indi- qué. Les bisons continuaient à affluer à droite et à gauche, aux endroits où les cavaliers n’apparaissaient plus à l'horizon que comme des points noirs confus s’avançant vers le ravin. Quand le chef vit chacun parve- nu à son poste, il poussa le cri de guerre d’une voix stridente ; et les Indiens, faisant écho, le répétèrent l'un après l’autre. Puis tous en- semble lancèrent leurs montures au galop dans la direétion du préci- pice, épouvantant les bisons par leurs cris sauvages et les refoulant sur toute l'étendue de la prairie. La poursuite continua d’une al- lure rapide : tous les animaux fu- yaient épouvantés. Un petit nombre d’entre eux tenta cepen- dant de forcer la ligne formée par leurs ennemis, arrivés les premiers aux abords du précipice : ceux que leur courage poussa jusque là tom- bèrent tous sous les coups de feu Peaux-Rouges. Walter abattit plusieurs bisons à coups de revol- ver ; il galopait côte à côte avec le chef et criait de toute la force de ses poumons. L/Indien qui était caché sous la carapace d’osier allait et venait, cherchant, par ses bonds répétés, à attirer l’attention des bêtes sau- vages. Dès qu'il vit un certain nombre de bisons se diriger de son côté, il s'élança au petit trot, tout eu ayant soin de ne pas se laisser approcher. À la grande joie du chasseur, la tête de colonne se précipita droit sur celui qu'elle prenait pour un vrai bison ; mais le troupeau allait d’un tel train, qu'il n’eut bientôt plus une minute à perdre pour s’ef- facer, sous peirie de se voir menacé d’être foulé aux pieds. Il lui fal- lait déployer toute l’agiiité dont :l était capable et se mettre en avant des bêtes affolées. Il parvint au bord du ravin puis il avance de vingt pas à peine : un buisson lui indique l'endroit où il pourrait trouver un refnge assuré contre cette terrible attaque. En suivant un sentier étroit tail- lé dans le roc par les Indiens, il pouvait descendre le long du préci- | pice jusqu'à une espèce de passe naturelle qui s’ouvrait au milieu de cette muraille. Mais ce chemin était si étroit qu’un homme ne pouvait s’y ha- sarder qu’au péril de sa vie : il a- vait au-dessous de lui un abîme de près de cent pieds de profondeur. Arrivé près du ravin, l'Indien se débarrassa-rapidement de son har- nais, qu'il précipita dans le gou- fre ; et, se laissant hardiment glis- ser le long du rocher, il se trouva en quelques secondes à l'abri sous les anfractuosités de la pierre. A peine y était-il que la monta- gne sembla osciller. sur sa base : le précipice répercutait déjà la tré- pidation des sabots des bisons, et le Peau-Rouge lanche de couleur fauve qui traversa l'espace en tombant dans le Des milliers de bisons, par les masses qui les poursui- vaient, danger : leur hésitation instinctive ralentit la marche de ceux qu'ils précédaient, et le tourbillon ne tarda pas à s'arrêter. ‘“Volte-face et suis-moi, puis tu rendras complètement la main,” cria le Léopard au jeune homme. Et, prompts comte l'éclair, tous aperçut une ava- s'aperçurent les deux partirent à fond de train et furent bientôt suivis, à gauche, leurs compa- gnons. Les rôles étaient interver- tis poursuivis. Il n’y avait pas une perdre ; car les animaux, devenn par tous d'assaillants ils devenaient minute à furieux, s’élançaient, en poussant | des mugissements terribles, à la!entenûre. suite de leurs ennemis : etils n’a-| « à ss. :] bandonnèrent ceux-ci que lorsqu'ils | de | } | ravin. | refoulés | trop tard du | à droite et | L'IMPARTIAL JEUDI LE 2 OCTOBRE, 1902 EAL SUMMER MERCHANDISE Perrin’s Kid Gloves gps rapidité des chevaux, qui sem- blaient les défier à la course. Les bisons s’arrêtèrent alors, et | ne suivirent plus les chasseurs de | leurs regards sauvages ; tentèrent le mugir, et c'était pour eux une manière de défi et de | triomphe. - Quand le danger eut disparu, le! L‘opard rassembla sa troupe à! l'extrémité du ravin, au quel il leur désigna une quantité de bisons, morts pour la plupart : les derniers, dont la chute s'était trouvée quelque peu amor- tie, se roulaient les uns sur les au- tres et cherchaient à se remettre sur leurs pieds. Sur une étendue de cinq cents pas on pouvait, approximativement porter à cinq à six cents le nombre des animaux sacrifiés. Au-dessus du précipice Walter aperçut l’Indien, dont le statagème avait si bien réussi qu'il avait pro- ses coimpa- ils se con-| curé un riche butin à | gnons. fond du-|couchée tout de son long sur l'In- : #S ; immense {dien, cherchait à lui ouvrir la {poignard de la gaine, homme d'avancer aussi vite qu'il l'eut voulu. 11 réussit pourtant à se frayer un passage, et prêta l'o- reille à la voix du Jopard, qui paraissait sortir de terre. Fi écartant les branches avec violeuce, Waïter finit par arriver dans une clüirière, et vit par terre le chef delaware qui luttait avec unèé énorme pantuère. Celle-ci, gorge à l'aide de ses dents. De la main gauche, le Léopard faisait les plus grands efforts pour tenir l’ani- mal éloigné de son visage ; mais son bras droit, couvert de sang, de- meurait complètement inerte. D'un seul bond Walter se rua sur la bête féroce, et lui enfonça son couteau de chasse dans les reins. La panthère s'était promp- tement retournée contre son nou- vel ennemi : elle abattit sa formi- dable griffre sur l'épaule de Wal- ter. Le jeune chasseur, tirant sou perça le Les bisons encore vivants furent rapidement achevés et dépouillés | + , x de leurs langues si recherchées. faire, c'était de pendre à des selles la quantité de langues re- cueillies. Cela fait, la troupe delaware re- prit sans tarder la route du camp afin de confier aux femmes le soir de sécher et de fumer le butin. Wailter, que les préparatifs de l'expédition avaient d’abord fort intéressé, éprouva une certaine sa- |tisfaction à quitter le lieu où cet horrible massacre s'était passé. En effet, c’ DL , était un cpouvaf- carnage [table que celui qui avait coûté la l . “ y vie 9 VA ce. ! Î tant d'animaux utiles, dans le * 1 |seu! but de se iOr- 2 La 2 Drocurer un : |ceau de viande.’ Jlse retrouva a- vec bonheur au milieu de la belle let luxuriante végétation qui se dé- | roulait autour de la caravane. | Le retour au camp delaware fut salué par les plus vives acclama- (tions, et l’on employa la journée entière à préparer le riche butin sans qu'il fût question d’une | velle partie de chasse. | Le lendemain matin, le Léopard | engagea son hôte à l'accompagner |sur les rives du cours d’eau, qui abondamment | Ataiant 11 & [étaient toujours | pourvues de gibier de toute espèce. | Ïl avait recommandé à ses guer- jriers de porter leurs pas dans une; direction opposée. Mi ou. PRE AN ! : Walter prit ia gauche de la ri- pt AA D | | vière, tandis que le chef suivait ldroite,, ‘‘où, —disait-il au jeune homine,—tu pourrais trouver ton chemin, en raison du grand nombre de fourrés qui s’y trouvent.” ls deux amis convinrent de se rejoin- dre, À l'endroit où le bois finissait, sur les bords de la prairie. Depuis une demi-heure Waiter | parcourait ces herbages sans avoir Mais, avant de se séparer, aperçu de gibier, quand un léger fourré Les bran- bruit se manifesta dans un (tout près de la rivière. ches craquèrent ; et le jeune chas- |seur, qui s'était réfugié derrière un latbre, vit sortir du taillis un é- | blessé … 1 : es S inorme bison grièvement ! | -nhanthi + Anne 1 CE L | (probablement dans la chasse de la | veille), qui était venu sans doute | | chercher dans la rivière un soulage- linent aux cuisantes douleurs cau- 2 1 |sées par sa blessure, Walter fit 1 Î feu sur l'animal : mais, comme :i le vit s'avancer sur lui, il déchar- | gea son second coup, qui l'étendit mort à ses pieds. Au même moment un autre coup de feu retentit du côté opposé de | la rivière, et, en cherchant à voir |d'où provenait la détonation, Wal- ter crut entendre un cri perçant. | Ii reconnut distinctement son nom prononcé, comme um appel, par le dd _S + 2 4 Le chef deiaware. En quelques bras- , Er. te s mibativésst 2 Éof À tiré ; W. ILOT ALCCIS IRL la rive )PPC- 1 À 1 1 F € Û ui Ÿ } » 1 1)1 CH an- À . l ‘es, 10Ï RUE DE: i ae nou 111 L QG LU 4 Le i1 aioue et plus csantse ca £s 41% AIS US ET DIU: DUISEANLS, S€ nrent Un fourré inextricabie s'élevait . ‘ : , . e . la 1'a »< 139 FA Î au-dessus Ges piantes IHaïeCa- | ré ! cœur de l'animal, qui tomba en On abandouna presque toutes les aperçut sous le Léopard une- £<e- peaux ; car tout ce qu’on pouvait conde panthère dont le crâne était l’arçon fracassé. hou- |; difficilement écumant sur le sol. A ce moment le jeune homme Le chef adressa un regard de re- connaissance à son sauvenr, et per- dit aussitôt connaissance ; mais Walter, sans s’oublier un seul mo- ment, pansa avec un mouchoir les | plaies que son ami avait au bras droit, et courut à la rivière pour rapporter de l’eau. Cette eau fraîche, dont il arrosa les tempes et la poitrine du Iéopard, fit rou- vrir les yeux au chef, qui porta son regard sur sa main droite. | Walter se convainquit bien vite, par un rapide examen, de l'exis- tence de plusieurs graves déchi- rures produites par les griffes des allait couper sa chemise pour pan- ser cette nouvelle biessure, lorsqu’- il aperçut, accroché à un buisson, 1: mouchoir dont le chef avait l’ha- bitude de se couvrir la tête. IL se 1âta de s’en servir pour entourer la ambe malade : et, après avoir ra- nouveau le front du s'il voulait retourner au camp. D'une -opard pria son ami + 1 4 * + ° + blessé, 1l lui demanda Voix 1 SECONTS ; vouiut \Walter rechargeât son fusil et posât près de lui : car, au besoin, lsa main gauche, dans l’impossibili- qu'avant ée s'éloigner le té où 11 se trouvait de se servir ‘sa droite, pourrait, en cas d'atta- que, manier son arme et faire feu. Walter se rendit au désir de son en outre, sa £ Cela fait, ami, à qui il laissa, carabine toute chargée. pattes de derrière de l’animal. Il | mais | alors soi de; el W. B. Corse 7: QUAI MAT APN RAT ELEMENT DM PTS PLATINE à DEL EP PE RS ST RENE PERTE te. Ve are confident that the style, beauty and exclusiveness of our Dry Goods stock will call forth your unstinted praise. Experience has taught you to expect much of us at times—especially at the beginning of a new season. Dress Goods Besides our usual large assortment of Blacks they comprise medium and light weight materials in all de- sirable shades. Also every popular material including Serges, Vencetians, Coverts, Crêpe de Chenes, Voiles, Tafetta Cloths, Grenadines and Fancy Waistings. Shirt Waists Splendid lines of different stylish waists in white and colors. Not the ordinary styles that everyone has. questioned. 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Tandis qu’il avançait dans la fo- rêt, il avait aperçu, à l'extrémité d'un taiilis, une jeune panthère sur laquelle ïl avait imprudemment fait feu. L'animal, grièvement blessé, s'était enfui dans le fourré, inanifesté le (2 prouver se recon- |il se mit à courir, aussi vite qu'il ie; où le Léopard l'avait poursuivi et | pouvait, sur le chemin qu'il avait déjà suivi, sans se préoccuper le moins du inonde de sa propre bies- sure, qui commençait pourtant à le faire beaucoup souffrir. Lä& nouvelle de cet accident arri- vé au ch2f de la tribu jeta la consternation dans le camp. Un grand nombre de chasseurs suivi- rent Walter jusqu'à l'endroit où le chef était étendu. Le Léopard était épuisé par la perte de son sang : on organisa aus- sitôt un brancard avec d2s branches flexibles, et le pauvre chasseur fut soulévé sur les épaules de ses frè- | qui reprirent le chemin du campement. Avant de s'éloigner de cet en- droit fatal, le blessé avait enjoint à un Delaware de rapporter au camp les peaux des deux panthères qui avaient failli lui arracher la vie, ainsi que celle d’une autre panthè- re, plus jeune, étendue sans vie dans un buisson qu'il désigna. Une heure après, tous les guer- riers et toutes les femmes de la tribu entouraient leur chef adoré. On ie déposa sur les peaux les plus moelleuses ; puis deux vieilles squaws vinrent panser ses plaies avec certaines herbes dont eïles connaissaient les qualités efficaces. Elles le veilièrent toute la nuit, res, ct lui firent boire à chaque instant une infusion de plantes salutaires : femmes cherchaient à allèger les souffrances du guerrier les braves P 1 s_10ences aui se hissaie ntiivat di à SE ie furent parvenus fort loin dans la /S£USes, qui Sé & saient souvent à !|à force de soins méticuleux. prairie et qu’ils comprirent l’inu-| tilité de leurs efforts, eu égard à la ceinture, et empêchaient le jeune |vaient pas été oubliées : lechefavait | nn à e t à une hauteur plus grande que la ! i Les blessures de Walter n'a- 7 l'avait achevé d’un conp de toma- hawk ; mais au même instant le mâle et la femelle s'étaient mon- trés à ses yeux quand il se retour- nait. Le premier, quis'était précipité sur lui, avait été atteint d’un coup de hache qui lui avait ouvert le crâne. (C’est alors que la femelle, en s’élançant avec force, lui avait déchiré le bras droit avec tant de rage que son arme s'était échappée de ses mains. La bête avait ren- versé le chef, qui avait eu la plus grande difc:lté à l'empêcher de lui saisir la gorge. (à suivre) NTESTINS. Les Organes Digestifs régularisés et rendus à leur activité normale par l'usage des ......... ,, ILULES DE NOIX LONGUE x MICGALE,} > 1 Péuries Maux de tête attaques bilieuses, 3 Constipation, Désordre de J'Estomac, elies n’ont pas d’égales. EN VENTE PARTOUT, 2EC. LA BOITE, OU EXPEDIEES PAR LA MALLE SUR RECEPTION DU PRIX‘ STANTON'S PAIN RELIEF, | REMEDE INTERNE ET EXTERNE, à Guérit les Rhumatismes, Coliques, Entorses, Névraigie, Etc. PRIX 250. La BOUTEILLE. À LM VENTE PARTOUT. Seuls propriétaires: Tue Wincare Cue- : micaL Co. Limited, Montreal, Canada. tembre. | PPS immense Cpportunity For Getting a Beautiful Watch and Chain Free.—No Money Re- quired.—Every Man, Woman, Boy, or Girl has the same Op- portunity under our System. 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