PRET EN CUT .. Le : , : FTP se Bar LT De a" . 1) PU a RU, di W” - ra __ oo : a à dé d : LS à = ÉTÉ eg + NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 4 OCTOBRE 1910 18 ANNÉE æ=— _— nn RE EU PARNINE C'EST VRE M F La | tait dû à l'absence de l'enselgne- apatt cottème de s’enivrer. |reprises'les phrases de l'illustre é-[à son service, dans toutes les forêts que anosse ouest une mis. MOT. FallON et là Langue Francaise au rçuis Dress on sente 2 SION PERPETUELLE. LÉON XII 9 Les enfants français, dit M. La-|lement fréquentés an Havre en] ‘‘Restez dans cette chaire, Mon-|âmes à sauver. La semaine dernière nous avons publié la lettre de Mgr. no, étaient élevés dans un milieu où | France, y deivent téur apparition | seigneur, dit l'archevèque de Mont-| À genoux devant Dieu comme Fallon, qu’il vient d'adresser aux journaux, dans laquelle 11 ils n’entendaient pas un mot d'an- }à l'alctol. réal, lorsque Mgr Touchet voulut |l'étaient Dollard et les mie formellement la nouvelle qui a soulevé tent d'étme- glais. Ils entraient dans les écoles où\ Six coûts médins Hollandais | y descendre, restez dans cette chai-|ses compagnons lorsqu'ils tion dans tout le Canada, et d’après laquelle il aurait inter- dit l’enseignement du français dans les écoles de son iiocèse. ils n’entendaient parler qu,anglais, ont fait la &éciaration suivante : |re vous y êtes bien.’ daieni à leur sacrifice pour le blen et, jour par jour, d'années en années | ‘C'est use erreur de croire que l’n-| Monseigneur l'archevêque com- [commun ; mais debout comue eux, Sa dénégation est catégorique, absolue et ce serait lui ils écoutaient des professeurs qui!sage ha , 'illus férencier rap- devant les adversaires, qnels qu'ils RP RE 700 faire une injure imméritée que de ne pas l’accepter toute donualent leurs Rs en 4 sol Sn He arr A Re. été dE soient, qui tenteraient de lerx 2Fr2- PusLIË LE MARDI DE CHAQUE entière, en sorte qu’ils n’en comprenalent dans les épidé@ies de choléra et dejapplandi à Notre-Dame de Paris|cher ce qu'ils ont le devoir de dé- SR SEMAINE L'évêque de London affirme qu'il n’a jamais ordonné pas un mot. Il s’est trouvé des |fèvre, croyez en l'expérience”. |que sons les voñtes de Notre-Dame |fendre. sim l'exclusion du frauçais, ni directement ui indirectement, enfants brillamment doués qui H- L'Agrosômé de la Minerve. |de Montréal. En vérité, quand nous jetens un ABONNEMENT = gr _ mi ou street 2 D Re saient très bien l'anglais, sans cot: | ES, Mgr Bruchési dit de Mgr Tou- ‘regard sur le POLE des on la contre lui, comme souverainement injuste. I , L ( . ue inutile de demander aux port Lx Carana Nous ration qe Mer Fan ma pu om demie enaa ta euree onm|Ld CODETNCE de [si autéuiréctemen het prog im démon mettre les choses au point dès le début. Peut-être avait- il ses raisons pour cela. Mais il aurait coupé court immé- diatement à des protestations qui n’ont pas manqué par- fois de prendre une forme regrettable. Les catholiques canadiens-français n'auraient pas veulu croire à une pa- reille attitude de la part d'un évêque, et ils s’attendaient à la voir démentir du premier coup. Bufn, le démenti est venu, et tous ceux qui ont un peu prématurément critiqué Mgr Fallon, n’hésiterent pas à lui offrir leurs sincères excuses. Toutefois, on nous permettra de dire que la rumeur a- vait une certaine apparence de vérité. Mgr Fallon mous assure qu’il est animé des meilleures dispositions vis-à-vis de la population canadienne-française de son diocèse. Nous en sommes enchantés et nous mous en réjouissons. Mais ceux qui ont connu l’évêque de London, dans d'au- su l'être dans les circonstances dif- ficiles qu’ils ont traversées. d'instruction était entièrement faux ; et un nouveau système tut recommandé et adopté qui fait an- rar des merveilles. Le voi- ci : | Les enfants français font les pré- liminaires dans leur propre langae. Les prosesseurs leur parlent en} français et leur inculquent les no tions primaires dans cette. langue, Mais, tous les jours, matin et après- midi, la plus forte proportion du temps est consacrée à l'étude de l’anglais par des leçons naturelles de choses données en français Du Athsscscososssessses s :$1.00 Six MO. co0.00.0005 0600. 50 Pour LEs ErArs-UNIs plus beaux de Jeanne d'Arc. ‘‘Oni, vous seul connaissez bien ÈS Jeanne d'Arc, vous seul nous dites] Certes, ls seront calines parce des choses inédites sur cette héroï- [que toujours en paix avec eux-méê- ne dont vous voulez la canoniss- més ; ils seront cal parce que tion.” toujours confants en Dieu. Mgrinvita ensuite, aux applau-| Maisils seront forts. dissement de. l'assistance, Mgr F. H. Myrick & Co d'Orléans à venir prècher le carê:-} IMPORTERT ND DEALFKS me à Notre-Dame, l’an prochain et, DRY GOODS Monseigneur Touchet L’Bréque d'Orleans parle elogaémment de Jeanne UAarc a l’eglise Sotre- Dame de Montreal. Mgr Touchet est hautement felicite par Sa Grandenr ge Bruchesi Montréal, 14 septembre.—La conférence de Mgr Touchet. à No- tre Dame hier Dir, h été ufe vé- ritable fe française. Hn uons parlant de Jeanne d'Arc, à la cano- Un Aoooucosseesescece se $1.50 Six MOÏS...0s00..000000000:75 Pour L'EUROPK ee Dn Alosocssosscessse see PI. SO Six mois... CERLERLLLLZL] .*+°-°1.00 toujours interrompu par les applau- dissements de l’anditoire, il pria l'évêque d'Orléans de dire aux français de France que le dernier cri qui retentit, lorsqu'en présence Les abonnemeuts sont payable Led d'avance. tres sphères, par exemple à l’Université d'Ottawa, disent quand c’est nécessaire, ave |"isation de laquelle il travaille avec | d'ane foule de 300,000 personmes j Pour cesser de recevoir le jour- qu’il n’a pas teujours professé les. mêmes sentiments, et l'application systématique de |zèle si coriffant, l’évêque d'Orlé- | prosternées. l'archevêque de Mont- HARD W ARE ectte réputation plus ou moins méritée d’anglicisateur à la outrance qui explique la fucilité avec lagelle on a cru à l’existauce du fameux décret. D'autre part, nons savons qu’il existait un sérieux ma- laise parmi la population canadienne-française de London, et nous ne croyons pas que ce malaise fut sans aucun fon- dement. Il y a d’autres diocèses que celui de London, où sans aller jusqu’à l’ostracisme direct du français, on s'efforce cependant de lui mettre tontes sortes d’entraves. Une méthode usitée pour détruire le français dans cer- tains diocèses du Canada, et plus particulièrement dans les Provinees Maritimes, est de refuser à quelques jeunes ecclésiastiques acadiens d'être du diocèse, allégant qu'il n'y a pas de places disponibles pour eux. En même temps il se fait des démarches auprès des autorités d'un Séminai- re pour faire avancer, dans le cours d'instruction, de quel- ques années, certains ecclésiastiques (non-français) afin de les placer, dit-on, comme vicaire dans certaines paroisses, et ces paroisses ne sont pas des paroisses anglaises. Les méthodes employées pour nous faire perdre notre langue sont nombreuses. ‘Tenons-nous sur nos garde. ! | Notre Droit (De L'Action Sociale. La vie est un combat, pour les nations comme pour les individus, et les Canadiens français songent d'autant moins à s'étonner de cet aphorisme que leur vie nationale a été plus tourmentée. La lutte pour la vie, Dieu sait si nous la connaissons, car nous som- mes nés et nous avons grandi au milieu des dangers ; et les moments de trève ont été plus rares chez nous que les heures de lutte. Nous ne faisons pas cette constatation pour gémir sur notre sort. Nous savons ce que coûte l'effort ; mais nous savons aussi ce qu’il rapporte, et nous ne nous plaignons pas d'ê- tre l’arbre battu des vents, mais aux racines profondément enfouies, et aux rameaux vigoureux que la tempête a fait du peuple canadien- français. Ceci dit pour faire comprendre à ceux qui entreprennent contre nous un nouvel-assaut, que si nous ne provoquous pas la lutte, nous ne la craignons pas, et que nous sommes disposés, tout comme l’étaient nos pères, à défendre envers et contre tous, notre religion, notre langue et nos lois. Pour le moment c’est à notre lan- gue française qu'on paraît s’atta- quer particulièrement. Eh ! bien va pour la langue. La défendre u’est pas chose nouvelle, et si les méthodes des assaiilants varient, notre volonté à nous ne varie pas, et notre vigueur non plus, nous o- sons nous en flatter. Mais avant d'entrer dans le vif de la lutte, où on ne tardera pas sans doute à nous entraîner, nous croyons bon de rappeler à nos ad- versaires, et même à quelques-uns des nôtres, certains faits dont la connaissance est nécessaire pour bien apprécier les événements. Les anglicisateursà outrance ji- guorent tant de choses qu’on ne songe même pas à s'étonner lors- qu’il traitent les Canadiens-Fran- çais comme des étrangers, comme des immigrants raccelés à tant par tête sur les quais d’Kurope. A ces messieurs nous rappelerons que nous somme: ici chez nous, et que nous entendous être traités en ans flattait déliciesssment l'âme canadienns française, püisque dans presque tous les foyers de 1 provin- cœ de Québer, l’image de la petite faymane des bérds de la Meuse œt révérée comme une suinte et que ns mères voient dans Jeanne d’Arc ke prototype de la femme for- te et de la grande chrétienne. On mavait que les recettes de la conférence étatent destinéés à dé- freyer les frais nécessités par les recherches des documents et dé- maes, dans le but de lâter la béatification de l'héroïne de Dom- rémy, aussi était-ce en foule que nas concitoyens s'étaient rendus à Notre-Dame. L'immense vaissag était plein: jusqu’au comble. Sur le maître- autel, un énorme falscæu de dra- peaux voilaient le tabernacle, et dans le sanctuaire, Sa Grandeur Monæigneur l'Arche,èque, plusi- eurs prélats, grand nombre de re- ligleux et plusieurs de nds plus é- nminents laïques occupaient des fau- teuils. M. l’ablé Leæcog, le véné- rable supérieur de Saint-Sulpice presenta es termes bien appropriés, la panégyriste de Domrémy. Après un court préambule, Mone seigneur Touchet nous exquissa le portrait dés parenté de l'héroïne et l'héroïne elle-même. Jacques d'Arc était rude droit, simple et intelligent. Lorsqu'il a- vait appris que Jeanne voulait se joindre aux soldats pur sauver som pays il s'était écrié : ‘Si je savais que ma fille voulât suivre les gens d'armes, je dirais à mes fils de la réal, éleva daus ses mains l’Hostie Salnte, à la bénédiction du Très Saint Sacrement, au Parc Mance, dimanche soir dernier, ce fut : ‘‘Vive la France l'’ Les recettes de la soirée se chif- frent à $2,000,00 qui ont été remi- ses aussitôt à Mgr Touchet, pour : l'oenvre de canonisation de la bien- heureuse Jeanne d'Arc. laugue anglaise. Cette étu- de, continuée pendant une couple d'années, rend l’enfant en état de pouvoir suivre parsaitement les deux dernières années du cours an- glais, en sorte qu'ils savent, en Sr- tant, l’anglais.et le français. L'Ecole Normaie de Truro fer- me des professeurs pour l'usage des deux langues, et ces cours sont sui- } vis par de nombreux élèves-profes- seurs bilingues. Le Professeur Lano ajeute qu’il ne connait pas les raisons de Mgr Fallon, mais qu’il sait très bien ce qui est déjà arrivé aux Ktats-Uuis : “Un Evêque de la Nouvelle-Au- gleterre, ajoute-t-il, voulut abelir le français dans son diocèse, #es paroissiens lui répondirent tout simplement : ‘‘Donnez-neus des prêtres français ou nous abandon- nous l'église.’ L'Evêque dut re- venir sur sa décision.’’ Nous ne recommanderions jarsais cette extrême mesure à nos compa- triotes d’Ontario ; mais, il est évi- dent que le danger signalé par M. Lano est là. ‘‘Vouloir angliciser les Canadiens-français, dit-il, c'est les pousser à l’incrédulité. Devant la Commission de Provinces Ma- ritimes, un membre du clergé est venu déclarer que 90 p. 100 des Erançals qui oublient leur. laugue abandonnent l'Eglise catholique. ’’ Le professeur termine par des re- marques qu'il est impossible de ré- futer : La position de Mgr Fallon est in- soutenable au point de vue éduca- tionnel. Quels que soient ses motifs au point de vue religieux, sa foli- noyer dans la Meuse, et s'ils refu- tique aura pour effet de déterminer |*ient j'irais moi-même la noyer. ”’ des défections dans son troupeaa, pe pelut le souci du père pour! ainsi que la chose est arrivée ail. [l'honneur de ses filles. leurs. Tous les nons catholiques, Parlant de la vertueus Isabelle tous ceux qui sont opposés à l’K- [Rormmé, mère de Jeanne, Mgr Tou- glise ne peuvent qu'applaudir À sa chet regretta qu’il u'ait pu retron- décision ; et connaissant mieux | "©! l® Condres de cette femme qui l'histoire que l’Evêque, ils se snt|fut Un modèle de mère chrétienne. déjà prononcé.s ‘“Æ je lon avais retrouvées, “dit-il, je Comme M. Lano est dans le!1% Aurais vénérees, coûime une re- vrai lorsqu'il dit que tous les en-|H9U®; Car c'est de cett femme qui nemis de la religion catholique sont naquit Jeaune d'Arc.” du côté de Mgr Fallon ! On mal Mousigneur Touchet dit de qu’à lire les commentaires de cer. [Jetn8e d'At jqu'elle était labori- tains jouruaux anglais, euse, pieusæ et charitabie, et ilex- Du temps qu'il était à l'Univer- |{ À large traits @us cette tri sité d'Ottawa, le Révérend M. }Ple forme, celle dont la maissance Fallon a toujours montré une a- [fut 08e fleire peur & France, version invétérée pour ie français : Décrivant’laBangue que partait — — c’est même pour cela qu’il est par. |Jeanse d'Arc, te cenférencer dé- Monsieur J. M. Lano, Profes- [ti Comment se fait-il que les grA- {Clara qu’elle était celle dont VEgli- seur de français au Collège Militai |ces d'état attachés à la sublime di- [5e a diten parlantklu language de re de Kingston, vient de donner | gnité de Pasteur‘apostolique n'aient [l'Esprit Saint : ‘Sclentia habet vo- une importante interview au ‘‘Bri- pas encore atteint ce travers dan-|Cis.”’ sish Whig'’, de Kingston, sur le gereux, qui le range parmi les| LÆ conférencier rappela ensuite décret de Mgr Fallou contre l’en- | grands ételgnoirs du siècle et qui |ies visions de Jeanne d'Arc qui for- seignement du français dans les 6- | ]ui vaut les applaudissements des } ment le nœud de la vie de l’héroi- coles. Monsieur Lano qui a vécu anti-catholiques ?—La Presse. me. La fréquencs des visions de longtemps dans les Provinces Ma- Jeanne d'Arc etfle feu où elles ont ritimes, a pu voir de ses yeux les ea lieu sont deux preuves de l'au- désastres qui peuvent arriver à un thentfcité de ces visions. peuple privé d'instruction : car, L'orateur cite ensuite pinsienrs longtemps, les Acadiens n’eurent à Incidents de la vie de l'héroïne et leur disposition que des écoles an- les épreuves que lui frent subir glaises. Comme il est naturel de ceux qui ne croyaient pas à ses vi- le supposer, les enfants entraient sions. dans la vie active à quatorze ou On demandait à Jeanne pourquoi quinze ans, sans savoir ni l'une, ni elle était contente de voir Saint l’autre langue. La proportion des Michel et Jeanne de répondre : | illettrés dans la Nouvelle-Ecesse, “Je pense que si j'étais en péché le Nouveau-Bsunswick et l'Ile du mortel, je ne le verrais pas.’ Prince-Edouard était si considére- Mohseigneur Touchet déclara val, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui chaugent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- gi bien que la nouvelle. Adsaez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignisb, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAL ee Tignish, Mardi, 4 Octobre 1910 BOOTS & SHUES FINE GROCERIES And Fishing (er DE dy STI UN Lo] {elle Supplies AT TIGNISH Un Echange direct de vues entre Guillaume Il et Pie X eme TONIOUE and ALBERTON On dit que le jour même de l’ou- œerture du ‘‘Congrès du christianis- se libre’, à Berlin, le Souverain allemand envoya à Rome un cour- tier du cabinet (Feldjager), por- teur d’une lettre autographe pour ie Pape. Dans cette lettre, qui ne fait, par paranthèse, nulle mention du déplaisir causé en Allemagne par la dernière encyclique Editae saepe, Guillaume Il proteste que ni fui, nila majorité du peuple alle- tumd n’approuvent les attaques qui élevalent être dirigées, au congrès en question, contre la croyance à la divinité de Jésus-Christ ; et il rap- pelle une parole de son grand-père Guillaume 1er, disant, à l’occasion d’un synode général prussien, à de hauts ecclésiastiques, que, saus cet- te croyance, le protestantisme n'au- tait aueune base solide. La missi- ve impériale se termine par des voeux pour uue longue continua- tion du glorieux Pontificat de Pie Z se donner la peine'de relire les trai- tés de 1774, de 1791, de 1849, de 1867 et de 1870, ils verralent que la langue française, netre langue, est concurremment avec l'anglais la langue officielle de tout le Ca- nada, et que c’est entendre d’une fa- çon bien étrange le point d'honneur, et respecter d’une manière encore plus étrange la parole engagée dans les traités, que de chercher à l’étrangler, ouvertement ou par des moyens détournés. En second lieu, à nos compatrio- tes qui seraient sous une impres- sion contraire nous rappelerons que ce droit de parler le français ne re- présente pas pour nous un bilenfait dont on nous a gratifié, une aumô- ne qu’on nous à faite, mais une conquête dontfnous ne sommes re- devables qu’à nou-mème. Ceci dit les positions sont nette- ment établies : d’un côté les angli- cisateurs en voie de perpétrer une des injustices les plus criantes en cherchant à nous enlever notre 1an- gue ; de l’autre les Canadiens- français en possession d’an droit sacré et indiscutable qu'ils ont le devoir de défendre, Le devoir et la justice sont de no- tre côté. Haut les coeurs ! om ne lutte jamais mieux que lorsque fla conscience est en paix, Nous sau- rout le prouver. Calmes et Forts { (L'action Sociale) | à ne opened a full and Les événements de °ces derniers jours, événements qui ne sont que À la résultante d’un état de choses| COIN plete stock of à existant depuis longtemps, ont crée dans tout le pays un profond ma- We are prepared We have just laise. Nous comprenons que les Cana- diens-français, frappés en plein coeur par des nouvelles que la re- nommée aux ceut bouches se plai- sait à jeter au milieu d'eux, se soient trouvés dans un état d’'éré- thisme moral qui déculpait la dou- leur de certaines souffrances, Et nous ne songeons nullement à les blâmer de ces nobles angoisses que les âmes élevées et les coeurs gé- néreux sont seuls capables de res- #ntir. Mais nous les prions de rester calmes, Dans itous les mo:- ments difficiles, dans toutes les cir. constance délicates, le calme est le plus précieux des auxiliaires et le plus puissants des moyens, Il ne s'agit ni de s'irriter, nl de sæ décourager, mais d'accepter ce nic qui doit être accepté, et d'aviser 4 aux moyens de défendre ce qui doit être défendu. Cette explosion de fanatisme é. itroitet haineux, dont les échos mous arrivent de l’ouest, n’est nouvelle ; elle se produit à des in- tervalles presque réguliers, comme renaissent et renaîtront toujours les tentatives d’assimilation, tant qu'ilexistera des canadiens sans générosités et des hommes publics sans esprit de justice. Mais, encore une fois, la meilleu- re façon, pour nos compatriotes, de répondre à ces provocations, c'est d'être calmes, de rester dignes, de rester eux-mêmesenfin, Ktres- ter, eux-mêmes c’est continuer d’ê- tre ce peuple, catholique jusqu'aux moc!les, dont la foi n’a jamais su- bi d'éclipse, dont l’amour pour l’EK- glise et le Pape ne s’est jamais af. faibli et dont la générosité ne s’est jamais démentie, Et rester eux- mêmes c'est continuer de ne con- naître que de ces deux attitudes dont parlait dernièrement un de to supply the wants L'’émissaire de l’empereur d’Al- femagne, reçu d’abord par le cardi- anal Merry del Val, le fut bientôt a- près par le Souverain Pontife lui- même, Dans cette audience. Pie X déclara être touché des atten- tions de sa majesté allemande à 1a- quelle il ne manquerait pas d'écrire le plus prochainement possible, Dans les centres diplomatiques où circule l’importante nouvelle ci-des- sus, on tient que Guillaume II a dû recevoir, à l’heure qu’il est, la ré- ponse du Saint-Père of the tarmer fish- erman and mecha. + Le Professeur Lano et Mgr Fallon We invite ifte EEE Une Croix elevee aux Ils de a tendi urchasers Magdeleine 18 P : Dimanche le #5 de septembre ume grande croix fut érigée sur une haute colline dominant le hâvre de Havre aux Maiseus Ils de la Mag- deleine. Ce fut l’occasion d’une grande solennité et de dévotions pour tous les habitants, au delà de 500 personnes prirent part à la pro- cession marchant an haut promon- toire où un éloquent sermon fut prèché par le Rév. J. S. Turbide, qui prit pour son text, ‘‘Contem- plez la croix sur laquelle s’est fait le salut du monde.” Plusieurs beaux cantiques appropriés furent chantés par les assistants. Le Rév- père Tusbide plaça lui-même l’im- mence croix qui à l'avenir servira to give us a call and they will find we can meet ail competiters, and them ‘PRODUIT BALSAMIOUE SPECIFIQUE save the trouble and expen- ’ teurs, À genoux d de phare au hardi marinier. On égaux. En changeant d’allégean- | ble que les gouvernements durent L'ALCOOL ET LES MALADIES | que si Jeanne d'Arc n’ rs £ eévant peut voir cette croix de plusieurs | ce nous obtinmes le droit de prati- | instituer une Commission d’enqué- CONTAGIEUSES 2 la Eee À me re debout devant les hommes. milles de distance comme les vais- k P Le. genoux devant Dieu, comme te chargée d'examiner cet état de choses. Monsieur Lano, appelé comme expert devant la Commis- quer librement la religion catholique et d’être gouvernés par les lois fran- çaises, Plus tard nous conquîmes le l'Angleterre aurait entraîné ce se of going to grand pays dens son aposiasie, Mosseigneur l’érêque d'Orléans l'était Abraham lo:sque Jéhova lui seaux approchent du tit havre. aux app pe demanda son enfant : et comme: le Les faits démontrent que l'al. Désormais cette colline dominée que l'a coel n’en préserve pas du tout. Hn par la croix sera connue sous le Le Mont Calvaire de la Mag: droit de parler notre langue ; et si, avant de partir en guerre contre Inous, les anglicisants voulaient bien sion, fut chargé de faire une étude. Il ne lui fut pas difficile de décou- vrir que le manque d'instruction é- . 1832 le choléra fit À New-York des ravages terribles ; les quatre cin- quièmes des victimes étaient de termina sa conférence par un pané- gyrique de l'héroïne et des applau- js mWargquèreut à plusieurs | furent toujours les pères et les mè- res cauadiens- français lorsque Dien, venait prendre leurs filset leurs filles pour les envéyer se dépensér: À Summerside Charlottetown. or