mr 4 F. J. BUOTE, Eb1TEUR PROPRIETAIRE: Vol. 5, Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 9 Decembre 1897 — — CARTES D'AFFAIRES CARTES D'AFFAEIRS Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York University TIGNISE, ........ P.E. IL A. W. MCKINLaAYy, DENTSTE. Dents extraites et emplies ae la manière la plus habile et à des conditions raisonables, sans faire éprouver aucune douleurs aux patients. Bureau au dessus du maga- sin de J. Rattray. Rue Max ALBERTON À, E. DOUGLAS, M. D, PHYSICIAN AND SURGEON O‘LEARY STATION, P. E. ISLAND. T. W., BUTLER BARRISTER, SOLICITOR AND NorTary Pugi.c Public Square. NEW CASTLE N. B. PERRY HOUSE I have opened a new Hotel on Queen Street, next door to the old Bauk of Nova Scotia building, where 1 will be pleased to meet all my old patrons and many new ones. The house has been thoroughly fitted up, and furnished in first-class style, and it is one of the most comfortable and convezient hotels ir: town tor either per manent or transient boarders. 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Son père, Jean Leblanc (décé- dé à Yamachiche en 1771), était fils de René Leblanc et de Anne Landry, et sa mère, Marguerite Hébert [décédée à Yamachiche en 1798]. fille de René Hébert et de Marie Boudrot. M. Jules Pivert ayant dit dans ses ‘“‘Miettes Historiques” que Marie Jose:.hte Leblanc connais tait la langue anglaise, cela nous vaut aujourd'hui l’anecdote en question et que voici : “Oui, ayant grandi à Boston depuis l'âge de ciuq ans jus- qu’à 17 ans, ii n'est pas éton- nant que la langue anglaise lui fût aussi familière que la langue française. Mais les occasions d’en faire usage lui maaquaient pres- que complètement à Yamachi- che. Elle chantait bien des chan sonnettes angiaises, même le “Yankee Doodle”, pour endoy- mir ses enfants, mais c'était à peu près tout. Cependant, elle put juger plus d’une fois de l’u- tilité de ses connaissances en fait de langues, comme on va le voir par Ce qui suit : “Nous étions alors sous le rè- gne militaire, et l'usage de Ja vapeur n’était pas encore appli- qué à la locomotion, ni sur mer ni sur terre. Les mouvements des troupes anglaises s'eflectu- aient sur le grand chemin de la rive nord, entre Québec et Mon- tréal. “Un Jour d'éte, vers les huit heures du matin, deux officiers anglais s’arrêtèrent chez mon grand-père attachant leurs che- vaux aux arbres de l'avenue, et trouvant la mère seule à la mai-. son], l’un d'eux, parlant fran- çais tant bien que mal, lui de- mande si elle ne pourrait pas leur donner quelques chose à mauger. 1ls n'avaient pas dé jeuné, ils n'avaient pas trouvé sur leur route ancun hôtel, et ils étaient fatigués d'une longue 2ourse sans repos. — Te n'ai, répond la mère, que, les produits de la ferme du lait, des œufs, du lard, du beurre et du pain, puis du thé ou dn café ; si cela vous snffit, mes-| sieurs, je vous ferai volontier une omelette au lard. “Très bien, madame, nous pas demande mieux. “ = Veuillez bien, messieurs, vous asseoir quelques instants. et vous serez servis. “La mère, qui n'était pas en- core vieille, se met tout de suite à l’œuvre, jette un peu de bois sur le brasier fumant encore sous les cendres de l'âtre ; et un instant après tout le néces- saire est sous la main : les us- tensiles, le lard, le beurre, la fa- rine et le pain. “Pendant ce temps-là les deux officiers avancent une petite ta- ble et des chaises en vue de la cuisiue, sous le prétexte d'adres- ser en français quelques paroles fort honnêtes et ‘ort gentilles à leur hôtesse de circonstance. Puis ils font semblant de con- sulter des papiers déployés de- van eux, tandis que leur con | versation n'a trait qu'à ce qu'ils : voient daus la maison. Les cha. | pelets, les images, les médailles |accrochés aux murs, sont l'objet de quolibets formidables pour des oreilles papistes. Rien n'é- | chappe a leurs observations saugrenues, ni la personne de la mère, ni sa toilette, qui n'était poiut sans doute à la dernière mode d'Angleterre. “Nous al- l_ns bien voir, s'étaient-ils dit, si elle va laver sa poêle, et si les Canadiennes sont aussi propres qu’on le dit.” “Quand tout fut apprêté, la mère impassible invita les deux officiers à prendre place, l'un vis-à-vis de l’autre, au centre de la table, tenant elle-même l'un des bouts pour les sorvir. “Il avaient vraiment faim et parurent trouver l’omelette dé- {licieuse. Cela ne les empêchait pas pourtant de continuer la causerie et de manger en même temps du Canadien-français, dy redoutable “parish clergy”, et beaucoup de ‘“iomish supersti- tion”, l'un et l'autre croyant ‘bien n'avoir pas d'autre audi- |teur que scn compagnon. | “Enfin, en prenant le café, ce- li. É : i {lui qui parlait un peu français dit à la mère : “Madame, je vais essayer de vous expliquer Ce que mon ami me racontait tout à l’heure. “Puis il commence à bara- gouiner une toute autre histeire que celle qu’elle venait d'enten- dre en anglais Elle Jui fait per- dre contenance aussitôt en lui disant : “— Monsieur, ne vous donnez pas la peine de me répéter votre conversation, je l’ai parfaitement cOinprise. . “Comment, madame, vous savez l'anglais et vous ne nous l'avez pas dit ! . “Vous ne me l'avez pas de- mandé. “Then we must be ashamed of ourselrves and apologise for our disparaging remarks.” Nous somunes tout confondus, et vous demandons nardon mainr tantse mens on $1.00. PAYABLE D'AVANCE. No 17 {nos paroles malséantes. Ne cro- |TeZ pas que nous voulions vons |offenser on blesser vos seuti- ments pendant que vous étiez |assez bonne pour nous rendre u) Si grand service, ete, “Tout cela n'est pas nêéces- saire, Messieurs, vous ne m'avez pas étoanée ; je connaissais d’a- vance le mépris des Anglais pour Jes Cänadiens et leur reli- gion ; je n'en suis pas émue, comm vous le voyez. J'en ai la preuve une fois de plus, voilà tout. Qui que vous soyez, vons aviez faim, et je ne pouvais pas vous refuser la nourriture. Ces messieurs, après avoir dé- posé deux piéces de monnaie sur la table, se hätèrent de re- prendre leure montures et de s'éloigner au train rapide. Ils étaient pressés, très pres- sés ! bien pius pressés qu'avant leur déjeuner !!—Le FPiounier. LES ACADIENS ET LA RELIGION De tout temps les Acadiens ont eu le plus grands amour pour leur religion. 1le l'ont ai- mée açec ardeur, avec persévé- rance, avec £tourage dans lapros- périté comme dans l'infortune, aux jours aimés de la domina- tion irançaise comme sou. le joug britannique, dans les temps de paix où ii jouissaient d’une douce tranquillité comme à l’époque sombre de la disper- sion. C'est cet amour inaltérable qui a fait la force invincible de ce petit peuple, faible par le nombre, mais fort de sa fai, in- vaincu par l’infortune. Sila foi a fait de des héros et leur à hos pères permis de survivre aux douleurs amères de la persécution et de l'exil, n'est-ce pas elle qui doitnous conduire aux destinées que Dieu réeerve à la nation acadienne ©? Après la dipersion, après que nos pères s’en fussent revenus de l'exil et qu'ils se fussent éta- blis sur le sol aimé de la trie, ils témoignèrent à leur reconnaissance en portant une plus vive affection à son Eglise, en respectant ses minis- tres qui, vêtus de l'humble ha- bit du minissionnaire, parcous raicnt le pays au péril de leur vie, distribuant partout les bien. faits de la religion catholique, et en élevant au culte de Dieu des temples dignes d’un si puissant Seigoeur. Les Acadiens de la généra- tion actu:lle marchent sur les traces de leurs ancêtres, ils ai- ment leur religion, leurs pas- teurs dévoués et son soucieux de tout ce qui se rapporte au culte de Dieu. Les balles et ri- ches église qui s'élèvent dans les paroisses françaises des pro- par- Dieu vinces maritimes en font foi. A l'exemple de nos aieux, qui farent de grands hommes, res- tons attachés à notre foi. Qu'el. le soit toujours pour nous le guide de nos actions, qu'elle les inspire et lee domine toutes ! Et nous continuerons à progres- ser et nous ferons un peuple fort.—Le Moniteur Acadien. Rinars Talr'es cure biliousne: a sr à 4 Fe PR ee #4 4 RATE PE CNE UNS MR O0 EE 27 Le larmes UNE AU US un 5 PQ