% k ä Ë r- DR CSN mt L'IMPARTIAL on 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. a HE&BDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT UT PNR Re Re $1 00 MO. siens 00 TD OR... lie Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1re insertion, 2 cents la ligne les insertions subséquentes. To.tes communications doi vent être adressées à L'IMPARTIAL TIG-NISH. I. P.E L'LMPARTIAL TianisH, Mars 21. 1901 La Dispersion Des Âcadiens. L'Impartial ouvre aujourd'hui une liste de souscriptions pour ve- nir en aide à [’achat du tableau médaillé de M. Beau, Za dispersion des Acadiens. Nous avons déjà eu occasion d'annoncer ce tableau à nos lec- teurs. C'est un grand et magni- fique portrait représentant la dé- portation des Acadiens de l‘Acadie. Ce tableau peint dans les derniers goûts de l'art doit être placé dans le collège St. Joseph, Memram- cook, ce qui est bien juste, vu que cette grande institution est la pre- mière sourae dans l‘Acadie où notre jeunesse acadienne à com- mencé À savourer les beautés de notre belle langue française que nous avions presque perdue et à recevoir les inspirations du vrai patriotisme. SL Ce splendide tableau servira à rappeler bien des souvenirs amers, ilest vrai. mais il nous fer souve- nir, aussi, que, après tant de vicis- situdes, ces Acadiens que l‘iniquité avait bien déterminé d‘anéantir, sont aujourd'hui devenu un peuple fort et nombreux, conservant pure et intacte la foi que leur ont léguée leurs pères, et habitant le sol même d'où ils avaient été expulsés si injustement et d'une manière si brutale. Nous espérons que les Acadiens de l'Ile du Prince Edouard ne res- teront pas en arrière dans ce mou- vement patriotique et qu‘ils répon- dront généreusement à l'appel qui leur est fait. Nous ne devons pas oublier que quand on parle de l‘époque de la dispersion des Acadiens, nous en sommes, aussi bien que nos frères du Nouveau-Erunswick et de Ja Nouvelle-Ecosse. Nous oserions même dire que nos ancêtres qui se réfugièrent dans l'Ile, lors du ‘‘grand dérangement‘‘, ont plus souffert que leurs frères des pro- vinces sœurs, vu que trois ans a- près leur arrivée ici, ils furent en- core soumis à toutes sortes de per- séoutions ; furent traqués comme des bêtes fauves et chassés de leurs foyers pour la deuxième fois. Nous croyons donc que £nos bons Acadiens de l'Ile du Prince KEd- ouard se prêteront de bonne grâce à ce mouvement si fortement mar- qué de l'empreinte du patriotisme, Nous demandons très respectu- eusement aux membres du clergé de s'y intéresser et d'y intéresser | les Acadiens, en‘général. Nous recevrons avec reconnais- sance toute contribution que l‘on voudra bien nousfaire parvenir à cette fin, et publierons les noms des donateurs, dans les colonnes de uotre journal avant d‘envoyer les montants reçus à l‘hon. P. A. Lan- dry, le trésorier de l‘'Assomption. L'Impartial ouvre la liste dès aujourd'hui en contribuant la mo- dique somme de . . . . , . $5.00. PES ui Ms Wen F st SORA En. LP'IMPARTIAI,, JEUDI LE 21 MARS 1901 La Langue Francaise Au Canada. / M. J. P. Tardivel, rédacteur de la ‘‘Vérité”’ de Québec a donné dernièrement une conférence très instructive sur la langue française, devant les habitués de l’Union Ca- tholique. Le savant conférencier a fait un rapide exposé de l’his- toire politique du français en Ca- nada. Après ce rapide exposé historique, M. Tardivel s'est pro- noncé sur la manière dont on parle le français, aujourd’hui, en Ca- nada, Nousaimons à rapporter cette partie de la conférence de M. Tar- divel, vu qu’elle se rapporte tout aussi bien aux Acadiens des pro- vinces maritimes qu'a nos frères de la province de Québec. ‘Oui, le français que parlent nos gens de la campagne, affirme le conférencier, partioulièrement ceux qui ne sont jamais venus el con- tact intime avec l'élément anglais, est un français très pur, bien que quelque peu archaïque. ‘Et oe français que nous par- lons n’est pas tantle langage du petit peuple du XVIIe siècle, que celui de la cour et de la haute soci- été. Noscultivateurs parlent comme parlait Louis XIV : voilà une pro- position qui a le don d’exciter l’hi- larité des contemplateurs du ‘‘ca- nayen’’, mais qui m'est pourtant pas très éloignée de la stricte véri- té. L'exagération qui s'y trouve ne dépasse pas les bornes d’une fi- gure de rhétorique permise”. Et M. Tardivel démontre sa thèse ainsi ppsée. L'une après l’autre, il prend la plupart des vieilles formules, des modalités d'expression qu’on reproche à n0s cultivateurs, et il prouve à coups de grammaires anciennes que tel était le langage dont on se servait au XVIIe et au XVIlle siècle dans la bonne société française. Il établit que les Français d'autrefois donnaient, comme nos habitants, à la diphtongue ‘‘oi'’ le son de l’ ‘è’ grave ou de l’ ‘‘oè’’; qu’ils pro- nonçaient ‘‘i mangent’’ et ‘‘i zai- ment’’, ‘‘vote maison et ‘‘vote chambre, ‘‘stoiseau’’ et ste femme’ aussi bien que ‘‘quéque quéqu’un et ‘‘su lui”. ‘“Il est donc établi, ce me sem- ble, continue M. Tardivel, que la prononciation de nos gens de la campagne, laquelle passe souvent pour incorrecte, négligée, corrom- pue, est, en réalité, la véritable prononciation française d'autrefois conservée à peu près intacte par la tradition. Je ne:dis pas qu'il faille tenter de la rétablir dans nos collèges et nos couvents, mais, par exemple, il faut bien se garder de rire de ces archaismes de pronon- ciation et d'admettre que c’est du patois, ou encore moins une pro- nonciation corrompue’”. Puis, le conférencier aborde une autre question : cette langue fran- çaise dont nous avons gardé l’an- tique prononciation, l’avons-nous gâtée en y ajoutant des mots de notre cru? et il répond non. ‘‘A part quelques très rares vo- cables, dit-il, qu’ils ont dû créer pour désigner certains objets qui n'existent pas en France, les Ca- nadiens n’ont rien inventé en fait de mots et d'expressions. Aveo un peu de patience, un peu de recherches, on peut retrouver presque tous les mots dont les Ca- nadiens se servent, presque toutes les ‘‘fautes'’ même qu'ils commet- tent, signalées dans quelque vieux dictionnaire ou dans quelque glos- saire de telle ou telle partie de la Franoe, ou même dans les diction- naires modernes complets’. Et, ici encore, la démonstration, forcé- ment brève, est tout de même poussée jusqu’à l'évidence. Iln’'y a pas jusqu’à l’ ‘itou’ cher aux bonnes gens de mon pays dont il ne relève les titres de propriété dans Molière et Thomas Corneille. Mais ce langage auquel les firmer ses droits danstous les do- maines et de travailler à se débar- rasser des impuretés qu'ont mêlées à ses flots limpides notre négli- gence et certaines circonstances spéciales. Et il termine ainsi : ! ‘Ne nous berçons pas d’illu- sions : on n’a pas renoncé au pro- jet de faire du Canada un pays ex- clusivement de langue anglaise. Un journal plus audacieux que les! autres disait naguère qu’il faudrait abolir l'ouvrage officiel du français, non seulement à Ottawa, mais même à Québec. ‘Tous nos adversaires n’expri- ment pas aussi ouvertement leur pensée ; mais soyons persuadés que parmi les Anglais qui nous en- tourent beaucoup désirent ardem- ment voir disparaître la langue française du sol canadien. Elle forme obstacle à la réalisation de leurs rêves. ‘“Queces rêves d’anglicisation générale ne nous étonnent pas et ue nous exaspèrent pas : ils sont naturels. Mais à ces rêves oppo- sons, sans aigreur, sans haîine, a- vec fermeté, toutefois, une grande réalité historique. Et cette réali- | de la conserver précieusement, d’af- "ordre, que le remplissage s’en était échappé et que le navire n’a pu ac- coster. Il aurait été impossible de décharger la cargaison s'il en avait eu une, et tant que mon ami, le mi- nistre des Travaux publics, n’aura pas fait réparer cette jetée, le Stan- ley ne pourra pas s’en servir pour accoster. J'espère encore que du- rant la présente saison, le ministre des Travaux publice la fera répas rer. Pendant un certain temps le Stanley a fait la traversée, dans les deux sens, tous les jours, sans ac- cident, Mais la picote s'étant dé- clarée dans les environs du Cap, les voyageurs s'abstinrent de pren- dre cette route et, d’ailleurs, la population n’aimait pas ces commu- nications avec un district infecté, De plus la malle n'était plus ex- pédiée par cette voie, et le Stanley, après avoir fait plusieurs voyages sans malle, sans fret et sans passa- gers, revint à Pictou, puisque oe service était devenu inutile. A Pictou, on constatait un eu- combrement considérable de fret, té, c'est que la divine Providence a implanté la langue française en Amérique pour qu'elle y reste, À la besogne. pour qu'elle s'y développe, pour qu'elle y atteigne de hautes des- tinées. ‘‘ M. J. B. Lagacé et le R. P. La- lande adressèrent des éloges au dis- tingué conférencier. Le directeur de l’Union exprima le désirde voir cette conférence publiée en français et en anglais, dans l'intérêt de notre langue pré- cieuse. Le Parlement Federal M. HACKETT: Je désirerais sa- voir de l’honorable ministre de la marine et des pêcheries pourquoi le Stanley, qui était à Summerside le 22 décembre, n’a pris aucune disposition pour transporter les malles, le fret et les passagers au Cap Tourmentin. Le Stanley est resté là dix jours sans bouger et| on l’a rappelé juste au moment où il aurait été utile pour entretenir les communications. Les ingé- nieurs avaient fait rapport lorsque la glice'serait formée sur pourrait l'utiliser pour transporter le fret et le met- tre à bord du navife ; mais quard la glace des rivages fut formée le Stanley fut rappelé, et n’a rendu aucun service pour entretenir les communications entre le Cap Tour- mentin dans le Nouveau-Brunce| wick et Summerside. Je voudrais savoir du ministre de la Marine et des Pécheries pourquoi, des dispo- sitions n'ont pas été prises pour maintenir ces’ communications, comme nous nous y attendions. que le rivage, on LE MINISTRE DE LA MARINE ET DES PECHERIES : Il est vrai que le Stanley a été envoyé pour faire l'expérience de eommunicetions entre le Cap Tourmentin et Sum- merside, au mois de décembre der- nier. Il se serait rendu à ce der- nier endroit plus tôt, sans les rai- sons que je viens de donner à l'ho- norable député de Gaspé, mais après sa carrière d’été pour la pro- tection des pêcheries, il fallut faire réparer ses chaudières. Le jour même où ce travail fut terminé, le Stanley alla prendre du charbon à Pictou et revint directement à Summerside pour tâcher d’entre- tenir un chenal libre entre cet en- droit et le Cap Tourmentin. Quel- que temps auparavant j'avais-pré- venu la Chambre de Commerce de Summerside qu’il n’y avait pas de quai propice au Capet qu'il serait préférable de ne pas tenter l’expé- grandes masses populaires ont con- servé son vêtement d'autrefois, &i vieilli et si démodé qu'il apparaisse maintenant aux Européens, cet an- | tique langage auquel notre peuple | n'a presque rien ajouté de sou cru, | a tout de mêmevu, par des infl-| trations étrangères troubler sa pu- | reté primitive. Et, on le voit, | c'est la grosse question de l’angli-| cisme qui se pose ici—l’anglicisme que M. Lardivel définit : ‘‘L’em-| | ploi de mots français, auxquels on| a donné un sens propre à des mots | semblables de la langue angiaise’’ ; | l’anglicisme dont sont responsables | surtout les hommes de profession, — | ‘y compris les journalistes’””, soin d'ajouter notre confrère. Dans sa péroraison, M. Tardivel demande à ses auditeurs d’aimer la langue française, de la respecter, | Minto, qui navigue dans ces para- rience avant de pourvoir aux facili- tés d’atterrissement. Malgré cela on insista fortement pour que l’ex- périence eût lieu. Je soumis le cas au oapitaine Finlayson, du ges depuis plus de vingt-deux ans, et au eapitaine Brown, du Stanley. Ils furent d'opinion que le projet était praticable, et que si la glace se formait sur une distance d’un demi-mille, en dehors de la jetée du Cap Tourmentin, le navire pour- rait accoster à la glace. C’est sur ce rapport que j'ai envoyé le Stan- ley à cet endroit. La glace ne et un seul navire ne pouvait suffire Dans ces circons- tances, Île département eut l’idée d'envoyer le Stanley à ce port, ce qui permettait d'établir des com- munications suivies avee George- town, chaque navire quittant, cha- que jour, l’un ou l’autre de ces ports. Cette épreuve a pleinement réussi. Jamais, jusqu’à ces jours derniers où une tempête terrible s'est déchaînée dans ces parages, on n’a eu un service d‘hiver aussi régulier. J'espère que, l'hiver prochain, grâce aux avantages qu‘- cffrira le Cap Tourmentin comme port terminus, on pourra se servir utilement du Stanley pour ce ser- vice et continuer l'épreuve que nous avons faite de cette naviga- tion entre Summerside et (Cap l'lourmentin. M.. LEFURGEV Le directeur général des Postes a dit lui-même | qu'il était disposé à rendro justice partout où il se présentera des cas de cette nature. Il s'est produit dans mon comté, un cas qui, croyait:on, avait été soumis par le député qui rèpré- sentait ce comté dans le parlement précédent, le cas de Abram's Vil- lage et de Cape Egmont. Dans cette localité ily a de 400 à 500 électeurs :t, cela va sans dire, une population beaucoup plus considé- rable ; eh bien ! le service de la poste ne s’y fait que deux fois la semaine. Ces gens demandent de- puis longtemps un meilleur service; je ne sais si cette affaire a été por- tée à la connaissance du directeur général des Postss. Ily a aussi dans cette localité un grand nom- bre de fabriques établies le long de la grève, et la population augmen- te beaucoup pendant l‘été. Ilya là, aussi, plusieurs fromageries et, dans Abram's Village plusieurs ma- gasins. Ces gens se plaignent de n'avoir pas un service postal quo- tidien. Il n'y a qu'environ cinq milles pour se rendre à la gare du chemin de fer, etnous avons tou- tes les raisons du monde d'établir un service quotidien à cet endroit. La partie du pays desservie par ces bureaux de poste à de qninze à vingt milles d'étendue et j'ai re- marqué que le revenu dépasse trois fois le chiffre des appointements recus par les directeurs de poste. J'aimerais avoir la promesse du di- recteur général des Postes qu'il s'occupera de cette affaire. LE DIRECTEUR GENERAL DES POSTES : Je promets à l'honorable député que cette affaire sera étu- diée avec soin. Si une demande a été faite au ministère, je suis sûr qu'elle est actuellement à l'étudé. Depuis Que je suis au ministère, on n'a jamais manqué d'accorder toute l'attention voulue à chacume des questions de cette nature qui ont été soumises ; onn‘a jamais man- qué de les décider, favorablement ounon. C'est là une règle inva- riable et on ne s'en départit ja- mais. Les jeunes filles qui grandis- sent dans un mauvais état de santé devraient de temps à au- tre, se servir des BOTANIC BrT- TERS deWHEELER, un remède et cace ét purement végétal, pour s'était pas formée sur le rivage et il fallut se rendre jusqu’à la jetée. | Cette dernière était en si maursais toutes tes irrégularités du sys- tème. 11 guérit le mal de Tête la Bileet le Vertige. Seulement 25e chez tons les marchands. | _ } A Hyndman & (Co. INSURANCE ÀEGNTS CHARLOTTE TOWN. Representing in P E Island North British %& Mercantile Fire 1ns Co. Union Fire Assurance Society. Phoenix Fire Assnrance (Co. of London. Grenera! Marine Insurance Co. Stendard Life Assurance Co. Canada Accident, sickness and plate glass Assurance Co. Insurance eflecteé at low rates. 292233229225: 79292 à à. à éd Pyny-baisam GUXRISON RAPIDE DE LA à Toux et des Rhumes 4 Ta Tam fe rhentiran le Aans toutes + les affection: de la GORGE OU DESPOUMONS. 25 cts la grande bouteille, DAVIS & LAWRENCE CO, Ltd. Prop.du Perry Davis Pain Killer. eceeesscece :eeeee Horace Haszard INSURANCO: & MANUFANTUR AGENT R:presenting The Western Fire Assurance Company The Commercial Union Fire insurance Co. The Western Marine rance Co. Asau- Also agent for The Acadia Sagar Refining Co Ltd. The European Exporters’ Asso- ciation Ltd. Messrs Parnell W:bb & Co Bristol, Kpgland. The Famous Brahmin Tea and PLan T FLoUR HORACE HASZARD Ask for Rate: and Prices HOTEL RIVERSIDE DUKXE ST. MONCTON, N. B Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. _La proximité de l‘hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le spectacle grandiose du ZOAR à chaque marée. Termes raisonnables. Une étable de première classe pour la commodité des voyageurs, FRED. THIBODEAU PROP. MARCHANDISSE D'HIVER CAS Voici le Temps arrivé d'acheter vos Marchan- dises d'hiver. Nous Avons déjà reçu et recevons chaque Jour des Marchandises ponr sa- tisfaire tons les goûts. Nous Vendons foajours au plus bas prix et garantissons nos Eflets. Nous Avons Aussi Nous avons aussi un bon as-— sord ment de Harnais et de Cuir à Harnais. Nous tenous rn: Boutique à Réparage où M. Michel Poirier est pré: à faire votre onvrage sans vous faire attendre. Venez Nous Voir. Vous serez sa! Bfaits. J. F.Chaisson & Cie Tiguish. 4 oct 1900. ré