Sante À NOUVELLE SERIE cat SR TN RE MEME RE L'IMPARTIAL, TIGNISH er RER: PRE NQES à À. I. P. KE, MARDI 8 AOÛT 1911 PAS ET RREET M “AR, 42 de 19 ANNÉE LE MANIFESTE DE SIR WILFRID LAURIER Immédiatement après la dissolu- tion des chambres, samedi, Sir Wil frid Laurier adressait le manifeste suivant à l'électorat : Ottawa, 29 juillet 1911 Au peuple canadien :— De tout temps depuis quarante ans, le constant effort de tous les partis politiques au Canada a tendu à conclure avec les Etats-Unis des arrangements pour le libre échange mutuel des produtts des deux pays. En 1854, Lord Elgin, au nom du Canada et des Provinces maritimes, négociait avec les Etats-Unis un traité de cette nature, qui dura jus- qu’en 1866 et qui fut d'un immense avantage comme se le rappellent en- core nombre de survivants de cette époque. Depuis l'expiration de ce traité, tous les hommes publics de quelque importance dn Canada, nonobstant leurs divergences d'opinion sur d'au- tres question, ont été unanimes à obtenir de nouveau ce libre échange de produits naturels. Il ne faut pas s'en étonner puisqu’en matières d'a- griculture, de pêcheries, bois et mi nes, le Canada possède des avanta- ges qui ne se voient en aucun autre pays du monde, et que de l'agran-| dissement des débouchés pour ces industries dépendant l'avancement de nos intérêts industriels et com- merciaux et la prospérité de routes les classes sociales du Dominion. Le dernier effort du parti conser- vateur eu ce sens fut tenté par Sir John Macdova!ä lui-même, qui fit dissoudre le Parlement en 1891 dans le but de soumettre à l'électorat ca” nadien l'opportunité de s’aboucher de nouveau avec les autorités amé- ricaines pour renouveler le traité de 1854. En 1893, l'intention d'obtenir, autant que possible, la réciprocité avec les Etats-Unis, fut l'un des principaux articles du programme du parti libéral, programme sur le- quel ce parti est arrivé au pouvoir en 1396. Dès son entré en office, ce gou- vernement renouvela vainement son offre aux Etats-Unis ; ne recevant pas de réponse, il déclara que le Ca- nada ne ferait plus d’ouvertutes de ce genre. Depuis une douzaine de mois, le Président des Etats-Unis a envoyé à Ottawa des commissaires de Wash- ington pour ouvrir des négociations en vue d’un abaissement des barriè- res douanières qui jusqu'ici entra- vent la liberté d'échange des com- modités entre le Canada et les Etats- Unis ; négociations qui aboutirent | en janvier dernier par une conven- | tion entie les deux gouvernements, | par laquelle les droits imposés par | chacun des deux pays sur ces den- président a voulu mettre la question aux voix, il s’en est vu empêcher par des motions délatoires par des harangues sans fin, par des manoeu- vres obstructionnistes de toutes sor- tes, tout cela excusé de quelques prétextes spéciaux, mais en réalité ce n’est pas autre chose qu’un a bns de la liberté de discussion dans les débats parlementaires. Ces prétextes ne sont que de grossières manoeuvres pour donner queljue couleur à un obstruction- nisme injustifiable et dépourvu de toute dignité. Tenir tête à un pareil système après une session quia déjà duré huit mois, serait non seulement la continuation du disgracieux specta- cle qu'offre l'opposition daus la Chambre des Communes depuis la reprise des séances le 18 courant, cela voudrait dire encore des semai- nes et des mois de temps perdu et peut-être, en définitive, faire perdre aux producteurs canadiens le libre accès du marché américain pour cette saison. Dans ces conditions, il a semblé aux aviseurs de Son Excellence qu'il serait plus en harmonie avec la dignité du Parlement, avec les traditions de ces institutions britan- niques auxquelles tous les vrais Ca- nadiens attachent un tel prix et que l'opposition actuelle dégrade à la légère ; avec les meilleurs intérêts généraux du pays, de s’en rappor- ter au peuple lui-même, de maniè- re que le peuple puisse juger entre le gouvernement .et l'opposition et dire s’il a changé d'opinion ou s’il est encore en faveur de la réciproci- té en produits naturels, et s'il en- tend, oui ou non, se passer du mar- ché américain pour l’abondante ré- colt: qui sera bientôt engrangée au Canada. | Compatriotes ! la question est entre vos mains, et le gouverne- ment de Sa Majesté au Canada s’en rapportera volontiers à votre déci- sion. L'opposition prétend que la rati- fication Ge cette convention mettrait en danger nos relations avec la Mé- tropole et aménerait finalement l'annexion du Canada aux Etats- Unis. Il est impossible de traiter avec le moindre respect un pareil argu- ment, :i toutefois cela mérite le nom d'argument, car s'il a un sens quel- conque c’est que le peuple canadien serait détourné de son allégeance par la prospérité qui suivrait l’é- coulement accéléré des produits na- turels de ce pays à l’autre. En vé- rité, c'est le contraire qui serait la conséquence naturelle, car l’expé- rience ce tous les siècles est là pour attester ahondamment que le com- en demauda la raison. ‘‘Ne sentez-vous pas, lui répon dit l’ermite, la mauvaise odeur de ce cadavre ? —Je ne sent rien, dit l’ange. À ce mement même, passa un jeune noble ; il chevauchait, revêtu d’un habit magnifique ayant le fau con sur le poing. L'ange se ferma la bouche et lesnarines. L'ermite, le remarquant, lui en demarda la raison : ‘‘Ah ! dit l’ange, je ne puis sup- porter la mauvaise odeur qui vient de ce jeune noble, tant son âme sent mauvais devant le Seigneur !’’ mme Les Freres Mannesman Les maisons allemandes ayant des intérêts dans le sud du Maroc ont attiré l'attention du gouverne- went sur les dangers qui pourraient menacer les importants intérêts al- lemands de certaines régions du Maroc, au cas où les troubles qui existent dans d’autres parties du Maroc s’étendraient dans ces ré- gions. Ils ont demandé au gouver- nement de prendre des mesures pour sauvegarder la personne et la pro- priété des Allemands et des proté- tégés allemands.”’ Tels sont les termes dans les- quels, apprenant à ses lecteurs l’in- cident d'Agadir, l’officieuse ‘‘Ga- zette de %l’ Allemagne du Nord,’’ expliquait la soudaine et rude in- tervention de !l’empire sur la côte occidentale du Maroc. Ainsi, en dépêchant bien vite à la ‘Panther’? l'ordre d’appareiller pour Agadir, le gouvernement allemand n'avait fait que s'empresser À servir des négociants inquiets, ou affectant de l'être, sur l'avenir de leurs affaires. Or, ‘‘les maisons allemandes 2a- yant des intérêts daus le sud du Maroc,’ c'est-à-dire dans la région du Sous, ‘‘elles ne sont pas une de- mi-douzaine,’’ répondait le socialis- te ‘‘Vorwaerts.”” Ce sont trois qua- tre meisons dont on vient d’enten- dre parler pour la première fois à cette occasion, Marx, Mobr, Frechs, Langenheim ; et c’est sur- tout la puissante maison Mannes- mann, dont le nom, au contraire, a été, en ces dernières années, bien souvent prononcé, car il n’est guère d'entreprise ayant cherché sérieu- sement à s'implanter sur le sol de l'empire chérifien qui n’ai trouvé sur sa route ‘‘les frères Mannes- mann.’” Iis sont six, entreprenants éner- giques jusqn’à la brutalité : Prus- siens, ingénieurs de valeur, hom- mes d'affaires pleins d’audace et fertiles en ressources, ici industriels là banquiers, ayant un pied partout hors de leur pays, en Amérique aussi bien qu’en Afrique, concrr- { . rençant les Yankees jusque chez rées pourraient être réduits ou en-|merce a toujours été le plus puis |eux—comble d’audace !—et'comp- tièrement supprimés. Cette convention a rencontré une résistance outrée aux Etats-Unis de la part d'intérêts variés, sous le pré- | respect mutuel entre nations. Ce n’est pas tout. Cette conven- tion, qui affecte en rien notre poli- | ‘sant agent de paix, d'amitié et de tant parmi les plus agissants cham- pions de l'influence allemande à l'étranger. Leur fortuneest colossale et ne texte qu’elle était tout à l'avantage, tique fiscale, qui maintient encore|leur sert que de levier irrésistible du Canada et au détriment de l’au- Es haut du mât le principe fécond | pour conquérir sans cesse des ri- tre pays, mais l'opinion qu'elle est} qe Ja préférence britannique ; cette; Chesses nouvelles. Le chiffre est à l'avantage mutuel des deux pays convention, dis je, en ouvrant de leffrayant, superficie et valeur, des a fini par prévaloir au Congrès, et| nouvelles avenues jusqu'ici fermées | concessions qu'ils revendiquent au aujourd’hui cette convention est de- vant nous comme une offre, par les | Etats-Unis au Canada, de cette mê me mesure de récip:ocité qui, pen- dant plus de quarante ans, a absor- | bé les sérieux et constants efforts de | tous les horames d'Etat dirigeants | du Canada. Le parti conservateur actuel, au Parlement, veut à tout prix renver- ser la politique immémorial de ses meilleurs chefs dans le passé, décla raut qu’il combattra jusqu'au bout le; principes énoncés par sir John Macdonald et sir John Thompson dans les derniers manifestes électo- raux sur lesquels chacun &e ces hommes d'Etat s'est présenté de- vant le peuple canaicu. Non content de discuter la p ropo: sition au mérite, le parti cons 2rva teur dans la Chambre des Con imu- | | nes a adopté un système d’obs:truc- tiou organisé pour empêcher qu ‘un seul vote soit pris au Parletne nt permettant à vos d'exprimer leu opiniom. é | rèptésentan ts Jour per jour, Shaque (ois que {4 À b " Li. dd 17h ns accentuerait davan- tage les relations amicales qui, au- jourd’hui, existent si heureusement entre ce pays et la mère-patrie d’une part, et la République Amé- ricaine de l’autre, relations qui pro- mettent d'amener avant longtemps un traité d'arbitrage général ayant pour effet de dissiper à jamais toute éventualité de guerre entre le vaste empire dont nous sommes fiers de former partie et la grande nation au commerce, que nous sommes fiers d'avoir pour voisine. Wilfrid Laurier. CE QUE C'EST QUE LA MAUVAISE ODEUR Un jour l'ange du Seigneur vint à un ermite et lui dit : ‘‘Suis-moi ; allons ensevelir un voyageur qui est mort.’’ L'ermite le suivi. Mais, à la mauvaise odeur qu’exhalait le cada- vre, il se ferma la bouche et les na. rines, L'ange le remarquant, lui seul Maroc. . Liberal Convention Prince County nt A Liberal Convention for Prince County will be held in the LABOR UNION HALL Summerside ON Tuesday Aug. 1sth at the hour of 2 o’clock p. m. for the purpose of selecting a can- didate to contest the riding of Prin- ‘ce County in the interests of the | Liberal Party at the forthcoming election for the House of Commons of Canada Each poll will send four delega- tes. À special train will run from Tignish. Dated this 31st day of July, A. 1911. D. B. W. TANTON, Pres. ( G. H. McCaALLUM, Secy. | Prince Ceunts Liberal Associatien: sant intéresseront les abonnés du journal. Je ne suis qu’un voyageur | des plus ordinaires, observateur peu sagate, et pas du tout affiné., Je ne vois rien en artiste, et je ne sais dire que ce que je vois et je le dis tel que je le vois. Ce n’est pas un grand mérite pour un correspon- dant, ni très recommandable pour écrire de si loin. Cependant j'ai les yeux ouverts et je possède de bonnes lunettes. Ea outre je suis toujours intéressé par la situation de notre nationalité, où qu'elle se trouve, et je me sens au coeur un grand désir de mettre en lumière tout ce qui est de nature à accroître notre acquis national, et tout ce qui peut contribuer à aug- menter nos forces vives. Il faut se connaître davantage, se serrer les coudes et se donner la main, même et surtout pardessus des frontières | matéiielles qui ne sauraient briser l'unité d’un groupe ethnique. À ce point de vue, le Madawaska est extrêmement intéressant. Mais, il est si peu connu ! A part quelques noms propres, comme la rivière St-Jean, St-Basile, Edmonston, dont on a une vague idée, à peine sait-on qu’il existe au sud des comtés de Kamouraska et de Témiscouata, un groupe des nô- tres, acadiens et canadiens, presque fusionnés maintenant, pas mal. nombreux, parlant le français et, conservant notre fciet nos tradi-: tious, groupés dans cette partie du nouveau Brunswick qui fait tampon entre la Province de Québec et le Maine, puis dans le comté d’Aroos- took, extrémité nord du Maine. Qui sont-ils et que font-ils ? On en parle guère ou pas du tout. Ils sont isolés, du moins ils l’étaient, mais ils ne le seront plus désormais, depuis que le transcon- tinental, bondissant pardessus les montagnes, se précipite dans la val- lée de la rivière St-Jean pour cou- rir sur Moncton, Le Madawaska sera bientôt à la porte de Québec. Le pays lui même est bien inté- ressant. Ily a ici des paysages qui sont de toute beauté. Ils rap- pellent les paysages et les coteaux, les vallées et les ruisseaux des Can- tons de l’Est. Ilenest le prolon- gement, car nous sommes toujours dans les Alléghanies! La même formation présente à l'oeil les mê- mes accidents de terrain. La rivière St-Jean, disons plutôt le fleuve, joue ici le même rôle que le St-Laurent, ‘‘Si parva licet.... pour en avoir ni la profondeur, ni la majesté, il est cependant l’artère principale qui divise toute cette vallée jusqu’à la mer, et don- ne à ce pays son cachet propre. Il prend sa source dans la Pro: vince de Québec, dans le comté de Dorchester, tout près du lac Etche- min, et ses rives sont très acciden- tées, Savez-vous qu’il a failli nous of- frir un jour—il y a de cela, quatre- vingts ans passées—une route flu- viale de Québec à la baie de Fundy —Ne souriez pas— : nous en re- parlerons peut être. Et puis il y a un tel paysage ra- © LETTRE DU MADAWASKA LE PETIT SAUT, MADAWASKA, N. B, Je ne sais si ces notes d'Un Pas-,Couvre du petit cloître enluminé du | Léonard ; presbytère de St-François ; le site idéal de l'église du lac Baker, sur une petite presqu'île, au pied du lac, tout juste assez grande pour contenir la maison du bon Dieu et celle du curé. Le portail de l’égli- se, élevé de plusieurs marches, do mine et regarde ce lac superbe qui s'’allonge durant plusieurs milles, tout droit, entre le rives sinueuses, lesquelles s'élèvent en pentes dou- ces ou abruptes, recouvertes de gras pâturages ou d'épaisses forêts. Pour sûr, les touristes ne man- queront pas de visiter ce site incom- parable, une fois connu. Et cet autre coup d'oeil, par un sol. il couchant sur l'église de St- Basile, dans un coin de montagne neaua Boston, et ils furent re- Alors on se mit à communiquer avec le monde extérieur au moyen des signaux par la télégraphie sans fil. Les appels furent entendus cueillis aussi à l'Ile Sable, Cap Race, Terreneuve, et Pointe au Pè- re, Qué. Le résultat fut le départ du vapeur ‘‘Aberdeen'”, de ce port le ‘Lady Laurier’’ et le ‘‘Stanley”” de St. John et plusieurs autres vaisseaux de différents ports. ‘L’Aberdeen fut rappeté. Le ‘‘Niobe’’, qui jauge 11,000 tonnes, est le premier navire ache- té par le gouvernement canadien pour sa nouvelle marine l'automne dernier et il sert maintenant de vaisseau école. Il fut lancé en 1897 et il fut a- cheté de la Grande-Bretagne pour la somme de $1,075,000. Ila 435 pieds de long et porte un armement complet de croiseur. en forme de conquer Regardez-la du presbytère de St David pardes- sus la rivière, quand la lumière in- tense du soir la dore de tous ses feux. Rarement l’église, ici toute simple avec ses quelques ornements gothiques, sous sa couche d'’ocre jaune, rarement, dis-je, l’église nous a parue plus belle, plus digne de sa destination, plus en harmonie avec l'élévation du coeur et de l’es- ptit qui monte vers Dieu pour en redescendre avec les dons divins de la grâce et les bénédictions célestes. Et cet admirable petit coin de terre qui s'appelle Frenchville, ou mieux Ste Lure ! Calme et paix bienfaisante à l'ombre de son blanc clocher, encore tout embaumé des souvenirs du vieux missionnaire que fut le P. Swéron. Alors, c’est un pas idéal ? nor, pas précisément, mais l'hospitalité de ses habitants est si large et si cordiale, que l'on est bien forcé de voir iouten beau. C'est un peu comme ce rayon de soleil qui trans- forme les moindres choses qu'il touche : eiles deviennent ravissan- tes. 7% Mais j'allais oublier de vous dire que ce pays n’est pas à la porte de Québec. Même après avoir atteint la Rivière du Loup, vous voyagerez encore longtemps. Prenez le che- min de fer Témiscouata, qui vous transporte sur les rives du lac de ce nom, et qu’il longe durant une tren- taine de milles. Si ce n'était l'absence des châ- teaux et des yachts des mill‘onnai- res américains, vous vous croiriez sur les bords du Lac George. Il en a toute la splendeur. Puis vous avancez tout droit ‘devant vous, vers le sud, et vous arrivez enfin à Edmuuston, traduction libre de ‘‘Petit Saut’’. C'est la clef du pays. Regardez devant vous, voici l’Aroostook, ex: trémité nord du Maïne que la cour- be gracieuse de la rivière S. Jean détache de la terre canadienne ; à gauche de S. Basile plus loin S. à droite S. Hilaire, Clair, S. François, puis Connors, le terminus du chemin de fer. C'esc partout le Madawaska. Mais, c’est assez pour ce soir. Dormons en paix, mais entendons le doux parler de France, nous vissant comme celui que l'on dé | sommes en pays ami. UN PAssaAnr. ACCIDENT AU NIOBE" de la marine canadienne, a échappé à un désastre hier, après avoir été; échoué pendant cinq heures dans les récifs du Cap Sable. Le croiseur a pu tinalement être mis à flot, mais sa coque était très endommagée. Ily avait plus de 600 officiers et marins à bord, mais il n’y a pas eu de perte de vie. La cause Ce l'accident ne sera probablement pas connue exacte- ment avant qu’il soit fait une en- quête officielle. Dès la première nouvelle de l’accident les vapeurs ‘Lady Laurer’’ et ‘‘Stanley’’, fu- rent envoyés à son assistance. Après s'être dégagé le ‘‘Niobe’’ mit à l'ancre en lieu sûr en atteu- ‘dant l'arrivée des navires du gou- 8 vernement. Le ‘‘Niobe'’’ s’engagea dans les protégé ‘‘Niobe’”’, vaisseau amiral jrécifs à l'heure moins cinq du ma- |tin en contouinant le Cap Sabl-, qui forme le point le plus au sud de la Nouvelle-Ecosse, à son retour à Halifax, son port d'attache, venant de Yarmouth. Le Cap Sable a toujours été un endroit re doutable pour les navigateurs, avec ses récifs submergés, Lors- que le navire toucha fond la secousse réveilla l'équipage qui se précipita sur le pont. Le mécani- cien signala que l’eau entrait à flots par un trou daus la coque audes- sous de la chambre des mrchines. Les pompes furent mises à l’oeu- vre, les écoutilles fermées et on | prépara les beuées de sauvetage. Un remoqueur arriva aw ‘‘Niobe”” avant les vaisseaux du gouverne- ment et le croiseur continua vers |Shag Harbor, à 10 milles de Cap Sable, trainé par le remorqueur. Là des plongeurs ont examiné la coque du croiseur. Le premier navire à arriver aux côtés du croiseur en détresse est le cutter du revenu des Etats-Unis | Androscoggin, ’’ qui croisait dans les environs et saisit l'appel par la télégraphie saus fil. italie L'EDEN CANADIEN La péninsule de Niagara peut produire des fruits pour le monde entier. La péninsule de Niagara mesu:e en- viron 259 milles carrés de la meilleure terre pour la culture des fruits, sans compter les districts d’'Ancaster et de \ Dundas. La zône qui s'étend de To- ronto à Hamilton, a une superficie totale de 100 milles carrés ce qui fait une superficie totæe de 450 milles carrés. C'est à peine si un cinquième de ce terrain est employé à la cul- ture des pêches et très peu du reste sert à la culture fruitière. Il serait facile de drainer le tout pour le rendre propre à la production de la pêche, de la pomme ou de la prune. Le climat est insurpassable our co genre de culture, la partie qui n'est pas exploitée pouvant décupler de va- leur le jour où elle sera convertie en verger ce qui arrivera nécessa.rement le jour où la demande “era assez grande pour ces produits. __—— Mgr 0. E. MATHIEU, ex-recieur de l’Université Laval, qui vient d’être nommé évêque de Re- gina. La valeur de ce terrain est estimée d’abord à $100 de l’âcre; aussitôt que la terre est convertie en verger cette valeur monte immédiatement à $500, alors que dans plusieurs endroits des vergers valent au delà de $1000 l’âcre. Ce prix ne’st pas rare là où le ter- rain à été drainé et ce drainage ne coûte en moyenne que $20 l’âcre. Même à $1,000 l'âcre les vergers de pêchers bien exploités rapportent de gros bénéfices. Si nous prenons 1,000,000 d'âcres à $%500 l'âcre nous avons immédiatement une valeur de $50,000,000 de terre à fruits. Comme le marché domestique gran- dit toujours et comme îl n’y a pas de concurrence étrangère sur ce mar- ché, chaque Âcre de ces 450 milles carrés a une valeur potentielle de $500. Il y a actuellement une population de 8,000,000 au Canada et de 90,000,- 000 aux Etats-Unis. 11 y a en exploi- tation dans le rayon mentionné de la péninsule de Niagara 12,000 âcres de terre et cela suffit aux besoins de la population canadienne. I1 suffirait de mettre 150,000 âcres en culture pour répondre À la con- sommation des 90,000,000 des Etats- Unis. Malheureusement la tentative n'est pas encourageante, attendu qu’en Georgie seulement il y a 180,000 âcres de terre où on cultive la pêche, Nouvelle à la main Un chirurgien encore novice Mais plein d’astuce et de malice Cinq clous inoffensifs ouvrit D'un très maladroit bistouri. Le patient souffrit beaucoup. | Moralité | Louvre-Saint-Cloud. Abonnez. vous à l'Impartial, Là PELLE sv” [ Pme € age ER om nu vue " CPU mnt 0% Ve ren Re ntm on Re IE nt ee cn cnaregnrnr dit ete tin L.