cmt tit" NT D Dies ai. mere COR IR Re Se 2 Fr w FN ’ à | —— 3 î # x b i { À el pe è £ FN | . Pb { Ce $ er \ + PA SH LC ” »; ET Union x ES; me PA A ait la Force? FINS 7 4 a 5 PA ES FRE : E à = F à ab, 2 ÿ _ - Â rs R LT e7O RE Le 7 Æ . ee Sc iv Mo:cicr cs Mn Re nain et LA CIE. DE PUB.DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. VOL. I. NO. 56! TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 23 JAN 1902. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F J. BUOTE, GÉRANT 9 ANNEE. ——— CIRCULATION GOING UP BY BOUNDS ! OUR AGENTS ARE DOINQ FINE WORK. ss L’'IMPARTIAL Incorporated in October, 1901, it has tak place L'IMPARTIAL at the head of the list. Address L’Impartial Printing TIGNISH, P. G. BUOTE, Editor. Capital and push will Address & Publishing Company, E. L, CANADA. F. J. BUOTE, Manager. La Jeune Fille Pauvre 0000000XXX0000000 Les voici, murraura Philippe, en prenant ces deax objets sur lui. Laissez moi baiser eette croix; elle a recueilli le dernier sou: pir de ma mère ; elle rocueil: lera le mien. Je vous la donne en souvenir de notre amour aussi pur que ces diamants. Quant à la bague, c'est celle des fiançailles de ma mère ; prenez la aussi, pensez à moi en la portant, et si mon père refusait votre appui, montrez lui cet anneau, c'est un titre que je vous transmets. Et main- tenant, ami, puisque Dieu m'en donne la force, permettez moi de songer à mon âme. Cela avait été prononcé d’une voix si basse et si faible quon ayait peine à l'entendre. Yous vivrez ! soupirait Phi. lippe, vous vivrez, ne serait ce que pour pardonner Je vivrai..la haut... reprit elle avec un navrant snurire. Madame de Bianchemin en- traina philippe, et Fernande resta seule avec le curé. Un quart d'heure s'était à peine écoulé qu'ils étaient de nouveau réunis. La physionomie de Ja Jeune fille s'etait revêtue d'une beauté nouvelle et impérissable; la foi lui donnait une sorte de rayonnement mystique ; on eût dit que l’. spérance lui décou- vrait les lointains horizons du ciel, que soa âme flottait déja dans ce monde idéal où plane sans mystère la grande ,ombre de Dieu. rions, mes amies leur dit- ellà, pendant que je le peux enfcore ; pour mon père d'abord que le Seigneur davs sa pré voyance n'a Pas voulu laisser seul ici bas. Vous savez donc... Oette faveur ? oui. Monsieur le Ouré m'a jugée digne de Ja connaitre. ile commença le De rrofun: dis. philippe ne savait que compriner ses sanglots. El.e fit réciter ensuite les dernlères prières auxquelles elle répondit elle demanda le viatique et ‘extrême onction, et désira communier couronnée de roses hlances. On posa sur SOn front une couronne de la Vierge, et, goutenue Par madame de Blanchemin et la vieilie Suzon, le reçnt les sacrements avec une piété attendrissanto. A yrès l’action de grâces, l'abbé gatgrnin fit mettre Philippe à ax près du lit de ja panvre Me, et, unissant leurs maius, bénit au nom de Dieu. Jin d'aussi émouvant que! cette scène dans sa touchante siraplicité. Ceite jeune ago nisante, le front ceint de fleurs comme uve martyre des pre- miers sièeles ; ce profond si- lence du dehors, l'éclat des cierges, cette cérémonie au bord d'une tombe, aurait arraché des larmes aa plus indifférent. La voix de l'abbé Saturnin était tremblante et mouillée, des pieurs murts cou'aient sur les visages, seul, celui de Fer aude avait conservé son calme angélique. Philippe mordait les draps du lit pour ne pas éclater. Consolez-vous mon ami son- pira-t-elle, loisque tont fut terminé ; nons voilà Bancés, |bénissons Dieu de ce bonheur inespéré, au ciel nous attend l'unien éternelle. Je m'en vais avant l'heure, alors que ma jourñée commence à peine; que votre douleur n'arrête pa ‘sur mes lèvres le fiat qu'elles balbutient....Unissons nos pen- sées dans la même prière... Adieu, mon ami..mes amis, adieu.….le froid me gagne. mon regard devient confus. Jésus, Marie, prenez mon àame.… ‘ Elle murmura ainsi quelque temps de sa voix entrecoupée, peu à peu les mots se firent plus rares, la respiration devint plus haletante, ses mains qu'elle avait jointes, retom- bèrent sans force ; sa paupière alourdie s’affaissa sur son œil voilé; on n'entendit bientôt que les litanies récitées par le vrêtre et le chant d'un oiseau qui saluait l'aurore nouvelle. Madame de Blanchemin et Suzon répétaient, sans plus rien comprendre les répons consacrés : Philippe évoutait battre son cœur croyant ouir cclui de Fernande. Elle, avec sa longue chevelure défaite et sa couronne de roses blanches ressemblait à uue de ces vier-, ges que le pinceau idéalise et revêt de cette mystique auréole qui appelle l'invocation ; elle semblait sourire et écouter le cautique du mystérieux amour que les anges chautent sur leurs harpes d'or L1 ‘UN CREANCIER INATTENDU Ce matin-là. I[ermine, Gas- ttu et Anatole s'agenouillaient dans l'hamble église da village au milieu de quelques jeunes filles en larmes qui priaient pour l'âme de Fernande. Le précepteur engagea 58 élèves | à l'aller visiter, de la pait d- ‘eur mère, celle morte ; il confia. Hirmine à Fiueste délibéré, sonriait à sa pensée et, comme Île cherch:ur d'or qui a trouvé nu riche fi ou, son œil s’aliamait de convoitise ct rayounait d'esp(r ne’. 1: franchit en courant la cour du château, monta aux apparte- ments supérieurs, et, bientôt a près, il était installé dans la chambre de madaine Lobeau. —Eh ! bien ? tels furent les premiers mots qu'elle lui adres sa. — Partie gagnée, Madame, ré pondit-il. —C'est-à-dire ? Fernande est morte. Pourvre petite ? soupira-t-elle en appelant les larmes. La voilà heureuse, Madame, ne la plaignons pas. Où p'uint toujours est jJeuie. Et rose elle a vécu, fit-il avec une componction jouée Que serait-elle devenue ? La mort a été intelligente. Que fait mou frère ? Je l'ignore. M. Gaston et mademoiselle Hermine que j'ai envoyés en mis-ion au presby tère. mous J'apprendcont. Le docteur Alfant est arrivé 11 a donc reçu la dépêche ? Probablement. Je pensais que ee service se faisait mieux Causons sérieusement, Madame de Lacaute croit fermement ce que jai voulu lui faire croire. Dans la journée, éhacun saura ce qui avec qaelle délicatesse uous avons gardé le secret de la lettre. Vous êt:s un homme pré- cieux. Vous vous chairgez ds funérailles. Certainement C est nécessaire. M de Fin- este sert triste, soycas à l'unis- «on de sa douleur. Pauvre Philippe! gémit la sœur, que j:«02ffre de le voir souffrir! Je le soignerai tant, je lai prouverai si bien mon attachement qu’il me reviendra C'est lui qui savouera cou pable d'avoir osé vous soup- çonner. 1l est si ioyal ! Et vous s1 persuasive, Ma- dame. Que voulez vous mon ami, j'ai toujours été pour lui d'une faiblesse... Dont ilwa pas abusé, veuil- lez en convenir. Soyons deux à le gâter. Je le veux bieu. Restez notre providence, mon ami. Qu'aurais-je fait sans vous ? Vous êtes désormais d+ la mai- sou. De la maison, Madame ! Oh! ’’exveslente, la douce parole ! A j'eff. ction que j'ai pour cha- cun de vous, au profond cé- youement dont je me sens animé, je me suis souvent demandé si j'aurais été plus fortement attaché aux miens, et voilà que vous allez au de- gant de mes espérances, que vous offrez une famille au dé- shérité, à l'orphelin ?......si j'osais.…. [ suite à la 8me page] qu'on disait | son frère et reprit te «h-iwin del 1! marchaït d‘en pas: | TUBULAR Dairy Cream Separator, he closest skimming and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. I NO DISCS Æ] Suspended Bowl, Bottom Feed, | : SHARPLES or bowl complications whatever. Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or . largest Butter factory. HaAxD TUBULAR. 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