1 % . +. L | th! ‘| L | L'IMPARTIAL : mt eme nes L'IMPARTIAL Le seul Journal Français dans | ">. : du Prince Edouard. Publié Je Jendi de chaque semaine. ABONNEMENT : L'IMPARTIAL un an........$100 L'Impartial et Buote’s Monthly $1.30 | Toutes communications, rer mises, etc, doivent être adressées à F. J. BUOTE, Tignish, I. P. E, T'IMPARTIALI.. OCT 1893 TIGNISH, 2 “Le journal. c'est la grande chuire Qu me Du haut de cette chaire. l’apôtre, | e prédicateur se tait entendre, non plus : entre les murs d une église, mais Atout le monde. La presse ast immenge pour | ie mal ; il faut qu'elle soit plus puissante | et qu’on ne le taquinera pas da- pour ls bien.” L‘Abbé Henri Raymond Casgrain. Il y a eu 23 ans, le 20 sep- 1 ; P tembre que le pape à été dé- pouillé de ses Etats. Le pape vient d'écrire à Mgr Satolli pour le féliciter nes qui ont pris part à la con- d'avoir su rétablir l'harmonie parmi l'épiscopat américain. Le général Herbert a don- né un bel exemple, À l'asser- mentation du nouvean gou-. yerneur général. En apercevant Son Eimi- nenee le cardinal Faschereau, assis près du trône, le géné- ral qui est un bon catholique, que nous sommes à present, nous comme on le sait, est allé irm- médiatement mettre genou à terre ef baiser lanneau pon- tifical à la main de Son Emi- Je “Herald“. Nous avons no- Cette démarche de la part tre langue maternelle, que nence. d'un homme occupant uue aussi mandant toutes les forces mi- nant à l'une des plus grandes familles d'Angleterre, est une | R nault et les autres qui sont à jeçon pour bien de nos eatho- liques qui affectent de dédai- gner ces marques de respect | au tend à nous perfectionner a l'égard des plus hauts dig- nitaires ecclésiastipues, Sir John Thompson et ses collègues sont reçus avec en- thousiasme dans tous les en- droits ou il adressent la pa- role dans Ontario: Le gouvernement Glad- stone, pour atténuer la misère qui menace les classes pau- vres, cet hiver, a imaginé le projet suivant. Les municipalités rurales seraient autorisées à acquérir lea terres, jusqu'ici inoccu- pées et à y diriger la main- d'oeuvre qui chôme. Ilys des dizaines de milliers d‘ac- | res qui pourraient ainsi être rendus productifs, et cela éloignerait des villes le cou- rant migratoire des campag- nes, qui fait le désespoir des économistes, Du Courrier de St Hya- cinthe : Le repatriement a pris des proportions vraiment consolantes dans le district de St-Hyacinthe. JL nous suffira de donner les chif- fres du Bureau de 1a dou- ane ici, pour une idée. Ainsi, dans le mois de septembre, revenues des Etats-Unis, se sont inscrites à notre bureau des Douanes. Ces gens sont décidés de travailler sur leurs terres qu‘ils ont eu le malheur d‘abandonner pour ces Etats de malheur. Compatriotes, soyez bienvenus ! | songé à faire arriver d'un coup la langue fran- haute position, com- | ES cent familles, | ue | rs | : Nous attirons l'attention | des Acadiens qui lisent le | “Summerside Farmer” et le “Char ottetown Herald” sur les remarques offertes par ces deux feuilles, la semaine dernière, à propos de la con- vention des instituteurs aca- diens qui a eu lieu le 27 sep- tembre, Le ‘Farmer® faisant allusion à cette convention dit, d'une manière dérisoire, comme de raison, que M. .J. Oct, Arsenault est déterminé de n'avoir rien de moins en | fait de français parmi nous, que du francais parisien. Le “Herald, voulant montrer un esprit mieux cultivé que SON confrère, renchérit et dit que M. Arsenault est déter- miné de faire parler le fran- çais, 1G, comre on le parle sur les boulevards de Paris, que l'inspecteur espère vantage pour le langage-pa- | tais que nous parlons actuel- lement. Il n'est pas probable que M. l'Inspecteur Arsenault, ni aucune des autres person- vention duy,27 septembre aient tout çaise à l’état de perfection parmi nous. Le but de la convention des instituteurs acadiens est d'encourager l'étude de la langue française dans nos écoles. Mais, tels parlons français, et d'une manière assez intelligi- ble pour nous faire compren- dre très bien quoiqu‘en dise nous avons conservée et qui est reconnue et agceptée de tous les peuples policés, litaires an Canada, apparte- Nous ne sayons pas trop si le “Herald‘‘ peut en dire ay- tant. Après tout, si M. Arse- la tête du mouvement louable ans l‘étude de notre belle langue française parviennent à introduire parmi nous du | français à peu près comme on le parle à Paris, ils auront ac- compli pour leurs compatri- | otes un bienfait que le “Far- mer“ et le “Herald® cher- cheraient en vain d‘accomplir | pour les leurs en important | parmi eux les dialectes in- nombrables et'inintelligibles de leurs ancêtres d'outre- mer. IL FAUT AIMFR LA PATRIE LA patrie, dit Mgr. Turinaz, c'est le sol qu'ont foulé nos premiers pas, le toit qui a abrité notre enfance, le ciel qui sur nos têtes a étendu ses nuées ou fait resplendir ses rayons et Ses ardeurs, les affections pures et saintes, les croyances angustes, les traGitions vénérables, les souvenirs des tristesse et des joies, des épreuves et des gloires nationales, les tombes OU reposent ceux que nous avons aimés. Cet amour de /2 patrie, ce devoir sacré, enseignons le aux gènérations qui se lévent. Que les mères appren- nent ce devoir à leurs enfants, dès les premières lueurs de leur raison ; que les péres en laissent à leurs fils les traditions comme le plus précieux héritage ; que les maîtres le révèlent Par toute les ressources de l'instruction et de l‘éducation et 1 fassent resplendir à toutes les pages de notre histoire ; que ce peuple s‘incline avec respect et admiration devant les tombes de ceux qui sont morts pour s2 défense et pour sa gloire. Cet appel à l‘amour de Ja patrie sa raison d'être partout. EACELSIO 1 OZNTMENT v— PTE Relivion. Qui n'a jamais entendu |z voix plantive d'un qu: Iqu’un pleurant sur «#8 malheurs et se; infortunes ? Quel st homme fi puissant, si riche, si or- guerlleux ou si méchant qui n'ait ja- mais senti son cœur s'attendrir aux récits d’un pauvre orphelin que la. main de Dieu a frappé en lui enle- vant ce qu'il a de jlus cher sur la ter- re? Quel est l'être raisonnable qui n'ait senti tout son intérieur s’emou- voir cl ué: sur un lit de douleur n’ayaii sur toute crnsolation que la presen- ce de quelques petits enfants tour- mentés et affaiblis par la faim, ten- dant leurs petites mains syppliantes pour recevoir un morçeau de pain, qui seul pourrait faire revivre dans leur cœur juvenile l'espérance de gouter les joies de l'enfance, mais ne recevant qu'un long soupir échappé d'un cœur maternel; soupir signihca- tit, soupir qui dit plus que ne peut éxprimeyr |: parole, et que ne peut re- pr. Senter Je: pinceau ? O pauvreté ! Q misère} pour quoi | ne cherches tu pas ailleurs tes vic- tumes? Pourquoi venir jeter le désepoir au milieu de cette famille deja éprou- vée par la perie d’un mari tevdrement aimé, d'un père c'éri et adoré? Non Je me trompe e désespoir n'eutre ja- mais dns le cœur de ces temmes pi- euses et dévotes, de ces méres pour qui les plaisirs du monde n'ont jamais | cu d’attrait. Si que que fois une larme mouille ses paupêres maintenant decolurées, mais jadis fraiches de sunié et de jeunesse, ne vous trompez | ia, ce n'est pis La misère qui la fait ‘Quand vintortune nous | bperre., frappe ce ne suut pas ses Cou;s qui vous fout pleurer, Au maJheur ur 0p- puse la force et la 1ésignauon. Mais ce qui fait fendre le cœur, ce qui fait jailhr les larmes des y:ux, C'est un signe de pié é. C'est un regard, un mot qui nous dit “Je partage votre peine.” O, religion que tu es bienfaisante ! Au malade tu donnes la force et la tésignation de supporter ses maux avec patience et parfois avec joie. Dans le coeur du pauvre orphelin tu verses le baume de Ja sainte espe- ranc:. Par ta charité tu attendris le coeur du riche, et lui fais délier les cordons de sa bourse O Sainte Reli- gion! jstaime, Si tu n'étais pas di viue je L'aimérais ençore, tes oeuvres m'y forceraient; ta sollicitude pour l'humani.é{ souffrante m'y contrain- rail. Oct. 1893. La Tempete a Mobile Mobile. Ala., 4—Les dommages causés par la tempête de lundi vont se chiffrer par mi lions. Dans le district des Maraïîchers, | l’autre c6 é de la rivière, vivaient 13 familles dont on pouvait voir les de- meures des éminences de la vill:. Une seule d: ces demures est de meuiée debout, et comme on n’en a pas encore 1egu de nouvelles, on croit que plusieurs des habitants de cet en droit ont ;én. Trois où quatre cents bé.es à cornes out péri. La demeure de Stephen Walter a éié rasée, et Is fa. mille entière, comprenant lui même, sa femme et sa nièce, fut noyée. Il n'v a qu'un fil télégraphique es dehors de cette ville, et tous les trains sont arriés. Scranton cinq églises subirent le même sort. et les débris dispersés, los récoites ravagées, et la désolation rôgne par- tout. AVIS AVIS. Je me suis décidé de faire | un changement daus mon commerce. À l'avenir, je ne vends plus à credit; mais je vendrai beaucoup à meilleur marché. Je prends en échan- ge tout ce qui peut s'offrir sur,les marchés. J’invite aus- si toutes les personnes qui me doivent de venir régler leur compte d'ici au premier de novembre. Tout compte non réglé à cette date portera in- téret. A. J. BERNARD, (LIMPARTIAL. = Ths only French Paper in P. E, I, Weelky 1.00 PER yxar. One of the BEsT Advertising medium in this Province, Rates low. Tignish, P. E. !, à la vue d'une pauvre veuve À Grande Baie quatre églises ont été détruires, tandis qu'à Des maisons ont été renversé:s | PT CORRESPONDANCE. XOX Monsieur le Rédacteur, C'est en vain que votre corres- | pondant Acadien veyt fale revivre | es malheureuses divisions dont on | déplorait l'éxistence depuis p usieurs années parmi les acadiens de Tignish | Grace aux admonitions de /Impapria . | les açadiens qut compris que l’unign | fait la force et que s'is veulent que | leurs interêts soient réellement pro- | tégés, i s ont b. soin de gette unipn et | de cette force ; ques’ils veu ent ayoir leur part dans ia distribution ‘des places et des faveurs: sils veulent que leur angue soit enseignée dans les éco es, .il leur faut un rèprésen- | tant français. Depuis quelque temps | on 8e montre bien zèé pour l'étude et l’enseignement du francais, mais À ln vue de cette ferveur nouve le. on £e demande ce qu'ont fait depuis trente ans Ces amis si dévoués de [a cause , acadienne. Si les acadiens ont droit aujourd’hui à ce que leurs’ enfants apprennent leur propre langue à l'é- | sole, est ce que c'est là un droit nou- | vellement acquis! serait ce par hagard une de ces faveurs que lon prétend | avoir obtenu pour les éco'es françaisgs | il y a quelqne temps } Voyez les faits. | Suivaut je rapport le l'inspecteur, ii | n’y avait pas, il y a deux ans, il n’y a | pas même aujourd'hui un centre fran- | gais ou la langue frangaise soit plus | negligée dans les écolés, et nous poyr- | rions ajouter, on l’on parle .lus ma: | le français qu'à Tignish Même à l’é. | cole de Grammaire nous avons eu, | | | psidant plusieurs année;, des maîtres qui ne savaient pas un mot «le fran- gais Heureusement aujourd'hui les instituteurs de Tignish ont à leur tête un homme qui sait le français et, ce qui est plus, qui sait lenseigner. Mais vis-à-vis de ces faits, que devous nous dire de ceux qui veu ent se faire passer aujourd’hui pour nos amis, bour our les chefs dévoués des français de Tignish? Evidement ce n’est pas le zèle du progrés matériel, intellectuel des acadiens qui ies inspire, mais bien le ‘zelus domus mene', le zèie des inté- rêts de famille qui les dévorent. Ne vous laiscez pas tromper, braves aca- diens de Tignish. Ceux qui en | rappe'ant les ma'heureuses divisions du pussé veu ent semerencore a dis- cor parmi vous ne 8 nt pas vos amis. Restez unis. Vous êtes plus que es deux tiers de la popuiation du dis- trict. Vous avez droit à un réprè sentant frangais et si vous tes uuis vous l'aurez. | Vindex- y CALL AND INSPECT. MY NEW GO0DS | uit opened and ask for my Prices l | YOU WILL FIND THEM DOWN TO LOW WATER MARK. 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E le souffait dans l1 direction du sud, ie long de 12 rivière Mississippi jusqu'au gulfe du Mexique. | Ce tut l’une des plus effroyables tempêtes qui aignt jamais vsité certe partie du pays, et autant qu'on à pu savoir jusqu'à présent, .24 personnes ou plus oni p:rdu Ja vie, et probabie- ment trois furs autant ont été blessé:s, dont plusieurs fatalement. L'écroulement des hangars et des balisses arrachés de leur fondement p-r la fureur 4e l'ouragan, les‘ arbres déracinés, et l:r toits des maisons vo- Jant dans les airs provoquêrent une alarme indescriptible, et la plus gran- de partie de la population de la ville resta debout toute }a nuit, s'attendant à tout moment à voir leur maisons renversées, Parmi les batisses renver- sées furent le marche de |a rue Para- paru, qui écrassa plusieurs autres ba- tisses dans £a chute, l'église Mission de, la rue Burdette, Jes hangars à coton du Northeastern Railroad, la maaufacture de bouillojres Coleman, la saile des Pythias, et un grand nombre d’autres constructions eurent leurs toits anlevés, La Jevée du revé- tement sur le lac Pont-chartrain, qui protégeait ls Nouvelle-Orléans de l'inondation ea arrière, fut emportée, l'eau se précipitant pardessus à une hauteur de 15 pieds et plus. A la Nouvcle-Orléans trois per- sounes ont pcrdu la yie, et uge autre a éé sérieusement si on fatalement blessée. En bas de }a villg, c'était encore bien pire, surtout à Plaquemine. Le veut a atfeint une véoctié de Joo à 135 miiles à l'heure, balayant tout sur s0n passage, qe es Carte Electorale, Aux Electeurs de la Premiè- re Division Electorale du Comté Prince, Messieurs, Sans aucune sollicitation de ra part, et pur yn vote unanime à l4 conyention des cons-ryateurs de ce district, j'ai êté, de nouvegu, choisi candidat(Assembly- Wan: Coujoiutement avec M, J. K, Bireh(Conscitler) pour les prochaines 6- lections dans les intérêts du purti cun- servateur. Je crois quil nest gue de ion devoir ie: d'exprimer ma gratitude à mes amis pour le support généreux u'il m'ont uccordé pr le passé et ansei pour leur renouvellement de cou- tiance eu cette présente occasion. Je suis, certes fier, mais plus pour 1nex compatriotes que pour moi-même d’être le choix d'un parc qui compte dans ses ran 8 des centaines d'électeurs de nationalites différentes à ls nôtre et pari lesquels il $e trouve, pour repré- sentants,des perscanesplus compétentes que 1L0Ï ; eueis qui Cependant n’ont pas hésiter à reconniître le droit qu'ont les Acadiens Français à la représentaciou (dl’uu des leurs à la chambre locale et qui n'ont rien épargner pourleur assurer n Candidat de leur nufionalité. Je suis cer - tain aussi que mes compatiiotes sauront apprécier eet acte de générosité et qu'ils s'uniront de toute leyr force à nos uom- breux amis des +utres natjonalités et qu'ils me meneront à la victoire, avec une belle majorite, Mes principes et opinons politiques sont trop bien conuus dans tout le district pour que j'en fasse mention ici, u’il me suffise de dire que outre que je erai mes plus grands efferts pour obta- uir une administration la plus écono- mique possible, croyant comme Cicéror que **] économie est elle même un grand revenu”, je Supporterai toute mesure juste et équitable tendant à la restaura. tien de notre crédit provincial que nous avons perdu, et _ je ferai mon possible pour maintenir les dépenses au dedans des bornes du revenu. faisant toutefois provision pour le maintien necessaire des trayaux publics Je crois aussi que l’Agrieulture mérite plus d attention de la part du gouyernement qu'elle n'a ei depuis quelque temps part ouliérement notre pértie de la province, et je fers et en mon pouvoir pour atteindre ce u . En concluant, teut en sollicitant les suffrages de tous électeurs indépendants du district | un bon sombre desquels il me sera impossible de voir personnelle- ment— je promets, si je sujs élu, de voir ayxintérète de ce district d’une man ière particulière et à ceux de la province en général. Je demande aussi, respec- tueusement pour mon celiégue, M. Birch un support aussi loyal que celui que j'attends moi-même. Votre er ue mi rém ha Duvar Road Le ” 31 aout 93 Abonnez-vous À L'IMPARTIAL.