E | eg xs KT ARTE rapproché. Je cheval obéit aussitôt aux LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIET. u G. BUOTE, RÉDACTEUR. TR 7. BUO TE, GÉRANT VOL. 2. NO. 29. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 21 AOÛT 1902. 10 ANNEE. III 000000 LA PANTHERE NOIRE CHAPITRE XII & @ & nr EE à 00000€ 6 à ALERTE INUINRENCUQURUILRRNRILAUE (suite) Les bonnes bêtes avaient doute reconnu d’instinct un mi ; car dans cette course affolée elles ne cessaient de se sans | pius en plus ses forces, furibonde. La retourner tantôt à droite, regardant l’onrs qui s’élançait dans tantôt à gauche, animal devint tude. Alors pour l'herbe en bondissant. réveilla avec l'instinct de servation. et précipi- tait sa course avec une vitesse é- gale à celle des fuyards ‘Nous avons une grande avan-|la tête, soit au e !’’ fit Walter pour tranquilliser coelir : cheval seraient alors sauvés. ri . Su LR. ses deux cousins. Mais il ne s'a-{$s'il allait manquer son coup ?. busait pas lui-même sur la SRENSRE Daniel ne lui avait-il pas appris que qui restait toujours la même. l'ours gris ne rimper ? t bien PS es œ Ils étaient encore éloignés d’une | Le bois de chêne . « + l < m centaine de mètres lorsque Waiter | un arbre lui offrirait E un refu- arrêta son cheval, afin de donner à près ; ve, et le cheval serait sauvé. ranger 4! Après cette éflexion, | | homme enfonc: sau- | p P erons dans les flancs ensanglantés ses cousins le temps de se ses côtés. ‘‘Maintenant nous vés, leur dit-il. de nouveau ses é- soninies Dès que nous au-|«4u pauvre cheval, et se précipita en | allez | avant, ue tourner à droite, de façon que l'ours|l'ours bien loin derrière lui. je! Enfin il atteignit les ce qu'il! Tout en galopant à travers la forêt, rons dépassé le taillis éie | vous laissant encore ne vous aperçoive pas. Moi chênes !| resterai en arrière jusqu'à me serre de près ; je lancerai alors | Walter put choisir l'arbre qui con- | rêt rendit mon cheval à droite fond de train ; | venait à son dessein. l'ours me verra seul et me suivra Ilavait queiques mille mètres | mais je serai bientôt hors de son at-| d'avance sur son sinistre ennemi | teinte, et je reviendrai alors aul|il arrêta brusquement sa monture, fortin. Quant à vous, continuez |et sauta à bas de sa selle votre course aussi vite que possible! Le brave cheval, recevant vers la maison. Vous direz que|côté un coup de fouet, et et La voyatit l'ours n’a pu nous aticinüre, de l’autre les formes gigantesques je ne rentrerai que bic: rands On était Walter s’arrrta | de l’ours se rapprocher à g | arrivé vers le taillis. | pas, s'enfuit d’une allure sauvage | k « 4 à , UT, derrière ses com-!et désespérée. pagnons. | Aussitôt Waiter, le fusil au dos, “En avant ! leur ordonna-t-il. | se hissa sur le tronc raboteux du Galopez autour du bosquet, puis ! chêne. En quelques secondes 11} courez droit à la maison. Allez !”’ (parvint sur la première branche Et caressant le cou de val qui nous deux, tinua-t-il, tu ne m'atteindras plus que mes deux cousins.’ Il distanca, en quelque milliers de mètres, et alors | qui arrivait, haletant essoufflé, vers son che- | élevée de quinze pieds environ au- fusil à la défendre à A ruisselait de SUQUT- x dessus du so] + et, soil hideux animal con- ain, se tint prèt à se Un moment après, la terre trem- effet, l'ours de|bla sous les pas de l’animal féroce, seulement 1l à respirer | l'arbre où Walter venait de se dé- pas L: l'instant mêine. | | | | Es | commença | tes. loin, rober à ses attein S'il allait plus plus librement. R laissa alors son cheval ler à pensa Wal- Pouise ; Car il était persuadé que | ter, mon cheval serait perdu ! l'ours ne le rattraperait pas. La bête féroce s’avançait lourde- Walter se tournait cependant as- ment, faisant des sauts énormes sez fréquemment, dans désobe parmi les arbres les plus rappro- qu'il cesserait enfin sa poursuite. | chés, lorsque Walter fit feu au mo- Mais l'animal ne ralen elle nt au pied de son fonds ni sa course ; il se précipitai Cela fait, il lança son cha- 1: long de la ie que le cheval fou- | | peau à l'ours. lait au milieu de l’herbe Walter se trouva bientôt l’oasis boisée, qui ment où arbre tissait ni ses it | poussant un entre | iffe avait dis paru | coups de gr derrière lui dans le lointain va- Un second coup de feu retentit, | | Il fallait frapper le gr#ss/y, soit à lui et son Mais d'un |enfonça ses dents, et le déchira à, AR ARNRENNANIREMONCNR ® FEUILLETON DE L'IMPARTIAL. que son noble coursier perdait de tandis que enne-| l'ours continuait toujours sa course crainte de se voir enün rattraper par le terrible lui une certi- toute son énergie se sa COtn- | timent de | baissa de nouveau ses | } | | ment abandonné. { 1 } | M RÉ ie A. ses | ÆRSCISESFRS FF , Sy À (| è œ® 4 c o 27 LEA &, tait cramponné au tronc, malgré 11 blessure mortelle qu'il avait reçue, et continuait à pousser des rugis- sements rauques et sauvages. “ faire feu ; il déchargea le secon crâne de la bête féroce, qui tomba alors en arrière au pied de l'arbre, tandis que tous ses membres 6 taient agités par des convulsifs. ‘Merci, g*? s'écria le brave serrant ses vé armes contre et en regardant le ciel avec un sen- reconnaissance. Ji a- regards e jeune| | le monstre étendu sur le sol. Ja vie ne l'avait pas encore entière- | Après quelques minutes con:a- respirer et à reprendre | crées à haleine sous l'ombre épaisse de ces: chênes éternellement vers, la frai-| | che brise qui soufllait dans Ja les forces à l’audacieux | chasseur. : | be fine qui lui permettait de | sans | | iles deux | | 1 * |vaient plus conserver la même al- \ | compagnie d |puis longtemps rendu devant le Fes afin de guetter ie retour des qui s’en empara en, grognement sourd, y:: } | | | | | poreux, et une longue bande de ter- | tiré de la fourche de l'arbre, et] rains boisés qui s'étendaient vers |l'ours roula sur lui-même. Il se l'occident. releva sur-le-champ et regarda alors | Daniel lui avait souvent parlé|son adversaire en grinçant des d’une forêt de chênes dont Île ‘dents ; puis il s’élança contre le! ,,1: 5 ie | s'éloigner. tant bie était tapissé du gazon plus fn, | tronc de l'arbre, qu'il frappait de et qui se trouvait recouverte En | de ses énormes pattes, sans réussir | forme de voûte garnie du plus 6-|À atteindre la branche sur laquelle pais feuillage. : | Walter se tenait Ce devait être cette forêt. | Le sang lui coulait le long de la! 13 | | jusque-là, | tête et sur le côté. Pris | rage féroce, d'arriver J'essayerai son cheval, l'animal commença un assaut contre pensa-t-il en pressant dont l'allure se ralentis jeune homme -s s'était et1-| sait sensible- | vigoureux l'arbre, croyait ment. Le naturellement que l’our couant violemment entre ses jonétions de son maître ; mais cefa dura peu de temps, et il ralentit de nouveau sa marche. Walter s'aperçut avec in- : terreurs nait grande ouverte. |musculeux. Walter avait pris son revolver, et, visant la brute | gissante, il déchargea le premier | coup dans sa large gueule, qu’H te- \ Sa présence est une aussi É protection que la mienne, «it le nègre. Ne vous alarimez donc pas, d'une certain’? | qu’il essayait de déraciner en le se- bras : elle en cherchant à nm11- | mu | ZON. | HiEYS. L'ours res- | € veux erraient anxieusement sur la! Le sol était recouvert d'ure h:2r- suivre | interruption l'empreinte des pieds de son cheval. Tandis qu’il marchait d’un pas précipité, plaine en s'efforçant d’entrevoir | la forme de son couïsier favori. CHAPITRE | | XIII | Au moment où cela se passait, frères approchaient du fort ; mais les chevaux ne pou- lure, bien que les jeunes gens Îles excitassent du fouet et de la voix. La vue du fortin ranima le cou- rage des pauvres bêtes et leurs conducteurs : les chevaux oublièrent leur fatigue : aussi fi- rent-ils un dernier effort 4 pour at- eindre la colhine : ils y arrivèrent t la crinière au vent et la bride sur le cou. Mistriss Taylor avait retardé le dîner d’une heure environ pour at- des enfants ; ne elle était | allée rejoindre son époux, qui, en tendre le retour les voyant pas arriver, le Daniel, s'était de- eunes chasseurs Rien ne ns à l'horizon, et Amy | parents au | Taylor redisait à son mari rejoignait à son {our St moment Où inistriss ‘“Pourquoi les enfants s'attar- dent-ils tant ? Ils r'avai n promis de ne jas {trop —Walter n'est-il pas avec eux : bonne car le jeune maitre nous ratmènera les enfants sains ét saufs ; c’est Amy s'était levée. ‘“J'aperçois quelque ehose qui de ce fit- percer côté, - l'hori- semble se diriger je crois que ce sont les po- —]jls arrivent au triple galop, s'écria Daniel en portant les mains Walter crut devoir continuer à | 21 L coup de son revolver au milieu du mouvements | mon Dieu ! je suis sau- | garçon en | sa poitrine | sur | fo- | | | < l'allure des pauvres bêtes, ne Hand, Made in a TE TNES 7 LAENSEMENE DEEP ESS | ? + Free re GS Js the pre CL € = + hate choah Aout 5 o tauces lie UE F4 P1 out more Fe & ! Ç É: A CA © T4 E-2 [2 è DJ At e È T1! ; : made, es Fe Complete Catalsgue, = applicatiou. pre . DNA TON AN BAT LI LL TU TR 7 REA ee pape + SM Dhs À ue 8 an dot où à a kE We ÿ Cal M or bowl complications whatever. 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À pe | Ciel qu’il ne soit arrivé aucun malheur !? s'é-| cria imictris Taylor en joignant ses mains tremhiantes. + le cœur glacé d'é- er vrienciIeux pouvante, chacun suivait avec; anxiété la course effrénée des en- fants les bonds . cours icrs à {ravers la piécipités des | prairie aug- mertaient leur épouvante et leurs angoisses. M. Taylor eut bientôt reconnu, qu’el- | es Étaien Hiadéles couvrait leurs flancs hale- tants, leurs parents. leur | | NOUVEAUX rens sort de W épuissées ; une écume! : fants avaient eu le temps de racon- | la colline. torisé cette partie de chasse. ‘Tout n'est pas encore perdu, les | leur dit Daniel pour les consoler. leur | Le cheval blanc est une excellent: Ils se jetèrent en fon- | bête, et Walter est un écuyer hors dant en larmes dans les bras de |ligne. lé. leurs parents. [bois de “Un ours gris !” role purent jeunes gens à peine fut la seuie pa- prononcer remis de que épouvante- Il a dû se diriger vers 1: chênes ; car il sait bier. Dès ve Daniel eut ice ces |qu'un ours ne peut l’atteindre e:: mots : ‘Un ours gris ! fut la seule {cet endroit. Allons, allons, il far‘ parole que purent prononcer les! espérer que le Ciel laura proté- ER gens à peine remis de leur! ae.” opouvante. Ils se jetèrent en fon- A ces mots le nègre s’élança sur dant en larmes les bras de son cheval, et, se courbant sur | la selle, il partit au galop dans 1: Dès res Daniel eut entendu ces direction de la forêt de la rivière mots : dans “Un ours gris l”’ ils ‘élança | des Prumiers. dans le pâturage et en ramena son; Il atteignit rapidement le | cheval, après l'avoir débarrassé de |rant d’eau, et ne tarda pas à ses entraves,. cou- ret- | contrer les traces de l'énorme I le sella en quelques ‘econdes ; mal. Illes suivit au galop puis, s’emparant de qu'au bois où Walter avait ses frères en attirant sur lui la fu- reur de altéré de sang. En cet endroit les traces du cheve] du jeune chasseur se confondaient avec celles d an-- ju: - ses sauv : armes, il revint À la maison afin d'obtenir de! cignements sur le l'animal alter avant de se lancer à sa recherche. Il trouva la fam:lle en pleurs et : monstrueux animai, très alarmée ; car, pendant qu'il et elles le renèrent au bois &e avait fait des préparatifs, les en-|chênes. Le ciel s'était voilé de nuagc; cependant les jeunes gens les | | ter dans toute son horreur leur ter- | excitaienit encore. | rible aventure. , ‘‘Où est Walter ? au nom ml La famille Taylor remercia Da- Ciel où est Walter ?’’ crièrent à|niel de son intervention : les san- tant plus amers qu'ils avaient au- Re d ns _ À 54 NPÉRME S Dr RES CRE AE 4573 grisâtres, et un vent violent com | mençait à s'clever, venant du su‘ lorsque le nègre atteignit la forèt, dont la voûte de verdure déjà son: | 1 1 né A ei ER HEURE: MM aa la fois le père et la mère aux en-|glots qu'ils étouffaient étaient d'au- | bre était étendue plus obscure eu- . Mants dès que ceux-ci eurent atteint (suite à la 8me page) ae on ren fc SE 0 ee ne En AR ait RSS EEE À Po encart man = à LP RS AE Da V0 PR cote # cdi atteintes