ns CD ES PL LL 2 bat PE RAS à * et ee time ethtl nement s ve ha Me x 2% à TR ” gi Mr 2 of LAS NT RTE CLS EN Pa. ee Le LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PR nes VOL. 4, NO. 1! FEUILLETON DE L'IMPARTIAL LA MAISON GRISE. : RIRIRIRIRS MERS RERIRIRIRIRERERIRIENRSRS | PREMIERE PAPTIE (suite de 8ème. page) Ne me demandez pas cela, Dolo- rès. Et Dolorès ne demandait plus, mais priait toujours. Josée devenait encore plus séri- euse, profitant des quelques répits que lui laissaient les récréations pour entreprendre d’interminables ouvrages que Marquerit distribu- it aux mendiants des environs. [1 devait y en avoir beaucoup, car ous les matériaux que Dolorès a- bandonnaïit aux fillettes y pas- saient, Souvent, lesoir, elle réci- tait un chapelet avec les enfants ; Josée s’avançait, s'avançait, s’ins- tallait sur une chaise basse à son usage depuis son enfance, et cou- sait, cousait, cousait sans se las- ser. —Eh bien, Josée, disait Dolorès tu ne t’arrêtes donc pas ? —Je n’xi pas encore fini, disait doucement Josée, levant ses grands yeux sérieux. Et l’on eût dit, à la voir si pieu- se active, qu’elle s’était donné une tâche surnaturelle qu’elle ne pour- rait jamais achever. Graciette, elle, suivait deux ca- téchismes : à la pensiou et chez le curé Noé. Ce dernier, un peu courbé par les fatigres de son mi- uistère, semait sans relâche le bon grain partout où il voyait un peu de terre. Tous les soirs, il inter- rogeait sa pupille sur les princi- paux points de notre sante reli- gion- Les hauts faits d'arme du Commandant avaient fait place à ces paraboles, des lectures d’évan- giles que Graciette écoutait, re- cueille. Son âme, droite et pure, était pénétrée de reconnaissace envers ses bienfaiteurs. Chaque soir, elle priait pour son père père, dont elle avait perdu le souvenir, pour sa mère ; puis s'adressant à elle com- me à une sainte, elle la suppliait de demander à Dieu pour le saint pré- tre, pour le Commandañt, pour Chiqaette, pour ses awuis, pour tous ceux qui l'avaient accneillie, tout le bonheur qu’ils pouvaient désirer en ce monde ; enfin, elle n’oubliait pas les pauvres ni les souffrants. Le grand jour arriva. L'autel, que surmontait Notre-Dame des Anges, était mag nifiquement paré ; des lis, des ro- es blanches sur lesquels venaient mourir les rayons du soleil tamisés par les vitraux bleus, rouges et o1 de la rosace. La famme des cierges venait ani mer les peintures des côtés : une Fuite en Egypte, et, lui faisant ace, un Intérieur de Bethléem, saint Joseph et son divin apprenti maniant le rabot pendant que la Vierge file, assise un peu plus une | ES NU on f ait la Fo GR SR rer fe ww Moscier Dr PR: ES TIGNISH, cveuveeees la main, s’avancèrent les commu- niantes |! Et lorsqu'une voix suave s’éle- va : Un chérubin dit un jour à mon âme, Si tu savais la gloire dé mon ciel. Si tu voyais les purs rayons de flamme Que sur mon front projette l’E- ternel !... un frémisement involontaire secou- a Germain sur le prie-Dieu où il se tenait à côté de Louis Tixador, rai- de et in indifférent, Un rayon s’é- tait arrêté sur les cheveux d’or de Josée, dont l'éclat transparaissait sous le voile de tulle ; il sembla au père que son enfant devenait im- matérielle, qu’elle s’avançait secou- ant deux blanches ailes, les yeux radiuex, un sourir d'extase sur les lèvres, comme une créature idé- ale ne tenant plus à la terre. Son cœur se rerra. Mais Dolorès pas- sant près de lui, suivie de Pierre, le ramena à la réalité, et son œil adouci put contempler Josée qui ra- menait les plis de son vcile pour s'approcher de la Table Sainte. Dolorès n'avait pas eu la joie d'amener son mari aux pieds du di- vin Maître; et, daus. ce jour où elle avait compté vaincre cette froideur, elle ne put que prier pour le père de ses enfants. . S'il lui avait été domné de lire derrière ce front que barraient de profondes rides ! Mais, depuis dix-huit ans, cette mer n'avait pas livré son secret. Dolorès n'avait rien su, même la larme essuya d’un geste rite revenir de l’autel, il sentit sur sa joue uue goutte chaude. Le bon Gaudérique, lui, doptive et reçut des mains de son frère le Pain des forts. (Car l’au- mônier avait cédé sa place au bon curé de Saint-Jacques. Graciette avait recueillie orpheline, qui lui avait donné un toit: chez qui elle avait retrouvé une famille et qui &= vait mis en elle ces suprêmes biens : la piété et la droiture de cœur. Quaud les fidèles furent revenus à leurs places, l’anmônierÉadressa quelques mots émus à cs enfautsg qu'il avait dirigées et chez lesquel- le; il avait semé la bonne paro:'e, [Il avait pris pour texte : ‘‘Venez, venez à noi, vous tous qui souffrez, et je vous soulagerai.”” Simyls:- confiance, et «e même qu'il a porté du moude, de même prenant sur ses divines épaules un peu de notre fardeau. Et quand ïl ajouta OPRIETAIRE. ILE. du PRINCE EDOUARD, JEUDI Heart Palpitated. FAINT AND DIZZY SPELLS, Fecr Weax ann Nervous. COULD SCARCELY EAT. TWO BOXES OF MILBURN'S HEART and MERVE PILLS Cured Mrs. Edmond Brown, Inwood, Ont., when she had almost given up hope of ever getting well again. She writess: “I was so run down that I was not able to do my work, was short of breath, had a sour stomach every night and could scarcely eat. My heart palpi- tated, I had faint and dizzy spelis and felt weak and nervous all the time. My husband got me a box of Milburn's Heart and Nerve Pills but I told him it was no use, that I had given up hope of ever being cured. He however persuaded me to take them and before I had used hali the box I began to feel better. Two boxes made a new woman of me and I have bee: well and have been able to do my work ever since.” Milburn’s Heart and Nerve Pills are so cts. box, or 3 for $1.25, all dealers or THE T. MILBURN CO., Lim ited, TORONTO, ONT. k pas | farouche lorsque, voyant Margus- | | vint | s'agenouiller auprès de sa fille a- ment, il montra l’Infinie Bonté re- | cueiilant toutes les souffrances, Jé- | sus-Christ soutenant, récoufortant | ceux qui s'adressent à Lui avec! la Croix avec toutes les iniquités | | | Î Plus de la moitié de la bataille, qui doit se livrer aux plats graisseux, se trouve dans le savon que vous em- ployez. Si c’est du Savon Sunlight, c’est le meilleur. g A case 0! Headache, severe or slight, that KumfortHeadache Powders w111 not speedily relleve and cure. From ten to twenty minutes is all the time required to effect cures that areoftentimes miraculous, Havebeen indorsed by thousands of Canadians as not only the BEST, but a great deal BETTER, thanany other kind, because they are Safe, Sure and Speedy. For sale by all dealers, or sent, post- paid, upon rene of SEX Accept oni ; the GENUINE KUMFORT HEADACHE POWDERS, substitutes or imitations are worse than useless. Package of 4 Powders. 10c. Package of 12 Powders, 25c. F. G. WHEATON CO., Lro., SOLE PROPRIETORS. FOLLY VILLAGE, N. S. , E. Gallant \brams Village Nouvelles tes sortes, Les marchandises d'automne sont | maintenant arrivées et les prix, | comme toujours, aussi bas que pos- Marchandises. de tou- : |sible. LE STANTON'S PAIN RELIEF! Remède INTERNE et EXTERNE pour le soulagement et la guérison FT immediate des Rhumatismes, Crampes, Coliques, Maux de Gorge, Diarrhée, Névral- Ë gie, Mal de Dents, Entorses, Con- tusions, Etc., Etc. C’est un “ Remède de farille ”, Interne et à Externe, soigneusement adapté à l’usage géné- ral, et qui devrait se trouver dans toutes les maisons, et dans la malle de chaque voyageur. N'oubliez pas que le soin immédiat de n’im- porte quelle douleur, vous épargnera un trou- k ble sérieux, de l’inquiétude et de la dépense. Dans les cas où il vous serait difficile de vous À procurer un médecin, le “*STANTON ” je remplacera, a Il calme et soulage immédiatement. En vente partout. Prix 25c. la bouteille. 6 Les PILULES DE NOIX LONGUES DE & McGALE, guérissent la Constipation À Cbroniqé:,l’Engorgement du Foie et le Mal de Tête, 2 4 En vente partout, 25c. la boîte, on expédié franc de port sur réception du prix, F Seuls propriétaires : Tar WinGATe CHami- à £AL Co., Lrp., Montréal, Canada. , ni A mu 19 MAI Gallant’s Drug Store [take rnleasure in announciug to the public that I have purcha- sed Dr. Wickham’s Drug Store, where I will in the future. conduct a dispensing and generai drug bu- siness. My stock consists of the BEST and PUREST Drugs. I will en- deavor, as I have for the last ten years, to give entire satisfaction to the public. Besides my drug stock, I have a fine assortment of Patent medicines. Toilet articles, Fancy goods etc. When in want of any thing in, my line, don’tf orget J. E, Gallant TIGNISH Connor’s O K Rotary Washer Isthe greatest of labor saving machines. Heaviest fly wheel. Gives it the most power. Smootest running castings. Largest tub therefore greatest capacity will do a washing in one quarter of the time required on a board. Price $6.50 . Ask your dealer, if he can’t sup- ply you write. J. H. Conner & Son Limited Manufacturers OTTAWA Dental Notice G. BUOTE, RÉDACTEUR. 1904. Importers aad Dealers in © DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOE* FINE GROCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH: and ALBERTON We have just opened a tull ano compléte stock oi NEW GOODS. We are prepared to supply the wants of the farmer, fisb- erman and mecha- nicC We invite In tending purchaser: to give us a cal;, and they will finc we can meet al competitors, - and | save to them the F. J. BUOTE, GÉRANT 11] ANNEE J.H. Myrick & Co) Dr. Murphy " PHYSICIAN AND SURGEON . TION, sil sc RS J. A. Johrston, M. D, €. M, PHYSICIAN AND SURGEÉON TIGNISH, ME 2z Office and Residence in buildings formerly occupied by Dr. Wickhatm. J. EE WYATH SUCCESSEUR DE HODGSON & WYATT AVOCAT, NOTAIRE, etc. Solli- citeur pour les Nova Scotia et Suinmerside Banks ARGENT À PRÊTER Bureau : Au dessous de Clifton House SUMMERSIDE, Pr, ; Rte MeQuarrie & Arsenault Avocars, NOTAIRES, &C. S'immerside, P, E. I. (Bures n au dessus du Royal Bank of Canada) ARGENT A PRETER Neil McQuarrie, K. C. Aubin E. Arsenault. Lunch Room AND Restaurant I have opened a lunch room and restaurant at my old stand, Tig- nish, where lunches can be had at all hours. Ice cream, temperate drinks, confectionary, fruits, cigars, etc. Ovysters in season We also do baking to order When coming to Tignish call and conducted on first class principles, attention being given to the comfort ot guests, have a good lunch, ame Mrs. M. McEiroy Lt Tignish MAIN STRÉET _ Hotel Bernard > x This house is thoroughly fitted up : within 2 minutes walk from depos, It/ 1e every Terms are reasonable Theo. Bernard Prop Oct 12—6m . SPECIALEMENT RECOMMANDES LES Vins de Messe FABRIQUES PAR LA MAISON A. TOUSSAINT & Cie Sous le Patronage de MONSEIGNEUR L'ARCHEVE.- QUE DE QUEBEC Et la plupart de NOS SEIGNEURS LES ARCHE. VEQUES ET EVEQUES du Can: ja CARD MeQuarrie & Arsenault, Barristers, Summerside, have opened a Branch Office in the C. M. B. A. Building, Tignish, where M. Arsenault will be on Thusday’s of each week, until further notice, NOTICE Tignish Es 5 pe age A EE UE Mot QUAD ACT AÉD MR ER de <* $ EL 7» - Ft: à - elle accrochait des étincelles |” ; je tr ouble an«a ex" "Tr | A loin "éoiles d’or qu'un artiste ha- Quelle est la peine qu’une PTIETE | Marchandises sèches, Epiceries, Parti indehtod | FA mr sait semées daus une voûte fergente n’a pas soulagée ?”” il sem- | Habits, Chaussures, Chapeaux, RE RE AE : ne | WE bile avai bia à Dolorès qu’une fugitive émo-|etc ete. Will be in Tignish on the zcth., L Wickham, M. D., will please take +} a Ÿ-eE l’on se recueillait dans tion passait sur la figure de son! Aussi :—Un magnifique Stock and 3oth., of May pense of gong to notice that his books are left with Comme ” | the undersigned for collection. A. J. MCFADYEN Tignish, P.E. I. March, 14th. 1904 Sunday afternoon will be devo- ted solely to such patients as are suffering from Toothath. All o- ther operations and work attended to following Monday. j. E. McDonaïd, D. D. S. [Office in C. M. B. A.. Building, mari. Un rayon d’espoir bien pe-| de Livres de prières, Chapelets et tit pénétra dans son âme, et quand | Objets religieux, aux prix les plus 1: prêtre termina en disant : ‘‘Ve- | réduits. nez à moi, vous qui souffrez’’, elle! En Gros et en Détails. se prosterna et adressa à Dieu une | Venez voir mon Stock, vous se- de ces prières qui sont toujours en- TEZ Satisiaits. Di 9. E. GALLANT Abram’s Village. cette petite chapelle où le bruit du monde venait mourir !... Quel at- tendriss -ment éveillaient dans les cœurs les chants de l'orgue ! Que f PF { de douces larmes coulèreut lorsque, deux par deux, dans leurs voiles ; blancs, les yeux baissés, le cierge à | tendues. Summerside 97 Abonnez-vous à Charlottetown. L'impartial | mme ne one Go à ne Te rire P " nn A om je “> _ tell ah in pi se sn PR a i , , me dd + nt A SC ETES P ' . __—… sas RTE ’ * ; - - 5 és Din rate à