VE una uns POP AA : rar errehrgrer] 22 ee me de RON Le PE vd di bee eu BU à RE RER amrnron cae pot guns-an AO RE ET BR né ve ne çaient bondissantes autour de) quatre musiciens qui s'escri- Les deux coups de minuit ve-|maïent avec leurs archets, tan- aient de sonner à l'horloge de)dis qu’un plus grand jouait la petite église de Gordonnec, }d'une sorte de flûte à notes ai- en Bretagne, et avaient annon-|gues- Tons les danseurs avaient cé au loin que la Noel commen- de longs voiles flottant, et sau- CONTE DE NOEL ve np anacnn nm ne nn enr tome RM sages dense vues çait. Or, cette nuit-là les ténèbres s'étendaient profondes et épais- ses sur la terre, comme dans l'immensité des cieux. Nulle é- toile ne venait rappeler an monde celle qui guida les ma- ges à Bethléem et la lune éclai- rait un autre sphère du globe. Quelques rares fidèles avaient eu le courage de traverser les bruyères de Gordonnec pour venir adorer l’homme-Dieu naïis- sant dans un» crèche. Le froid et la peur de Ja nuit noire a- vaient retenu les moins coura- geux. Seuls, quelques jeunes gens et jeunes filles s'étaient élancés bravement, et ils s’avançaient à pas pressés, sur Ja route soli- taire qui résonnait sous le talon de leurs sabots. 11 commençaient à apercevoir Ja Iueur de la lumière qui bril- lait au clocher de l’église, fanal de bon augure qui appelait les Bretons à la prière, lorsqu'ils fu- rent rejoints par un homme d’ane haute taille caché dans nn long manteau qui dessinait nne maigreur de squelette. Un capuchon, jeté sur sa tête, ne Jaissait apercevoir qu'un nez pointu comme une aiguille et deux yeux brillants comme des tisons enflammés : —Jouvenceaux et jouven- celles, leur cria-t-il d’une voix glapissante, je viens vous enga- ger à danser avec nous. Un or- chesire établi pour cette nuit dans je cimetière, a déjà com- mencé une ronde échevelée 2a- donner envie au diable lui même. Laisse-nous tranquille avec ta ronde, dit un des jeunes gens. Ne sais-tu pas que c'est aujour- d’hui la Noel. 11 vaudrait mieux pour toi ettes musiciens venir entendre dévotement la messe, que de profaner un lieu béni. Un autre jour, je ne dis pas. N'est ce pas Clotilde, dit-il en s'adressant à une jeune fille marchant a ses côtés. —Oh! c'est bien dommage que la Noel vons empêche de danser ! J'aurais bien aimé me réchauffer un peu avant d'en- trer à l'Eglise. —Y penses-tu, Clotilde. Et que dirait notre brave curé qui nous attend pour commencer sa messe ? —1l attendra bien un quart d'heure de plus, reprit l'incon- nu : une ronde, c’est bientôt dansé. Vous irez ensuite à la messe avec plus de plaisir. Et tenez, j'entends le signal de l’or- chestre. La troupe s'arrêta. Un silence se fit ; les grincements de vio- lons coupés par les sons aigue de la flûte arrivaient distincts et saccadés. Ils reprirent leur march, rêvenrs et visible. ment hésitants. L'inconnu se taisait aussi : mais ses yeux lançaient des é- clairs de joie, car il sentait Ja victoire proche. Jeunes gens et jeunes filles marchaient à pas plus précipités, pour arriver pius vite. 1ls se trouvèrent ain- si devant la porte du cimeti. ère. Des torches de résine l’éclai. raient de leurs flamboiements et jetaient sur les arbres des lueurs hlafardes Des cris et des rires entrecoupés se faisaient taient par bonds prodigieux a- vec des contorsions cantes. Les nouveaux venus se lancè- rent en groupe séparé dans une farandole interminable, puis comme l'orchestre ne s’arrêtait pas, ils se placèrent en groupes de deux pour le galop. Mais comme pris de vertige, 1ls ne pensaient plus à la messe, nià Noel; ils dansaient, ils dansaient toujeurs, toujours ac- compagnés par les crincrias de l'orchestre. Et les heures s’écou- ièrent, et la troupe semblait ne pas se lasser. Et le soleil se leva qu'ils é- taient tous à la même place, dans une ivresse qui n'avait pas de fin. L'orchestre ne se faisait plus entendre, les fantômes blancs à- vaient disparu avec les premiè- 1es lueurs du jeur naissant, l’in- connu lvi-même s'était soudain évanoui en jetant un cri de joie qui semblait à un ricanement du démon. Seule, la troupe des jeunes gens continuait à se dé- mousser. Ue n'était plus à cette heure une danse enivrante ; c’étaient des meuvements saccadés, des frémissements automatiques qui agitaient leurs corps. On voyait que ces malheureux étaient in- conscient de leurs actes, et qu'une puissance surhumaine les forçait à tourner malgré eux. 1ls continuèrent ainsi à dan ser sur place, nuit et jour, sans trève ni repos. À force remuer la terre, leurs pieds y avaient creusé des trous énormes où ils s'enfonçaient peu à peu. Et cha- que jour, ces trous s’agrandis- dissaient au point que leurs corps s’y perdaient jusqu'à l’é- paule. Les parents venaient voir ces malheux et partaient, n’en étant plus reconnus. On leur avait porté diverses reprises des mets et du cidre, mais leurs mouve- ments convulsifs ne leur permet- taient de porter. à leurs lèvres aucun aliment. Exténués, couverts de sueurs, les cheveux longs et souillée de poussière et de boue, ils sem- blaient, avec leurs corps amai gris et brûlés par le soleil, des spectres revenus de l’autre monde. Le curé de Gordonnec, ému de pitié, avait en vain fait des prières et des exorcismes. Le ciel avait été sourd à sa voix. Cependant, nne année entière s'était écoulée et la Noel était revenue. Le curé l'attendait avec impa- tience et avait puisé dans son coeur une inspiration qui allait porter ses fruits. Au moment de cemmencer la messe, il s’'avança recouvert des habits sacerdotaux et jetant sur la troupe maudite l'eau bénite, il cria d’une voix forte. — Au nom du Christ, je vous ordonne de vous arrêter. Et aussitôt, malhoureux ces- sèrent de s’agiter. Les assistants venus de toutes parts les aidè- rent à sortir de leur tombe mou- vante et leur donnèrent tous les soins nécessaires pour les rappe- ler à la vie. Quelques-uns seuls sarvécurent, témoins vivants de la punition céleste. Depuis lors, on n'a plus vu ja- mais de danses dans le village grima- entendre : —Ailons, dit l'inconnu, en ou- de Gordonnec. BoISRORERT. vrant la porte, une petite ronde et ce sera tout. —Ohni, c'est cela, s'écra Clo- iilde en entrant la première ! Elle entra vivement. Toute la troupe la suivit. La porte se ren- ferma avec eux. À autre bout du one cimetière, Là c 0 on \ € e RAR eus hoc her he er Ripans Tabules cure headache. Ripans Tabules: pleasant laxative, Ripans Tabules. Ripans Tabules: for sour stomack. Great December Sale We mean business in this great End-of-the-year Sale. Our grand stock of goods—the largest and best assorted in this part To do this Special {Cash Prices simpiy uuapproacl ed by other stores have been marked on the goods. 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L'homme qui cherche ia ri- chesse, en voulant marier une femme quasi millionnaire, dans le but de faire payer ses dépen- ses inutiles. L'homme qui, étant toujours absent, néglige ses occupations, et bien souvent ne sait pas quel est le profit ou la perte qu'il a fait à ja fin de chaque mois. L'homme qui est assez préten- tieux pour envier le bonheur d'autrui. L'homme qui aime mieux dé- penser son argent avec ses amis à des futilités plutôt que d'a- cheter le pain nécessaire à sa fa- mille. L'homme qui ne vient à :a maison que quelques minutes par jour et encore n'y vient que pour critiquer sans raison. L'homme qui ne ,pense qu'à se parer pour plaire à c-lles-là. L'homme qui, plutôt que ile réjouir sa famille, ne pense qu’à lire des romans et des feuille- tons qui rendent son caractère morose. L'homme qui, ayant fait quel- ques épargnes, part tout de suite pour la promenade, explo- rant le pays en entier et gaspil- lait ainsi ses revenus. L'homme qui pense que la femme est capable de tenir la maison sans qu'il lui achète ce dont elle a besoin L'homme qui croit n’avoir au- cun défaut. sr LES FEMMES QU1 NE DE- VRAIENT JAMAIS SE MARIER —La femme qui achète pour le plaisir d'acheter. — La femme qui espère de toujours avoir du ‘bon temps”. — La femme qui veut remeu- bler ses appartements tous les printemps. — La femme qui aime mieux prendre soin d’un petit chien que d‘un bébé. —La femme qui s‘aitend a. voir une déclaration d'amour trois fois par jour. — La femme qui pense que les hommes sont des anges et des demi-dieux. —La femme qui se marie poar avoir quelqu'un pour payer ses petits comptes. — La femme qui ne sait pas combien il y a de 5, 10, 25, et 50 cents daus un dollar. — La femme qui veut avoir telle chose, seuleme:t parce que son voisin les a. — La femme qui pense que c'est vu meilleur marché d’a:- cheter le pain que de le faire elle-même. — La femme qui demeure à la maison seulement que quand elle u’a plus de visite à faire. —La femme qui aimerait mieux mourir que de porter un chapeau vieux de d'ux saisons. — La femme qui lit de pau- vres romans et qui s’Imagine qu'elle est une duchesse ou une comtesse. —La f-mme qui croit être ca- toilette de année. —La fs:mme qui pense que la cuisinière et Ja nourrice sont capables de fenir la maison en bon ordre. — La femme qui tient plus à la façon de ses manteaux d'hi- _sms RETE ETRANGERE J'rià ma grange une ftaure d'environ deux ans ; couleur noire et un peu de blanc: mar- aæ : un C sous l'oreille gauche. Si elle n’est pas reclataée d'ici au 24 de ce mois, elle sera Ven: due pour défrayer les dépenses. | Marceliin Perry Etaug des Clous. 6 décembre 1897 BETES ETRANGERES —X — J'aià ma grange, depuis le 1er novembre, deux bêtes étran- gères, une taure et un boeuf, d'an an et demi. La taure à les marques suivantes : couleur rouge, l'oreille droite coupée et fendue, une coche dessus et des- sous, l'oreille gavche coupée et un C dessous. Le boeuf a les marques suivantes: couleur rouge, l'oreille droite coupée et deux coups de couteau dans le bout, l'oreille gauche coupée. S1 ces animaux ne sont pas réclamés d'ici au 8 Janvier 1898, ils seront vendus pour défrayer les dépenses. LEON ARSENAULT Léoviile Lot 1 16 décembre 1897 7 œ e @ 9 a 3 Gr ! Fe en © & @ = os œæ © 5 E ® © H "© 3 3%, D + ©, 3 œ #3 @ Hg e æ 5 à Ses Ho e < © Zz D dE @ @ 28) = à O > 8 PQ DE, 9 © RTE ETES 4 © = + © = H HAN @ '® n25°0%œ6sz 2 #4 Zoe [3026 Q So © æ © | 92 35 es n'S Re S E ES D] — @ © QE £ 5 7 M D Un ‘+ + € nm? ® GR 5 > €? 7 çD c J. F, Chaisson & Co Beg to anneunce that they have purchas®d the business formeriy owned by J. B. Peirier aud are in position to sell goods at greatly reduced pric :s. Tea from 16 cts per ibs np to 24 cts. Tokacco 25 cts per Ib up AÏl other articles at corres- pondingly low prices. Marketable produce taken at highest cash price. We will not b2 und:rsold for ready pay. J. F. CHAISSON & co, Tignish, P. E, ?. Nov. 25th 1697. OXIEN The wonderful food for the Nerves. _ It gives vita'ity and vigor to the e-- tire sy tem. DE Streagth, Health to young For SaLe By NEIL MGKINNO» Sumne :i e P, E, I. ver qu’à la santé de ses enfants. — La femme qui pense qu’elle est un ornement pour son sexe parce qn'’elle a gagné le prix du ‘“eucher”. —La femme qui achète de: bric à brac pour son parloir et qui emprunte ses ustensiles de cuisine chez les voisins. —La femme qui pense quo les dentelles et les brcd ri. s ‘ui -ont plus nécessaires qe les draps et les couvertes de son lit. | — La femme quise vante n'.. voir jamais repassé un mouchoir de poche ou jaraais fait un lit et qui se vante avec fierté d'étio parmi la “société” de 15 ans, depuis ]j'a ge