Le Poensiins .… LA MERE JOB (Suite de la lère page) a ——-Ah! Ainsi tn espères en evre trouver les moyens de satisfaire tes créanciers? de- manda baes ‘Job avec sur- prise. —Non, il est trop tard mein- tenant! dit Mugo en soupirant; demain les traites éehues seront présentées, et ma caisse est vide! — Et alors? — Ah! mon père, alors le jus- tice s'en mêlera. Il est resté dans nes livres des cemptes ouverts dont Walter a touehé je montant à mon insu. On y trou- _ vera eneoro d'autre irrégularités ou plutot des faux. Je serai arrêté et jeté en prison tout au moins comme complice de la banqueroute frauduleuse. Tandis que Hugn parlait ainsi, ses yeux demeuraient sees, mais il y avait des larmes dans sa voix. —Mon Dieu! men Dies! Un Job, mon propre fils, en prison ! Un eternel déshonmeur peur mes autres enfants! s'éeria baes Jeb arec l'accent d’une douleur profondément sentie. — Non, mon père, dit Huge en lui pressant tendremeat la main, ne désespérez pas autant de la justice humaine. J'ai ras. semble les preuves de la mau- vaise foi et des fraudes de Walter; j'ai confié ma situation à un bon avooat, qui est anssi mon ami, et l'ai consulté à oe sujet. 11 se fait tort de rendre mon innocence évidente comme le jour. Laissez-moi aller en pri- son, ne vous aflligez pas trop; consolez ma pauvre mère, et es- pérons tous que Bieu finira par jeter sur moi un regard de miséricorde. En ce moment, seulement, des larmes jaillirent dns yeux de Hugo: il joignit les maizs et dit d’une voix suppliaute: — Ah! dites-moi, men père, que vous ne m'’accusez plus ! Dites-moi que vous me parden- ues mou malheur! La pensée que je suis, non pas la eause, mais l’occasion de cette perte énorme que veus et ma mère avez éprou: vée, m'a fait verser tant de larmes pendant les tristes nuits que Je viens de passer, que je ne puis, pour ainsi dire, plus pleu- rer. Mais votre eourroux contre moi m'oppresse le cœur plus que la crainte du déshonneur même! Oh! le plus grand mal- heur qui puisse m'arriver, c’est que vous, mon père, VORS SOyez dispesé à me croire coupable! S'il me refuse son. pardon, eom ment pourrai-je espérer être absous par des juges qui me sont étrangers? Em disant ces mets, il appuya la tête sur le sein de sen père, et s’ésrla : —Ah ! pour l’ameur de Dseu’ laissez mei du moins vetre s- mour ! Baes Job, qui avais leng- temps comprimé ses sentiments paternels ut seudain demine par la compassion. 1l se teisait, mais des larmes bmülantes cou- lavenr de ses yeux eù tombaient sur a tête de son fs penehé sur sa poitrine. —Huage, dit-il, en cherchant à passer sès bras au cen du jeu- ns homme, mon enfant, je te pardenne. Oe n’est pas ta fante; car læ destinée de malheur qui pèse sur mei depuis ma maissan de t'a atteint. Cela devait être ; ! il n'en pouvait être aukrement ! Leve-toi, Hugo ; tu n'iras pas en prison ; je t’apperte les tren- te mille franes qui deivent tæ Sauver. Hugo tout tremblant, regarde son pere qui tira un papier de sa poche et le présenta à som fils, en disant : — G'est tent ge que nous pos- sédon: eucere. Maintenant, tgns nos De sont engagév; mai EE 2% L'IMPARTIAL,, JEUDI LE 26 JUILLET, 1900. ton honnewr sera sauf. Sou viens toi, Hugo, que c'est le fruit de mes sueurs et la part d'héritage de ta soeur et de ton frère, Si tu peux, sans mauvai se Joi, en venserver quelque chose, fais-la par amour pour ts mère... Tiens, aceepte ce se- cours ; bi t'est offert du fond du coeur. Hugo pressa son père dans ses bras en murmuraat d'’ar dentes paroles de gratitude. — Allons, prends cet écrit, dit le brasseur ; c'est un ordre de paiement sur un®% maison de banque. Ke perds pas de temps, et va oherekher l'argent. Le jeume homme comsidéra son père avec une étrange ex- pression, et hoeha ja tête en signe de dénégation. — Que aignifewla ? deman- da baes Jeb. N'eccepterais ba pas ? — Neon, je n'aveepte pas, ré- pondit Mugo d'ux ten calme et résolu. J'ai la droit de ne pas acceæter. Cemment je saerifre. rads à men intérêt persouel, à la censerVation de men honneur à moi, les seules ressources qui font vivre mes parents, et la part hérédMaire de mon frère et de ma seeur! je vous een damnerai tous à la misère, au besoin, et eela en expietion du orme d'un autre dent Je suis la première et la plus inferkunée victime ! — Ju aseepteras le sceours que nous t'effrons ! dit le père d'un ton impératif. — Non, reprit Huge, nom l'affeetion que vous me témeig- nez, rend men devoir plus impé riaux encore ; votre ameæur m'a donné le eourage et la force, m'a buspiré espoir et confiance. Abaadonnes-moi à mon sert ;| gardez les fruits de vos sueure, Ah ! soyez en sûr, je ne gémirai plus ; devant la jusiise même je me souviendrai de votre bon- té, et j'attendrai, le front haut, ie jugement qui décidera de mon avenir. Non, mon, mon père, œessez vos instances ; je ne veux pas donner Un psix pare de men honneur aux yeux des hommes |! Baes Jeb ne s'attendait pas à | cette résistance. En voyant la! ferme résobutéon de son fils il se prit à eraïndre séricusement qu'il ne demeuràt inébraniabée | Loin de s'iritter il sentit au eon- | traire son eoeur s'attemdrir ; et} se fut avec une sévérité qui n'étart qu'apparente qu'il a : | —— Et si je l’ordonnais? si je! l'exigeais au nom de men auto- rité patern2lle? — Je penserais, mon père, que votre affeetion seule dicte! l’erdre, et par amour pour vous. et pour ma mère,je persisterais imébranlablement dans mon re. | fus. Ne comprenez.vous donc pas, mon père, que la vie serait | pour moi un enfer, s’il me fallait | calculer, jour par jour, les besoins, les privations, les mi- | sères, que vous tous souffririez | à canse de moi? je vous en prie, | ne m'en parlez pas davantage. Laissez-moi rester en paix avec! mon cœur et ma con3oience. | Non, non, c'est impossible! | —Hugo, dit le brasseur d'un | ton calme et solennel qui ne lui, était pas habituel, Hugo, songe | à ta mère! pour obtenir cet, argent qui peut te sauver, elle a | prié, supplié, elle s'est jetée à | genoux peut être. Elle est allée! chercher ce seeours bien loin, et | après l'avoir obtenu, elle atelle-| ment couru pour te le faire tenir à temps qu'elle pent en taire une sérieuse maladie. À ses yeux ton honneur était plns que sa vie; dans le malheur terrible qui novs frappe tous, elle re-. merciait Lieu en ievant iles, mains au eiel de fui avoir per- mis de te sauver du déshen-|! ueur. Ai Je reviens à la maison pour lui dire: Hugo a refusé, Œ Huge sera eu prison demain, | mère Job, ton fils est déshono— | d'orgue, —Grâce, s'écria le jeune homme. grâce, mon père! —Combien ne serait pas af- freux le coup qui la t'apperait! voyons, Hugo, par amour pour, ton excellente mère, aeeeple cet argent; ne repousse pas cours qu'elle t'offre! Nous serons mais vaillerons;—et qui sait? peut.| é re un jour, les ehoses iront | elles vraiment mieux. ie &e- pauvres, soit | nous tra SA Le jeune homme était là de- bout, tremblant, ia main tendue comme s'il héeitait encore à prendre le maadat. Le brasseur joignit les mains et dit d'un ton de prière. — Hugo, mon fils, accepte ton salut, moi ton père, je t'en supplie. ——Eh bien! s’éoria Hugo. que Dieu me donne une longue vie pour que je puisse reconnaitre votre bonté! ô mon père, merci, mercl pour votre amour sans bornes! Il prit des mains de sou père l'ordre de paiement, en répétant les plus ardentes protestations de reconnasssance. Puis il s’in- forma de l’état d'Engelbert dont il avait appris la maladie par sen domestique, et parla de sa mère et de Rosine. Fon père, épuisé par les émotions qu'il venait de ressentir, et eroyant bieu faire en donnant à son fils le temps et la liberté de soigner ses affaires, ne voulut pas demeurer davantage. 1] promit de revenir en ville voir Hugo à la fn de la semaine, et consoié, joyeux pent être, il prit congé de son fils: De sa vie entière bacs Job! n'avait embrassé son fils aussi! tendrement que ce jour-là et| loin d'avoir l'aix d'être de mau- vaise humeur em le s'afiliger, quant il sortit de la demeu- re de Hugo pour rega- gnex Wispelbeke, un doux et ser2in sourire éclairait ses traits. 1] marehaït Ja tête droite et d'un pas léger, comme un inessager de bonheur. Néanmoins, quand ilsetrouva hors de la ville, cheminant à grands pas vers le viiiage, 1l se mit à hocher a tête par mo: ments, et pen à peu un nuage de tristesse vint assombrir son visage. Frapp$ par le langage émouvan de Hugo, le brassenr avais ou- bliée pour un instant son irritss ble caractère ; mais la route qu'ii suivaitailait > ramen2rau près de sa femme En présence de celle ei pouvaïtil paraitre de bonne humeur ? y avait-1l rien de changé dans sa déplorable situation ? 1l était eneore cour- bé sous les coups répétés du sert : pauvreté pour tous. deuil éteinel peur sa Resine, avenir brisé pour son fils ; et pour son favori, pour Engelbert, une mort cruel peut être ! Ces réflexions ramenèrent l'esprit de baes Job à son état habitnel de mauvaise humeur et de pessimisme. Lorsqu'il apereut de loin le clocher de Wispelbeke il était déjà tellement enfoncé dans ses sombres pensées qu'il se frap- pait Îæ poñtrine avec force paroles et gestes désespérés et se plaignamt améèrement au ciel d'être voué au malhear comme om mandit… [à continuer] LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musicale, lit- téraire et sociale avec texte et musique | qui paraît tous les quinze jours. 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Les Pilules du Dr. Moro pour les hommes stimulent l'appétit et favorisent la digestion, régularisent les intestins, débarassent le foie de la bile, guérissent le mal de tête, donnent de la force et développent les muscles. Elles guérissent les douleurs dans le dos, ainsi que le mal de rognons. Elles font de l’homme faible et épuisé, le travailleur fort et robuste et lui donnent la force nécessaire qui lui permettra de supporter facilement les travaux difficiles qu'il a à accomplir. Monsieur Oscar Simard, qui souffrait depuis longtemps d'une faiblesse générale très pronon- cée, qu'il avait acquise en travaillant dans les manufactures, nous demande de publier le témoignage suivant, dans lequel il dit ce que les Pilules du Dr, Moro ont fait pour lui : ‘“ Dr. À. À. Moro, “ Montréal, “Cher Docteur, “ J'étais faible et débile et il me paraissait impossible de pouvoir continuer à travailler dans la manufacture de ehaus- ® « sures, où j'étais employé. Quelques heures de travail me Fatiguait beaucoup, et j'étais toujours rendu au bout de mes forces @ “avant d’arriver au soir. J'avais souvent ln migraine ; mon appétit faisait défaut et mes vivres digéraient très mal; mes à “ rognons me faisaient beaucoup souffrir et enfin, j'étais totalement épuisé a re Quelques boites de Pilules du Dr. Moro me remirent à f ts, me donnèrent des forces, me guérirent de mes douleurs, et à “ aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir dire le bien qu'elles m'ont fait. a Votre bien dévoué, 4 “ OSCAR SIMARD, Q “No. 539 Silver Street, Manchester, N. H." { . _ e * . . . . 4 Les Pilules du Dr. Moro en aiguisant l'appétit, en aidant la digestion, donnent la force $ aux hommes faibles et tiennent l’homme fort, robuste. Je répondrai avec plaisir à toutes les lettres qui me seront adressées. Je donnerai des con- seils à tout homme qui m'en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de traitement leur sera envoyé gratuitement sur demande. é Mes consultations sont absolument gratuites. - Je ne soigne que les hommes. Les Pilules du Dr. Moro se vendent soc. la boîte, ou six boîtes pour $2. 50, et si votre marchand ne les tient pas, elles vous seront expédiées sur réception du prix. Dr. A. A. Moro, Boite 782, Montréal, Canada. o L'ancien Canadien jouissait d'une.bonne santé, vivait longtemps et heureux, mais sa nourri- ture était saine et fraîche, et son travail, celui des champs et au grand air. Aujourd’hui, l’homme vit dans des circonstances bien différentes. Enfermé du matin au soir Adressez vos lettres comme suit : GRAND MILLINER Y OPENING ! SATURDAY, APRIL 2IST This season’s Opening will be More Attractive than Ever The taste displayed by MRS. 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