| | | ST. à CES. CIE DE L'IMPARTIAL, Proprietaire | sé * | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils François Joseph | | F. J. BUOTE, Redacteur. PS" Mme. F. J. BUOTE, Assistante. Vol.2. No 44, Nouvelle Serie TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, MARDI LE IO MAI, 1910 NGUE = 17 ANNEE V d'iuterrompre la jeune fille, k vends mes éventails.—Oh ! bien EN EXIL | peu de chose, sans doute-—mais en- C'est dans un quartier pauvre de Londres, un cercle de cet enfer de! la misère, moins affreux que ceux qui descendent jusqu'aux bas fonds | de la capitale britannique, où, plus! qu’eu aucune autre cité populeuse, l’opulence exagérée des uns cou- doie la détresse noire des autres... La ruelle est honnête, la maison, é- troite et mesquine, est décente. Le tout appartement, situé à un haut étage, porte ce cachet de propreté scrupuleuse, cette note de goût dis- cret et d’instinctive élégavce qui trahit, dès le premier coup d'oeil, la délicatesse morale et l'éducation affinée de ceux qui l'habitent. Dans la pièce exiguë qui sert de petit salon ou de parloir, deux fem- mes sont assises. L'une, Gni pa- raît avoir dépassé la cinquantaine, a très grand air dans son costume austère de veuve et sous la légère ; mantille de dentelle noire qui voile ses cheveux argentés. Instellée dans un fauteuil tout près de la fe- nêtre, les pieds sur un petit tabou- ret de bois, elle s'applique pénible ment à un ouvrage de couture gros- sier., Elle n'a rien des traits angu- leux, de la tournure souvent#dis gracieuse de l’ Anglaise qui vieillit- Le caractère d’une autre race ap- paraît sur son visage, et, quand elle parlera tout à l'heure, on nes’éton- nera pas de ji’entendre s'exprimer en français. Elle appartient cepen- dant à la nation britannique par sa ! mère, mariée pendant la Révolu tion à un Français émigré. Elle a épousé, e!le aussi, il y a trente ans, un fils d'émigré, dont elle porte douleureusement le deuil, et qui l’a laissée pauvre avec ses deux en- fants. Cette jeune fille, penchée sur une table encombrée de couleurs et de pinceaux, qui s'occupe à pein- dre des éventails, et dont on n'’a- perçoit qne la fchevelure blonde 0 pulente et le »rofil pur, est l’ainée. Au bruit léger d'un soupir échap- pé des lèvres de sa mère, elle rele- va la tête etse tourna vers elle d’un air anxieux. Elle avait passé la première jeu- nesse, et sa physionomie, sympa- thique et douce, s'éclairait d’un re- flet d'âme supérieur à la beauté. C'était une de ces figures de vier- ges volontairernent vouées au céli- bat pour l’amsour de Dieuet l'a- mour des proches, vieux parents ou jeunes frè res et so:urs.. une de ces créatures d'abnégation, s’ou- bliant toujou rs elle-mêmes pour se préoccuper d es autres, et qui sont le sourire et la bénédiction du foy- er. : —Mère, ditelle, vous m’aviez promis de me plus vous faire de peine ! —C'est À tenir, m: je te vois] sur ce tra réussir et [La vè ma chère ne... Qu nous rési{ Ft puis, une parole bien difhcile 1 pauvce enfant, quand anguir de l’aube à la nuit vail ingrat, si difficile à si mal rétribué ! tre est tout aussi pénible, je suis jeu- sinou mère, et moi, e faire, cependant, rner, l’une et l'autre Eva je finirai bien par trouver cette plac : de professeur de fran- gais dans une institution de jeunes filles, que je cherche depuis si long temps. __Cela . est bien difhcile à décou- wrir, dit Ja dame âgée, en secouant , a tête... Elles sont Si nowbreuses, à Lon- dres, les fem 1€ vendent leurs leçons gre salaire Mais ( en sil pour un mai- "ndant, s’empressa fin, j'en trouve toujours le place- ment, et c'est un avantage appré- ciable.-—Ah ! si vous pouviez y con- sentir, ma chère maman, je saurais bien un moyen de gagner d’avan- tage. Seulement .... Elle jeta un regard timide sur sa mère et n’osa achever. —Eh bien, j'accepterais, pour quelque temps....jusqu'à ce que nous soyons tirées d'embarras, une position de gouvernante ou de da- me de compagnie... — Ah ! s’écria douloureusement la veuve, t'en aller seule par le monde, à la merci d'étrangers qui te traiteraient en mercenaire. Nous séparer, ma Blanche chérie ! Hé- las ! n'est-ce pas assez pour moi d'avoir vu partir ton frère ? —Eh bien ! mère, je n’osais pas vous parler de lui de peur de ré- veiller votre chagrin et votre in- quiétude, mais c'est du côté de Ro- bert que doit nous venir l'espéran ce. J'aila pensée que ce voyage vers notre véritable patrie, entre- pris sur l’ordre de notre père mort, aura pour nous tous les meilieurs résultats. — Oui, c'était toujours votre rê- ve à tous les deux de retourner vers la France, la patrie cruelle qui a réduit en ruines votre vieille de- neure familiale et vous a spoliés de tous vos biens...Oh ! cette France inconnue, où je crois voir toujours dr2ssé l'échaffaud sur lequel mes deux aieux sont morts ! — Mère, dit la jeune fille avec un accent de tendre reproche. en dépit de la misère et des souvenirs san- glants, on n’a jamais le droit de blasphémer contre la patrie ! —Héias ! tu dis comme disait ton père, et vous avez peut être rai- Son ; mais il faut me pardonner d’ê tre moins généreuse, déavoir au coeur plus d’amertume et aussi plus de timidité... Maintenant que je sais tout le fond de l'âme de mon pauvre ami, je me repens d'avoir lutté jusqu’à la fin contre son désir persistant de revoir la France. Et, pourtant, lorsqu'il me parlait d'y retouruer pour essayer de recou- vrer sou héritage et sa demeure fa- miliale, n’étais-je pas dans le vrai en lui disant :‘‘Mais ne savez-vous pas que le château a été démoli par les révolutionnaires, que vous se- riez, sur cette terre qui appartenaït à vos ancêtres, un vagabond et un mendiant ? Qui vous porte ‘louc à abandonner la situation, modeste mais sûre, que vous avez ici, pour aller vous exposer là-bas à l’humi- liation et à la misère ? -Et mon père, demanda Blan- che doucement, que vous répon- dait-il ? Elle garda 12 silence un instant, baissant les yeux, pensive ; puis, d'une voix plus basse et un peu hé- sitante, comme sice souvenir lui coûtait à rappeler : —Il me répondait qu'étant née d'un père frauçais et d'rne mère anglaise, m'étaut française qu'à moitié, je ne pouvais comprendre quel indicible élan d'amour l'en- traînant vers sa patrie inconnue. —Fh bien, mère, ce qu’il ressen- tait, Robert et moi, nous l'éprou- vons....mou frère surtout. Et c'était chez lui, vous le savez, de- puis l'enfance, un sentiment ins tinctif et très impérieux.... —Qui, c'é son père qui revivait en lui...Et s sans fortune qui je comprends, à cette heure, que won mari adû souffrir.., (C’est un remords qui ne me quittera plus jamais, Blanche... est msîtresse au rejoindre Robert, à nous là-bas tous les trois, serait une pu- re chimère ; elle-même, notre sit::ation inexora- ble, hélas ! qui s'oppose à Blanche avec vivacité, quand vous insistiez pour rete 1ir ici notre pè- | re: la situation était bien différente: ce bon père gagmait la vie de tous. Sa place de professeur dans l'un des premiers collèges de Londres lui fournissait largement de quoi subvenir à nos besoins. Et, certes, vous ne pouviez soupçonner alors que la misère frapperait un jour à notre porte. —Et maintenant, hélas ! reprit la mère, la misète est entrée et elle logis. Tu vois, Ba pauvre enfant, malgré les sou- venirs laissés dans l’enseignement par ton père, la difficulté que tu é- prouves à trouver une humble po- sition de maîtresse de français.... —Et bien ! mère, dit ia jeune fille, que pourriez-vous appréhen- der de pire pour nous dans notre pays l’origine ? —On peut toujours descendre un degré de plus ditelle, dans la douleur et dans la pauvreté ; mais je reconnais le bien fondé de- vos raisons, mes enfants. que j'ai lu l’intime testament de vo- tre père, grand attrait pour la France: je ressens après tout quelque hose | au fond de moi-même, ajounta-t-elle à voix plus basse, si Depuis je comprends aussi ce dont je veux bien Mais songer à aller installer m'interroger. c'est notre situation toute tentative de voyage et de change- ment de séjour. Blanche baissa la tête. nes —Tu sais bien ce qm’il nous a fallu faire pour rendre possible à ton frère la traversée d'Angletterre en France et son séjour en ce pays. Ces bijoux de famille, auquels je te- nais profondément, je dois l’a- vouer,...ces parures que je gar- dais pour toi.... Blanche fit un geste de Généga- tion souriante.... —Pour toi, appuya la mère, et pour celle qui sera la femme de Ro- bert. Ces reliques des tendresses disparues dont j'espérais ne jamais me séparer et que jé n'avais pas songé à échanger contre du pain, wême aux heures des dures priva- tions et de le gêse cruelle... KEh bien, tu ,e sais, j'ai dû les sacrifier. --Et c'est un acte de dévoue- ment dont nous vous demeurerons à jamais reconnaissants, Robert et moi, un acte, j'en suis sûre, que votre père a invisiblement béni, car c'est pour permettre à son fils d’ac- complir sa volonté suprême que vous avez fait cela. —C'était mon devoir de faciliter à Robeit, par tous les moyeus en mon pouvoir, l'exécution de cette volonté paternelle consacré par la mort. Quant au résultat de cette tentative.... —Mais moi j'espère, j'espère fermement ce résultat !....Un sen- timent intime, plus fort que tous les raisonnements, me dit que notre vraie patrie ne nous Sera pas, COM- me la terre d’exil, sévère et cruelle. Puis il y a, dans la lettre laissée par notre père pour Robert, des choses obscures que nous ne pouvons com- prendre entièrement, mais qui s’é- clairciront, j'en ai la confiance, de- vant mon frère, et lui faciliteront le succès. Par exemple, ma mère... --Tenez, ces phrases entendues au milieu d’une émotion bien vive, car était comme l'âme de+;j] nous semblait écouter la voix même du cher père disparu, se sont étrangement gravées dans mon es- prit : ‘‘je te lègue, mon fils, la mis- sion que m'avait-léguée monf père et que je n’ai pas remplie. Retour- ne en France, car c’est là notre ” — Mais, ma chère maman, reprit|n | ge et uuique patrie. Fais un d'origine et aux ruines du château familiale. Cherche: le trésor d’Al- bères que, d’après une tradition lo- Moss” —Oui, je sais, fmterrompit la mè- e : il croyait à une vieille légende, qu’il ne connaissait d’ailleurs que d’une manière assez L’aïeule de son père avait promis D eux pèlerinage à notre petit pays | providentiel qu’il réussirait dans cale, une lointaine aïeule nous gar-|ses pensées, il essaya d'examiner | avec Calme comment il lui conve- confuse : | | présage heureux, comme un signe son entreprise. S'efforçant de surmonter son trouble et d'apaiser le tumulte de nait d'agir tout d’abord dans la si- tuation telle que ce dernier événe- ment venait de lui faire. Il sentit que toute son aventure L D, MO696S Aux PÉNOUVENSMONE de saison il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- réchir le sang inanimé. Le Vindes Carmes est un tonique reconstituant qui a se liait à l’histoire étrange, mais é- à celui-ci, au moment de son départ videmment très véritable sous <on pour l’émigration, qu'elle l'atten- drait, maorte ou vivante, avec les papiers de famille, l’or et les bijoux iutacts. Mais, atteint d'un mal que lui avaient occasionné la tristesse et les privations de l'exil, il mou- rut prématurément à l'heure où il se disposait à retourner en France avec la famille fondée en Angleter- re. Il fallait peut-êtrer la jeunesse d’esptit de ton père et la ,profon- deur de son souveni- filial pour lui faire ajouter une foi si absolu à cet- te tradition, romanesque et vague, qui s'était aitérée sans doute ea passant par deux générations. Une protestation, qu'elle réori- ma aussitôt, vint aux lèvres de Blanche. Sa mère poursuivit : — Hélas ! le trésor, s’il a jamais existé, aura été depuis longtemps découvert, et les cendres de la Da- me d’Albères dispersées par les pro- fanateurs ou les remueurs de pier- le. — Eh bien, mère, mon frère re- trouvera toujours la terre antique, le sol natal, et il aura du moins la satisfaction de conscience intime d’avoir accompli la volonté pater- aelle. —Certes ! ma fille, c'était pour lui un devoir sacré dont, à aucun prix, je n'aurais voulu le détour- ner. Quand ton pauvre père mou- rut, il y a déjà de cela quinze ans, dit-elle avec un accent de lassitude uavrée qui laissait comprendre tout ce que ces années avaient contenu pour elle de douleur, je trouvai par- mi ses papiers, cette lettre au large cachet avec cette suscription :‘‘Pour remettre intacte à mon fils Robert, le jour où il accomplira ses vingt- et-un ans.” petit encore. et toi, tu te souviens ?.. tu venais de faire ta première eom- muuion. Àh ! quel affreux mo- ment dans notre vie à tous ! Mais au milieu de mon chagrin, en face levaient devant moi, je me promis et je promis à Dieu que mon fils l'âge venu, exécuterait, qu'elles qu’elles fussent, les volontés de son père, reufermées sous ce pli. J'ai teuu ma parole au prix d'un péni- ble sacrifice, J'espère que, de l’au- tre monde, mon mari me pardonne- ra de l'avoir 1etenu dans l'exil. Pour toute réponse, Blanche em- brassa sa mère silencieusement. VI LE VIEUX JACOBIN Forsque Robert fut de retour à son auberge, après la scène inatten- due qui venait de se passer au cours de sa visite au château, il s'enfer- ma à double tour dans sa chambret- te, afin de se recueillir dans la soli- tude et de mettre de l’ordre en ses idées. Il lui semblait vivre en rêve de- puis qu'il avait quitté le petit ap- partement de Londres, sa mère triste, sa soeur aux paroles récon- fortantes, pour ce voyage d’Angle- terre en France, que, dn fond de sa tombe, son père lui commandait. Sou arrivée de la veille au villages d'Albères lui avait causé une émo- tion plus vive, plus profonde qu'il ue se serait attendu à la resseatir. Et maintenant, [a reconuaissance dont il venait d’être l’objet de la part de la vieille boune et de la fille du banquier, c2tte ressemblance si étroite avec son aïeul, qui avait, dès la première dé marche, t:ahi son identié, lui apparaissait comme un Ton frère était bien: des difficultés de l'existence qui se | apparence de lègende, du ‘Mystère d’outre-tombe’”’. Pour lui, cela ne faisait plus un doute, la Dame d’Al- |? bères, son aïeule, dormait dans la chambre mystérieuse, scellée à tous les regards. Elle gardait le trésor de famille que l’ancien marquis Ro- bert n'était pas venu recueillir. Pour qui?sice n'était pour lui, l'unique héritier portant au visage le signe satidique , ou providentiel plutôt, de sa filiation ! Le'jeune homme élevé à l'étran- ger connaissait imparfaitement les lois françaises, et ne connaissait en- core en aucune manière le riche fi- vancier installé dans les murs réé- difiés de son manoir familial. Mais il pressentait que, du côté du ban- quier, descendants des auciens spo- liateurs, des oppositions graves et tenaces lui viendraient, et il se de- mandait, avec des appréhensions trop légitimes, dans quelle mesure la légalité nouvelle émanée de la Révolution appuierait les résistan- | ces du nouveau propriétaire. Mais un instant, intime et puis- Sant, lui disait que, s’il parvenait au chevet de l’aieule endormie, s'il pouvait s'emparer du trésor, ou plutôt le recevoir en fils pieux de ses mains morte, tout le reste de son entreprise s'accomplirait heu- reusement, Cette entreprise, en quoi consis- tait-elle, en somme ? À remplir le voeu de son père tel que la lettre testamentaire l’exprimait. Dans la solitude de la chambrette d’auber- ge, aux murs nus, Robert d’Albè- res prit dans la poche intérieure de son vêtement, tout contre sa poi- trine, un portefeuille en chagiin noir d’où il retira, d’ure main qui tremblait 1n peu, une feuille de pa- pier jaunie et usée aux plis par le temps. Il la déploya et lutà mi-voix, comme pour se mieux pénétrer de la chère volonté d’outre-tombe : ‘En présence de la mort que je sens très prochaine, résigné à la vo- lonté de Dieu, mais le coeur brisé à la pensée de l'abandon dans lequel | je vais laisser ta mère et ta soeur, toi, mon enfant, si jeune encore, je | viens te faire ici, pour l'heure loin- ! recommandation suprême que je te prie et t'enjoins d'accomplir. ‘Nous ne sommes pas Anglais, | tu le. sais. je te l’ai appris dès le ber- ! ceau, et la première langue que-tes lèvres ont balbutiée a été Ia chère et douce langue française. Mcn père, le marquis Robert d’Albères, émigré pendant la Révolction, é- pousa la fille d'un gentilhomme é- migré comme lui, la créature angé- lique qui fut ma mère et que Dieu rappela quand j'avais à peine ton âge. Moi père, atteint au coeur, ue lui survécut pas longtemps ; il fut frappé par la mort au moment où ilse disposait à disposait à re- tourner en France, M. de Bonapar- te rappelant les émigrés. ‘‘Daus son testament, écrit en hâte à sa dernière heure, il me de- mandait, lorsque je serais grand, de revenir en France, M. de Buona- parte rappelant les émigrés. ‘Dans son testament, hâte à sa dernière heure, il me de- lorsque je serais grand, de revenir en Frauce, mandait, res, ma bisaïeule, m'attendait cer- tainement, vivante ou morte, avec _ suite à Id! 4ème page : r & ds D RECENT "2 écrit en üuans notre vieux domaine où la Dame d'Albè- CERTA Depo fait ses preuves. personnes faibles, cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST RAPIDE ET À. Toussaint & Cie, Il est prescrit aux aux convales- IN. sitaire Generaux Quebec, Fr, Q. SOUMISSIONS Des soumissions adressées au soussigné à Ottawa, et marquées sur l’enveloppe ‘‘Soumission pour la Sécherie de poisson de Souris,” seront reçues jusqu’à midi du QUATORZIEME JOUR DE MAI 1910 pour l'usage de la sécherie de pois- son ci devant exploitée à Souris, I. P.-E., par le gouvernement. Les soumissionnaires devront of- frir uve redevance annuelle pour la sécherie, pour une période de cinq ans, avec l'entente que le locataire assurera la propriété pour la som- me de cinq mille dollars en faveur du Département de la Marineet des Pêcheries, et que le locataire paiera aussi les taxes que la municipalité imposera sur la propriété. Chaque soumission doit être ac- compagnée d’un chèque accepté par une banque chartée du Canada, pour une somme égale à dix pour cent du montant total de la soumis- sion en faveur du sous-ministre de la Marine et des Pêcheries comme garantie que le soumissionnaires ac- cepté arrentera la propriété et paie- ra la redevance offerte. Le Département ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions. Les journeux qui publieront cet avis sans y être autorisés par le Département ne seront pas payés. G. J. DESBARATS, Sous ministre de la Marine et des Pêcheries. Département de laMarine et des Pêcheries. Ottawa, Canada, 15 avril 1919. Il est bon d’avoir sous la main un reméde simple, efficace et d’un | usage facile pour les piqûres de i moustiques, d'insectes plaies, con- ECS Cartes Mortuaires. Nous venons de recevoir un bel assortsment de Cartes Mortuaires. 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