mn doses | él, L'IMPARTIAL 189068 Un Cri du Coeur Pour mei, soit que ton mom ressus- cite ou swccombe, O Dieu de men berceau, sois le Dieu de ma tembe ! Plus la nuit est obscure, et plus mes faibles yeux S'attachent au flambeau qui reluit dans les cieux ! Et quand l'autel brisé que la foule abansdosne, S'écroulerait sur moi...temple que je chéris, Temple où j'ai teut reçu, temp'e où j'ai tout appris, J'embrasserais emcor ta dernière colonne, Dussé-je être écrasé sous les sacrés débris ! LAMARTINE. La Fin d'un lvrogne Dans le coquet petit salon d'un joli cettage situé à quelques ar- pents de notre métropole comume:i- ciale —Montréal,--une jeune fem- me gémissait et pleurait. Et cependant tout autour d'elle semblait respirer la joie et le bou- heut. Devant l'habitation, des oiseaux abrités dans l’épais feuiliage de deux jeunes érables, jetaient au leiu leurs notes argentines. Un Jardinet, soigneuse ment eut etenu, étalait ses richesses et envoyait aux passants comme aux hôtes du logis le doux parfum de ses fleurs. Dans le salon même des meubles élégants, des portraiis de famille et ces mille rieus qui charmeut la vue, rappellent d'agréables souvenirs et font aimer la vie intime, le tout bien à la place et raugé avec goût, prouvaient que la maîtresse du lo- gis s’évertuait à procurer à toute la maisounée un séjour agréable. Mme X. était en effet une femme d'ordre, une mémagère modèle, une épouse dévouée, une mère au coeur d'er. Tous ceux quifla conmais- saient l'estimaient sincèrement et lui souhaitaient tout !le bonheur possible. Pourquoi donc pleurait elle et se teuait-elle là, s:couée par les san- glots, prête à se livrer au déses- poir ? Hélas lelle se trouvait daus une de ces situations lamentables où tout s'écroule, où la lutte contre le malheur et la misère devient pour ainsi dire impossible. Son mari était l’esclave volou- taire d'une iguoble passion, un homme saus coeur et sans extrail- les, un ivrogne. L'histoire de la pauvre martyre était celle de tant d'autres femmes qui, au moment de. quitter leurs parents pour suivre celui qu’elles appellent l'élu de leur coeur et qui est plutôt l’élu de laur folle imagi- nation, s’attachent bien plus aux qualités apparentes qu'au mérite Au commencement, Procule se rappelant ses promesses selemnelles, s'était conduit assez bien, Deux enfants étaient venus apporter la jrie au logis et tracer à leurs pa- rents, surtout au père, de nou- veaux deveirs. Mais le chef de la petite famille fit de mauvaises coumaissances, Sa | malheureuse femme pleura toutes les larmes de ses yeux la première | fois qu'il arriva au logis ivre, titu- bant et déraisonnant, n’apportant que la moitié de son salaire. | Ces tristes scènes se renouvelè- reut et devisrent de plus en plus fréquentes. Le loyer n'étant plus payé regulièrement, le propriétaire | faisait des menaces. Les fourais- | . : | promesse, refusaient tout crédit. Les enfants ne rangeaient pas | Pour les jeunes filles. toujours à leur faim et les grauds- | Courrier de Co'ette. parents effrireut de s'en charger. | Nouvelle : Qui s'y frotte s’y pique. La mère y consentit, si pénible que | Recettes culinaires. | Nouvelles : fût le sacrifice. Et le père ? Cela lui était bien égal ! et quand les hôteliers qui lui fai- saient crédit le pressaient irop ; il| Feu Delphis Pepin. prenait parfois des ‘‘bordées’’ de |Les étudiants allemands. plusieurs jours et me rentrait chez Etc., Etc. lui que pour dormir ct insulter sa | femme, Peur se procurer de l’ar-| ce uuméro, entre nombre de bien gent, tous les moyens lui étaient bonnes choses, une page sur la | * bezs, Il empruntait eu mendiait | tempérance et une lettre de Mg, eme Tr € PP OO PE F7. 1 quelques sous à droite et à ganche | où vendait à vil prix l’un ou l'au-| tre objet «.érobé au ménage. | Ne pouvant jamais compter sur | lui, les patrous reroncèrent à ses! services. ‘ Alors il prit un parti ex-| trême, Profitant de l'absence de sa femme malade et réfugiée chez: ses parents, il vendit (cat ce qui restait du mobilier et passa la! frontière, | Mais sa funeste passion le tenait toujours et lui faisait sentir son pouvoir Lyrannique. Quelques semaines après le dé- part du misérable, son ishrtunte Compague apprit qu'il avait été PA massé ivre mort et conduit en pri- son. ( Les médecins l'envoyèrent à | l'asile, où il mourut dans uu de delirium tremens. Tous les ivrognes n'ont pas la même fin, iwais les médecins décla- x ! acces ; des boissons alcooliques peut avoir des conséquences terriisles. JuAN Des ERABLES | tan ere-e e prenne | TOUT EST PERMIS | Ces jours deruiers, M. l'abbé! Bouille, curé de Fontpédrouse CPy-! rémées Orientales), voyageait de Béziers à Perpigan. Jl se trou-| vait daus un cempartiment occupé | par huit antres voyageurs. Tout alla | bien /jusqu' à Narbonne : chacun gardait le silence, et l'abbé, près de la poriiè-e dévotement lisait son brévière. Dans une petite station. après Narbonne, nn individu mou- ta, qui, saus d'e ni bonjour ni bousoir, vin: s :ns.aler avec désin-| volture à côié de l'abbé. Apiès| avoir exhibé bouifarde aux | proportions inquiétantes, le nou-| veau venu la bourra. l'alluma, et! brûlant toute politesse, trouva spi- | rituel d'enveyer chaque bouffé de | de fumée sur la fgure de sou voi- | sin, en disant : ‘‘En République | tout est parmis !”’ | M. Bouille, qui a été soldat et | qui, de plus, est Catalan, crut avoir | affaire à un aimabie plaisant. Ill! prit d'abord patience, mais le fu. meur mwalappris continuait son jeu, | et l’on commençait à sourrire dans le compartiment. Alors l'abbé, brusquement, fer- me sou livre d'heures, saisit la pipe de la bouche de son voisin et la jette à travers la periière en di- saut : ‘En République tout est permis.” On devine de quel côté furent les rieurs. / | une CROIX DE PARIS EE es (Le Mende Iilustré) ALBUM UNIVERSEL | XXIIe ANNEE Mo 1139-20 fé-| vrier 1906 ZOMMAIRE Planche hers texte : Le Pope Ga- pone. La propriété de l’Aloum et l’Hon. M. Berthiaume. Us précieux encouragement : Une ‘ettré de Sa Grandeur Mensei- gneur de Mentréal. Musique : la fée, polka de salon. seurs, ne creyant plus à aucune Trois pages humoristiques Chrouique. Echos de la semaive. La page de la tempérance. M. Armand Fallières. Au confluent des rivières Magog et Saint-François. Au pays du froid, les progrès du chauffage. Conservatoire du musique et d’élo- cutios. Feuilietons : famille . Catherinette ; Sans illus- trées rent que l'habitude même modérée | M. CHS. VANDEMEULEBROUCK Guéri de mauvaises digestions * : e {Par les PILULES MORO pour les Hommes. ‘ Mon estomac me torturait depuis plusieurs années. J'ai pris les PILULES MORO et me “€ voilà tout changé. ‘4 Enfin, je suis guéri complètement. “ raient atteints du même mal, | M: CHS. VANDEMEULEBROUCK _ Spencer & Norwood St., Germantown, Philadelphie, Pa. L Fac-Simile exact d’une boîte L'appétit est revenu, les digestions sont faciles. 1 Je suis heureux de le faire savoir aux hommes qui se trouve- Plus de gêne, plus de douleurs. Charles VANDEMEULEBROUCK, LE Spencer & Norwood St., Germantown, Philadelphie, Pa. L'estomac, si puissante que voilà le côté faible de milliers de gens.—La guérison des maladies d'estomac, voilà le côté fort des Pilules Moro. M. Vandemeulebrouck peut en dire beaucoup sur ce sujet, lui qui, depuis sa jeunesse, a toujours souffert de l'estomac. Pilules Moro guérissent les maladies de l'estomac parce qu’elles purifient et enrichissent le sang, parce qu’elles fortifient les organes digestifs. leur action puissante sur le sang et sur le système nerveux, elles guérissent aussi la faiblesse générale, les maux de tête, les insomnies. Les Par Leur action est bientôt l’homme qui en fait usage redevient vigoureux, il reprend son énergie, sa bonne humeur, le bien-être et toute sa vitalité. Nous sommes heureux de signaler ce remède précieux à tous les hommes qui souffrent, et de pouvoir leur fournir des milliers de preuves à l'appui de ce que nous avançons. Certains commerçants et médecins peu scrupuleux de Pilules Moro. QE GUERIT LES MALADIES DE AU lATNSI QUE CES MALADIES COMPLIQU Alaux HOMMES S DONNE DE LA FORCE AUX HOMMES FAIBLES ILFONCE AUX HOMMES VIGOUREUX Prix CHE VOTRE MANEMANMO Où ES SNL. MONTRÉ Ain, Canada. FOIE, DES ROGNONS ET TOUS LES TROUBLES NERVEUX, E ES ET PARTICULIÈRES EULEMENT., IL RECONSTITUE LE SYSTÈME, Pi doutes /es. informati / / RCE RER ET BE SPC LE ED OMPAGNIE MEDICALE MORO tt s A L'Etiquetée est de papier blanc imprimé en bleu. COEUR, DE POUM Si les ET CONSERVE LA 14 À n'hésitent pas, lorsqu'on leur demande les PILULES MORO pour les Hommes, à recommander, dans ur but intéressé, une substitution, un remède quelconque qui, disen!-i:s, guérit tout aussi bien que les PILULES MORO. Les kommes malades, qui veulent se guérir, doi- vent se méfier, car il y va de leur santé, et ainsi pré- veaus, ils doivent exiger les PILULES MORO pour les lommes, qui sont contenues dans des boîtes de bois, enveloppées d'une étiquette imprimée en bleu, portant le nom de la Compagnie Médicale Moro, comme la vignette ci-contre. malades ne peuvent les trouver dans leur localité, nous les prions de nous écrire directement. Nous les leur enverrons sur réception du prix : 59 c{s pour une boîte, $2.50 pour six boites. Venez nous voir ou écrivez-nous sans crainte, sk vous désirez avoir des conseils sur votre maladie, nos consultations sont tout à fait gratuites. | COMPAGNIE MEDICALE MORO, 1724, rue Ste-Catherine, Montréal, | Ladies a Children s COATS The cold weather is now setting in and this should be a gentle reminder to supply your wants ivthis -re; pect at once. bear in mind that in selecting our fall goods we did no. forget the children. 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Joseph Quintal, le nouveau O-Phé-Li; j'y jétais, pa Mgr G. Lanusse. nious and appropriate name which uent in th+ early history of the country, when nearlyéthe entire area of British North America was kuown as Prince Rupert’s Land. Under the terms of the competition that the name should contaim not more than three syllables, nor more than ten letters, the name which cemplied with the conditions and most nearly resembled thatfselected was Port Rupert this same beivg suggested by Mrs. John Orme, of the Grand Trunk Pacifis have a- dopted for their terminus on the! président du Cors-Exchauge. L'Albrm Uuiversel :ontient dans Pacific co1st. The peopie of Ca- uada were given an opporiunity of namiug this city, which some day will becotne oue of the g'eatest sea- ports on the Western coast of Ame rica, and 12000 different mames were submitted by those who teok part in the contest. À name has been chosen that is significant of} À un 0 can à : Bouuechere, Ontario, and by Mr, R. Kirkwood, of Copnerciiff, On: tario. The judges, however, de- cided that ‘‘Priace Ruperi’’ was a more pleasing rame and more ap- propriate, and awarded the two- hundred and fifty dollar prize to Miss Eleauor A. Macdonald, of Winnipeg, Manitoba, who was the only one who submitted this name. The Grand Trunk Pacific, howe- ver, recoguiziug the spirit of the contest awarded the same amount to each of the two centestants who submitted the name Port Rupzrt. But why P:ince Rupert ? What had the dashing young cavalry lea- der cf the cavaliers nearly three hundred years ago to do with Cana- da ? Prince Rupert was really the first British Cauadian business ma- gnate. He was a promoter of the Hudsen’s Bay Company, and its first Governor, in 1670. In that year Charles II. granted a charter to the Prince and seyenteen other noblemen and gentlemen, incorpo- Company of Adveuturers of Eng- land, trading into Hudson's Bay,’ and securing to them ‘the sole trade and commerce of all those seas and straits, bays, rivers, lakes, c'eeks and sounds in whatever la- | ‘the entranse to the Straits com, inonly called Hudson's Straits, to- gether with all the lands and terri- tories upon the countries, coasts aud coufines of the seas, bays, afo-esaid, that were not alrra tually possessed by or grante any of our subjects, or possesedl by the subjects of any other Christian | Prince or State. The first settle- ments of the country thus granted, which was to be kuown as Rux- pert’s Land were made on James Bay and at Churchill and Hoyle's River. Prince Rupert was boru in 1619, the son of Frederick V., Elector- palatine md Elizabe:h, eldest daughter of James I. of KEuglaud. He was a man of impetuous brave- ry, but at the same time showed lack of cautior. When ouiy 13 years old he took part iu siega the of Rheimberg, and at the sage of 18 commauded a regimeut of cavalry in active service. At the begin- ning of the civil war in Kug'aud he was placed at the head of à regi. meut of horse and touk part in veral battles. Notwithstandinz a serions error st Marston Moor, he Was Sco1 apnointed Commander of all the Royal troops. After the de- feat of Naseby, on Juue 14, 1545, red that city on FAugust 22. The King thereupon deprived him of his commission. Ju 1648 he Was, for want of any competent mon ap- pointed to command the fleet He was blockaded by Blake in Kinsale Haïboï, and :a October, 1649. for- ced his way out and steered for Lis- bon. Blake pursued him and he Was Only saved by assistance from the King of Portugal. He subse- quently escape& to the West In- dies, but after the restoration of Charles II. he was made a Privy Councillor. amd served under the Duke of York against the’ Dutch He was afterwards Governor of Windsor Castle, where, du:ing the last nine years of his life he NN" ted himself te scientific and artistic pursuils. He died November 29, 1682, ns set P. E. !. RAILWAY Commenc'»e où Thursdawv, 4th 1906, the tia'as of à Will rux as fo;lows :_—— January h's Raïway he retired to Bristol, but surrende- A rating them as ‘‘The Governor and | P uv Outward Trains Inward se do wn Read up 0. No. No: No. No. 5 1 : 6 Un PE ERA 3 05 8 25 1v Ch'town ar 3.05 9 55 & 24 8 45 Royalty June. ©? 50 9 57 408917 N'Wilishire.. 2178 57 4 23 9 30 Hunter Liver. 2 04 8 49 à 08 10 07 Emerald Jr pe 1 21 7 57 à 42 10 36 Kensivgios 12 58 7 22 6151109ar. S’side..lv12 20 6 50 { P.M A.M P,M A.M No. 3 P.M … . 2 0Q 1v.. S’sice.. ar 10 95 3 47 Well'ngion.. 9 38 2 26 Port Hill 8 5 : 4 36 O’Lea;y 7 44 : + Aïbe-ton 6 40 Tignish. lv 00 £ 6 00 P, | M A.M | : No. No. No. No | 9 11* 10 19* Ve. A.M A.M P.M | 705 J]v Ch'iown. ar 9 00 5 05 ; = 835. Mt. Stewart 7 55 3 30 : e 9 15... Morel] 7 27 2 44 : . te St. Peters 7 06 2 15 ar. Souris ly, 6 00 12 50 P.M A.M A.M P.M No. 13 | P.M me U L Mt Stewart } 5 Vos Junction ( ar,7 50 42 Cardigan 6 41 a Georgetown lv 6 20 : A.M No. 7 \ P.M 2. 5 10!v Emerald June. ar 7.50 6 00 ar Cap Traverse 1y 7 00 P.M A.M No. 15 No. 16 ; P.M - A.M 401y Charlottetewn ar. JO 15 % 4 7 10 ar Murray Ha: vor J]v 6.48 .M A.M St p’t. | titude they shall be, that lie within Churlottetown Trains are dard Time. “Train. Nos. 11 and 12 will run Mondsy, Wednescay and Friday. Ail other trains will run duil ê excep æd } G. À. SHARP, D. POTTINGER I.S.0. V . run by Atlantic Stan- FA (Suncay Gen.Mzr.Can.Gov'tLays, Moncton. N.B