là { ! s Ja ul + | (1 | v , ee *- > d'moisson, en An DGSE SERRES on enttes L'IMPARTIAL JEUDI LE So OCT, 1901 tt * Evangeline PREMIEEE PARTIE écritoire. Ne devons-nous pas être satisfaits et nous réjouir du bon- | heur de nos enfants >’ A l'écart, près de la fenêtre ; setenait Evan- |géline, la main dans celle de son | 2 . . . fiancé, et, rougissante, elle écoutait ee II | ce que disait son père. Kt comme les dernières poroles expiraient sur (Suite) les lèvres du vieillard, le digne no- Et oomme dans une église, lors-’ taire entra. AE que les accents du choeur s’arrêtent | par intervalles, on entend le bruit des pieds ou les paroles du prêtre | Incliné comme l’aviron fatigué ; n à l'autel, de même, à chaque pause, qui soulève les vagues de l'océan, on entendait le tictac régulier de incliné par l’âge, mais non brisé, l'horloge. | tel apparaissait le notaire public. Comme ils étaient assis, un bruit Des touffes de cheveux jaunâtres de pas retentit, le loquet de bois, | comme le duvet soyeux du maïs soulevé soudainement, résonna, et descendaient sur ses épaules, son la porte roula sur ses gonds. Au front était élevé : des lunettes de bruit de ses souliers garnis de clous | corne, à cheval sur son nez, lui don- Bénédict a reconnu Basile le forge- | naient un air de sagesse suprême. ron, et aux battements de son coeur, | I! était père de vingt enfants, et Evangéline a deviné qui était-avec plns d'une centaine de petits-fils lui. ‘‘Soyez les bienvenus, s’écria | venaient chevaucher sur ses ge- le fermier lersque leurs pas s’arrê- | noux et écouter le tic-tac de sa tèrent sur le seuil, sois le bienvenu grosse montre. Pendant quatre Basile, mon ami ; viens prendre ta longues années, à l’époque de la place sur cette chaise près de la guerre, il avait langui prisonnier cheminée, qui est toujours vide dans un vieux fort français, où il sans toi. Prends ta pipe et le pot avait beaucoup souffert comme de tabac qui somt snr la planchette ami des Ang'ais. Aujourd’hui, là-haut. Tu n'es jamais autanttoi- devenu plus avisé, mais toujours même que lorsqn'à travers lesco- sans fraude et sans méfiance, il lonnes de fumée qui s'élèvent de {a | était riche en sagesse ; il était resté pipe ou de ta forge, ta gaie et jo- patient et simple comme un enfant. viale figure brille, ronde et rouge, Il était aimé de tout le monde, comme la pleine June d'automne à ! mais surtout des enfants car il leur travers les brouillards des ma- | recontait l'histoire du loup-garou rais.”’ dans la forêt, et du lutin qui ve- Alors, avec un sourire de con- nait la nuit abreuver les chevaux, tentement, Basile le forgeron ré- et du Létiche blanc, ce fantôme pondit, tout en prenant d’un air d'un enfant mort sans baptême, familier sa place habituelle au coin qui était condamné à errer, sans du feu : être vu, dans la chambre des petits ; ‘‘Bénédict Bellefontaine, tu as il leur expliquait aussi comment, la toujours ton bon mot et ta chan- | veille de Noël, le boeufs varlaient son ; tuas toujours l'humeur Ia dans l'étable, et comment la fièvre plus enjouée, tandis que les autres jaune se guérissait au moyen d’une sont remplis de funèbres pressenti- | arraignée ments et ne voient eux que la rui- une coquille de noix ; il leur pat- ne. comme lait du merveilleux pouvoir du trè- avais ramassé tous les jours un fer-|fle à quatre feuilles et du fer-à- III qu’on enfermait dans Si tu Tu es heureux avec un charbon « à-cheval!.’’ cheval ; bref, il leur racontait tous Puis, se taisant un moment pour les contes qui se trouvaient dans prendre la pipe qu’'Evangéline lui les traditions du village. apportait après l'avoir allumée ; Fr P Alors, Basile le forgeron se leva IOYET, 1 de son siège près du feu, secoua les cenäres de sa pipe, et, étendant *. + de lentement la main droi:e : ‘‘Père vaisseaux anglais ont jeté per JS cer | L … | Leblanc, s‘écria-t-il, tu as entendo dans la baie de Gaspareau et qu'ils, LE os p ce qui 8e disait dans le village, et ont pointé tr. : ; age | peut-être pourras-tu nous dire quel- Quel peut être leur dessein? On, - . © w a . |que chose de nouveau’ au sujet de l’ignore, mais il nous est ordonné |” 1 sp a gré, [CSS Vaisseaux et de leur mission. de nous rendre tous demain à l'é-|. ÿ ! ter A0 Se Mniest Le notaire, avec une contenance se, où le mandat de Sa Majest. : B ? DU vs modeste, répondit :—‘"J'’ai entendu dla proclamé comme loi dans le! d D à trs Hélas l'en attendant, le pe assez Ge cancans, en vérité ; mais 1 Je Cia : CL c Li Ch E » 107 F “ii is Ne L ple se eréé mille alarmes ner. eu mas il À ER cela, et je dirais pas mieux que les être est-ce quelque intention plus ne g a Le dés e « a res : ; . amicale qui amène ces vaisseaux|, 4 P ; D cé sil Docs dire le Cependant, je ne suis pas de ceux 1 r a TEUut-C € . . . . k : telle étél lui imaginent que de mauvaises CHÉC, S'en à s d eu : lintentions les amènent ici, car nous sommes en paix avec eux. Et, dès lors, pourquoi voudraient-ils nous molester ?'’ nua lentement : ‘Voilà déjà quatre | que les Jours l’ancre leurs canons sur nous. py ee sur œle Site gâtée par des pluies trop hâtives ou par des chaleurs trop précoces, et viennent-ils, dans nos greniers surchargés, chercher de quoi nour- rir leurs enfants et leur bétail”. — ‘Les gens du village ne pensent pas ainsi'', reprit avec feu le forgeron, en secouant latête d'un air de doute ; puis, après avoir poussé un soupir, il continua : ‘‘Louisbourge n'est pas oublié, ni Beau-Séjour, ri Port-Royal. Beaucoup déjà se sont réfugiés dans la forêt, et ils sont aux aguets sur la lisière, at- tendant avec anxiété le sort dou On nous , “Pour l'amour de Dieu,’ s’écria le fougueux et un peu irascible forgeron, ‘‘devons-nous, en toutes choses, nous informer du comment, lu pourquoi etdu parce que ? Tous les jours, il se commet des in- justices, et le droit du plus fort, c’est la force.” Mais, sans remar- quer la vivacité de son interlocu- eur, le notaire continua : ‘‘L/hom- me est injuste, mais Dieu est juste, et, finalement la justice triomphe. \ ce sujet, je me rappelle une his- coire qui m'a souvent consolé lors- ue j'étais en prison dans le vieux teux du jour de demain. a pris nos armes et nos engins de guerre de toute espèce. Il ne nous reste plus que le lourd marteau ce forge et la faux du moissonneur.’ français, à Port-Royal.”’ Mais avec un gai sourire, le fermier: | L'était Ià le conte favori du viel- répondit : ‘‘Désarmés, nous som- | lard, et il aimait à le répéter lors- mes plus en sûreté ici au milieu de | que ses voisins se plaignaiert qu'- uos troupeaux et de nos chaï:ps de | ime injustice leur était faite. “II 114 à l'intérieur de ces digues as-| ; avait une fois, dans une aneienne siégées par l'océan, que ne l'étaient | rille dont je ne me rappelle plus le uos pères dans leur forts assiégés | nom, au milieu d'une promenade » [tort par les canons ennemis. rien de mauvais, mon ami; pas! l'une statue en bronze représen- î à « l'ombre d’une peine ne doit passer | ‘ant la Justice ; elle tenait une ba-, cette nuit aur cette maisou et sur ce | lance dans la main gauche et une née dans la main droite, comme fover, car c'est la nuit du contrat, La maison et la grange de nos jeu-femblème attestant que la justice nes gens construites. Les! régnait dans les lois du pays, ainsi ttrr 51.:€4 ae mamie. sont joyeux gars du village les ont bâties | que dans lescoeu:s et les foyers du asolidement : ils ont Jabouré les | peuple. Mêmement, les oiseatix terres à l'entour, et ils ont rempli | a raient construit leurs nids dans le grenier de foin et ia maïson de|les plateaux de la balance, sans provisions pour une douzaine de pur äu glaive qui brillait au- Blanc sera tout lessus au rayons du soleil. mois. René Le } ! -a ici avec ses papiers et son | à continuer) puy jure 1C1 avec ses pa; n € Ne crains! pnblique, une colonne surmontée! N cuveau--Eiurewick Le Revd J Hileit, crré d: St. Peul de Kert, scanjtgen de sa vénérabie nère, Madsm: A. Il-beit, est revenu semed; dernier, 21 septembre, d'un agréable visite de quiuz: jour- aux Etats-Uuis. Madaine Hé beït n'avait pas visité ses sep enfants qui demeurent au) E'‘ats Unis depuis Aussi, la joie de ceux-ci acte bien grande, comme on peut |: supposer, en revoyant leur mèr. après ce long espace de temps Un de ses fiis, M: Piscide Hé bert,est à la tête l'une grand: manufacture de chaussures femme à Lynn, Mass, et fait de très bonnes affaires. La sitna- tion deses six autres enfant: est aussitrès sa isfaisaute. Ma dame Hébert a pu durant son séjour aux tats visiter un bonne partie de Hoston, Lyun et ses environs, et Newberyport. Eile est revenue eu boune sante et enchantée de son :oyage. M. lacuré A. Robichaud es: reveuu samedi dans sa paroisse après uue visite de deux se maines à plusieure gronper aca diens da Massachusetts, tels que Bostou, New Bedford, Fitchbarg et Gardner, où ila rencontré an grand nombre de compatriotes heureux de Jni donner l'hospitalité. On £e réunissait en assemblé: afin que tous pussent le voir, lui serrer la main,et pr fiter de ses bons avis. Le jeuné abbé est tout charmé de l’accueii cord'al dont il a été partout l'obj:t et rem porte le plas donx souvenir de sa visite. sept ans di St-Louis, parait-il, aura ça seusation. (Un tout jeane hom me du non de Robichaud, fils de François Robhichand, est ac cusé d'avoir causé Ja mort d'un petite camarade du nom de Frigo Une enquê'e aurait e.. lieu, et le verdict déclire que la mort du jeune Frigo a été accélérée par ls coups da junte Robichanud. Etil y aura prut- être procès au crimin:i. Le Moniteur Acadien. UNÉ ENCY: LIQUE Ou télégraphie de Rome au “Daïly Mai”, de Londres, qru le Pape prépare ue encyclique/ contre l'aharchie, qui paruitrs au commencement d'octob e. Le siint-Père prendrait l’initia- ‘ve d'une entente des pnissan- ves chrétiennes en vue de |: destruction de l'anarchie. PLAN D'INVASION Sairant une lettre an “Dai News’”’ de Loudres, une coi fér- ence des ch-fs boers de | Cringe a eu l'eu de 28 noût, à Wonder- kop. Y assisaient le président Sterju, Christian 1) -wet, commandants Jlaasdrock, Froe- On a etudi un plan compet d'iuvasion du Jap,au moment de d : la compagne. ler nemau et autres. la repris LE PASSE TEAFS 52 MORCEAUX DE MUSIQUI POUR 25 CENTS EBavoyez votre nom et votre adresse a:compagnés de 25 au jourual “Le Passe-Temos” boite 2169, Montréal, et vous recevrez tous les naméros pa |raissant du ler mai au ler sep tembre, comprenant le commen- cement de notre nonveau feuil- eton Bidouaille chez les Bœærs, 135 chansons, 11 morceaux de piano, 6 morc:anx de violon ov mandoline et un: foule d'articles variés. ae | Cest du Mal d'Estomac et de Rognons } Dont je souffrais, dit l'1 Joseph Lambert, lorsque j'ai com- mencé à prendre les 6 ILULES fIORO. L'homme doit avant tout bien digérer les vivres qu’il prend trois fois par jour, pour soutenir et aug- menter ses forces. Un repas mal digéré cause des malaises et des fatigues au lieu d'apporter cette nouvelle force, cette vigueur et ce bien-être que l’homme éprouve après un bon repas, pris avec appétit et avec la conviction qu'il sera bien digéré. FA L'homme qui souffre de dyspep- sie se lève le matin la langue char- gée et la bouche mauvaise, ila mal au cœur, quelquefois il vomit, ses r goûtent mauvais et digèrent très mal. .… Ii travaille avec peine toute la journée, il est morose et malheu- reux, tous les d tiques ont des idées noires. . Tout homme qui a à gagner sa vie au bout de ses bras, a besoin d’un bon estomac, ou bien il ne pourra résister longtemps et sera vite obligé de laisser son travail. Le remède par excellence pour guérir ces troubles et donner de la force aux hommes faibles sont les Pilules Moro. Lisez plutôt le témoignage de M. Lambert : 4. rendre e je commençai à ‘les Pilules Moro, j'étais arrêté de tra- \** vailler depuis troismois, J'étais em- ( ployé dans un moulin et l’onvrage que ‘s je faisais était assez dur. ‘* Je souffrais de cette maladie depuis 4" deux ans ; c'était mon estomac et mes :“! rognons qui me faisaient souffrir, Je ‘# continuai cependant à travailler aussi “ Jongtemps que je pus, mais à la fin, je ‘fus obligé de laisser mon ouvrage, ‘! m'étant impossible de travailler une ‘minute de plus. ‘ C'est 1à qu'après avoir consulté un 9 pe nombre de médecins, je me ‘+ decidai de prendre les Pilules Moro. ‘* Elles me firent dès le commencement ‘un grand bien et en aidant fnon appé- ‘tit et ma digestion me gnérirent de ‘{ mes autres troubles, Elles sont le seul ‘‘ remède qui m’ait donné du soulage- ‘ment. Pour la dyspepsie et pour don- ‘4 ner des forces à un homme faible, elles ‘# sont certainement la meilleure méde- ‘ cine possible à prendre. ” JOSEPH LAMBERT, Boite 174, Augusta, Maine, Les Pilules Moro guérissent aussi, à part la dyspepsie et le mal de rognons, toutes les autres mala- dies dont les hommes ont si sou- vent à souffrir, comme le rhuma- tisme, les douleurs de névralgie, les maux de tête, les humeurs, l’impureté du sang, et dès qu’un homme commence à se sentir faible, il devrait les prendre, afin de ne pas être obligé de laisser son ouvrage, comme l’a fait Monsieur Lambert. Les Médecins de 1a Compagnie Médicale Moro peuvent être vus à leur bureau, au No. 1724 rue Ste-Catherine, tous les jours de la semaine excepté le dimanche, jus- qu'à huit heures du soir. Aux hommes qui demeurent à la cam- pagne et qui ne peuvent venir facilement à Montréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sur demande, ainsi qu’un petit livret rempli de conseils et d'avis. Les consultations par lettres sont aussi gratuites et absolument confiden- tielles. Les Pilules Moro se vendent soc. la boîte, ou six boîtes pour $2.50. Si votre marchand ne les tient pas, elles vous seront en- voyées sur réception du prix. Adressez vos lettres comme suit : * COMPAGNIE MEDICALE MORO; 1724 rue Ste-Catherine, Montréal. A été éprouvé pour au delà de vingt cinq av c les résaltats les plns satisfaisants. On peut se fier au FULIKRS BLACK BERRY CORDIAL comme remède pour toutes les maladies d'été. chez les en‘:nts -omm>:2 chez le: Adnltes | STILL TO THE FRONT Weare stilltoth:froait this sp-inr with one of ths nices assorted stock of general merchaindise to be found in any oity or country store in this province. Although this is the season of bad roads, the extra indace- ments we offer, and the redaced prices on most of our goods, wiil more than repay the sacrifice of travelling through ths bsd roads. Do not come all at once, bat for the next few months we can guarantee you, that our staff of attentive clerks will be even ready aud willing to serre you all, to your attire satisfastion. The prospects for a big trade daring the spring season is sery bright indeed. As soon as roads permit our egg buayers will be ont again to visit everybody, and solicit their trade. 1t is not necessary to enumerate here th: different kinds ef ‘goods in our Stock. Safficient it is to say, that we keep almost anything which the people want. Our spring goods are already all in now, and anybody we can't sait in anything, caunot be suited on this Earth. We are always prepared to bay all kinds of produce in ex- change {or our morchandise. Eggs, we make a specialty. Last year we handled 55,000 dozens, and this year we want to in- vrease this amount considerab}y. We want wool, hides and pelts, also pork, beëf, cattle and sheep, oats, wheat, and other grains, potatoes etc. A full stock of Carter’s Tested Seeds on hand. We handie lumber of all Kinds. Give us a trial. JO ARSENAULT & SON& C9 WELLINGTON F800. ENS SUIT FR 3.78%. This is the way we’re selling the $12,000 worth of Bankrupt clothing we bought the other day. All other suits‘at the same rate of scount as this one. À good solid suit worth 55 «3 75 À very nice suit worth 1 75 Bankrupt price 125{ Ba ixrupt price Another, two pieces, good twecd, marked, 2.75 and) Another, better grade well worth it too. Bankruvt price | Worth 7.00, Bankrupt price 2.00 | +95 , A b'tter line, nice twced,! À,.stber wortà 9.00, well worth 450. Bankrupt price. made of good selid tweed or 3.00 es serge. Bankrupt price 6.75 A very fine line of Scotch! twecd, worth 5.50 Bankrupt| Still another, its a Scotch price. 4 00 |tweed of very pretty pattern, A three-piece suit marked worth 10.00 Bankrupt price and worth 295. Bankrupt!7-25 price 2.00. À better grade three-piece uit, woith 4.00. Bankrupt rice 2.95 Still another three pieces, worth 575. Bankrupt prices. C2 2 1, An elegant worsted suit, silk stitched all over, worth 1200. Bankiupt price 9.50 The best suit of a!l, well worth 1400, Bankrupt price 10.00 ti I5c the Yard- Pretty cheap, bat the cloth is not bad at all. Better grade À 811 wool at 250 and 35e. Still better up to $lthe yard, worth , 8 more, every yard of it. Aud we're selling that doubled and twisted Tryon and O, ord mills cloth at 65cthe yard. Batter see about it at once. PROWSE BROS The Wonderful Cheap Men. Charlotteruwn.