SAME TER de 1 di #06 de ETS ppanne 2 nn mer Steel cmd à F Ki q PS SR ER A ES S 7 . T4 Ver de. #5 ; è je TE ee meme rer Ge quelqres uns, pour être appli-|toucher du deigt la différeuce quées à Un Monument pauvre reiigieux de la congré gation des Pères de Sainte-Croix, Sous ce titre, le “Temps”,let il semble qu’en partant de Joarnai d'Ottawa fait l'apprécia | Saint Laurent près de Montréal, tion suivante du livre de l'hon.|snr l'ordre de ses supérieurs sénateur Poirier, intitulé : “Le pour ailer prendre charge de la È ; à à ? à sa’? - . pee Lefebvre et se paroisse de Memramcook et y a reconnaissance du cœur x sadé- . fonder un collège et une acadé est le caractère d’une âme d'é-| mie, le P. Lefebvre n'ait fait lite, telle est l'impression qui nous reste du livre de M. Pas- cal Poirier, intitulé le febvre et i’Acadie”. « … + à: . Dans ce volume dont la lec-| jan le livre de M. Poier, bien ture nous à fait paseel de bien qu'avec un thème semblable, et doux instants, l’honerable séna-| , 1me héros une personnalité teur Poirier semble avoir mis! hors ligne comme celui qui a tout son cœur, sa reconnaissance été choisi pour accomplir l’œu- et son talent. Ancien élève du, question il était possible coliège de St-Joseph, aujourd’- hui Université de Memramcook, M. Poirier nous dit lui-même qu'en écrivant la vie du fonda- teur de cette institution qui “a été pour les Acadiens un re- commencement de vie nation- ale”, il a voulu faire une œuvre de reconnaissance et de piéte fi- liale. Mais son livre a de bean- coup dépassé ce but, et M Poi- rier a élevé à la mémoire du Père Lefebvre un monument plus beau, plus riche, et infini- ment plus éloquent que le sera jamais le monument commémo- ratif de pierre, bronze ou gra- nit, que les anciens éièves du collège Saint-Joseph, ayant eux aussi la reconnaissance du cœur, ont décidé d'élever à Ja mémoire de celui qui est au- jourd'hui “pour tout le monde en Acadie, ie plus grand bien- faiteur de sa patrie d'adoption, et, pour ses élèves, un salut.” (Préface du livre.] Pour le moude des lettres, et pour l’histoire, ce livre est ce- pendant plus qu’une œuvre de reconnaissance et de piétè filia- le, ou même un monument im- périssable à la mémoire d'un grand éducateur, d’un hemme de progrès ou d’un saint. C'est l'œuvre d’un érudit, d'un pen- seur et d’ur philosophe, et ‘ce- Jui qui fut l'Esdras de l'Acadie, | .. Le à: LE. .|nièr page. Comme l’auteur le celui qui a relevé l'édifice lait li dés Miss de oié sant de la nationalité acadien-!""" RP ne”, celui enfin qui (orma “Le siècle vent la vérité, et il uu homme comme M. Poirier|exige que les grands et les puis- peut dormir en paix dans sa/sants aient le courage de l’en- tombe, sars crainte que son œu-|{tendre. 11 y a plus de respect vre de relèvement périsse. Deus D due A 1 nt “pisant” que le dit M. Poirier|avec franchise que dans certai- dans son livre ? notre incompétence à nous pro-|avec basesse. Là où les courti- noncer en la matière. Nous som-| sans seuls sont écoutés, l'orgueil mes cependant un peu, beau- _ |ne tarde pas à commander en coup porté à croire, par les 6. Ù chantillous de la race que nous|mMaitre à des esclaves. Dire la avons sous les veux dans la per- vérité aux rois était autrefois un sonne des Landry, Poirier, Ri {crime de lèse majesté. Les rois he > rt. : 2 Lo. . . ca re Blanchard, ee et\s’en vont maïs ils n'emportent a TéAaT à 14 Ce £. à : beliveeu, que lédilce nétait} 3 avec eux tout l'orgueil hn- que ce que l’on pourrait appe-[" cn ler un peu affaibli; ou plutôt! A4: ji: : pas dégrossi. L'acadie manquait! M. Poirier, craignant que l'é- de confiance en elle-même ; elle |tude comparative, :1mpartiale et ne connaissait pas ses qualités | véridique qu’il voulait faire de ou était incapable de les faire |; grande question de l’ednca- valcir. Mais comme une plaate | Éd DE LC . Î e g € . sauvage lorle et vivace, elle | ” de nées ". Mel: es n'attendait pour prendre sa|“ilisation, au progrèset au re- Le ° 4 e place au soleil des nations, que|lèvement «les natious, étude qui “ . ° P A " 4 3 a \. - le relèvement par l'éducation et |4 été jusqu à ce Jour, en Cana . . ‘ à sAàc toc ‘ ’, la culture par l'instruction, œu | da, à peu près mise a l'index, nâturelle et qui est le ressant, le travail de M. Poirier pe sortirait peut-être pas du ca- dre ordinaire. Mais M. Poirier a parsemé son ouvrage de ce qu'il appelle des digressions, mais que nous appellerons, nous, des étu- des savantes sur les choses d'’é- ducation, études qui non seule- ment cadrent très bicn dans une vie du P. Lefebvre qui a été un si grand éducateur, mais qui a- joutent au livre un charme tout spécial et lui donnent un inté- rêt considérable. D'ailleurs les digressions de M. Poirier cou- laient de sour:e et s’imposaient. l'on s'occupe beaucoup dans inotre pays de la reforme de l'instruction publique, et une personne autorisée dans ces questions comme l’est le séna- teur Poirier, né pouvait, dans un livre ou il raconte la vie d’un grand éducateur, rester silen- cieux et ne pas émettre ses opi- uions sur la question vitale de l'éducation qui est synonime de civilisation et de progrès. 11 a:- vait plus que le droit de parler, il en avait le devoir: de M. Poirier, c’est l'esprit de justice, de vérité, de franchise et puis la première jusqu’à la der- que la narration de la vie d'un systèmes d'éducation, les pro- grès accomplis depuis le temps où l'on ne faisait apprendre aux enfants que juste ce qu'il fallait pour leur faire faire leur pre- mière communion ou pour en faire des prêtres, jusqu’à nos jours où les Pères de Sainte- Croix et autres éducateurs ec- de faire beau, graud et inté-! Nous sommes à une époque où Nous avouons!nes flatteries de cour proférées | clésiastiques ont enfin consenti, qu'accompiir une œuvre toute avec azantages pour eux-mêmes, but | pour l'Eglise et pour la société, “P. Le-|56me de l'existence de son or-{ à détourner leurs regards d'un dre. Ah ! s’il n’y avait que cela | passé qui les bypnotisait, et se sout rendu un compte exact de l'etat de chose qui, bien ou mal, existe à la fin du dix-neuvième siècle, de l'orientation de la civi- lisation universelle non répudiée par l’Eglise, et des besoins ur- gents, pesitifs, des nations en concurrence vitale les unes avec les antres. M. Poirier admet que notre société frauco-canadienne, pro- fondément cathelique, a sans doute le même besoin essentiel de prêtres qu'il y a deux cents ans ; mais, dit-il, elle a aussi be- soin de citoyens instruits, et l'instruction s’il y a deux cents ans, sauf peur la religion et la langue, n’est plas que la demi instruction d’aujourd'hui. Le progrès, c’est la création conti- nuée, et pour être un homme de progrès dans les choses d'éduca- tion, a dit Mgr Ireland, que cite M. Poirier, il ne faut pas s'as- seoir aux portes des cimetières, pieurant sur des tombes qui ne s’ouviiront pas, et oubliant le monde qui marche de l’avani. | L'exemple des Chinois, cette nation mourante d’après lord {Saiisbury, est là aussi pour nous faire réfléchir. Ils étaient, au temps de leur première gran- | deur, probablement le peuple de plus police du monde. 1ls sont aujeurd'hui aussi civilisés | qu'ils l’étaient il y a treis mille Ce qui fait le mérite du livre }ans, n'ayant ni avancé ni reculé. Mais s'immobiliser pendant que l'humanité marche, C'est se sui- d'indépendance qni l'anime de-|cider. M. Poirier a sur ce sujet an chapitre qui serait à citer en entier. , M. poirier ne touche pas eeu- lement aux choses d'éducation dans son livre. Son héres ayant commeucé sa carrière ecclésias- tique à St-Eustache, M. le séna- teur en prend occasion pour écrire sur Chénier et les autres patriotes que l’on a prétendu a- voir été excommuniés, un cha- | pitre documenté et tout palpi- tant d'intérêt. Si M. Poirier est conservateur en politique, il n'est pas da tout chouayen. | Pour lui les patriotes sont non pas “de misérables excommu- |niés”, et il prouve, documents en main, qu’ils ne l'on jamais |été, mais des héros et des mar- ityrs. | Mais les pages où le sénateur | Poirier nous parle des années d'enfance de son héros, de sa première communion, de son noviciat chez les Pères de Sainte Croix à St-Laurent, de ses suc- cès comine predicateur et ora- vre qui fut celle de tous les ins- | ne lui fut reproché comme Une | teur, car le Père Lefebvre était tants du P. Lefebvre à Mem-!hardiesse de sa part, a offert ramcook. L'Acadie était un dia-| d'avance comme justification, iné avec le don d’une élequence : chaude et entrinante, sont les 1 . . [7 + c e ] À n | mant de belle eau, qui n'avait | ies paroles mêmes du grand | pages les plus touchantes. Celle ° “à . . 3 5 E ; CE . … 2 besoin que dêtre taillé pour!|PaPe Léon X111 à dom Gas où il raconte un triomphe ora- briller da plus vif éclat. nn Ce n'est pas le panégyrique| ‘ Publiez des archives du Va- | se . du P. Lefebvre, comme apôtre, |tican tout ce qui a quelque va-| |toire obtenu à la suite, non pas d'un sermon mais d'un discours impromptu sur la tempérance, éducateur et sauveur de l'Aca.|leur historique, que cela jette | ,mäne les larmes aux yeux. il y ” à a ‘4 } » 4 « 1 1r : | die que nous voulons faire ici du crédit ou dn discrédit sur) a en outre, ici et là, dans co li- t r © . . 1 î L 72. 4 1 + 1 | 4 “ Cette œuvre a été accomplie si | les autorités ecclésiastiques. Silvre, des anecdotes plus légè- . . | ré ion É " Lt Goeri | masistralement par M. Poirier | les Evangiies étaient écrits de! que nous ne voulons pas l’entre-| 108 jours, on justilierait le re- prendre après ; et un résamé de|niement de saint Pierre et l'on son travail qui lui rendrait jns-|omettrait la trahison de Judas, tice est chose presqu'impossible, | pour ne pas offenser la dignité et malgré tout le désir que nous | des apôtres.” aurions d’en citer des extraits,| Ayant groupé autour de son ceux qui voudront connaitre|héros jes événements qui ont l'œuvre de M. Poirier devront | précédé immédiatement et suivi denc se procurer le livre. son arrivée au milieu des Aca- Nous avons d't plus haut que|diens, fait l’appel de tous ceux, le livre de M. Poirier était l’œu-|saints missionnaires pour la plu- vre d'un érudit, d’un penseur. |part, qui ont développé les for- et d'un philosophe. Ce sont là|ces vives de l’Acadie, M Poirier de bien grands mots, diront|avait ainsi l’occasion de faire ‘primesautier ce qui n'est après tout|entre les anciens et les nouveaux res qui font disparaitre la ten- sion d'esprit que produirait la lecture d’un livre uniformément sérieux. A toutes les qualités déjà considérables de ce livre, il faut ajouter celle d’un style clair, brillant et original. M. Poirier est un puriste. Si son style est grand, ciselé très souvent, il n’est pas du tout guindé. 11 por- te le cachéc du caractère vif et de son auteur. Pour nous, Canadiens,!il semble avoir quelquefois des allures et des expressions toutes drôles, mais qui sont parfaitement fran- L'IMPARTIAT, JEUDI LE 26 MAI, 1888. pes çaises et font le plus bel effet. s M. Poirier rajeunit des tournu- res usées, et renonvelles des ex- pressions vieilles. Les innova- tions qu'il fait sont de bon goût et parfaitement conformes au génie de notre langue, bien que portant quelquefois un cachent acadien très prononcé. Ainsi l'expression ‘en droiture” très française d’ailleurs mais peu u- sitée parmi nous, M. Poirier l'emploie hardiment et avec un bel effet dans la phrase suivan- te : —“O'est à St-Jacques-le Mi- \neur, Gont l'église, en dreiture, n’est éloignés que d’une lieue environ de ia maison de Louis Lefebvre, que Camille fit sa pre- mière communion.” Les pages dans leequelles M. Poirier raconte les persécutions et les spoliations dent les mal- heureux Acadiens ont été victi- mes, l'odieux guet-à-pens ds 1755, le grand dérangement, comme ils l’appellent encore, sont remplies d’une chaude et vibrante éloquence. Lorsqu'il neus raconte l'amour des Aca- diens pour la France, leur re. naissance à la vie nationale, leurs grandes conventions au ‘jour de l’Assomption, qu'ils ont pris pour leur fête St-Jean Bap- tiste à eux, leurs luttes pour leurs éceles, il nous anime et nous entraine. En un mot le livre est un monument,et devra se trouver dans toutes les bibliothè ques canadiennes, Le produit de la vente de ce livre sera exclysivement censa- cré à venir eu aide au comité qui a entrepris l’érectin d'un monument commémoratif à la mémoire du R. P. Lefebvre, co- mité dont M. Pierre À. Landry est président. C'est un beau vo- lume de plus de trois cents pa- ges dont neus ne connaissons pas le prix. MM. Beauchemin et fils, libraires-imprimeurs, Montréal, en sont les éditeus Le travail typographique en est parfait, et les gravures et por- traits très bien réussis Nos remerciements-à l’antevr pour l’envoi gracieux d’un ex- emplaire, accompagné de ses sa lutations amicales, que nous ap- précions beaucoup.” LE SJU99 CZ 99144 NO INANINIT "IVNYALXA LSH4 AHL © OWES © Éd S.u03ajpuog jdn sÂeme pue Q S 8 } S os 5 "TS F ae) eo. ë : | IL: De | Z ess 3 © Tire 151352. Q 8 + 25g ! es] ta © ° 1: 955 & à # FT Er. pa ee Re po B- œ ®, & a Le) READ THIS WT. a nl É 2 A man who desires to fill a steady, paying position and earn good wages ! If you are at pre. s2nt employed that need not prevent you frem sending us a postal card to learn what we can do for ges We have the largest, most complete and thoroughiy up-to-date nurseries in the Dominion. There is a largely increasing demand for Home-Crown Nursery stock. 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