Ê D RS a TRE (ns LE GRAND VAINCU [Suite de la lère Page] “David, reprit:il avec eftort, sais ta : quelle est la somme que l’on m'aceuse d'avoir volée ? “_ Non. “Vingt mille livres !....” “Je le regardai stupéfait. “N'est-ce pas, dit-ilavec un triste sourire, qu'il u'est guère vraisemb.able qu’un pauvre diable comme moi ait cherché à s'approprier une pareille for- tune ? “__Evidemment, c'est absur- de ; qu'aurais-tu fait de tout cet argent ?.....Yais n’as-tu pas quelque soupçon, quelque indice qui puisse nous mettresar la trace du vrai coupable ? “__J'ai plus qu'un soupçon, dit Pierre en baissant la voix. Ce voieur, je le connais. “Ta le connais et tu ne le dé- nonces pas ! Es-tu donc devenu fou, mon pauvre Pierre ?...Quel est cet homme ? As-tu peur de Jai ? Mais je suis là, moi, et tu sais qu'un homme ne pèse guère dans ma main Dis-moi son nom, vite, que j'aille le répéter aux juges, afin qu'i's te rendent la liberté et qu'ils enferment l’autre à ta place...” “Je m'étais déjà levé. Pierre me prit la main et me fit ras- seoir à ses côtés. Puis le mal- heureux garçon regarda timide- ment autour de lui, comme s'il eût craint que ses paroles pus- sent traverser les murs épais de la prison. Enfin, se penchant à mon oreille : “David, dit-il, le coupable est si puissant, si haut placé, que, si je l’accuse, personne ne me croira. | “_ Pierre, dis-je avec force, j'exige que tu me dises le nom de cet homme ! je me charge, moi, de le uvrer à la justise, si puissant qu'il puisse être ! Et, en faisant cela, non-seulement je te sauverai, mon pauvre frère, mais je remplirai encore mon de- voir d'honnête homme.” —Et ton frère t'a dit ce nom ? demanda M. de Montcalm qui avait écouté ce récit avec atten: tion. —Oui, monsieur le marquis. —-Tu as dénoncé le coupable à la justice ? —Je viens vous le dénoncer, mon général, car il est à voire camp, il est ici, près de vous, sa tente est à quelques pas de Ja vôtre. Le marquis de Montcalm tres- saillit. — Es-tu bien sûr de ce que tu dis, David ? demanda-t-il. Et, en même temps. son clair regard s’assombrit. —Mon général, s'écria le Chasseur de bisons, celui quia volé les vingt mille livres à la caisse de l’armée, c’est M. Varin lui-mê me, l'adjoint de M. Bigot l'intendant !...… Et étendant son poing fermé du côté de la tente des inten- dants, qui s'élevait à quelque distance, il poursuivit : —Vous les connaissez bien, ces misérables, monsieur le mar- quis ! Vous savez que, pendant que la colonie souffre de la guerre et de la faim, ils vivent dans le jeu, dans les plaisirs ! 1ls volent le roi, ils volent vos troupes, ils volent vos alliés les indiens !....… —-David, parie plus bas, dit Montcalm. Mais, emporté par la violence des sentiments qui débordaieut de son âme honnête, le Chas- seur de bisons ne put se conte- nir, et sa voix accusatrice reten- tit dans le silence de la nuit : — Vous savez que ces inten- dants maudits laissent vos sol- dats Sans pain, sans poudre, sans chaussures !.....Vous savez qu'ils vous haïssent parce que chacune de vos victoires retarde la perte de la colonie, et main-| tenant qu'ils sont gorgés d’or ils voudraient voir notre pays L'IMPARTIAL, JEUDI LE 10 NOVEMBRE, 1898 Mme. fllarie St. aux Anglais, car alors l'impani- té leur serait assurée et ils pour. truit de leurs vols... Vous savez tout cela, monsieur le marquis, et je suis sûr que vous aviez de- viné, avant même que je l’eusse prononcé, le nom du misérable | qui a forcé sa propre caisse et qui a fait arrêter mon frère comme coupable ! ; —David, reprit Montcalm qui avait peine à maitriser son émo- tion, penses-tu à la gravité de l'accusation que tu portes contre cet homme ? Je veux bien croire à l'innocence de ton frère, car il me semble impossible que le même sang puisse couler dans les veines d’un voleur et dans celles d'un brave et loyal garçon tel que toi... Mais, si ton frère est innocent, qui prouve que l'intendant soit coupable ? — Qui le prouve ? dit David avec feu. Mais vous n'’ignorez pas, monsieur le marquis. que les imtendants jouent un ju d'enfer : M. Bigot a perdu deux cent mille livres l'an dernier ; son délégué peut bien avoir su- bi uns perte de vingt mille livres. 1ci on est loin de Québec, \on n'a pas d'argent pour payer ni pour continuer son jeu. Qu'imzorte ? la caisse de l’ar- mée n'est-elle pas là ? Ou y prend la somme dont on a be- soin, on accuse un pauyre diable du vol que l'on a commis soi-même, et tout est dit !..…… Voilà pourquoi je suis venu vers vous, monsieur le marquis. 1] est si facile d’écraser les pauvres gens quand ils n'oat personne pour les détendre ! Mais vous êtes là, n’est-ce pas ? vous ferez bonne et prompte. justice, vous ne laisserez pas condamner un innocent...ÆEn remontant le Saint-Laurent, j'ai vu sur la rive, près de Sillery, ma pauvre Marthe qui m'envoyait un der- nier adieu, et ses signes sem- blaient me dire encore : “Ayez confiance, David, courage et confiance !” “Ah ! monsieur le marquis, vous aurez pitié de ma pauvre Marthe et de moi !......” Marquis de Montcalm parais- sait en proie à une vive agita- tion. 11 marcha quelque temps, les bras croisés, le front pensif Enfu, s‘arrêtant tout à coup de- vant le Chasseur de bisons : — David, lui dit-il, tn connais l'audace et l'habileté de ceiu que tu accuses. Tant que tu n'auras pas contre lui des preu- ves bien positives, il est inutile d’agiret il serait peut être dan- gereux de Jui montrer qu'il est soupçonné. Àie un peu de pa- tience. Vers la fin de ce mois, j'irai à Québec prendre le com- maudement de l’armée du Centre. Situ m'apportes alors la preuve évidente du crime commis par Varin, je te promets mon appui le plus énergique pour sauver ton malheureux frère. -Cette preuve, vous l'aurez, monsieur le marquis, je vous le jure. —Je n’ai pas à te recomman- Jer d'être prudent, ajouta Mont- calm. Tes amis les sauvages t'ont appris comment on suit une piste et comment on tend à son ennemi des pièges adroite- ment préparés. —Je vous comprends, moa- s’eur le marquis, dit le chasseur dont, pour la première fois, un sourire vint animer l‘intelligente physionomie. 11 faudra que Va rin ait de bonnes dents s'il peut ronger les mailles du filet que je compte jeter sur lui ! V111 L'INTENDANT YARIN. 1l était environ minuit lors- que le Chasseur de bisons sortit de Ja tente de M. de Montcalm. La nuit était sombre ; pas une étoile ne se montrait au ciel, où roulaient de gros nuages noirs. Aucun bruit ne s'élevait du raient aller jouir en France du| camp endormi ; tous les feux é- taient éteints. Cependant, au milieu de cette vbscurité, se détachaïit, sur un monticule voisin, an veste cône de toile vivement éclairé. —C'est la tente de l’intendant, fit David en suspendant tout d'un coup sa marche. 11 réfléchit un instant, puis, prenant une de ces détermina- tions hardies et soudaines qui lui étaient habituelles, il se di- rigea résolüment de ce côté. —1l faut au moivs, dit-il, que je voie sa figure, afin qu’à l’oc- casion je puisse le reconnaître. Lorsqu'il fut plus près de la tente, il entendit nn bruit de voix fort animé, mêlé au choc des verres. Un disque de lumi- ère projeté sur la toile blanche y faisait une large auréole. — Par mon saint patron ! pen- sa David en entendant ce bruit en voyant l'éclat de cette lu-| mière, on dirait qu'ils ont peur que l'ennemi ne connaisse pas ia position de l’armée ! —Qui va là ? demanda aussi- tôt une voix dans l'ombre. ——Diable ! se dit le Canadion, uee messieurs sont mieux gar: dés que M. de Montcalm lui- mème ! 11 s'arrêta. —Je voudrais parler à M. Varin, l'intendant, répondit-il. ——-À une pareille heure ? —Sans doute. —M. Varin est occupé ; il ne peut pas vous recevoir. —Même si on lui apnortait de l'argent ? demanda David avec ironie. —Hein ! que dites-vous ? Et en meme temps l‘homme qui parlementait à distance s'e- tant rapproché, le Chasseur de bisons reconnut un de ces a- gents proposés aux vivres, dé. signés déjà à cette epoque sous le pittoresque surnom de Riz- Pain-Sel et qui n‘avaiant de mi- litaire que l‘habit. —Comment vous nommez vous ? demanda l'agent ; qui êtes-vous ? que voulez-vous à M. Varin à cette heure de la nuit ? Pour toute réponse, le Chas- seur de bisons prit l'homme par le collet de son habit, le souleva de terre, le posa un peu plus loin et, entr'ouvrant ensuite le vaste pan de toile qui fermait la tente, il entra sans cérémonie chez l‘intendant. David Kerulaz fut d’abord é- bloui par le luxe éclatant qui régnait dans cette tente et for- mait un étrange contraste avec l'interieur si simple et si austère du général en chef. Un tapis de velours rouge à franges d’or recouvrait une table carree autour de laquelle trois joueurs étaient assis. Un haut chandelier doré à six branches projetait son éciat lu- mineux sur les têtes suigneuse- ment poudrées, les habits bro- dés et les boutons da pierreries de ces trois hommes, qui étaient M. Varin, subdélégué de l'in- tendant Bigot, Deschenaux, se- crétaire de ce dernier, et un né- gociant nommé Perreault, asso- cié de Cadet, le munitionnaire général de la colonie: 11 y avait sur cette table plu- sieurs tas d'or qui scintillaient. On y apercevait aussi deux bou- teilles, l’une de vin d’Espagne, l’autre de champagne, et des verres délicatement ciselés dont les feux des bougies faisaient briller les facettes. En voyant un homme s’enca- drer ainsi brusquement dans l'ouverture de la tente, Varin, qui faisait face, se leva soudain et, par un mouvement instinctif, posa sa large main sur l'or étalé devant lui. Le fait est que l’apparition, à une heure aussi tardive, de cet hommo vigoureux, aux vête- ments sombres, au visage enca- dré d’une large barbe et dont la main robuste serrait le canon d’une carabine n’était pas faite nc dudis dit de À PRES 1 hr de SOC ES Le A F em à gs ; tt PPT ed. PT Re ue Re re re 1 il 0 Laurent PENDANT SEPT ANS SOUS LES SOINS DE QUATRE MEDECINS--MAIS SAUVÉE DE LA MOET PAR LES PILULES ROUGES DU DR. CODERRE. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont la supreme espérance de toutes les femmes malades et l’amie des jeunes filles.— Elles conviennent a: tous les ages et a toutes les bourses. Dans tout le monde, et dans «toute Ê l'histoire du monde, aucun médecin etaucun remède n’ont pu guérir et sauver la vie à un si grand nombre de femmes que les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Elles sont pour les femmes seulement et elles agis- sent directement sur les organes spé- cialement féminins des femmes, qui, quand elles sont en santé les rendent si attrayantes, mais quand elles sont malades, font qu'elles sont un objet de pitié, Ne voulez-vous pas encore être bien comme quand vous étiez petites filles ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre vous rendront ainsi. Telle est l'opinion de Madame St. Laurent, qui est une dame intellignte et tout à fait digne de foi. Voici ce qu’elle dit : ‘“ La misère et le travail “ ont été la cause que j'ai contracté bo leurs dans le bas-ventre, les étourdis: sements, nervosités, les maladies rticulières au chängement d'âge, uillonnement du sang, froideur des pieds et des mains, elles sont d’un grand secours, prises avant et après la naissance d’un enfant ; les mères devraient toujours en donner à leurs jeunes filles, elles les rendront régulières et aideront à leur forma- tion. Souffrez-vous depuis longtemps ? Alors il est bien douteux qu’une ou deux boîtes de Pilules Rouges du Dr. Coderre puissent vous guérir. Soyez consciencieuses et prenez-en assez pour leur donner une, chance d'agir sur votre maladie, en même temps écrivez à nos médecins spé- cialistes. Vous pouvez les consulter pour rien. Ecrivez-leur une des- “ue grave maladie qu m'a fait — cription bien complète de votre ma- “souffrir pendant sept ans. Le “beau malme rendait martyre, Je souffrais de maux “ de tête, douleurs dans l'estomac, le dos, les côtés, pas “ d'appétit. J'étais si faible que j'avais de la misère MADAME MARIE ST. LAURENT, ladie. Vous n'avez rien à craindre, ne leur cachez rien, car toutes lettres adressées au “ Departement Medical, Boite 2306, Montreal.” sont ouvertes, répondues et tenues confidentielles par “à marcher seule, j'avais l'air d'une morte tant j'étais eux. Si des dames le préfèrent, elles peuvent consulter “ pâle ; quatre médecins me soignèren!, mais sans suc- “ cès, j'étais tout à fait découragée, quand des amies “ charitables qui connaissaient les Pilules Rouges du Dr, ‘ Coderre me conseillèrent d'en prendre. Béni soit ce “ remède, car je ne me sens plus du beau mal, je fais mon ‘ouvrage comme si je n'avais jamais été malade et je “#-suis bien, forte et alerte comme à l’âge de 15 ans. Je “ suis heureuse de vous envoyer mon témoignage, car “ je dois la vie aux Pilules Rouges du Dr. Coderre.” personnellement et gratuitement nos médecins spécia- listes en se présentant à notre dispensaire pour les fem- mes, au No. 274 Rue St. Denis, tous les jours (excepté le Dimanche), de 10% heures a.m.à 5 p.m. N'ou- bliez pas, consultations gratuites. 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Mais Sarrol ne répondit pas, par ia bonne raison que, son courage élaut à peu près à Ja hauteur de celui de son maitre il avait été pris d’une belle peur à l’aspest du Canadien et qu’à peine échappé de la formidable étreinte de David il s'était ré- pandu dans le camp en criant qu'on assassinait M. Varin. 1l est juste de dire que ses cris d’effioi n'avaient causé qu’- une émotion médiocre On rap- porte même qu’un officier, ré- veillé en sursaut par les gé- missements de j’agent aux vivres, s'était retourné philoso- phiquement sur sou lit de camp et s'était reudormi en murmu- rant : : —Ce n'est pas la peine de nous déranger pour si peu... Voyant que son appel restait sans réponse : berté de me présenter devant vous. — Je suis M. Varin, dit l’in- tendant avec dignité ; que me voulez vous ? —Un mot en particulier, s'il vous piait, monsieur l’inten- dat Varin hésita, regarda la cara- bine sur laquelle David était apouyé, puis ses deux compa- gaons, et enfin, faisant un grand effort de courage : —Veuillez jouer un instant sans moi, messieurs, dit-il d’un ton dégagé, que j'en finisse avec cet homme. Maudit Sarrol! murmura t-il entre ses dents en se rapprochant du Chasseur de bisons. M. Varin était un petit hom- me dont l'habit paré et la per- ruque poudrée avaient peine à dissimuier l’air bas et commun. Des sourcils noirs et touffus surmontant de petits yeux ac— tifs où brillait le feu de l'intel- ligence, un meuton large, une bouche aux jièvres épaisses, deux grosses maius rouges sor- ‘tant lourdement «les dentelles et — Qui êtes-vons ? dit Varin chargées de bagues trop étroites en s’alressant directement au Chasseur de bisons. —Que venez-vous tenter ic: ? ajouta le négociant Perreault, qui, s'étant levé à son tour, crut devoir enfler sa voix afin d’effra- yer cet importun qui pouvait être un voleur. David Kerulaz fit trois pas et se rapprocha du groupe inquiet des joaeurs : —Eh mon Dieu! messieurs, dit-il en restant tranquillement appuyé sur sa carabine, n’appe- lez pas au secours, je vous prie. J'aime à croire qu'il n'y a pas de voleurs ici, poursuivit-il de sa voix mordante en jetant sur les trois hommes un regard cir- culaire ; du moins, je vous don- ne ma parole d’honneur que je n’en suis pas un. Je voudrais entretenir M. Varin d’une af- faire très importante, et c'est pour ce motif que j'ai pris la li- qui bleuissaient l'extrémité des doigts, une démarche ordinaire- ment cauteleuse et rampante, mais qui raidissait jusqu’à j'ar- rogance quand l'intendant se trouvait en présense d’un_infé rieur, tel était en quelques mots ce personnage, vivante incarna- tion des vices les plus sordides, véritable image du parvenu au- dacieuse . ent cupide et inso- lent. être sans cœur, sans âme, sans entrailles, dont l'intelli- gence rive et remarquable ne poursuivait passionnément qu’- un seul bui, l: gain. — Voyons, en deux mots, qu'- est ce qui vous amène ? Pour quoi avez vous forcé l'entrée de ma tente ? dit lJ'intendant en adressant à David un regard qui voulait être hantain et sé. vère, mais qui avait le tort d’al- ler peu à peu se fixer d‘uu air assez piteux sur la carabine du | chasseur canadien. —En deux mots, je vais vous le dire, répondit David. Et d'’a- bord il faut que vous sachiez qui je suis. Bien que vons soyez plus souvent à Québec ou à Montréal que dans les camps ou dans les bois, vous avez pent- être entendu parler d’un certain chasseur canadien, nommé Da- vid, que les indiens ont sur- nommé... —Le Chasseur de bisons, Bras-de-Fer, le Tueur de pan- thères, s’empressa de dire Varin ten Oui, en effet, j'ai ln souvent dans la Gazette de Québec le récit de ses prodigieux exploits. —La Gazette de Québec est bien boune de s‘occuper de moi. —Quoi ! vous seriez 2... , ——-Oai, je suis le Chasseur de bisons en persouue. [à continuer] Mrs. David Labor, Waterford, Ont., say : “1 can recommend Hagyard's Yellow Oil for pains of any kind. 1t cured me of a distressing pain that the doctor co7id not sure.” Eee © eme .OeDe® © GUERISON RAPIDE DE LA TOUX 1e©e Le remède canadien pour toutes les affections de la GORGE ET DES POUMONS 25. cts la grande bouteille, DAVIS & LAWRENCE CO., Limitod, an Prop, du Perry Davis Pain Killer, © New York, Montréal, eOeOe DeDe®e eee 80 YEARS’ EXPERIENCE. 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