*< ECS PRE MERE RE SAGE BMP OT LANTA EN SRÇRS ARE FRERES 27 PP en ns $ + PO MD 2 7 SM AE. r G RP E LS Une Histoire Acadienne Aventures d'un groupe d’Acadiens proscrits a travers les forêts du Cana- da. Extrait du MECHASCEBE, journal de la Lonisiane, du 14 décembre 1872. Un journal canadien donne les intéressants détails qui suivent, sur d’anoiennes familles acadiennes : “Lors de la dispersion des Aca- diens, en 1755, plusieurs familles de Grand’Pré et Beauséjour se je- tèrent dans les bois pour ne pas tomber entre les mains des Anglais, et vécurent ainsi quelques années avec les sauvages. ‘Elles entretenaient l'espérance qu’en suivant ces derniers à travers les bois, elles se rapprocheraient assez du Canada pour venir s’y fi- xer ; mais iés sauvages ne s’éloi; gnant pas beaucoup des côtes, et la vie au milieu d'eux devenant into- lérable parce qu’une partie des hommes étaient sans cesse occupés à faire la garde autour des tentes pour prévenir les impertinences de ces sauvages pendant que les autres faisaient 14 chasse pour se procurer des vivres, il fut décidé de laisser les champs sauvages et de tenter la fortune à travers les bois. La troupe se composait d’une dizaine de familles, entre autres, nommées: Béliveau, Gaudet, Poirier, Berge- ron, Bourque, Bercasse et Lamon- tagne. Ilyavait plusieurs fem- mes, des jeunes filles, des jeunes gens et des enfants en bas âge. Le . chef de l'expédition était Michel Bergeron, de Nantes, homme hardi à la chasse et un vrai coureur de bois. ‘‘On n'avait point de provisions pour vivre le long de la route. Malgré cela, on se confia à la divine Providence et l’on s'enfonça dans les bois en se dirigeant du côté du Canada. C'était-vers le printemps de 1763. On marcha tout l'été ;: les femmes portaient les enfants sur leurs épaules et les hommes traînaient les bagages, exploraient les bois, faisaient la chasse et pré- paraient le campement pour la nuit. Quand il se rencontrait une rivière, on bâtissait un radeau sur lequel la petite caravane traversait ; il fallait faire halte souvent, pour attendre le gibier et à cause des difficultés de toute sorte qui se dressaient sur le chemin : aussi ne faisait-on point de longue route à chaque jour. On vivait de castors, de perdrix et d’autres animaux que les chasseurs surprenaient dans les attrapes qu’ils tendaient, car on n'avait ni armes, ni munitions, excepté des haches et des couteaux et quelques usten- siles de cuisine. Le soir et le ma- tin, à l'heure où les oiseaux chan- tent l’arrivée du crépuscule ou le réveil de la nature, on faisait la prière, on se recommandait spécia- lement à la sainte Vierge, patronne des voyegeurs, puis après avoir pris un peu de repos on continuait la route. ‘‘Aucun événement fâcheux ne troubla cette petite, mais héroïque troupe d’émigrés, qui avait laissé sa terre natale pour conserver sa foi et cheminait ainsi au milieu des bois, entourée de périls de toutes sortes et sans autres témoins de son sublime dévouement que le ciel et la nature. Si l’on fut continuelle- ment pressé par les inquiétudes les plus poignantes, du moins les vi- vres ne manquèrent point, grâce à l’habileté et à la prudence de Mi chel Bergeron, ou Michel de Nan- tes, comme on l'appélait alors. ‘Cependant, le mois d'octobre était commencé et l’on ne décou- }ment la maison de M. Jouleau. (servant de râteaux en guise jeune et plein de sère Vousarez vrait point le fleuve ; pendant plu- I'IMPARTIAT, JEUDI LE 238 MAI 1901. ds d'un petit ruisseau où les castors abondaient. ‘“‘Les paroisses de Bécamour et de Nicolet étaient habitées depuis plusieurs années, mais il n'y _—. Prevented encore aucun habitant à Saint- Grégoire. La première maison y fut élevée au pied d’un coteau et à l'endroit où se trouve actuelle- Ce: fut là que la petite colonie hiverna, des prodnits dela chasse et des provisions que Michel de Nantes avait pu acheter aux Trois-Riviè- res, où il passa l'hiver, employé à des travaux que le gouvernement faisait exécuter. Le printemps arrivé, il fallut monter jusqu’à Chambly pour y acheter. quatre minots de blé, que l’on sema à tra- vers les grands arbres, après avoir un pen débarrassé la terre en se de! herses. ‘Les années suivantes, plusieurs autres familles acadiennes venues à travers les bois, et parmi Îles-! quelles se trouvaient les Hébert et les Vigneau, vinrent s'établir à Saint-Grégoire. La grand’'mère de M. Beliveau, de qui nous tenons ces détails, après avoir été séparée de son mari, qui‘ne survécut que quelques jours à la catastrophe de la dispersion des Acadiens, fut embarqué à bord d’un bâtiment et jetée, avec quelques Acadiens, sur les côtes de la colonie du Sud. ‘‘Après y avoir séjourné quel- ques temps, elle eut la bonne for- tune de pouvoir se rembarquer dans un bâtiment qui faisait voile pour Boston, et de là elle suivitun parti d'Acadiens qui se dirigeaient,. comme les précédents, vers le Ca-| nada. où elle put revoir ses enfants] et mourir au milieu d'eux. LA FEMME MODELE | | Aù! s'il nous étar: donné de nous adresser à la jeune gé-| nération qui voit l'avenir sou | riant luitendre les bras, nous! containing 400 Felt Hats, men and boys, black, lai dirions avec l'accent de cette! brown and Grey, ail sizes, at 25e to 80c, regu- aflectuente émotion que l'on! ar prive 50c to 1.50 éprouve au sortir d’un âge au | quel on vient de dire adieu, | — Vous avez devant vous une des plus magnifiques carrières qu'il soit donné à des hommes d’ambitioner. 1ssus dela ration la plus chevaleresque et la plus intelligente de l'Europe, vous êtes nés, à cette époque où le reste da monde a vieilli, ane partie neuve; d'un peuple dans dans J'Aäme et tous les yeux toïtes les sources | d'inspiration : an coeur, de forte 8 eroyances; devant vous: ane gigantesq ue nature, où sem- blent croître d'elles-mêmes les grandes pensées; une histoire téconde en dramatiques événe- meuts, en souvenirs héroiques Vous pouvez, si YOUS avcz ex ploiter ©es ressources inépui- sables, oréer des oeuvres d'in tellignce qui s'imposeicnt à l'admiration et vous mettrent à latête du meuvement intel- lectuel dans cette hémisphère- Souvenez-vous que ‘noblesse oblige‘, et que c'est à vons de couronger dignement le monu- ment élevé par nos aieux, et d'y graver leurs exploits en caraetères dignes d'eux et de vous. Mais souvenez vous aussi que vos pères n'ont con- quis le sol de la patrie que par ies sueurset le travail, et que ce n'est que par le travail et les sueurs que veus parviendrez à conquérir la patrie intellec-| The T'orture of ECZEMA Sleep. | OUR 6 e as busy as bees from 9 until Il o’clock every trimming Hats and order to-day Milliners ar o’clock in the morning night, except Sunday, Bonnets to order. Leave your if you want it in time. Mr. Paul Lariviere, Meadowville Station, Pictou Co., N.S., writes as follows: ‘‘I shall always praise Burdock Blood Bitters as the best remedy for skin diseases. I had been suffering from Salt Rheum or Eczema for the past five years and could not get any rest from the terrible burning and itching, which was yorse at night and pre- veuted me sleeping. ‘“Hearing of B.B.B. I thought 1 would try it, and after using one bottle 1 was so much relieved that 1 continued using it, taking six bottles in all, and am now com- pletely cured.’? 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Finalement, trois jours! avant la Toussaint, on atteignit les | habitations à Cacouna, où l’on pas- | sa l'hiver. | ‘‘Le printemps arrivé, toute la | petite colonie, moins une jeune! fille qui avait épousé un ‘‘balon’’ ! de l’endroit, s’embarqua à bord des | canots préparés pendant l'hiver et | remonta le fleuve jusqu'à Saint-| Grégoire, où elle arriva l'automne! suivant et se fixa à l'endroit où est : actuellement le village et tout près | les trésors du passé, de l’autre | sant aux richesses du présent, | | vous élevez un édifice qui sera aveo la religion, le plus ferme rempart Je la nationalité cana-| dienne-franeaise, H.R. Cas@RAIN, ptre. WORM SYRUP- toujours plaisant et effectif. À vendre chez tous les marchands. 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