Une Prediction a Au course de l'hiver de 1871, une rumeur singulière se répan- dit dans Chicago, où j'habitais alors. Le palais de justice était han- té. Un revenant y siennes. Si bien que ni le concierge, ni gardiens ne voulaient plus passer la nuit là. Aussitôt que le dernier coup de minuit avait sonné au bef- froi—c'est le moment de ri- gueur, comme on sait—dans presque toutes les pièces du vaste édifice s'élevaient des bruits étranges, des cris lugu- faisait des bres, des plaintes à glacer le sang dans les veines. On affirmait qu'un grand fan- tôme blanc se promenait en mé- me temps dans les corridors sombres, trainant de longues chaines, et faisant entendre d’i- pénarrables lamentations. On allait même jusqu'à men-| individu | tionner le nom d’un mort en prison, quelques an- nées auparavant, dans des cir- constances tragiques. Bref, toute la ville était en é-| moi. Chaqu3 jour, les journalistes, les officiels, et une foule d’autres curieux, en quête d'émotions, assiégeaient les bureaux compte de ces faits graves, en les appréciant ‘de visu.” Le travail d'investigation fut parfaitement organisé. Les chonomètres bien réglés les uns sur les autres, on se par- tageait par groupes, et on 59 dispersait dans presqre tous les coins de r’edifice. Ce n’était pas l'espace qui manquait, les quatre ailes de l'immense construction s’ou- vraut sur quatre rues diffé- rentes. Aussitôt que le bruit com- mençait des sténographes no- taient tout avec soin, indiqua:t i'heure à la seconde. Quand on se retrouvait tous ensemble on constatait avec stupéfaction que les manifesta tions avalent été exactement les mêmes, et s'étaient toutes pro:| duites au même instant précis. C'étaient des ‘hou hou” pro- longés, des hrrlements, des ap pels désespérés, où l’on distin- guait vaguement les mots de “Dieu,” de ‘‘secours,”’ de ‘meur. ro en engage pement du Shérif, teus voulant se rendre Rss TT ONU L’IMPARTIAIL, JEUDI LE 4 AOUÛUT, 1898. choses plus ou moins incompré- hensibles, ia vieille se lève droite et pâle, étend solennelle- ment la main devant elle, et s’é- crie : —L'esprit me charge de vous dire ceci : avant douze mois é- nn, ra dans un cataclysme épouvan- table. Le lendemain, plus de reve- nant. Et le 6 octobre de la même année, Chicago était rasé par un incendie inoui dans l‘histoire des grandes catastrophes. Trente mille maisons étaient détruites, et trois cent mille iu- dividus étaient jetés sans abri et sans pain sur la prairie dé- serte. Maintenant écoutezbien ceci : | ll yavait à cette époque, à | Chicago, un personnage qui s’é- |tait donné le surnom de ‘Andy, | Handy.” | C'était un escroc renommé par ses exploits, et surtout Lar ses | nombreuses évassions. Sous ce dernier rapport, il é- tait à Chicago plus que Jack | Sheppard n'était à Londres. Na- | poléon Viau à Montréal, et Bis | Balleau à Québec. | Durant plus d’un an, ce hardi | voleur s’etait moqué de tous les détectives, de tous les sergents de ville et de tous les verrous de l'Etat de l’illinions. 1l était iusaisissahle. 11 se faisait quelquefois arré- ter, disait-on, pour mieux dépis- ter la police. Un matin, on annoncait à son de trompe, que maitre Andy | Handy avait les fers aux pieds et aux mains dans un cachot de | | . | la prison. enlevait les bijoux de quelque richard de j’avenue Michigan, écrivait une lettre aux Journaux fixant la rançon des objets vo- lées, et se présentant en per- soune au propriétaire pour tou- cher la somme, qu'on se gardait | bien de lui refuser. Je ne sais si les gazettes di- saient toujours vrai—en dehors de la politique, c’est. peut-être possible—mais elles racontaient de lui des coups si téméraires, Ides choses si renversantes ; il |mélait toujour quelque chose si drolatique à ses faits et gestes les plus pendables, que le gail- lard avait fini par intéresser je | public et à s’y créer ceriaines coulés, la ville de Chicago péri- | iles dégats découvrit tout Île) Le lendemain, le ruséi filou, | sympath'es. tres,” etc. | Cela venait quelquefois du [les proportions d'une personne plafond ; quelqueleïs cela sem- | populaire. blait resonner dans les cloisons ;! Les petits “boot-biacks,” qui dans certaines chambres, on au-!œagnent leur vie à cirer les bot- rait dit que cela sortait de par-|teset à vendre Îles journaux. tout. | (les camelots de ce pays-là), ne Les hommes les plus sérieux trouvaient rien de mieux, pour | faire mousser leur marchandise, Plusieurs d’entr'eux entraient,!que de crier à tuetête et sur bien décidés à ne savaleBl que penser. découvrir les!tous les tons : mystificateurs, et sortaient con-| —‘“Andy Handy on the ram- fondus, la paleur sur la 2 page ! —“Capture of Andy Handy’ “Full account of Andy Han- figure. | Tous les matins, les journaux nous arrivaicnt avec des pages | entières, relatant, dans les plus grands détaïls, tout ce qui s’é-| tait passé durant la nuit au pa- lais de Justice. di avec la ville. Cela dura trois semaines. | En 1859, on l’exhaussait d’un Dans tous ies Etats de l’U- étage, et, dix ans aprèson y a- pion, on ne parlait plus que du |joutait deux aiies. “Chicago Court House ghost”.| Ces agrandissements eflec- Les spirites, on le conçoit, ne | tués, les tubs en plomb servant manquèrent pas une si belle oc-| à conduire l’eau et le gaz dans casion de montrer leur savoir-|les différentes parties de l’édifi- laire, et le public, de son côté,| ce s'étaient naturellement trou- était ravi de mettre leur science | vés trop étroits, et l'on avait à l'épreuve. posé d'autres sans enlever les | Un soir, il y avait foule, et, a | anciens ; ce qui fait que ceux-ci tre de journaliste, j'étais du | étaient restés ouverts ici et là, nombre. ; | dans les chambres, ies couloirs, U ue vieilie médium nommée | entre les planchers. sous le cré- Alan avait offert ses services ;|pi des plafods, dans les boisc- et la voilà, les yeux fermés, la | ries et les colombages. D me toute trem-| Le toyau priacipal passait communication avec|tout naturellement au sous sol le pacte, joù—J'ai peut-être oublié de Après une de ses transes, qui|vons le dire—se trouvait la pri- duraient près d’une demi heure son du district. chacune, et pendant lesquelles | on l'entendait marmoter mille les évènement que je viens de dy’s last escape ! etc.” Or, ie palais de justice de Chi- cago avait pour ainsi dire gran- ? Enfin, le chenapan avait pris! Au moment où se passaient, voys reconter, Andy Hanuy y était enfermé. Dans la journée qui suivit la terrible prédiction de Mme Al- lan, on le surprit en train de tra- vailler à une nouvelle évasion, et on le changea de cachot. L'ouvrier chargé de réparer mystère. En creusant le sol, le garne- ment avait mis au jour le tuyau principal, l'avait percê—avec ses dents peut-être —C'était lui qui, durant trois semaines, du fond de sa cellule, s'était amusé à jeter l’effroi dans toute la ville et à mystifier toute une popu- lation Chacun de ses cris, chacune de ses plaintes, chacune de ses lamentations se faisaient enten- dre presque instantanément dans les deux tiers au moins de ;: immense édifice. Et, coincidence singulière, Madame Samuel Dubois 3 Apres des annees de souffrances est completement guerie par les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Les plus glorieux succes et les obtenues par les Pilules Rouges du Dr. guerisons les plus surprenantes sont Coderre. De toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, les guérisons obtenues par les Pilules Rouges du Dr. Coderre, augmentent. Nous avons des milliers de certi- ficats qui nous sont envoyés par des femmes guéries, ce qui prou- ve que les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent. Nous avons des certificats de jeunes filles, qui a peine entrées dans la vie se voyaient dépérir, et qui ont pris les Pilules Rouges du Dr. Coderre et qui se sont guéries. Nous avons des certificats de jeunes épouses, qui pendant des années, ont souffert du beau mal et des maladies particulières aux femmes la vieille médium, qui avait tout simplement voulu nous en imposer, avait, sans le savoir, prédit juste. Maintenant, je vous le de.- mande, si tette mauvaise plai- de profession n'eut pas été dé- couverte, ce fait ne serait-il pas cité aujourd'hui par les auteurs archi sérieux comme un des plus concluants en faveur du spiritisme. Il n'y avait pourtant là qu-- une supercherie de loustic, dou- | blée d'une simple coincidence. Louis Fréchette. S QUERISSE TOUTES VOS DOULEURS AVEC LE Pain-Killer Qui vaut a lui seul une boite de remèdes. | 7 2 Quérison simple sure et rapide des À CRAMPES. de la DIARRHÉE, de À f la TOUX, du RHUME, du . $ RHUMATISME, de la NEVRALGIE. Boutellles de 25 et de 50 cts. DANS LA GUEULE DE LA PIEUVRE | < | C'est un fait véritablement ex- traordinaire qui nous était man- dé de Menton [Alpes-Maritimes] le 28 février dernier. Quoi- qu'il présentât des caractères | suffisants d'authenticité, nous. ne vonlümes cependant pas le publier dans nos Annales, par prudence, avant d'en avoir 8oi- œneusement controié l’exacti- itud:. Nous uo s sommes adres .sés pour cela à un religieux ha- | bitant Menton, lequel, après en- | quête, a bien voulu, non seule- iment nous confirmer le fait. dans tous ses détails, mais en- |core nous transmettre la permis- sion de nommer la personne qui | a été favorisée de cette mer eille |de Saint Antoine. |. Voici donc le fait qui a causé lune émotion bien naturelle par: mi les nombreux étrangers qui habitent, en ceite saison, cette! station hivernaie. Une jeune bouvchère de Menton, Mme Blan- gini, venait de prendre un bain de mer, lorsqu’en sortant, elle |s'aperçut que son alliauce n'é- | (tait plus à son doigt. Ell: en fut afligée, comme de juste, et se mit à fouiller le sable pour retrouver l'anneau d'or. Mais] ses recherches prolongés furent | inutiles. Sa mère qui l'avait ac- compagnée, lui suggéra alors de faire à l'instant un vœu à saint, Antoine. Sur le premier mo- ment, Mme Blangini, toute au chagrin de sa perte, et ne cro- yant pas que vraiment saint An- toine pût l’a sister dans un cas! | } ser au Ciel pour ravoir sa ba- gue. Mois enfin, vaincue par ics instances de sa mère, elle s’age-! s’il ui accordait la grâce de re-| trouver son anneau. | Quinze jours après un pê- | er mb | les guérir, elles ont pris des Pilu- | santerie d'un misérable voleur mal après que les médecins n’ont pu les Rouges du Dr. Coderre, et sont aujourd’hui, heureuses, fortes et bien. Nous avons des | certificats de femmes âgées de 60 à 70 ans; ces femmes étaient | | faibles, nerveuses, ne pouvaient dormir, souffrant Ces adies, suites ou reliquats du changement d'âge, ces femmes ont aussi pris les Pilules Rouges du Dr. Coderre Let se sont sénties devenir fortes et bien, comme autre- | fois. | Nous publions aujourd’hui le témoignage et l'adresse | de Mde. Samuel Dubois, qui dit :— “ J'étais bien faible | et souffrante lorsque j'ai commencé à prendre les Pilu- “ les Rouges du Dr. Coderre, Pendant huitans j'ai | souffert du beau mal, leucorrhée, douleurs dans le dos, |“ et dans les côtés, douleurs dans le bas-ventre ; j'étais “ toujours constipée, je souffrais toujours du mal de tête, j'avais de fréquents étourdissements, j'étais très- nerveuse, palpitations de cœur, toujours les mains et “ les pieds froids. Il y a un an j'ai eu les fièvres typho- ides et la diphthérie; je me fis scigner par les deux meilleurs médecins d'Ottawa, ilsne semblaient pas comprendre ma maladie, car ils ne me firent aucun bien. Une amie me conseilla de faire usage des Pilu- les Rouges du Dr. Coderre : j'ai écrit au médecin spécialiste, lui demandant des conseils, il m'en donna un grand nombre que j'ai suivis à la lettre, en prenant « Jes Pilufes Rouges du Dr. Coderre ; aujourd'hui je « suis grasse et parfaitement bien. Ce témoignage est “ donné en toute vérité, car c’est bien vrai que ce sont “es Pilules Rouges du Dr. Coderre, seules, qui ont ‘ guéri toutes mes maladies. Je vous permets volontier, “ de publier mon témoignage et Je vous envoie Mon |“ portrait, Mde SAMUEL DUBoOIs, Spanish River, Ont. | Le certificat de Mde. Dubois doit être suffisant pour | bien faire comprendre à toutes les femmes qui souffrent qu'elles peuvent aussi se guérir, S1 elies sont aussi sages que Mde. Dubois, qui a fait usage des Pilules Rouges du Dr. Coderre et qui a consulté notre médecin et qui a suivi ses avis et qui s’est parfaitement guérie de toutes | ses maladies. © | Nous ne publions jamais le portrait et le témoignage d’une femme, sans son consentement. Le portraitet l'adresse, sont toujours ceux qui nous sont donnés en même temps que son témoignage. S'il arrivait que pour … { ee n- . ” Le) Lai = _ La _ = = ‘ _ cause de déménagement, vous ne receviez pas de ré- ponse en écrivant à ces femmes, écrivez-nous MADAME SAMUEL DUBOIS. et nous ferons tout notre possible, pour vous mettre en Communica tion avec elles. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont une spécialité pour les maladies de femmes, seule- ment ; c'est pourquoi elles guéris- sent le beau mai, la leucorrhée, douleurs mensuelles, tiraillements dans les hanches, douleurs dans le bas ventre, constipation, mal dans le côté, mal de reins, mal entre les épaules, palpitations de cœur suivies d’affaiblissements, brûlements d’estomac, mauvaise digestion, étourdissements, NETVO* sité et toutes les maladies du changement d’âge,bouillonnement du sang, froideur des pieds et des mains, enflements des jointures. les Pilules Rouges du Dr. Coderre aident beaucoup à la formation des jeunes filles. Les Pilules Rouges sont prises avec grard succès avant et après la naissance d’un bébé ; elles font toujcurs disparaitre cette couleur livide, cercles noirs autour des yeux ; clles font du sang rouge, riche et pur, rendant les joues pâles, roses. Si vous souffrez depuis longtemps, nous vous €RCOU- rageons à consulter notre médecin spécialiste, vous pouvez l: consulter absolument pour rien, par lettre ; écrivez-lui une descripuon complète de votre maladie, ne lui cachez rien. Aussitôt votre lettre reçue notre médecin spécialiste examinera votre maladie, vous donnera un grand nombre de conseils, qui, si vous les suivez bien, aideront beaucoup à votre guérison. Notre médecin connait très-bien les maladies particulières aux femmes, ils ne traite que ces maladies, par conséquent il tout le temps pour bien étudier toutes ces maladies et cs connaitre. C’est une chance unique que nous vous offrons de consulter notre médecin spécialiste, abS0- lument pour riens Adressez vos lettres : Departement Medical. Boite 2306, Mont- real. Defiez-vous des pilules rouges que l'on vous offre à la douzaine, au cent, ou à 25c. la boite, ces pilules rouges sont des imitations des Pilules Rouges du Dr. Coderre. Ces imitations sont la plus grande fraude du jour. Ilest arrivé un grand nombre d'accidents par l'usage de ces imitations que l’on vous vend à bon mar- ché ; ces imitations faites à bon marché contiennent des drogues impures, bien souvent elles contiennent de l'arsénic ainsi que de la morphine. Défiez-vous si votre marchand n’a pas les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre, envoyez-nous soc. en estampilles canadiens ou américains, pour une boite, ou $2.50. par lettre enrégis- trée ou mandat-poste, pour six boites ; nous vous les en- verrons le jour même, pir la malle. Nous les envoyons partout au Canada et aux Etats-Unis ; pas de douane À payer. Faites enregistrer vos lettres contenant de l'ar- gent. Donnez votre adresse complète, afin d'éviter tout retard, Adressez : Cie. Chimique Franco-Americaine, Boit: 2306 Montreal vivant. Pendant qu'il était en, train de le tuer, il ébréchri an peu son couteau,et fut fori &é- tonné de rencontrer cette résis- tance. Mais qu'’eile ne fut pas sa sh |Quickest À and Surest f GURE cheur du pays apportait au mar- | ché un poulpe enorme et encore | surprise lorsqu'en dépe:nt l'a- |nimai, il découvrit une bague | d'or dans la bouche. C'était cel- |le de Mme Biangini qui, émer- veillée de ia façon dont le saint avait daigné l'exaucer, s’est em- pressée de remplir son vœu. “ vec les 100 francs promis on a acheté une belle statue de saint Antoine qui orne maintenant la| chapelle de Saint Roch que des-| servent les pères capucins. Ainsi que le dit fort à propos notre obligeante correspon dante, comment un fait aussi extraordinaire n’augmenterait-il pas la confiace que l’on doit en- vers le bon Saint ? (Annales de Toulon.) A man who desires READ THIS Wanted to fill a ste:dy, paying position and earn good wages ! If you are at pre sent employed that need not prevent you fre mm sending us a postal card to learn what we can do for you. 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