L'IMPARTIAL JEUDI. LE 29 SEPT. 1904, LA Ce qui ne passe pas a Un jour, à Notre-Dame de Paris, ia grande image de l'Eglise Catholi- que passa soudain devant les yeux d'un grand orateur de la chaire française. Il en fut comme ébloui ; —On estime la population totale, actuel dn Nord-Ouestà 359,000 ha- bitants. —Ja province de Québec pro- duit à elle seule une moyenne de 2,500,000 barils de pommes, par ais, s'inspirant comme d'un P 4 des plus merveilleux 2rguments en faveur de la doctrine catholique, il introdvisit dans son discours ce dia- logue :élèbre, qui semblais comme un écho de Bosssuet en plein XIXe s'ècle : ‘Tous les siècles, /’s’écrie Lacor- daire, ‘‘tous les siècles jaloux d’une gloire qui dédaigne la leur, s'y sont essayés. JIis sont venus tour Atouràla porie du Vatican ; iis ont frappé du cothuine ou de la hotte : la doctrine est sortie ; sous la forme frêie et usée de quelques septuagénaire, elle * dit : ‘Que me voulez-vous ?’—lLu change- ment ! ‘‘Je ne change pas.” —Mais tout est changé dans le mon- de : l'astronomie a changé ; la chimie a changé ; la philosophie a changé : l'empire a changé pour- quoi êtes-vous toujours la même ? ‘Parce que je viens de Dieu et que Dieu est toujours le même.”’— Mais sachez que nous sommes les maîtres, nous avons un million d'hommes sous les armes, nous tire- rons l’épé ; l'épé qui prise les trô- nes pourra bien couper la tête d’un viellard et déchirer les feuillets d'un livre. ‘‘Faites : le sang est l'arô- me où je me suis toujours régéné- rée.’'—Eh ! veici la moitié de ma pourpre, accorde un sacrifice à la paix et partagerons. ‘‘Garde la pourpre, à César ; demain ou t'en- te ra dedans, et nous chanterons sur toi l’Alleluia et le De Profun- dis, qui ne changent jamais.” Ayant dit ces choses, Lacordaire interpelle son auditoire : ‘J'en apelle à vos souvenirs, messieurs, ne sont-ce pas là les faits ? Aujourd'hui encore, après tant d'essais infructueux obtenir la mutilation du dogme public qui fait notre unité, qu'est-ce que l’on nous dit ! Qu'est-ce que toutes les seuilles spirituelles et non spiritu- elles qui s’impriment en Europe ne cessent de nous reprocher ? ‘Mais ne changerez-vous donc jamais, ra- ce de granit ? Ne ferez-vous ja- mais à l'union et à li paix quel- ques concessions ? Ne pouv:z-vous nous sacrifier quelque chose, par exemple l'éternité des peines, le sacrement de l’Eucharistie, la divi- nité de Jésus-Christ ? ou bien en- core la Papauté ? Dorez au moins le bout de ce gibet que vous appe- lZ une croix. ‘‘Ils disent ainsi : la croix les regarde, elle sourit, elle pleure, et Siai Crux dum volvitur Comment “hangerions- nous ? L'immutabilité est la racine sacrée de l'unité ; elle est notre couronne, le fait impossible à ex- pliquer, impossible à détruire ; la porte qu'il faut acheter à tout prix, sans laquelle rien n’est qu’ombre et passage, par laquelle le temps touche à l'éternité. Ni la vie ni la mort, ne l'ôteront de nos mains : empires de ce monde, prenez-en votre parti. Sélai Crux dum volvi- dur orbis.”’ orbis. Le P. Lacordaire a dit encore un jour à Notre-Dame : ‘‘Si l'Eglise est protégée comme au temps de Constantin, c'est une force ajoutée à uue autre force ; le manteau im- périal étendu sur l'Eglise ne peut lui faire honte et p-ut lui faire du bien. Si au contraire, on la persé- cute, alors c’est je beau moment. C'est celui que Dieu permit au temps des martyrs, c’est celui qu’il permet encore, quand l'Eglise est endormie, Savez-vous ce que di- sait, à son lit de mort, le fondateur du dernier grand ordre religieux, saint Ignace, à ses disciples in- quiets, qui lui demandaient : Père, ne souhaitez-vous rien ? —Mes en- fants, leur dit-il, je vous souhaite des persécutions.’ La persécu- tion, voilà d'où nous sommes e- nus ; c’est notre berceau. Moi- même je suis sorti du sang dont vous parlez. Où serais-je si le XVIIIe siècle nous avait continué ‘a paix ? Mais la persécution est venue, et maintenant, si l’on rous cherche, nous vivons, nous voici.”’ année. —Le stock de sucre des Etats- Unis et de Cuba, le 13 juillet était de 335.000 tonnes. —Les mines de fer brut de la Provine de Québec ont rapporté en 1901, 12,035, tonnes, évaluées à $34,985. Choses et Autres Un Cadavre dans une valise Le cadavre d'une ieune femme trouvé à Cleveland, Ohio, dans une valise et ramassé dan: l'eau sous un quai à charbon, a été reconnu pour | celui de Mame Inetz Smith, la qu'elle fut assassinée, Il y a quelque temps, Mme Smith demanda le divorce, alléguant que | son mari Samuel Smith était marié | à une aitre femme dep iis 1892. | Elle s'appelait de son noin de jeune fille Inez Hall et demeurait à Zau:s- | —La Nouvelle-Ecosse a produit, Ville, Ohio. en 1903 700,000 tonnes de charbon! La police a arrêté Eugène Minor de plus qu’en 1902. et Gertrude Smith. Elle croit que | _La récolte totale de vins aux Ces deux personnes convaisent les | Etats-Unis ne sera guère plus con- détails du meurtre, Une dépêche | sidérable que celle de l'an dernier, reçue de Zanesville dit que Samuel | on l'estime de 29 à 30 millions de Smith garçon de table, nègre et | gallons. ; nez Hall, à l'hôtel Clarendon se | —On calcuie qu'en 1903, ilest Sont rencontrés en janvier et se | débarqué 857,046 immigrants dans sont mariés. La mère de la morte les différents postes et gares des, demeure à Cambridg, Ohio. Etats-Unis. D: ce nombre, il y avait 186,667 imwigrants destinés pour le Canada. | —La province d'Ontario produit | annnellement 20,042,298 miuots de | de patates ; la province de Québec, 17,135,739. Le montant total, pour la production au Canada, a | été de 55,362,815 minots. Durant les 25 dernières années du siècle dernier, les américains | ont construit 177 bateaux à vapeur, | jaugeant 58,166 tonnes, contre 187) vaisseaux, en 1903, jaugeant 58,- 588 tonnes. —La production totale de laine, | au Canada est en moyenne de 10,-| 657,597 livres par année. La pro- viue d'Ontario en produit 5,017,-| | l 585 livres ; la province de Québec, FOR 2.772,894 livres la Nouvelle-Ecosse, DIARRHOEA DYSENTERY , , 870,544 livres. —Le budget des finances, votés | COLIC, CRAMPS, meme Pilules Moro Pour les Hommes MA | LE Eu É PSE TS ES TR OUR [1 OMME ALERTE MY CE REMEDE GUERIT LES MALADIES DE COEUR DE POUMONS DU FOIE, DES ROGNONS ET TOUS Lee TROUBLES NERVEUX AINSI QUE CES MALADIES COMPLIQUÉES ET PARTICULIÈRES AUX HOMMES SEULEMENT, IL RECONSTITUE LE SYSTÈME, DONNE DE LA FORCE AUX HOMMES FA'BLES ET CONSERVE LA lIFORCE LE Ér-tgr tt À rot es g / , Pour doufes les in/ormalions 1re /3_ CIrCu/aire Prix 50% LA Boire Six Boites Pour és 2 50 \\ CHEZ VOIRE MARCHAND OÙ FAR LA MALLE \ COMPAGNIE, MÉDICALE MORO \\\\\\\\\\ AN | > NN NI AK y MONTRÉAL Cane de. ll Fac-Smile exact d'une boîte de Pilules Moro, Donnez-nous un homme brisé par les excès, la dissipation, un travail trop dur, les tracas, ou par toute autre cause qui ait sapé sa vitalité, avec les Pilules lloro nous le rendrons aussi vigoureux en tous points, que n’importe quel homme de son âge. Les Pilules l'loro ne feront pas un hercule d’un homme que la nature n’a pas créé pour être fort et vigoureux, mais elles rendront cet homme plus fort qu’il n’est. Quant à l’homme qui a été fort et qui a perdu 52 vigueur, elles le feront aussi fort qu’il n’a jamais été. Les Pilules loro rendront à tout homme ce qu’il a perdu soit par la maladie, par l'usage immodéré de la boisson, par les abus de jeunesse ou la mauvaise conduite. Un homme qui est nerveux, dont le cerveau et le corps sont faibles, qui dort mal, s’éveille plus fatigué que lorsqu’il s’est couché, qui est facilement découragé, enclin à songer continueilement à sa maladie, qui a perdu toute ambition, toute énegie, recouvrera sa vigueur et son cou- rage par l’usage des Pilules lloré. Les Pilules Moro guérissent les douleurs dans le dos, les jointures et es muscles, les douleurs intermittentes dans les épaules, la poitrine ou les côtés ; les maux de reins, le lumbago, les rhumatismes, le tran… chement d’urine ; les affections de la vessie, les palpitations ce cœur, et surtout amènent toujours une bonne digestion chez les hom- raes qui souffrent de leur estomac. Elles donnent un merveilleux pouvoir aux nerfs affaiblis ct fatigués. Si vous êtes malades, fatigués, faibles, nerveux, dyspeptiques, abattus, souffrants, ne faites pas d'erreur ; laissez de côté boissons, bière, whisky, narcotique : les Pilules l'ioro sont le seul remède qui puisse vous remettre à la santé, Tous les hommes peuvent profiter des lumières des Médecins des Pilules l'loro. 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Lynch tells ofa quaiat foreign studio, and James Connol- ly has an interesting paper on ‘‘Our Polar Po:sessions."” Nora Tynan O’Mahony descri- bes the opening and coïsecration of the Armagh Cathedral, and re- calls legends associated with the history of'he first St. Patrick's, now the Protestant cathedral. ‘From Summer Davs’”’ by Anna C. Minogue, is a delightful pen picture of familiar scenes ; and "A Bit of Irish Road,’ by Maua Re- Dons tells a tender little story of I- rish life. ‘‘Jame: O'’Neil’”’ is the subject of the monthly .iramatic paper by John Talbot Smit, who carefully analyzes this actor's work, and shows wherein he has failed to ma- ke the most of his undouted abili- ty. Mary Agnes Tincker contributes a pretty Italian love story. ‘‘Gui- do's Acre.’’ and the serial runs |through some chapters of absorbing | interest. There are many other features to attract the reader, including a very large number of beautiful illustra- tions. The Delineator for October The October Delineator is a ma- ny-featured number, containing, in addition to a complete survey of the Autunn fashions, entertaining fiction and special articles of wide interest. Richard Le Gallienne contributes t:= Grst part of an idyl, ‘“Poet, Take Thy Luie,’”’ an exqui- site dream tale, comprising some tuneful lyrics, anû there is a clever bit of fiction by Ellen Douglas De- land, entitlei ‘‘The Mother of Em- meline,”” and also the frst part of a story by Ethel Watts Mumford, ‘A matter of Millions,’” a delight- ful comming'ing of humor and pa- thos. ‘The Loves of A series on ‘ Great £omposers'' begi's in the Inumber with the story of Beetho-: lven and his ‘Immortal B-loved ’ which is filed with int rest, not EN | ‘only fo: music lovers, but for every one who has a iiking for romances of the heart. Christine Terhune era writes Of Field Hockey as a new form of recreation for girls, the article being presented with the | hope ot giving this healthful exer- |cise a wider popularity in America, | Lillie Hatnilton French has a seri- ous paper in the ‘‘Joy of Living” series, on the value of the Written or the Spokin Word, ‘The story of Maiy Dunlevy conciudes the series, on ‘‘Great Women of Fioncer rovince , hs Li , ” Cette épitre à la sparti-; |d'Ontario en a produit 5,852,465 | jeune homme tué sur le champ de. —En 1903, le commerce à l’é- do etson pays. Elle lui déclare | tait que de $18 2,480. | à ; que de $185,732;4 ‘honte qu’il soit fait prisonnier. | s section d’agri Si- |, _: dans la sectio griculture de Si PAR RRURR ù | maine. —On estime que le rendement | j Î S d i- S | . , | et les Territoire u Nord-Onest, ide Moukden. Les trois armées: e . [la rivière Taitsé. année. car la récolte a une magni-. : ; : | japonaises et tout indiqué par une da a dépassé en 1903, le chiffre de ; à Tr lettre écrite par une mère japonaise 8,252,631 tonnes. La ‘ à son fils. È a aite a été trouvé sur le corps de ce | tonnes ; la province de Québec en | en a produit 2,581, 824 tonnes. « | P rs bataille, Elle adjure son fils de! D - . , ., | combattre noblement pour le Mika-| tranger de l’Empire chinois était de 6,268,624. En 1894, il n’é- j Su", $34 A 94 que l’on considèrait comme une — À l'exposition de Saiat-Louis, ! \p,.:. : P Louis, , Mais s’il meur sur le champ de ba- c un honneur que sa am,on a exhibé plus de deux cents|., : 28 À De | famille célèbrera pendant une se- | variétés de riz. D'anès les dernières nouvelles récolte de blé, aux Manitoba CRE 5 de la récolt . ” | Kouropatkine reiraiterait au nord tteiendra le chiffre de soixante et | LL. | er | , | d'Oy ma seraient réunies au rord de dix-sepf millions de minots, cette | = | fique apparence et promet d'être, abondante. | | NEURALGIC HEADACHNE IS usu- ALLY | Attended with blinding pain, !seless treatments. There is just but relief comes quickly when Ner- | one prompt and thorough cure for viline is applied, for it is the stron- | Catarrh and it is fragrant healing / gest pain-reliever in the world. ‘I Catarrhozone which goes right to) consider Nerviline a most magical the root of the trouble. It des- | remedy for neuralgia. Th'nking perhaps they wil! cnre | E. G. Harriss of Baltimore, but case no tmatter how obstinate or'C never worry if Nerviline is in the jong standing. house. The prompt relief that | for years with Catarrh Nerviline brings makes it priceless but found Catorrhozone the most | to me. 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