ee l ñ : S Reg a va ” we f F À CS ne ? CEE —_ &'Iimpartial, ne p cr F. J. Buote, Yditeur--Proprietaire. À “L'Union fait la Force.” | Abonnement : $1.00 payable d'avance. Vol. 1. Tignish, Ile du Prince Edouard, J eudi le 7 Septembre, 1893. _ No. 12. Cartes d'A ffaires. J. Doiron, M. D. Gradué de ;'Université Laval, Montréal Bureau et Résidence dans la maison anciennement occupée par E. Hackett Ecr. TIGNISEH, L P. E. Juin 15 63 tf SEE THE PLANS OF The Temperance and (General Life Ins. Co’y of North A merica, FO CHEAP BATES, LIBERAL POLICIE, G00D RETUBYS, FULL GOVERNMENT DEPOSIT. H, J, MeNEIL, Summerside. £eneral Agent for P. E Island, n.. J: J GAUDET, pealer in DEY G00DS, GROCERIES Bouts and Shoes, etc ete My motto: quick sales and small : profits Fr, . . » {orrespondences sulicited for country rotduce MILL HIVER PF, #4 D. J , Doiron. Tailleur d'apres le Systeme le PLUS MODERNE ET LE MIEUX Ali RECIE. Prix modéré, Satisfaction ga-| rantie. 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La Semaine Religieuse de Québec étudie, dans une intéressante causerie, ce que doit être la femme forte: ‘La femme forte n'a aucun lien de parenté ou même d'‘affinité avec ces femmes qui passeni l:ur temps à s‘ha- biller et à s: déihabiller, à lire des ro- mans, a courir l:s bals, les théatres et les p'aces publiques ;quine manquent { aucune des séances de La cour crimin- | elle, s'il déroule un drame de mœurs ; qui mettent | ur gloire dans une robe ou un chapeau d‘un nouveau gout, dans des parures et des bijoux dont tout le :uérite est au bijoutier, dans un luxe qui trahit la parvenue ou quelle tient du hasard de la provi- dence, dans une beauté qui palt un peu teus ies jours ou dans des succés de saion qui ne l'éêvent guËre au- dessus d'un artiste de théatre, J1 semble que l‘Esprit-Saint ait voulu faire de l'amour du travail le le trait caracté ristique de ia femme forte; ce qui n’4 rien d‘étonnant, puisque loiuve $ est La mère de tous les vices. An reste, le travail n‘a rien qui dépré ie la femme, queile que soit sa condi in ; et il ne manque même pas de p’innes qui, sur ce point pou-raient &.re proposé:s à l‘im- itation d une foule de chétiennes de nos jours. ‘L'expérience prouve que les pius grandes dames ne sont pas celles qui pensent que les travaux manuels sont indignes d'elles ; cette prétention dé no‘e un sot orgueil, et voilà tout. Sans doute, il est encore assez d‘usage que les plus grandes mêmes travail- lent dans leurs moments de loisirs, mais le plus souvent leur travail n'est qu‘un passe temp, une contenance ; ; elles ne font que des franfreluches ; sans usage possible, ©" —— | LA QUESTION DE BEHRING. La commission arbitrale de Paris a enfin rendu sa sentence dans l'af- L'angle- terre est victorieuse quasi sur toute la ligne et, argument très fort en faveur des commissions arbitrales, le, E:ats Uuais semblent prendre la chose très pacifiquemert. Les arbitres réunis à Paris avaient à discuter et à décider les questions suivantes ; 10 Quelle juridiction exclusive dans la mer de B:rhing et quels droits ex- clusifs sur les pêcheries de phoques de cette mer la Russie a-t-elle affr- mé: et exercé, jusqu’au moment de l1 cession de l'Alaska aux Etats-Unis ? 20 Dans quelie mesure cette juri- dicrion sur les pêcheries de phoques | a-t-e]le été recoynue et admise par la Grande-Bretagne ? 30 L'étendue d’eau çonnue sous le nom de mer de Behring étaitelle com- prise dans l'expression ‘Océan Paci- fique emp'o;ée dans ]+ trané de 1825 entre la Grande-Bretagne etla Russie et quels droits, s’il y en a, ont-ils éé | maintenus et exclusivement exercés ; par la Russie dans la mer de Behriug apré: le dit traité ? 40 Tous les droits de la Russie quant à la juridiction et aux pécheries | de phoques de la mer de Behring, à l’est de Ja ligne de séparation d'eaux, établie par le traité du 30 mars 1867, entre la Russie et les Etats-Unis, ont- ils été transiéiés intégralement aux Etats-Unis par ce traité ? 50 L<s Etats-Unis ont-ils le droit et si oui, quel droit, de protection ou de propriété des phoques à fourrure qui fréquentent les îles des Etats-Unis, dans la mer de Behring, quand ces phoques sont trouvés en dehors de la limite ordinaire de trois milles ? La commission arbitrale n’a pas admis les prétentions des Etats-Unis à faire des eaux voisines de l'Alaska une mer fermée sur laquelle ils aurai- ent seuls eu droit de juridiction aré- ricaine ne peut s'étendre, pas plus davs la mer de Behring qu'ailleurs, au- delà de la limite ordinaire de trois milles marins, La Russie n’a pas pu céder à cet égard des droits qu’elle ne possédait pas. L’Avg'eterre obtient donc gain de cause sur ce point spécial, Mais la commission admet d‘un autre côte que les Etats-Unis ont raison de protéger les pêcheries de phoques ; elle établit un réglement de nature à donner toute m2 de. ed ns Es « FC dd *: RE FE c { satisfaction aux inté:ès américains. La commission d‘arbitrage comvre- pait sept arbitres: deux américains, un français, un italien, un suédois, et : deux anglais. Ainsi que nos lecteurs le savent, Sir John Thompson était un des arbitres de l'Angleterre. - Re ——— {randeur Dechue Eugène Tavernier vient d'écrire au sujet de Bismark Jes paroles suivan- tes ; M. de Bismark est d'autant plus | malheureux de vivre longtemps qu’il ne sait pas encore souhaiter de mou- rir. Il ne peut même pas se résigner à se taire. Toute occasion lui paraît favorable qui lui permet d'aveztir les hommes, ses compatriotes et son mai- tre, que n'ayant plus rien à leur ap- prendre ni à leur imposer, il ne leur tera point grace de ses gémissements ni de sa rancune. Vaincu par les cir- constances et par ses fautes, que n’a- t il le courage d'oublier Je monde des disputes et des batailles, dont :l est définitivement séparé? _Ce politique audacieux et impérieuf wa pas la grande fierté. ER C’est bien vrai. Toute g'ähdeur dé- chue s'assimile à l'existenee de cet homme de gé£aie. Comment s’atten- dre à souhait de mort à lui-même, quand il fait tout pour vivre, qu’il en- sevelirait volontiers la mort sous l'amas de ses bravades et de ses con- quétes. Pourtant 11 haute intelligence de ses hommes déchus ne leur mon- tre l'elle pas au-delà de la tombe un juge auquel is ne sauraient échapper ? Oui, certes. Is murmures de ceux qui ont souffert, leurs critiques mor- dantes, leurs rancunes, tout cela forme comme l'affreux prélude des assises divines. La réSignation 1 Mais ce mot, ils ne l'ont jamais compris que pour les autres, Pendant toute leur vie, une fois émise, il a fallu cour- ber la té'e, se résigner, en leur jetant au nez de l’encens. S: résigner. $e taire ! Ils en sont incapables et là la punition temporelle de leurs excês. Quoiïqu'écrasés, ils protestent, ils cri- ent, et leurs vociférations, les cou- vrant de honte, réjouissent ceux qui ont souffert, Quel affeux cortège pour un vieillard à qui tout échappe que les. déceptions écroulantes de toute une vie !.., En des talents indispensables du vieux chancelier, on constate l’absen- ce de la pensée salutaire, la plus indes- pensable, celle du commencement de ia bible. ‘‘Souviens-toi, à homme, que tu es poussière, “et que tu retourneras en poussière.” Les potentats, les con- quérants, les grands vaniteux ont si. peur de la poussière. Ils en ont régalé leur orgueil en a faisant surgir sous les millians de pieds de leur fantas- sions et de leurs chevaux. La main de fer a empèché les murmures, la crain- a étouffé les sanglots, mais le jour est venu, quand même, ou il faut mourir dans le plus cruel abandon. Oui, abandon de tous ceux qui ont pu é- chapper aux étreintes. Il rests l’obses- | sion constante du remord. C'est ce qui motive la judicieuse remarque de Eugèae Tavernier au sujet de Bis- mark. Le chancelier n'a pas à craindre l'isolement, Ses regrets et ses remords lui assurent une compagnie assez n0m- breus:. Au terme d'une carrière rem- plie d'évènements énormes, en face de Dieu auqusl il eroit, M. de Bismark ne peut pas craindre de se sedtir dé- sœuvré. Il devrait éprouver le besoin de réfléchir à tant de choses qu'il 2 faites et qu’il semble de plus en plus n'avoir pas comprises. Qui Le déclin de la vie doit inviter tout homme de bon sens à jeter un regard en arrière pour alléger par le regret consacré par Dieu le poids des affreuses responsabilités. Le monde impie s’offuequera d'entendre ce bout de sermon ; mais alors qu'il offre donc quelques supports aux édifices qui s'écroulent, qu'il me montre comment l’homme se tient debout, comment il peut marcher surement, envisager le malheur d’une fagon supportable. Moi, j'avais un tout petit livre, et j'y trouve tout ce qu'il faut ponr résoudre tous ces problêmes, et je vois en feu- ilistant l’histoire que tous ceux qui l'ont pris pour guide ont fait la vraie et solide gloire de la terre, Les au- | fa des temps, tres onté é écrasés par le paid de leurs noms, Ils sont morts de mort sans que leur grandeur n'ait jamais pu se blanchiriles seuls grands, les vrais siges ici-bas sont ceux qui ont eu le courage de la vertu, immolés sous le sang des verges, ou haillons de la pauvreté, ils ont gardé une gloire qni réjuira le monde jusqu'à la CAaRDas. D — La Pluie des Morris Autrefois il fallait attendre que le bon Dieu nous envoie de la pluie si nous en n'avions besoin et très sou- vent on intercédait prè; de lui au moyen de prières, le seul mode de communications connu entre la terre et le ciel. Aujourd'aui, il y a plusieurs manières de faire pleuvoir : celle au moyen des explosions dans l'ar est presque vieille déjà et menacé: d’êre supplanté: par le procé € plus sime ple des frères Morris de l’Iowa His n'ont pas recours aux explosifs et lo:squ'ils veulent faire pleuvoir dans une | icalné \s y louent une maisvn et laissent échapper par la çh:miée certaines composili 08 chimiques qui s'é.évent dans l'air et déterminent une graode humidité qui se transforme bien vite en pluie. Les frè:es Morris se sont engagés à faire pleuvoir abon- darmment sur uae étendue de 300 mil- le cariés dont Bloomington, lil. sera J2 centre, et cela dans ie laps de 5 jours après qu'ils auront commencé leurs opérations et s'ils réusissent ils toucheront $800. Cette somme leur sera payée par une fabrique de con- serves dont la récolte de mgÿs tendre est sur le puint de périr, LÉ DES, S ( e À pparition d'une croix en 0 ve- an16 On lit dans les ques : Avant l’arrivée des premières mis- sionnaires catholiques à Fidji, plus- leurs ministres wesleyens. venus d’An- gleterre, s'étaient fixés dans cet ar Chipel. Plusieus tribus avaient écoué leurs piédications- Déjà, à Vanua- Levu (uue des plus grandes îles), des peuplades entières s'étaient déciarées proiestantes- La tribu de Solevu ré- sistait; cependant J'hé:ésie trouva Missions catholi- | peu à peu des partisans dans son sein et on ailait l'y recevoir, comme dans. les tribus voisines. Mais yoici que, | l'aniè: dernière, au commencement de décembre, le prêtre des idoles va trouver le chof de la tribu et lui dit: —Avant de quitter notre religion du paganisme, ne faudrait-il pas con- sulter nos dieux pour savoir si la re- ligion apportée par les Européens est une religion bonne ? Le chef de la tribu répond : —J‘assemblerai tout mor peuple aous offrirons un sacrifice aux dieux de nos pères et nous les prierons de nous faire connaître quelle est la vraie religion, celle des anciens ou celle que viennent nous apporter les Papalagi [hommes blancs]: nous sui- vrons l'avis qui nous viendra d‘en haut, La tribu est convoquée sur la place publique au pied dela montagne de Koroirea, Le prêtre prépare son sa- crifice. Soudain, au-dessus du pie le plus levé de Koroirea, le ciel s‘illumine et apparait une Croix brillante de lumière. Cette croix est très distincte même on voit, de chaque coté, de la Croix, un personnage debout et con- templant Je Christ : c'est vraiment Marie, debout au pied de la croix, d'un coté, et Jean, le disciple bien- aimé, de l‘autre, Tout le monde voit l'apparition et chacun de crier au pré- tre des idoles : — Que signifie cette croix ? Le prêtre se recueille et semble prier plus instamment ; puis il dit : _Certe croix est la marque d'‘une reli- gion nouvelle que nous ne connaissong pas encore. (Les ministres protestants ne font pas vénérer la croix. La reli- gion indiquée par la croix n‘était donc pas la leur, mais une autre dont ces païens aucoeur simpleet droit n‘avaient point entendu parler) Allez à Ova Jau, je vois que la religion qui nous est annoncée y arrive Allez la chercher, c'est la vraie religion du ciel Elle doit Pr êt-e la notre-“ Ovalau est distant de Solevu d‘en- viron 40 Kilomètres ; ces iles sont sé- parées par une mer pleine de recifs Des messagers partent sur des pi- roguss pour Ovalau, : la recherche des prê res de la nouvelle religion Le RR PP Breheret et Favier étaient arrivés depus peu à Ovalay Les envoyés de Sulevu trouvent les missionnaires agenouillés dans leur oratnire devant une croix : c'est bien la religion que leur a montrée l'ap- parition céleste ils s‘avançgent vers le | P Bréhéret et lui demandent un pré- tre Peu de jurs après le P Favier leur é ait accordé et Solevu se convertit Depuis lors la tribu a é'‘éun cen- tre très fervent et très zé'é Les écoles y sont florissantes et la com- munion mensuelle y est en honneur parmi les hommes comme parmi les fermes Dernièrement à l‘occasion de la re- traite générale. des catechistes in- digènes, les districts de Solevu et de Nasavusavu ont voulu etablir un me- sur la montagne “ Tousies hommes sont alles ‘dans la foré* choisir la plus belie arbre, uu vesi (ch ne rouge) de taille gigantes- que. On i‘a equarri et traîne au vil- lage, puis porté processionnellement et plante sur uge montagne, PRET er in halves and give the benefit of the CUT to my custom- ers. I HAVE AN EXTRA STOCK OF Harnesses, Boots and Shoes, at OUT PRICES J. Albert BRENNAN, Tignish, P. E. Island, EXCELSIOK : & ?/ & le e o. ET j OINTMENT Ripans Tabules relieye nauses, . Em RE T S D re morial de a miracle : une croix plantée I cut the: Profs | nt le 2 y me Crete ne nent