TS | k | ST L'IMPARTIAL FoxDE EN 1893 Le seul Journal français de 11le du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ER ti Reis Mol MO... too Of Les abounements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subsé quentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH, L P.L LIL 'IMPARTIAT TiGNiSH - JUIN 10 1897 NOUVELLE LIGNE DU STEAMER Les journaux de St. Jean, N. B. disent qu'ii se fait un mou- vement dans le.but d'établir une nouvelle ligne de steamer entre l'Ile et Chatham N. B On dit que le vapeur “City of Monticello” vaisseau bien a dapté à cetie ronte serait mis en asage. Il n'y a pas de doute que le trafic de la partie ocei dentale de l'ile et les centres sert nirionaux du Nouveau- Brunswick profiterait beaucoup par uue telle ligne qui offrirait une impulsion mutuelle au commerce du printemps à l’au- tomne. Quaut à en faire une route d'hiver, quelque désira ble que ce soit, les mêmes dit- ficultés qui ont été éprouvées des autres points de l'ile où on en a fait l'essai, se trouvent aussi dens tonte leur grandeur entre la Pointe du Ouest et Chatham. LES ECOLES DU MANITOBA “Nous ne voulons pas, dit le “Manitoba,” nous arrêter aux insultes que le journal la “Pa trie,” dirigé par les fils de l'hon M. Tarte, ministre des Travanx Publics, prodigue à notre digne archévêque, dans son numéro du 14 courant Mais nous lui donnoas un dé- menti formel quand :ïl dit: “Pendant ce temps, les Cana- diens français sont sans écoles au Manitoba.” C'est faux ! Nous avons des écoles ct bien- tôt elles seront si bien organi sées que le Rev. M. Cherrier. notre surintendant, pourra don ner des détails piquants. “Une nouveile protestation contre le règlement Laurier- Gieeuway rous arrive de DLe- leau, avec d1 signatures, dit envore le “Manitoba.” Nous nc reviendrons pas sur l'affaire La. paars. Nous avons cependant en mains un document qui renforme des révéiations im pertantis. Qu'il nous suffixe de remarquer que les catholiques qui sont en faveur du règle- ment néfaste en ces régions, se recrutcnt parmi les gens qui n: font point l:urs Pâques.” COMPOSITION MUSICALE Nos remerciements à qui de droit pour l'envoi d'un exem- plaire de deux piècôs de mu sique ayant pour titre “The American Big Four ” et “L» Breton Exilé à la Patrie Ab- sente.” Ces deux productions sont dües à la plume habile du Rev. S. J. Arsenauit C, $S. C. professeur de musique au col- lège St. Joseph. “The Ameri- can Big Four’ est dédiée à MM. MeNamara, McLaughlin, Savage et Moran, autrefois étu: diants au collège St Joseph et|hui à expédier les comptes. “Le Breton Exilé à la Patrie Absente” dont les mots fran- çais sont du Rev. Père Lapor- che est dédiée à M. À. Boldu: qui, le premier, chanta sur le 5 D ST æ Phare = + o = a nnnumnnrnentens 0 NN theâtre du coilège St. Joseph. Les connaisseurs en fait de musique font de grands élo- ges de cette composition qui promêt de devenir très popu- )laire comme elle peut être a- daptée également à la fanfare et au piano. UNE SUGGESTION Dans un article de fond de grand raisonnement le Priflu- vien suggère à l’hon. M. Lau-} rier de restituer leurs droits à uos compatriotes et co-religion- naires du Manitoba, à l'occa- sion des fêtes jubilaires de ja reine. Cet acte de justice cau- serait une joie protonde à une grande partie de la population de ce pays tout en relevant l'honneur du nom canadien et le prestige de nos hommes d’E- tat.—La Presse. QUAND FINIRA LA SESSION ? On parle de proroger le Par- lemént vers ie milieu du mois; on mentionne même la date 19. Entre ce projet et sa réalisat on, il pourrait bien y avoir la dis tane qu'il y a entre Ja coupe et les lèvres. Eneffet, il reste u programme parlementaire au travail pour deux mois, sas qu'il y ait de temps perdu. Pas un seul article du tarif est adopté excepté les résolutions préliminaires sans importance. La discussion en comité n’est terminé que d'aujourd'hui sur l'article établissent un tarif préférentiel et sera reprise de- vant ia Chambre. On n'a pas touché à l'article relatif aux combines qui donne au gou- vernement des droits exagérés et lui met en mains un véuita- ble instrument de terrorisme qui lui permettra de pressurer ies industriels. (On n’a pas en- core abordé Jes modifications fiscales qui ruinent plus d’une industrie. À part cela, il reste encore une paitie du budget à adopter. Et le gouvernemont ne doit pa s'attendre que son affaire du Crow's NestiPass, l’exteusion de l'Intercolonial jusqu'à Mon- tréal, le marché suspect du che min de fer du comté de Drum- mond, l'élargissement du pont Victoria, les subsides anx che mins de fer, le contrat de la ligne rapide, l'abrogation de la loi du cens électoral, la loi des pensious et antres mesures de cette importance Dasseront com- me des lettres à la poste Sans doute, l'opposition est bien prête à aider le gouverne- ment à expédier rapide aert l:s tiaraux de la session cet per. mettre au Premisr M'mstre de se rendre en Angleterre pour Les fêtes jubilaires : mais elle la le devoir de surveiller. les jiutérêts du public et empêcher, Isi c'est possible, le gouverne ment de se lancer dans ces uille et une entreprises d’un caractère assez louche qu'il a sur le tapis. — La Minerve. A NOS ABONNES Comme notre quatrième an- née tire à sa fin et que nous a- vous résolu de faire un change- ment dans l’administration de notre journal, nous prenons o+ vasion d’avertir tous ceux qui nous doivent qu'ils ont à régler leurs compt: d'ici à la fin de ce mois de juin. Nous n’excep- tons personne. Nous constatons | qu'un bon nombre d'abonnés! ne pous ont encore jamais pa- yé un centin sur quatre années d'abonnements. il n'est pas raisonnable de croire que nous puissions continuer plus long- temps de cette manière. Aussi, | | | | nous insistons sur ce qui nous est du, 1l nous le faut. N'oubliez pas. Nous exigeons tout ce qui nous est dû d'ici au 30 juin. Nous commencons aujourd’. Tignish, 3 juin, 1897. KRivans ‘Ll'abuies relieve nausea Ripans Tabules cure constipation. Ripara Talv'es cure biliousness. Ripans Tabules: one gives relief. Ripans Tabules cure torpid liver. Ripans Tabuies. |lisation chrétienne ARC Pts e L’'IMPARTIAL nent FAIS CE QUE DOIS Je tiens qu’il faut continuer d'être honnête, sans souci de plaire davantage ou de déplaire à ceux qui, par diverses rai- sons. montrent en ce temps une égale horreur de la franche honnêteté et de la franche vé- rité. Quant aux joies de l’art per- dues, les regretter un moment est légitime ; se prolonger dans ce regret serait lâche. Que pen- serait-on du soldat qui se tien. drait à l’écart du champ de ba- taille pour aiguiser son épée ? Dieu t'a fait pour le temps où tu vis, et le temps où tu vis est fait pour ton âme. 1] ne s’agit pas des joies que tu pourrais goûter, mais de l’œu- vre, que Dieu te demande. Fais ton œuvre, fais-la d'un cœur libre et tranquille, et même jo- yeux. ‘fe compte pas ce quite manque d’applaudissements, ce que tu entends de murmures, ce que tu reçois d’avanies. Qu'importe tout cela ? Des applaudissements, qu’en reste rait-il à ton âme ? Des murmu- res et des avelies, qu’en reste- ra t il sur ton âme ? Si tu as fait de bon cœur ce que tu as cru sincèrement que Dieu te demandait ; si tu as aimé | honneur de Dieu ; si tes maius quoique débiles, ont quelquefois soutenu la vérité de Dieu ;-sites feuilles volantes, plus ou moins artistement colo- rées, portent cependant Ja bonne nouvelle de Dieu, :l importera peu qu'elles durent moins d'un jour ! ce que tu leur auras° confié ne tombera pas et ne périra pas, mais s’en— volera vers Dieu Tes paroles maïhabiles, na's sincères, entreront dans les tie- sors divins ; et un jour elles redescendront comme des ailes qui viepdront s'attacher à ton âme ; et ton trafic de feuilles volantes, si mesquin ici bas. t’aura pourtant servi à gagner le royanme éternel. Louis Veuillot. LA RELIGIEUSE La virginité est le plus beau fleuron de la couronne chré- tienne ! Au front rayonnant de l'Eglise reluit cette perle blan- che de la pureté, entre la perle iouge du martyre, cette goutte de sang, et la perle d'or de Ja foi, cette étincelle du soleil de Dieu. Soarte et Rome avaient fait la femme d'autant plus houo- rée qu'elle était mère un plus grand nombre de fois ; ne vo- yant en cesa que la glorific: tion de la république par l’ex- tension matérielle de la famille. À côté des corps qui combat- tent ou qui travallent, la civi- veut dés ämes qui aiment et qui prient Rome a eu ses Rome paienne, la Rome capa- ble de tout et dont rien n'é- tonne, a eu cette ambition d'a- voir ses vierges. Oui, sur le fu mier sept fois pourri de sa cor- ruption, ont continué de naitre ces fleurs artificielles de pure-| té, mais fleurs pâles, sans ‘or ces, car elles n'étaient point vi- vifiées par l’ardeut foyer inté- rieur, par la foi, par l'amour même de la pureté ; car le fon sacré qu’elles s'étaient chargées d'entretenir ne brülait point en elles. Et Ja loi, la loi romaine, loi de fer qui ne réprimait pas les passions des vaiiqueurs du nonde mais qui les dirigemt, ainsi que leurs égoûts diri- gealent leurs immondices, et qui comme leur égoùût, a sur- vécu à ceux qui l'avaient faite, la loï était la seule chose qui retint les Vestales, Elles n’é- taient vierges que par force, elles ne restaient vierges que! par crainte. C'est le christianisme qui a produit la vierge de corps et d: cœur, de volonté, de pen- sées, de désirs ; e{ pour mar- tes. — quer que cette vierge | comme de l’essence de la reli-| Appareil pour tenir les Epis de était gion, le peuple a nommé cette Vestales. La! vierge : la Religieuse, la fleur qui vit à l'ombre de l'autel, et qui conserye pour Jésus tous les parfums de son cœur. O Religieuses ! colombes du sanctuaire, qui faites vos nids entre les bras de l'arbre de la Croix et qui vous nourrissez du }pain des anges ; colombes gé- missantes dont les sanglots et les plaintes implorent pour ceux qui n’implorent point; dont tes chants mélancoliques sont sont complaisamment évout(s| par Dieu ; vous qui tendez vos membres aux blessares lont a souffert le Crucifié ; vous pour qui le cilice est un vêtement et pour qui les mortifivations de la chair sont des joies ! Amrs blanches qui ne conuaissez point les suuiilures de la terre et dont les ailes planent trop près du cie. pour être jamais salies, Vierges sages qui tenez droites vos lampes bien rem- phes ! Cœurs brülants qui vous vonsumez comme ces lampes dans ies veilles où l'on adore ! Vous êtes les lis sans taches qui croissez au pied du Cal- vaire pour recevoir de plus près la rosée de sang des plaies de Jésus, lis qui ne passez point et qui ne savez pas vous flétrir ; car votre beauté n'est point périssable, et la virginité garde en vous l’immortelle Jeunesse. Saut, beaux lilas blancs ! G. MAILHARE PE LA COUTURE. | SPRING 1897. ; "+ HE + PE ppp + dt de ne » - .e NOR nr se) Ready | to please CLOTTIING = a Lee es CT nee e: We hace imported an e'e gant line of clothing for the Spring and Summer trade. Never have Styles been 80 pret- ty. Never have the goods been so well made. Never were the parterns as good — bosi of all- NEVER have the pricss been s9 low. Suits at $4.00 Suits 5 00 Suits ‘* 6.00 Suits ‘‘ 8.00 Suits *‘ 909 Suits ‘ 10. and upwarix. Children Suits 1.00 each Mens l’auts 1.00 each up. Mens Coits 3.00 ‘ 5 . — a Fac rer ER ARR VEN SSL — KE ur RE à ”. = _ EVERYTHING IN JLOTHING The largest stock in the Town. PTS ne FT ; ES “à 7) ae SR TRES D = Ne à. "aa late ob : ù 7 —— Call and Clothine:. see our Benj. Rogers Aïlberton. BREVETS D'INVENTION. Vous trouverez ci-aprés une liste complète des Brevêts d’In- vention accordés récemment par le Gouveraement des Etats-| Unis. | Ce rapport est préparé spé-, cialemen: pour <e journal, par! le pneumatique pour cyclet | | | | 583419 — To)! ] . é »85,412, John R. ae) Ji:yanus Tabules cure indigestion. { Die d'Inde chauds. - M.M. Marion & Marion, sollici- | teurs de Brerêt, et Experts, 185: 533,249 —Alexandre E. Themi | Rue St. Jacques. Montréal.—|ne,—A ppareil pour mêler air 583,209 —Andrew Cleland, S21- | “omprimé et :a vapeur.— tn N, CHEAPEST AND BEST CHAIRS ——{N — P. E. I. Le Make— them ourselves —X— WRITE For Curs AND PRICES SCHOOL FURNITURE Good, Strong & Cheap MARK WRIGHT & CO. Charlottetown && WRITE FOR PRICES. Jan. 16 96. 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