SE RS PC 7 RENE ER RE DÉS RENE Fr aR PR Lettre de Rome UxE MEssE Au COLISEE Rome, 9 Avril 1899. Ce titre, amis lec- teurs, Ames bien des souvenirs; 11 fait maître en vous de sérieu- ses réflexions. Une messe : c'est l'acte religieux par excellence de la loi nouvelle : c'est la re- prodact'on non sanglante du sa- crifie sanglant de la Croix ; et ce dernier est le centre de tous les ârènements de l'histoire. A: vant le Christ, les peuples ent vainou dans son attente, et de: puis bientôt vingt siècles on vit de son souveuir. Tont dans ! monde se rapporte à la croix; et la sainto messe renouvelle l'acte le plus grand de la vie de Jésus, elle rappelle le moment solen- ne] où il rendit son âme à Dieu pour le salut du genre humain. Et le Colisée C'est la plus grande ruine de Rome et peut-être du monde entier. 1l est à l'Occident ce que les Pyramides sont à l'O. rient ;et comme on l'a fait ra- marquer, +6 furent jes Juifs qui bâtirent cet amphithéatre Flavien, comme leurs ancêtres avaient construit les tombeaux des Pharaons. Au physique, comme au moral ce peuple de- vait laisser d'impérissables em- preintes. Mais, je ne veux pas pousser plus loin mes réflexions sur ce point. Vos parier da Co lisée considéré comme un menu- ment paien baptisé dans le sang des martyrs, et consacré au culte chrétien : voilà mon ambition ; et js marcherai sur les traces du grand archéologue chrétien de Rome, Horace Marucchi, dis- ciple de l'illustre com mandenrde Rossi, dont le génie fit tant &e précienses découvertes pour la fei catholique. Après la sainte messe, M. Marucchi à donné une conférence sur le Colisée. Heureux serais-je, si je pouvais reproduire assez fidèlement les belles choses qu'il nous a dites ; mais il me sera impossible de faire parvenir à vos cœurs les aocents éloquents du chrétien convainou, qui se plait a redire l'œuvre de l'Eglise ertholique et des Papes dans la Ville éter- nelle. Le Coiisée bâti à la place même des étangs de Néron fat commencé par Vespasien et fini par Titus. Le vainqueur de Jé. rusalem y fittravailler sans re- lâche ies enfants d'Abraham qu'il avait emmenés cap'ifs On dit que douze mille juifs succom- bèrent à la peine. L'inaugura- tien en fut faite l’an 80 de notre ère par des réjouissances qui durèrent cent jours durant les- quelles furent immolé»s cinq miile lious, tigres et autres bêtes féreses, et plusieurs mil- liers d'êtres humains. L'illustre cenférencier s’est appliqné à resonstruire le Coli sée. On y distingne l'arène, le podium, les gradins et les ter- TAsses. 1'arène cst l’espace vide où combattaient les gladiateurs. On pouvait la remplir d'eau à vo- lonté pour y faire nager et com- battre des hippopotames et des crocodiles. Elle 285 pieds de lon- gueur sur 182 de largeur, et 748 de circonférence. Autour de l'arène règne le pedium revêtement en marbre d'environ huit pieds d'éléva- tien. 11 était surmouté d’une grilie d'or défendant les séna- tours &e l'attaque des bêtes fé- roces. Sur le podium était le Pavillon de l’empereur et des Oésars ; à droite et à gauche ve- baient les sièges des préteurs, ! des douces vostales, et de tous CeUX qui avaient droit à la chaise curule. Les gradins et les terrasses re- Ceraient les spectateurs qui Pouvaient s’y réuni ) de 100.000 y uir au nombre RME. rennes SR Done CR ee CERN > Cr ; + 2, LS ht 3 37 cm ne Pendant que j'écontais ces renseignements, je me reportais ai commencement de l'ère chré- tinne. Le Peuple—Roi qi veut du paint des jeux. ‘“pa- nem et circenses’”’, se porte dans l'enceinte. Sa musique fait en- tendre de brillantes fanfares ; éveille dans vos/les rayons du so.eil, inondant de Inmièrn le colessal édifice, fout rejaillir mille reflets étincelants du maguifique pavillon de pourpre dont il est surmonté. L'arène est semée d'un sable fin et doré ; une rosée odoriférante donne ‘au grand buveur de sang uue haleine ewbaumée." Voici les victimes dévouées aux bêtes. La plupart sont des es- claves fagitifs, des prisonniers de guerre. 1ls font le tour de l'arène, et avant de s'entr' égor- ger, ils saluent l'empereur.‘Ave, Caesar, morituri te salutant.” “César , ceux qui vont mourir te saluent. Mois mon cœur chrétien é- voque d’autres senvenirs ; et l'o- rateur nous devance. Quelle est cette race étrange d'hommes calmes, doux, intrépides qui semblent destinés ,à alimenter de nouveaux plaisirs ! Le front serein, ils s'avancent dans l'a- rène, les yeux levés vers le Oiel. Ils n'ent pas peur de Cé: sar, et en passant devant &a loge, ile lui jettent ce défi : “Cé- sar, ceux qui vont mourir, te Ju gerent. “Ave Cesar, morituri te judicabuut.” Ces hommes, ce sont ies chré- tiens ; ce sont nos pères, nos mères, nos sœurs dans la foi, in. nocentes brebis du divin Pas- teur. C'est la grande figure de Saint 1gnace évéqus d'Antioche. À sa vue les cent mille specta- teur battent des maivs, les liens poussent d’affreux rugissements. Ignace se met à genoux et dit ; “Je suis le froment du Seigneur; il faut que je sois moulu par les dents des bêtes pour devenir le pain pur de Jésus-Christ.” 11 se réjouissait dans son hu- milité de disparaitre complète- ment de la sarlace de la terre ; et la pensee qu'on ne rendait pas hommage à ses restes le flattait agréabiement. Mais 1! avait compté sans le zèle des premiers chrétiens qui revueill- ent ses os et les déposèrent dans la basilique de S+int Clé. ment, près du Colisée. Le martyr est immolé ; mais le sang altéré du tigre, et Rome, qui vieut de boire ayce délices quelques gouttes da sang chré- tien veut en boire jasqu'à l'i- vresse. Eustache, capitaine de Cavalerie sous Titus viendra mourir ici aveo son épouse et ses deux fils. Sainte Martine, ies jaunes princes parsans Ab. don ct Sennen, deux cents sol- dats à la foi, une foule innom- brable de héros et d'héroines de tout âge et de tout pays vien- dront purifier cet emphithéatre Flavien. Ah ! comprenez quelle joie pour nous d'assister au saint sacrifice de la messe dans ce co lisée où le grand Pape Léon X a fait constraire une chapelle. À genoux devant l'Hostie éle- vée par les mains du prêtre, an milieu de ces raines gigantes ques conservées par les soins de la Papaaté, pour redire l'his- toire des premiers siècles, nous avons redit du fond de nos cœurs. ‘Mon Dieu, je creis.” Je crois à la vanité des grandeurs humaines ; et ce vcolisée est le plus étonnant vestige d’un peuple qui fut si longtemps le maitre de l’anivers et l’esclave d’an homme : je crois à ia per pétuité de la religion du Christ que les martyrs ont confessée en versant leur sang pour nous transmettre intact le dépot de la révélation. Et pour résamer|: cette correspondance écrite à la hâte, disons avec Mer (rerbet le chantre du Celisée : ‘Ce monu- ment fut pendant trois siècles, le théâtre des plus cruels plai- {sirs, le temple des plus hérei- ques veltus ; à l’époque des barbares, il fat le colosse en quelque sorte grandissant parmi les palais qui tombent, et au milier de toutes ces ruines, c'est le symbole populaire de l'éter- nité de Rome.” Humoristique Après les élections : Un ex-député non réélu est en train d’admini-trer une verte semonce à son potache de fils. —]1 paraît que tu ne fais au- can progrès dans ton lycée ? Lejeune garçon, haussant les épaules : — Eh bien, et toi, papa...dans ton collège électoral ? Toupin dans un salon. —Oh ! madame, ce que vous êtes peut changée ? À part un tout petit détail ! —Lequel done mousieur ? —Dans le temps vous aviez des cheveux noirs et des dents blanches. Aujourd'hui vos che- veux ont blanchi et vos dents sont devenues noires. À part ça ! Entre amies. Oui, ma boune Claire, j'ai as- \sisté aux derniers moments de mon mari Je suffoquais, j'étran- glais. Vous auriez juré qu'on me broyait le cœur dans nne é- tau. — Et votre pauvre énoux ? —— Lui ? pauvre cher homme ! Il est mort, c'est bien heureux, parse que ça me faissit un mal atroce ! Reflexion politique double- ment de saison : —Monsieur. je n'aime pas à parler politique...mais réelle- ment, sous Louis Philippe, nous arons toujours eu des printemps beaucoup plus jolis qu'aujour- d'hui. À la “première” d'une comé- die sans succès. L'anteur de |1 pièce qui est l'homme le pus chsuve de France est telicité par un con- frère, au crâue ivoirin. 1! lui tend ies mains très ému : — Merci, mon cher. Voilà deux heures que je suis entouré de gens qui me parlent les che- veux sur la tête. Vous eu moins, rous êtes poli. Le jeune Ledru est vivemeat sermonné ar son curé : —Comment petit malheureux, J'est au moment où tu vas cors- mencer à suivre les exercices du cathéchisme que tu volee des sous dans le tiroir de l'épioier ? — M'sieu le curé, c'était pour y acheter des pommes. — Mais le septième comman- dement : “Le bien d'autrui tu ne prendras.” — Ah !'m'siru le curé, j'avais pals Pas encore appris jusque-là. — Quelle différence y atil entre uns pièce ds terre et une pipe ? — C'est que la pièce de terre, on la fame ayaut de labourer, tandis que la pipe on la bourr: avant de la fumer. SA VIE FUT SAUVEE M. J. E. Lilly, un des principaux ci- toyens de Hannibal, Mo., a été derni- èrement préservé d’une mort terrible. Racontant le fait, il dit : J'étais atta- qué des Fièvres Typhoïdes qui se transformèrent en pneumonie. J'eus les poumons terriblement affectés J'é- | tais si faible que je ne pouvais pas même m'asseoir sur mon lit. Je ne pouvais rien trouver qui put amélio- rer ma condition. Je m'attendais a une mort prochaine, de consomption, lors- que j'entendis parler de ‘Dr King's New Discovery”. Une bouteille me pro- cura un grand soulagement. J'en con. tinuai l’usage, et maintenant je suis bien et robuste et je ne saurais en faire trop l'éloge. Ce remède merveil- leux est le plus sur et produit la plus prompte guérison dans tout le monde entier pour les afflictions de la Gorge et des Poumons. 50 cents et $1.00. A vendre par tous les Pharmaciens. Cha- que bouteille garantie. Envoyez un timbre pour notre “ Guide des In- venteurs.” Nous obtenons vlus de patentes pour les inventeurs que tous les autres ingé- nieurs ensemble, et nous faisons une spécialité des applications, que les autres agents n'ont pas réussi à cbtenir. Pas do patente, pas de paye. MARICN & MARION, EXPERTS. | No, 185 rue St, Jacques, Montréal. Tel. 2398. Mentir-1ez ct Tournai f ‘roncles, les Panaris, les Cors, les Ver- L’IMPARTIAL, JEUDI LE 11 MAI, 1809.. 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